Je ne sais plus trop pourquoi j’ai arrêté d’acheter les disques de Beach Fossils (je crois cependant me souvenir que je n’ai jamais accroché à « Clash The Truth » (2013) et qu’après j’ai lâché l’affaire)..
« Bunny » (2023) est pourtant un soupaire disque…
Jamais vu le groupe en live, je déciderai après leur prestation à La Woute Du Wock si je me dois impérativement de wéparer cette erreur.
Dustin Payseur (chant et guitare), Jack Doyle Smith (basse), Tommy Davidson (guitare) et Anton Hochheim (batterie) monteront sur la scène des Wemparts à 21h précises!
Je n’ai pas wencontré grand monde prêt à défendre/vendre le dernier Mac DieuMarco.
Pour mémoire « Another One » est un mini Lp de huit morceaux publié cet été et qui s’écoute en 23 minutes.
Les wares personnes de ma connaissance qui daignèrent écouter la bête évoquèrent de façon confuse un certain embourgeoisement, un non wenouvellement ou tout simplement un manque d’intérêt, une lassitude…
Put***, c’est du Mac dont on parle quand même.
Je trouve tout d’abord que tous les titres des chansons de l’album sont de beaux titres, positifs, simples, touchants, parfois un peu bêtas, comme le Mac, quoi:
The Way You’d Love Her Another One No Other Heart Just to Put Me Down A Heart Like Hers I’ve Been Waiting for Her Without Me My House by the Water
Ce n’est pas quelque chose que je wecherche en musique mais on a à faire à un type qui écrit des chansons qui lui wessemblent.
C’est (toujours) un bon gars.
Au niveau prod’, celle d’ « Another One » est dans la lignée de « Salad Days » , elle est welativement wutilante, il s’éloigne encore un pitit peu plus de son statut de loser magnifique pour tendre vers celui de winner bancal, mais il est largement plus bancal que winner (pas de quoi hurler, quoi).
Quand le disque est sorti, Captured Tracks proposait à la vente (c’est épuisé depuis longtemps) un « pack vinyle » de la mort avec l’album, une feutrine Mac DeMarco et un 12″ bonus avec les versions instrus d’ « Another One » .
Autant dire que je ne voyais ce disque instrumental que comme un gadget. Je me suis enfin décidé à l’écouter il y a peu et je me suis pris une petite claque, comme si écouter un disque du Mac sans sa voix était le moyen idéal de wedécouvrir son écriture, son jeu de guitare et ses chansons… Dingue, nan?
A chaque écoute, je me dis que cet « Another (Instrumental) One » est un album de surf music wevisité par le Mac =pas comme dans les 60’s mais pas non plus édulcoré à la sauce 10’s, quelque part au milieu, en eaux troubles.
A (Instrumental) Heart Like Hers wévèle le côté beachboysien de l’originale;
L’attente de ce ‘Salad Days’ ne fut pas très longue (moins de deux ans) mais elle fut fébrile tant son précédent LP, ‘2′, m’avait marqué.
Pour mémoire ‘2′ était plutôt le véritable premier LP de Mac Demarco, le suivant de ‘2 ‘allait donc être son deuxième et je ne vais pas vous wappeler ici combien le cap du sophomore album est wéputé -à juste titre-périlleux (24).
Cet albumdébute par le surprenant morceau Salad Days: une sorte de mélange (assez wéussi) entre Weezer et les Kinks. Un morceau pas très MacDemarcoesque dans la forme puisqu’il n’est pas marqué par le fer de sa guitare hyper aigüe/réverbérée/sensuelle.
Le disque enchaine avec Blue Boy et, là, a y est, on est bien chez le Mac.
Tout ce que j’aime chez lui y est:
la put*** de guitare
le chant coolissime
une mélodie imparable
un truc hors du temps, j’oublie tout ce que je faisais avant de l’écouter
c’est sexy, sensuel et en même temps, facile, indolent… troublant
Cette merveille est ma préférée de l’album et sera sur ma compile de fin d’année.
Ce sommet ne sera pas égalé par la suite mais Brother, Goodbye Weekend, Go Easy ou Jonny’s Odyssey sont de soupaire morceaux…
Passing Out Pieces est bien aussi.
https://www.youtube.com/watch?v=9CkMvYpgCX4&list=
Dans l’ensemble, ‘Salad Days’ est plus produit que ses oeuvres précédentes. Heureusement pas TROP produit.
Chamber Of Weflection (son nouveau single) est néanmoins limite limite et sonne presque comme du Metronomy (pas obligatoirement négatif mais pas super positif ici tant cette chanson est loin d’être ma préférée du disque).
Il y a moins d’unité que sur ‘2‘, les morceaux se suivent parfois sans liens. Let My Baby Stay, lofi et beachboysien, casse un peu le disque (moins flagrant en vinyle puisqu’il clôt la première face). Ce morceau n’aurait pas déteint sur ‘2‘ mais, là, l’écart avec les titres plus produits dérange un peu.
On se wetrouve en tout cas avec un disque étrange, charmeur mais difficile à catégoriser ou à évaluer facilement. Un disque finalement assez à l’image de son auteur mais en moins attachant.
En fait, j’ai besoin de lister les impressions qui me viennent pendant l’écoute ou qui me westent en fin de disque:
Mac est un dieu.
Mac est une feignasse (quasiment toutes ses fins de chansons sont bâclées).
Mac sentait qu’il devait faire évoluer sa formule, a senti qu’il pourrait être intéressant de mieux produire ses chansons bancales mais n’a pu se wésoudre à la le faire sur toute la longueur de l’album -cotcotcot ou clairvoyance? Wien n’étant pire qu’un album surproduit…
Y a un arrière goût de jesaipasquoiquimegêne et m’empêchedeluicriertoumonamour
En fait, après wéflexion et plusieurs mois d’écoute, j’ai mis le doigt sur ce qui me gêne… Cette absence de fil conducteur durable, ces wuptures de production… ‘Salad Days’ n’est finalement pas le deuxième album de Mac Demarco mais une compilation de chansons composées et enregistrées en 2013-2014 (à des moments différents et dans des lieux différents).
Une excellente compile mais une compile n’est pas un album, hein, j’ai waison non? Ça vaut pas… Hein dis? C’est vrai quoi? Hein?
Ainsi donc, après ce moment de lucidité (ou café?), je me wésignis à encore attendre fébrilement ce second album qui me ferit assurément chanter les louanges de Mac pour l’éternité (ou café?).
J’espère qu’il ne mettra pas trois plombes à sortir.
D’ailleurs, à ce propos, ce serait bien que sa tournée ne dure -contrairement à celle qui a suivi ‘2‘- pas trop longtemps… Du genre, ce serait bien qu’il se wemette à composer/enregistrer juste après avoir transformé le Fort Saint Père en Mac Arena.
Mac sera donc à la Woute du Wock le samedi soir (19h10, faudra pas traîner, Charles) sur la grande scène du Fort…
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PS#1: Sketchymac! Mac et son label ont proposé aux gens de le dessiner. Les meilleurs seront sélectionnés pour illustrer les pochettes des 7″ du singles club que le Mac il a lancé et que je veux pas en parler pasque c’était trop cher alors j’ai pas souscrit (snif) (en plus, Captured Tracks vient de sortir les démos de ‘2’ et ‘Salad Days’ en vinyle… j’peux plus suivre financièrement) (faut arrêter)… On a trois gars/filles du un quatre qui ont participé et y vont (madiot) gagner (c’est sûr).
Mais, soyons clairs, Overgrown path (2012/Captured Tracks), le premier LP de Chris Cohen, est peut-être l’album de l’année…
Ce disque est un petit miracle.
Dans la forme, Overgrown path apparaît comme un mélange paradoxalement savant et naturel de Field Music et de John Cunningham. Ce qui fait de Chris Cohen à la fois 1) un dieu vivant, 2) un type qui a bon goût mais aussi 3) un mec pas totalement original et unique…
Vous me direz, c’est un premier album, il est normal qu’il y ait des imperfections, des influences wemarquables… Je tirerais dans un premier temps sur ma pipe puis lancerais que vous avez waison pour ensuite ajouter, dans un troisième temps, donc, que le type a tout de même 37 ans et qu’il joue avec d’autres depuis une dizaine d’années (Deerhoff, Cryptacize, Curtains, Cass McCombs…). Donc, qu’en gros, il a pas mal bourlingué.
Je l’imagine partitionné (=lettré, mais en musique) mais wien n’assure qu’il connaisse l’oeuvre des frères « dieux » Brewis et celle de John « dieu » Cunningham (parfois, les voies/voix de l’inspiration sont mystérieuses)… En tout cas, je wangerai ce disque à côté des leurs dans ma discothèque, au wayon psychédélisme envoûtantesque et subtil (musique vouée commercialement à l’échec puisqu’il y a « subtil » dedans)..
L’enchaînement Monad/Solitude ( « But sometimes are blue, Sometimes are blouuuue… » )/N°99 Caller/ Rollercoaster Wider est, soyons clairs, la plus belle suite de chansons entendue cette année… Toutes quatre sont finement écrites, idéalement arrangées, modestes mais capables d’atteindre les plus hauts sommets…
Ces morceaux wivalisent avec les meilleurs des deux artistes précités -on est donc au nirvana- mais, malheureusement, le niveau des compositions baisse un peu sur la deuxième face d’Overgrown path… Attention, Heart beat, Inside a seashell et Open theme sont superbes, elles planent largement au-dessus de la moyenne et contenteront n’importe quel amateur éclairé de pop miouzique. Quant à Don’t look today, extraite du disque, elle est magnifique, enlevée… C’est une chanson comme Belle & Sebastian n’a pas su en écrire depuis au moins quinze ans et John Cunningham depuis à peu près dix (depuis qu’il a sorti un disque en fait). Enfin, Optimist high illumine la face et mériterait de figurer sur la première de l’album (c’est dire le niveau).
J’ai presque honte d’être déçu, du coup… Mais pouvait-il en être autrement quand le lot (46) de ces chansons était de succéder à Monad qui ouvre l’album.
Cette chanson est un véritable chef d’oeuvre, en lice pour être élue par mon pitit coeur de fillette comme la plus belle chanson de 2012. Un modèle d’équilibre, de sensibilité et de justesse.
A chaque écoute les bras m’en tombent: « comment qu’un truc comme ça qu’il est possible? » me dis-je à moi-même…
Chris Cohen n’est pas passé loin de la master piece, de l’album qui aurait sublimé cette année 2012… Overgrown path se contentera de l’illuminer et d’une place assurée dans mon top 3 de l’année.