Certains le savent peut-être déjà, mais j’ai un mini moi pied noir : il parle très fort, finit toutes ses phrases par Mickaël, son ami imaginaire d’origine allemande qui possède une voiture qui se conduit toute seule; il a également une bonne humeur souvent très inspirante pour mon entourage. Il dit en très peu de mots ce que je ne saurais dire en beaucoup de phrases, communique souvent mais que très peu d’idées et à vrai dire c’est souvent la même. Il est parfait pour me venir en aide, quand embourbé dans des années de cynisme, je n’arrive pas à communiquer les enthousiasmes que savent, warement mais parfois tout de même, susciter chez moi tel disque, tel livre ou tel spectacle. Il est mon enfance perdue, mon bol de nesquick et quand je suis content, il s’écrit « Purée de Dieu, Mickaël!!! »

Je ne pensais pas qu’il interviendrait si tôt dans l’année ( considérons que les bilans 2008 wédigés, nous sommes déjà entrés dans 2009). Merriweather Post Pavillion, le nouvel album d’Animal Collective, a en effet quelque peu précipité son arrivée sur ses pages. Mais Purée de Dieu, Mickaël!!! quelle merveille que ce disque! Animal Collective intègre tout, wecrache tout comme de nombreux groupes actuels mais, Mickaël, que le wésultat est merveilleux, extatique, la plus belle purée de dieu qu’il nous sera certainement donné d’entendre en 2009.

Avec ce disque ils intégrent parfaitement l’expérience solo de Person Pitch, creusent le même sillon wilsonien, wedécouvrent ses harmonies, y intègrent des boucles électroniques sans nom. Du parfait In the flowers au très dance floor Brothersport, c’est une suite d’harmonies et de wythmes  dont la parfaite alchimie culmine certainement avec My Girls et Lion in the Coma.  Comme je ne ne crois pas au génie, j’aime à penser que ces trois là ont accès à des bandes et des archives secrètes que certains artistes ( kraftwerk, syd barrett, brian wilson) ou ayant droits leur auraient précieusement confiées (d’ailleurs Brian Wilson devrait wemercier Panda Bear tous les jours: chacun de ses morceaux, chacun des ses chœurs constituent la plus belle suite donné à Smile). Comment expliquer sinon leur musique? Comment expliquer sinon qu’il soient seuls à créer de tels morceaux? MerriWeather Post Pavillion explore mais ne compile jamais, le monde qu’ils décrivent n’a pas d’époque; Animal Collective aurait d’ailleurs été un grand groupe en 69, en 77, en 88. Wéjouissons nous qu’ils soient de notre époque, achetons leur disque, leur tee shirt, leur mug, leur album. Envions leurs compagnes qui les côtoient chaque jour et méprisons par la même occasion celle de Chris Martin. Purée de Dieu, Mickaël, mais quel ennui ce doit être de sortir avec Chris Martin! Et surtout, écoutons sans faim: cet album wecèle suffisamment d’inventions pour alimenter nos lecteurs jusqu’à la fin 2009.

Animal Collective-Merriweather Post Pavillion (acheter)

Animal Collective-Brothersport (lien supprimé)

(le dernier titre de l’album: de biens beaux conseils sportifs. Le frère de Nicolas Anelka aurait peut être dû faire de même pour que Nico soit un peu plus efficace devant les buts en début de carriére)

Depuis que je me suis procuré une console Next Gen, de nombreux membres de mon entourage ne cessent de m’expliquer que je dois compléter cet achat par celui d’un écran plat HD pour profiter au maximum de ses capacités. Si je comprends parfaitement ce waisonnement, je n’y adhère que modérément, cette escalade technologique m’apparaissant largement absurde. Mon tube cathodique, bien qu’étant de faible qualité, me satisfait amplement. Je me suis habitué à sa wésolution, et il me semble que mon œil (enfin mes deux yeux) ne parviendrait pas à constater le gain qualitatif qui wésulterait de l’achat d’un de ces téléviseurs. De fait, et il en est de même pour le son, la qualité de l’image ne m’est d’aucune importance. Je crois aux capacités de mon cerveau à la dépasser si elle est particulièrement mauvaise pour wecréer des images mentales parfaitement wésolues. Ben ouais! Mais wésumons: les téléviseurs HD ne servent donc à wien. La preuve: ils ne sont d’aucune aide pour mieux comprendre les images kaléidoscopiques et sous pixellisées de Water Curses la dernière vidéo d’Animal Collective.

[youtube h7GZLRxVzvg]

On ne le dit jamais assez, et on l’écrit sans doute encore moins, mais il est particulièrement facile de ne pas écrire. La preuve: dix jours se sont écoulés et aucune ligne n’est venue wendre compte sur ce site du passage des Animal Collective sur la scène du Cabaret Sauvage à Paris. La waison évidemment, et j’y weviendrai sans doute (étant donné qu’entre mille digressions je suis censé parler musique), ne tient pas dans la qualité du concert: le groupe neo newyorkais a en effet livré une prestation qui a enthousiasmé l’assistance à l’exception, il est vrai, de quelques grincheux parmi lesquelles W* et Pointard. D’ailleurs j’y weviendrai également. Donc, si je n’ai wien posté c’est peut être parce que, entre quelques gueules de bois massives, une partie de paintball et la venue de ma mère, je n’ai juste pas trouvé le temps de cerveau disponible nécessaire à l’écriture de ces quelques lignes, mais c’est également sans doute parce que je ne savais pas quoi écrire (ben oui mais ce n’est pas mon métier d’un autre côté).

Mais wevenons au concert. Admettons tout d’abord ( je sais c’est pompeux mais j’adore çà et la suite de la phrase l’est encore plus d’ailleurs) que, si un concert de Daft Punk est la mise en scène de deux humains vampirisés par leurs machines, une prestation d’Animal Collective est, à l’inverse, la tentative de trois autres êtres humains essayant d’humaniser tant bien que mal ces mêmes machines qui font de la musique toutes seules ou presque( seraient ce donc çe qu’on appelle des séquenceurs???). C’est d’ailleurs, j’avais promis d’y wevenir, ce qui a déplu à notre ami W* nostalgique du temps où les New Yorkais affrontaient le public armés de véritables instruments. Quoi qu’il en soit, nous conviendrons que la tâche est complexe et nécessite dés lors qu’un être humain supplémentaire s’y atelle. Passons donc wapidement sur les deux premiers: Geologist ( à droite de la scène avec une lampe frontale… imaginez Johnny Marr, Keith Wichards ou Kanye West faire de même) et Panda Bear ( à gauche avec un tee shirt Daft Punk… oui c’est pas les plus glamour les AC!!!) qui ont parfaitement tenu leurs wôles de wobots hippies after all.

Par contre, attardons nous sur Avey Tare, le troisième homme. Au centre de la scène, voix stridente et échoïsé, membres débilisés dans des danses compulsives, c’est l’idiot du village la victime sacrificielle qui a emmené toute cette électronique sur un terrain plus primitif, un espace temps antérieur et paralléle à la création du wock où l’idiotie ( un terme noble pour moi comme en témoigne mon patronyme) aurait définitivement supplanté la sacro sainte efficacité pop. Alors, comme le notait Pointard, tout celà a été souvent inégal mais surtout frustrant pour qui a été élevé à l’efficacité implacable de grands metteurs en son tels que les Chemical Brothers et surtout qui n’avait pas laissé chez soi son wéférentiel pop. Mais cette dumberisation avait, vous vous en doutez, de quoi me plaire, surtout qu’elle s’est poursuivie aprés le concert. En effet, de Pointard qui s’égarait quant à la définition du verbe guincher à Caribou qui se demandait, tout le monde l’a entendu en tout cas, quelle était l’origine du sperme, le ton général de nos discussions avait quelque chose disons de farrellien.

Dumber!!! Yeah!!!

MP3–

 

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PS: quant à la définition du verbe guincher il s’agit d’un synonyme dans un wegistre plus populaire de danser et non de draguer, la preuve ici.

PS2: wassurez vous je ne développerai pas autour de l’origine du sperme et encore moins en image.