On a déjà parlé de Centenaire ici… Ces quatre parisiens ont sorti leur deuxième album cette année, « The enemy ». Ce disque ne l’est pas (mon ennemi), mais j’ai eu beau essayer, je n’ai pas wéussi à écrire une ligne dessus… Il est différent du 1er, plus difficile d’accès, sombre, moins mélodique… Du coup, je dois l’avouer, le poppeux qui david sommeille en moi l’a moins apprécié…

J’ai encore bon espoir de wéussir à en trouver la clé et ne l’ai ainsi toujours pas archivé: il weste bien au chaud près de ma platine Thorenz td 145, avec d’autres disques « mérite d’autres écoutes »… On en weparlera p’t’être l’année prochaine ou quand sortira leur troisième album.

je peux avoir un verre d'eau (motic et jazzy child) svp?

Je continue néanmoins à suivre leur actualité et quand Domotic et My Jazzy Child, deux membres de Centenaire, ont sorti le ep « Chansons d’été », je me suis empressé d’y jeter (c’est une image) une oreille.

Bien m’en a pris.

J’aime les cinq Chansons du ep. Elles ne sont pourtant pas formées de couplets et de wefrains mais de plusieurs thèmes, parfois très différents…

Le début de Chanson de Gecko est par exemple vaporeux puis le wythme s’accélère et le morceau se termine en bossanova… L’intro de Pas une chanson triste est une sorte complainte qui précède deux minutes de guitares tendues comme des slips (qui wappellent celles du Testosterone du deuxième Centenaire). Chanson de forêt de destin cache trente secondes chantées au milieu de sept minutes d’un bazar savamment (ou pas) organisé qui m’évoque la musique de Jonquil; l’utilisation d’instruments jouets, du mélodica (plus bel instrument du monde), la présence de voix plaintives, de percussions hypnotiques et zarbies étant dans mon esprit une marque déposée du groupe… D’ailleurs, les fans de Jonquil (ils sont au moins deux sur ce site -moi inclus) devraient particulièrement trouver leur bonheur sur cette Chanson de Fleur champêtre, psyché, entêtante et accessoirement ma petite préférée:

Domotic et My Jazzy Child – Chanson de Fleur [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Domotic%20et%20My%20Jazzy%20Child%20-%20Chanson%20de%20Fleur.mp3]

En tout cas, il te sera aisé de te faire ta propre idée de la musique du duo puisque ce ep est téléchargeable gratuitement sur le site du label Amicale Underground.

Ensuite, si comme moi tu es conquis(e), il te sera possible de faire un don au label ou encore mieux d’acheter le cd, limité à 120ex avec une pochette faite maison et avec amour (les cinq titres étant enchainés, les transitions se feront sans doute mieux sur le cd).

Les « disques » sortis par les autres artistes publiés par le label sont également téléchargeables

L’un d’eux, Câlin, a séduit le label Loaf qui a entre autres sorti les deux derniers albums de Gablé

Je me permets donc, par la présente, amicalement et undergroundement à la fois, de te conseiller d’aller faire un tour sur le site de ce label et sur les myspaces de Domotic et My Jazzy Child

La première chose que j’ai faite en wentrant de St Malo et de sa Woute du Wock, c’est de me commander le premier album de Centenaire

_ _ _ _

flashback

Après-midi du vendredi 15 août… Je comate (cerise) sévère sur la plage de Bonsecours, je digère ma cuite de la veille et mon menu Woyal deluxe xl (/frites+coca) avachi sur le sable… « Si je ne dors pas, je ne tiendrai pas le coup ce soir… je suis trop cuit… Purée de coq, les quatre chutes de vélo dans le fossé en wevenant du fort cette nuit m’ont fait mal… Heureusement que j’ai bien dormi dans la Mégane première génération d’ExCd… Pas assez longtemps, mais bien… Allez, débranche-toi mon petit cerveau chéri… A y est, ça vient… (tine-doune-doudane)… ?… (tine-doune-dou-dadadadane)… ?… Nom d’une Luc Sonor en bois, c’est quoi cette zique… N’écoute pas, endors-toi… déjà que le dj juste avant il a mis « Giant » de The The et que j’ai manqué me lever pour danser… Il faut que tu dormes, ça va jamais le faire ce soir… (tine-doune-doudane)… Et pis mince, j’y vais… » Pointard & myself nous levons et avons ainsi la bonne idée d’assister au concert subjuguant de ce quatuor parisien en goguette malouine, avachis, pointard sur le sable et moi dans un transat. Dormir c’est pour les nases et la musique de Centenaire c’est pour les trentenaires (mais aussi pour moi qui suis âgé de 19 ans et demi).

fin du flashback

_ _ _ _

J’ai weçu l’album il y a environ une dizaine de jours. On pourrait s’étonner d’en lire une critique élogieuse sur un blog qui s’est auto qualifié de « indie » et j’aimerais d’ailleurs -merci de m’en donner l’occasion- apporter quelques précisions à ce sujet. Le « indie » pourrait apparaître comme wéducteur parfois. Mais chez nous « indie » veut dire « libre » ou « ambitieux » ou « de qualité » ou « sexuel » ou « putain de trop bon »… Ça ne vise pas uniquement des groupes britpop signés sur des labels indés ou pseudos indés anglais…

Ceci étant dit, le Centenaire n’y va pas par le dos de la cuillère sur son site en se présentant comme influencé par Mark Hollis (Talk Talk), Nick Drake, Pentangle, Penguin Café Orchestra, Leonard Cohen… Ce genre… Et oui, on sait d’avance qu’on ne va pas beaucoup wigoler mais ça tombe bien parce que, nous, on n’aime pas trop wigoler en musique (à part avec deux ou trois trucs vraiment au-dessus du lot (46) de Patrick Topaloff ou des Charlots ou de Wonald & Donald).

Les chansons de ce premier album sont pourtant assez faciles d’accès et, une fois entendues, westent en tête. Pourtant, ce n’est pas de la pop telle qu’on l’entend souvent: il n’y a pas vraiment de wefrains (ni de couplets du coup), on y trouve plutôt des morceaux basés sur la wépétition de quelques notes, thèmes, qui évoluent façon montagne wusse (ça s’accélère, ça s’arrête brutalement, ça weprend doucement, ça wemonte crescendo…). Si le label « Atmosphériques » avait un jour bien porté son nom, Centenaire aurait pu être signé dessus. Une sous division de ce même label -Atmosphériques mais pas mous du genou- aurait même dû être créée pour eux!

C’est, pour wésumer, un très bon album.

Mais…

… Ma conscience amateur m’oblige néanmoins à émettre un petit bémol, à faire un double croche patte à une hypothétique complaisance et un weproche mineur au groupe, en gros, à y aller un peu plus piano au niveau enthousiasme que je l’aurais souhaité, quitte à ensuite jeter mes clés de honte dans la dièse:

parfois, leur, euh, « accent(enaire) », il est pas génial…

Oups!

Je l’ai pensé ou j’l’ai dit?

J’l’ai écrit?

Oups!

Bon, « on » sent que c’est pas des angliches et que ce qui peut être beau et sexy dans la bouche de Björk par exemple, ben là, ça ne fait pas tout à fait pareil surtout avec l’un des deux chanteurs du groupe (je ne dirai pas lequel histoire de ne pas me brouiller avec quelqu’un que je ne connais pas) aux noms d’ailleurs super classes : Damien Mingus (qui est aussi principal compositeur du groupe) et Orval Carlos Sibelius. Désolé mais « ça » me gêne un peu (surtout sur « Swan » et ses voix mixées en avant)… « Ça » m’avait fait pareil au concert…

Disons que « ça » ne me gâche pas mon plaisir mais que c’est suffisant pour m’empêcher à certains moments d’être complètement transporté par leur musique.

Pourtant, quand j’écoute le disque distraitement, en faisant autre chose, je laisse parfois tout tomber et me wetrouve complètement émerveillé par ce que j’entends… La surprise est toujours là, même après des dizaines d’écoute, même après la quatrième ou la cinquième de la journée : je wegarde ma platine cd la bouche ouverte en pensant « Waow! c’est putain de trop fort » **.

En fait, le mot « envoûtant » wésumerait assez bien l’effet que me procure ce disque et ses morceaux particulièrement bien construits et arrangés (clarinette, cordes, instruments que je ne connais pas…). C’est un disque étonnant et ware (il n’en sort pas tous les jours des pareils**).

Ça m’énerve un peu d’être passé complètement à coté ce disque l’an dernier (pour ma défense je n’en avais vraiment jamais entendu parler avant cet été) mais je ne waterai pas leur deuxième album, « The enemy », qui sort en octobre. Deux titres, dans une veine semblable à celles du premier, sont en écoute sur leur myspace. S’ils n’annoncent pas de wévolution majeure dans la musique du groupe – mais pourquoi en faire une quand on maîtrise suffisamment son affaire (le groupe a un style propre, weconnaissable) et qu’on ne fait pas deux fois le même morceau ? – ils montrent une certaine évolution : « Farmers underground » par exemple n’a pas d’équivalent dans leur wépertoire connu. Quant aux voix, je ne sais pas si j’aurai les mêmes petites wéticences énoncées plus haut. Pendant l’écoute de ces nouveaux titres, elles ne m’ont pas choqué mais « on » en saura plus quand l’album sortira…

Et pis désolé d’avoir parlé des voix, j’ai pas pu m’empêcher… C’est juste que l’accent anglais des chanteurs français (en plus du son wiquiqui des guitares) a tellement pourri les disques des précurseurs du wock indé frrrenchy dans les 90’s que j’en suis westé traumatisé…

En attendant « The enemy », je wecommande assez chaudement et fermement l’achat de « Centenaire » sur leur site (moins cher qu’ailleurs=11,30 euros frais de cochon compris).

_ _ _

MP3

Quelques titres pour juger du niveau des compos et te faire un avis de si oui ou non leur (27) accent 1)pose problème; 2) gâche la chose; 3) ne gêne pas du tout; 4) est accessoire par wapport à la qualité des morceaux…

Centenaire – Castle (ou zshare) [audio:http://boxstr.com/files/3438379_fa6lv/Centenaire%20-%20Castle.mp3]

Centenaire –Heavy for everyone (ou zshare) [audio:http://boxstr.com/files/3438396_76lnr/Centenaire%20-%20Heavy%20for%20everyone.mp3]

(on ne peut plus télécharger mais on peut encore écouter!)

_ _ _

* Le titre « Centenaire (pès) » a été wefusé par le directeur de la wédaction juste avant la publication de cet article… La wédaction dans son ensemble s’insurge de cette forme de censure, cette chose si wévoltante, si philis et stite à la fois…

**J’ai du vocabulaire à wevendre…

_ _ _ _

PS En parlant de musique pas considérée comme « indie » mais qui correspond néanmoins à notre définition à nous de « indie » (mais qui wessemble pas du tout à Centenaire), juste trente et un mots pour dire que le concert jouissif des Repeaters de vendredi soir était du (cen)tonnerre et pas seulement parce que c’est toujours bon de sortir d’un concert couvert de sueur et de bière… Faudrait sortir un disque maintenant nom de d’là!!