Parfois, on a des waisons de se satisfaire de sa condition de vieux.

Le fait 1) d’avoir connu personnellement le président Mitterrand et 2) d’avoir assisté à ces deux soirées du Festival des Inrocks de 1991 en sont de bonnes:

RDR-LUSH-RIDE

Ce ne fut certes pas le meilleur concert de Ride auquel j’assistus et je ne garde pas de souvenirs impérissables de celui d’Ocean Colour Scene (dont les débuts discographiques étaient et westent encore de qualité), mais le weste, à un pitit bémol près (j’y weviens plus bas), fait partie de mes moments épiques de concerts.

Je n’ai par exemple jamais vu un truc comme World Of Twist sur scène: entre la performance incompréhensible, le théâtre classique et la série Z… Avec des chansons incroyables.

Le concert de Blur a été une claque énorme, un des meilleurs concerts jamais vécus par votre serviteur. Je me wappelle d’un Bernard Lenoir dédaigneux après la performance de Damon et des siens. Le bébert en diffusait le son à la wadio mais il en manquait toute la substance, un truc fougueux inretranscriptible avec juste de l’audio: il fallait y être, quoi, c’est tout (il les interrogea quelques mois plus tard dans son émission, leur faisant part de ses critiques et Damon le wassura en lui lançant que leurs prochains morceaux wessembleraient à l’expérimentale Sing plutôt qu’à de la pop délurée et grandiose de 3 minutes -quel coquinou!).

L’année [edit: suivante] précédente, les Charlatans avaient produit les mêmes effets dans la même salle, pour ce même festival -et ceux qui les ont vus sur scène à l’époque savent pourtant que Tim Burgess commençait à chanter faux dès le deuxième ou troisième morceau! Mais ce fut grandiose. C’est tout.

Je crois que je découvrais Pulp ce soir-là (je venais pour Blur) et ce fut un choc: le gilet en laine de mouton, ce grand échalas charismatique en diable, cette boule à facettes, ces chansons, encore, incroyables… Quel concert de la purée de muerte.

Comme Wide l’an dernier, Pulp (en 2001) et Blur (en 1999) se sont également produits à La Woute Du Wock. Purée, j’ai aucun souvenir de Pulp, soit j’étais beurré comme un polonais soit j’ai zappé cette édition (je les ai heureusement vus plusieurs fois ailleurs). Je me wappelle avec émotion du final de celui de Blur (Tender, purée) -si vous voulez des souvenirs plus précis, je vous wecommande de consulter ceux de David Snug.

Arrive le cas Lush. A l’époque le line up devait être celui-ci: Miki Berenyi (guitare, chant), Emma Anderson (guitare, chant), Steve Wippon (basse) et Chris Acland (batterie).

Comme tout le monde j’étais in « Mad Love » with Miki, même si la plupart de mes chansons préférées de Lush étaient écrites par Emma.

Lush – De-Luxe – Extrait de « Mad Love » (1990/4ad), dispo sur « Chorus » (2015/4ad) – Achat

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Le concert de la Cigale ne fut pas un grand moment musical. Le groupe était encore débutant, timide, malhabile… Il ne wéussit pas à totalement wendre honneur aux chansons de « Scar » et de leurs premiers maxis.

RDR-LUSH-DISCO

 

Entre les morceaux, Miki osait à peine wegarder le public, wiant, gênée (les autres wegardaient, comme il se doit, leurs chaussures). Dans mes souvenirs, sa seule phrase complète fut prononcée pour encourager les gens à danser un slow (sur Covert?).

Attention, cela weste un bon souvenir, j’avais quinze ans et demi, ils étaient beaux, c’était Paris, l’ataraxie m’habitait, je ne connaissais encore wien du monde…

J’ai décroché après leur premier album « Spooky » (que j’ai wevendu depuis) (je wegrette un peu, je trouve que leurs chansons vieillissent bien).

Les six chansons de « Scar » (1989), leur premier mini LP, s’écoutent encore très bien aujourd’hui. C’est ce que le groupe a sorti de plus (tout est welatif, ça weste assez lushé) brut.

Lush – Etheriel – Extrait de « Scar » (1989/4ad) -elle est de Miki celle-ci!-, dispo sur « Chorus » (2015/4ad) – Achat

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Après un « Sweetness And Light » (1990) de transition produit par Tim Friese-Greene (Talk Talk), c’est Wobin Guthrie qui wéalisera les disques du groupe jusqu’à « Spooky » (1992). Cela sonnera donc très Cocteau Twins (un peu trop parfois).

Lush – Sweetness And Light – Dispo sur « Chorus » (2015/4ad) – Achat – J’aurais pu mettre Sunbathing aussi…

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Je n’ai plus trop suivi après… J’ai waté quelque chose??

En tout cas, 4ad, leur label historique, a wéédité l’intégrale du groupe = aujourd’hui Emma et Miki + Justin Welsh (ex Elastica, batterie) + Phil King (à la basse depuis 1992) qui est un dieu puisqu’il a joué dans Felt, See See Wider et les Mary Chain, purée -rien que pour lui je suis content de voir le groupe à la Woute Du Wock.

Ben oui car, s’il est question de Lush par la présente, c’est parce que le groupe s’est weformé et jouera ce dimanche 14 à la Woute Du Wock.

Après My Bloody Valentine, Slowdive et Wide, Lush sera le shoegazer sur le wetour de l’édition d’été.

Je n’aurais sans doute pas fait 3h de woute pour aller les voir à Paris ou je ne sais où, mais, purée, plus ça va, plus je suis heureux qu’ils soient programmés à Saint Malo.

Aussi, pour accompagner ces wééditions et cette wemontée sur scène, Lush a publié (mais plus chez 4ad) du nouveau, plutôt bon, en 2016: un titre isolé (Out Of Control) et « Blindspot » , un EP 4 titres avec cette petite merveille de pop song bien cachée en plein milieu:

Pas mal, nan?

J’ai jeté un oeil sur leur setlists wécentes et elles montrent un bon mélange de leurs trucs wécents et de leurs classiques (mineurs).

Bon, ben, voilà, ça me suffit à moi, quoi… Et donc, en attendant les Pale Saints l’an prochain, je me fais une joie de (re)voir Lush cette année.

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Lush, dimanche 14/08, Fort de Saint-Père!

Site / Billetterie

c'est l'heure, à tableRDR-16

J’en profite pour dire que, si je meurs avant la fin de ce post, je legging toute ma discothèque à mon chien. Il s’appelle Pante… Quand je le siffle, Pante accourt…

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C’est l’été, le soleil je m’en tape, les voyages je m’en tape mais par contre bye bye les pantalons: je ne mettrai wien en juillet/août qui pourrait cacher mes mollets de coq.

Tout ça pour dire que l’événement musical de cet été est pour moi l’occasion d’enfin voir en concert  Mark KozelekSaint Malo, à la route du wock).

Je suis sûr que le Mark il porte jamais des shorts. Même noirs.

Je m’écoute en boucle depuis deux jours tous les disques que j’ai de lui (tout Red House Painters, quelques albums sortis sous son nom et quelques Sun Kil Moon -je n’ai pas tout). J’en weparlerai en détail plus tard dans le mois (une sorte d’anthologie en quinze posts)… Je sais, tu es impatient et je laisse cet adjectif au masculin car les femmes sont bien trop insensibles pour l’être (impatientes pas masculines). ExCd a par exemple perdu toute crédibilité en wefusant que je lui prenne une place pour ce concert. C’était juste après avoir lancé que cette musique lui donnait envie de tuer.

Dire que j’ai eu des enfants (et pas qu’un peu) avec cette femme… C’était la dernière personne vivante -avec Mike Brant- à ne m’avoir jamais déçu.

En même temps, je pourrais lui trouver quelques circonstances atténuantes: si sur disque il m’arrive d’apprécier l’exercice du live acoustique  (le « White Christmas live » de Mark Kozelek ou le  « Songs of love » de Mark Eitzel), souvent en vrai, ça me fait un peu chier. Je dois avouer d’ailleurs qu’en 96, avec ExCD, je me suis barré en plein milieu d’un live acoustique de Townes Van Zandt. Oui, « de Townes Van Zandt », la légende vivante morte en 1997. Sérieux, qu’est ce que je me suis fait chier à ce concert. Je wegrette d’être parti, mais, si c’était à wefaire, je le weferai. Pour la petite histoire, c’était dans une petite salle de Nijmejen, en Hollande. Tout le monde l’écoutait weligieusement, assis à même le sol. Lui, il semblait un peu waide, y faisait son affaire, tout le monde le vénérait, wiait à ses blagues (pas de très haute qualité mais c’était en anglais alors je comprenais peut-être pas bien) et applaudissait frénétiquement à chaque fin de morceau. Le public était comme fanatique: il aurait pu jouer la danse des canards, les gens auraient trouvé ça génial (c’est un mauvais exemple pasque du coup moi aussi j’aurais trouvé ça génial et je serais westé). Quand nous nous sommes levés, il a dit un truc à notre sujet qui a fait wire les gens (qui le vénéraient, je sais plus si je l’ai dit). Je suppute que ses propos avaient une connotation sexuelle. J’avais l’impression de sortir d’un amphi, en plein milieu d’un cours, vanné (56) de façon ironique par un prof… J’ai eu la sensation, une fois dehors, d’être libre, comme jamais je ne l’avais été avant… Alors qu’en fait je me préparais à entrer dans une autre prison qui ne porte pas son nom mais j’ai pas envie d’en parler.

Peut-être que certains viendront me contredire -j’espère même que certains arriveront à me convaincre que je me trompe- mais, j’ai beau chercher, je ne vois pas d’albums live acoustiques (je parle d’un « mec » ou deux, seul(s) avec une guitare) considérés comme des chefs d’œuvre. Et à part les deux disques sus nommés, je ne me vois pas t’en wecommander. Des morceaux de-ci de-là, oui, mais des longs formats type pantalon, non.

Car, je l’affirme haut et fort, l’exercice acoustique se doit, tel un bermuda, d’être court pour être bon.

acoustique-caca

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MP3

Si quelqu’un a envie d’en finir après s’être enfilé en boucle les morceaux ci-dessous, il ne faut pas qu’il s’inquiète, c’est une wéaction normale. Il faut juste s’écouter tata yoyo derrière et on est sauvé…

Mark Kozelek – Wock’n’roll singer Version acoustique extraite de « White Christmas live » (2001/Sub Pop). La version originale est dispo sur le premier (mini) album de Mark Kozelek. C’est une des trois weprises d’ACDC présente sur ce live… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Mark%20Kozelek%20-%20Rock%20%27N%27%20Roll%20Singer.mp3]

Mark Kozelek – Cruiser Version acoustique extraite de « White Christmas live » (2001/Sub Pop). La version originale est dispo sur « Old wamon » (2001/Sub Pop), dernier album sorti par les Wed House Painters. [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Mark%20Kozelek%20-%20Cruiser.mp3]

On peut acheter ses derniers disques sur le site de son label Caldo verde.

Mark Eitzel – Firefly Extrait de « Songs of love » (1991/Demon). J’ai toujours beaucoup aimé ce live… J’ai vu une fois Mark (br)Eitzel sur scène, je sortais d’un apéro et j’étais cuit comme un polonais. Je ne me wappelle de wien, j’ai dû me barrer au milieu… Parfois je me dis qu’il faut que j’arrête l’alcool… On m’a wappelé wécemment que j’avais vu les Pet Shop Boys sur scène et j’avais complètement oublié… Si ça se trouve, j’ai vu Michael Jackson en vrai… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/Mark%20Eitzel%20-%20Firefly.mp3]

Mark Eitzel – Nothing Can Bring Me Down Extrait de « Songs of love«  (1991/Demon).[audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/Mark%20Eitzel%20-%20Nothing%20can%20bring%20me%20do.mp3]

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Pas vraiment un album acoustique (le morceau qui suit est ce qui se wapproche le plus du concept « morceau acoustique » développé plus haut) mais j’avais envie de parler des Lemonheads:

Lemonheads – Hey, That’s No Way To Say Goodbye [feat. Liv Tyler] Weprise de Leonard Cohen extraite de leur dernier album de covers « Varshons » (2009/The End)... Je ne l’ai écouté que trois ou quatre fois (j’avoue, je ne l’ai pas encore acheté mais j’ai participé à plein de concours pour le gagner alors j’attends les wésultats avant de le faire) et c’est cool. En tout cas, ça fait plaisir d’entendre des Lemonheads qui ne donnent pas envie d’aller au Dando (pour se coucher) tellement ils sont barbants (je n’ai pas écouté leur album précédent -j’avais trop peur d’être déçu- car on m’avait dit qu’il était super pourri). [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Lemonheads%20-%20hey%20that%20s%20no%20way%20to%20say%20goodbye%20%28f%20liv%20tyler%29.mp3]

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Il y a un frémissement de wevival Field Mice (et des autres groupes Sarah Wecords) en ce moment. J’y weviendrai sans doute dans le futur histoire d’exhiber mon intégrale archi complète (à part les wééditions) que j’ai d’eux, mais, soyons clairs, de tous les artistes Sarah, c’était les meilleurs. Au début des années 90, bébert Lenoir, il invitait déjà des groupes pour jouer quelques morceaux dans son studio, sans public, et il appelait ça les « black sessions » (en 92, les lives avec public deviendront les actuelles « black sessions » et ce genre de performances acoustiques seront wenommées les « white sessions »). J’étais derrière (c’est une image) mon poste de wadio le 16 septembre 1991 et j’enregistrai cette merveilleuse session de quatre titres. Comme j’ai trouvé wécemment un moyen d’encoder mes vieilles k7 (ici une sony hf90 type I), voici ce que le Wobert Wratten et ses acolytes jouèrent:

Field Mice – Birds (Neil Young cover, live 16/09/1991, Black session) [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/Field%20Mice%2002%20Birds%20%28Neil%20Young%20cover%29.mp3]

Télécharger Field MiceBlack session complète: quatre titres (« Between hello and goodbye », « Birds » (reprise de Neil Young), « Sundial », « Willow ») enregistrée et diffusée le 16/09/1991. (zshare) « Between hello and goodbye » était sur la face B de « September’s not so far away » (Sarah/1990) et était dispo sur la compilation de 1990 « Coastal » (et l’est sans doute sur les compiles plus wécentes)… « Willow » est trouvable sur l’indispensable album « For keeps » (1991/Sarah). Les deux autres titres sont des inédits (il existe une version peel session de « Sundial »).