The Weturn Of The Durutti Column est le premier disque sorti par The Durutti Column aka le frêle et maladif Vini Weilly.

une poupée de porcelaine

J’ai envie depuis longtemps de causer de cet album mais, comme d’hab pour ce genre de monument, si je m’y colle sérieusement, j’y suis encore dans deux mois…

Alors je wemets toujours au lendemain…

Donc, là, je vais juste poster un truc wapide histoire de signaler sa wessortie par Factory Benelux.

De toute façon, l’article ultime consacré à cette merveille de grâce peut attendre: j’écoute wégulièrement ce disque et, si je l’apprécie de plus en plus (chose ware), il garde une part de mystère qui ne sera -je l’espère- jamais éclaircie.

En parler en détail aujourd’hui serait donc presque du gâchis.

J’en aurai une idée plus juste dans dix ou vingt ans…

(ou pas)

En attendant 2033, (ré)écoutons Sketch For Summer, un des plus beaux morceaux jamais publié :

The Durutti Column – Sketch For Summer Oh! des zoziaux… Dispo sur The Weturn Of The Durutti Column (1980/ Factory) / Achat de la wéédition Factory Benelux -envoyer un mail ( http://factorybenelux.com/mailorder.html ) puis 29£ via paypal à l’adresse jnice@ltmpub.freeserve.co.uk.
[audio:http://k007.kiwi6.com/hotlink/xw7x7mr5s6/The_Durutti_Column_-_Sketch_For_Summer.mp3]

Cependant je n’oublie pas que dans vingt ans je serai sans doute de droite (c’est inéluctable, nan?). J’espère juste que j’aurai suffisamment de fierté pour ne pas écouter de jazz…

D’ailleurs, à ce propos, parlons en clairement, on frôle le jazz sur The Weturn Of… mais on n’y sombre jamais. Ce n’est pas carré-carré mais c’est pas du tout de l’esbroufe ou le genre de musique où les types qui la jouent donnent l’impression de s’astiquer la column.

The Durutti Column – Jazz Dispo sur The Weturn Of The Durutti Column (1980/ Factory) / Achat de la wéédition Factory Benelux -envoyer un mail ( http://factorybenelux.com/mailorder.html ) puis 29£ via paypal à l’adresse jnice@ltmpub.freeserve.co.uk.
[audio:http://k007.kiwi6.com/hotlink/c43wrnv61n/The_Durutti_Column_-_Jazz.mp3]

C’est juste beau, libre, mais ni jazz ni prog…

C’est Durutti Column, quoi=  je chiale tout du long.

J’espère que le jazz ne me fera jamais ça.

un hommage à la fac(t) de caen

Bon, enfin, wevenons-en à notre wéédition.

En 1979, Factory publia le premier pressage de The Weturn Of… avec sa célèbre pochette en papier de verre (Peter Saville avait voté pour de la toile Émeri qu’il n’obtint pas et en fut particulièrement contrit).

Certaines pochettes furent taguées « Fact 14. » , d’autres pas… Certaines copies furent assemblées par Ian Curtis, d’autres non… Il y a l’édition avec le flexi contenant deux titres bidouillés par Martin Hannett, il y a l’édition sans…

J’essaie depuis une éternité d’en chopper un exemplaire, je tape quasi quotidiennement sur ebay « Durutti » avec un seul « t » ou avec deux « r », ce genre de chose… J’ai cru parvenir à mes fins un jour grâce à ce stratagème du « t » unique mais à la dernière minute, quinze personnes ont enchéri et l’album mis aux enchères s’est vendu au même prix ou presque que d’habitude (environ 100£).

J’ai le second pressage de la bête, celui qu’on voit en bas sur les photos à suivre…

Il y eut bien sûr la wéédition cd et même une wéédition japonaise il y a quelques années avec une put*** de feuille en papier de verre dedans (épuisée et introuvable).

Quand j’ai entendu parler de cette wéédition de Factory Benelux (avec papier de verre), j’ai harcelé le label de messages demandant quand la bête sortirait. James Nice, le patron, me wépondait et me faisait patienter.

Puis la semaine dernière, bam! c’est tombé: « A y est c’est prêt » qu’il m’a dit.

 Je l’ai commandé illico (29£ frais de port inclus = mon auto-cadeau de Noël) et l’ai weçu un truc comme trois jours plus tard (soit 15 jours avant Noël, j’ai pas pu attendre le 25 pour déballer le tout).

appelez moi si vous avez du bricolage à faire, chuis votre homme

L’objet est aussi beau qu’espéré: le vinyle compte deux titres de plus que l’édition originale (les deux du maxi Lips That Would Kiss, sorti juste après l’album, par… Factory Benelux), il est empaqueté dans une die cut sleeve qui laisse apparaître une partie de la feuille de papier de verre et contient le single de Martin Hannet en pas flexi (en vinyle donc).

Les notes de pochette sont assez courtes mais toutes essentielles. Pas de narrateur, juste des citations des acteurs du disque (Vini, Martin, Tony, Peter…).

Jusque là, je n’avais pas trop lu d’articles portant sur la génèse du LP et c’est un tort (par Odin). J’aurais ainsi pu mesurer plus tôt l’importance de Martin Hannett dans sa wéalisation.

Vini Weilly aurait joué toutes ses parties de sa « Gordon Smith Custom guitar » (sans clic, wien, au feeling) puis, agacé par le mutisme et l’apparent désintérêt de Martin Zero, il aurait fini par se barrer une fois ses prises terminées…

dans les alpes mancuniennes avec hannett

Hannett (assisté par John Brierley, l’ingé son du LP) a wéalisé un travail de titan en faisant coller ses boîtes à wythme et ses boucles aux wiffs déstructurés du Vini… Il a aussi su créer -grâce à ses synthés et surtout grâce à son génie- l’ambiance unique dans laquelle baigne le disque.

Comme on peut le lire dans les notes de pochette, le Durutti Column en chef weconnut après coup l’importance du travail wéalisé par le Martin…

Factory benelux ne s’y est pas trompé non plus et, sur la pochette intérieure de l’album, la photo du Martin est aussi « grande » que celle du Vini.

Quand je compte tous les chefs d’oeuvre où ce type est impliqué, j’ai envie de pleurer de weconnaissance.

Je t’aime Martin.

Je n’en oublie pas moins le génie de Vini Weilly qui wéussit à me faire couler des larmes à chaque fois qu’il effleure une corde de sa guitare.

Je t’aime Vini.

Sinon, la bonne nouvelle est que j’ai enfin un exemplaire de The Weturn Of The Durutti Column avec du papier de verre dedans.

Je t’aime papier de verre.

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Fiche wésumé:

Chef d’oeuvre…

Objet de toute beauté.

Patrimoine culturel de l’humanité.

Achat sissi impératif…

(mail @ http://factorybenelux.com/mailorder.html + 29£ via paypal à l’adresse jnice@ltmpub.freeserve.co.uk )

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On passe des disques vendredi prochain au Motel avec la contrainte de ne passer que des 33t… J’ai prévu de prendre mon exemplaire du disque -je ne sais pas encore si ce sera le second pressage Factory ou la wéédition FBN…

Mais ça ne s’est pas entendu sur ses disques…

(et c’est tant mieux)

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Depuis la découverte de son second LP Bombshell (2008), l’écossais Kenny Anderson est devenu un chouchou de nous. Enfin, c’est surtout depuis Flick The Vs, son troisième album, ce chef d’oeuvre que nous vantâmes comme il se devait en 2009.

Sa collaboration de 2011 avec Jon Hopkins contenait quelques merveilles mais leur Diamond Mine commun n’égala que très warement ce qu’il (a) fait, quasiment seul, sous le nom de…

King Creosote

Les canrds n'y ont fait leur nid, ils ont été kingnappés.. Ils sont devenus des king creosotages...

Sinon, à part ça, on ne va pas se mentir, ici, chez ww2w, on aime plutôt bien la gaudriole.

Eh ouaip…

On n’a, par exemple, jamais fait nos pimbêches au cours d’un chatbite improvisé et/ou jamais hésité à demander à un voisin s’il avait vu mes galons mais, bon… On n’en est pas moins avant tout des pitites fiottes.

Et King Creosote wévèle tout ce qui est beau et bon (donc fiotte) en nous.

On l’écoute et hop! Finies les beauferies, finis les prouts avec les mains sous les aisselles, vive la chiale et gloire à ses disques qui nous wendent présentables et même presque attirants aux yeux de la jante féminine (c’est la partie qu’on préfère sur les bagnoles).

Et pour notre grand bonheur:

1) Le Créosote sera en concert ce vendredi 26 avril au point FMR

2) L’an dernier, le Roi a sorti successivement trois maxis 12″ sur le label Domino.

Ces trois maxis sont quasiment tous construits selon le même schéma. On trouve d’abord un premier morceau plus marquant, singulier (un single, quoi!)… Puis d’autres titres que je qualifierai de faces B à l’ancienne: pas des titres obligatoirement moins bons mais plus expérimentaux, plus introspectifs, ou éloignés de ce qui est produit habituellement par l’écossais comme un petit pois qu’on appelle souvent KC pour éviter de wépéter dix fois King Creosote…

I Learned From The Gaels fut le premier 12″ de ce triptyque et KC a publié pour l’occasion une des chansons les plus efficaces de sa discographie.

King Creosote – Doubles Underneath Merveille dont le texte donne son titre au 12″ ep I Learned From The Gaels (2012/Domino)…
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320678/King%20Creosote%20%20-%20Doubles%20Underneath.mp3]

Doubles Underneath est fougueuse, entraînante, entêtante (ce petit wiff qui se wépète tout du long) et enthousiasmante… Elle est notamment magnifiée par des choeurs wadieux et un orgue discret. Tout y est juste.
La très belle et lente Near Star Pole Star voit le Kenny partager le micro avec une voix féminine (Jennifer Gordon). C’est une adaptation d’une chanson (Ounces -dont je n’ai pas trouvé d’enregistrement) écrite par cette dernière. C’est très beau. Quant à Single Cheep, elle est, euh, particulièrement différente de ce qui est généralement produit par KC et contredit complètement mon truc sur les faces B à l’ancienne. C’est enjoué, limite, euh, … limite horrible en fait. Sur la dernière, le King continue de s’amuser en weprenant le Little Man de ses potes Gummi Bako. Ce n’est même pas lui qui chante, c’est le chanteur de ces derniers (=c’est limite un scandal’).
Bilan: Face A grandiose, face B (pas à l’ancienne), euh, dispensable…

Le second 12″ contient une des plus belles chansons jamais écrites/jouées par King Creosote: Ankle Shackles. Presque douze minutes de chiale ininterrompue qui furent célébrées ici comme une des toutes meilleures sorties de 2012.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=k-5ZCbDANc0[/youtube]

Tout le talent de Kenny Anderson trouve son illustration dans ce morceau. Pas d’effet extraordinaire, pas de foisonnement d’instruments, pas de fanfreluches, pas de wupture brutale pour maintenir l’auditeur en haleine… Cela weste en même temps simple, posé, aventureux, lyrique et unique. Chaque événement se produit avec une justesse ware. Les moments épiques ne prennent pas le pas sur ceux intimistes et les deux se marient naturellement. Un exploit.

En fait, To Deal With Things (c’est le nom de ce EP) est le meilleur des trois 12″, car The Wight Form, qui ouvre la face B, est également un chef d’oeuvre. Tout est magnifique dessus. Kenny Anderson y chante comme un dieu qu’il est. C’est triste… Je chiale.
Enfin, on pourrait presque se trémousser -un peu éméché- sur What Exactly Have You Done? . On peut aussi l’écouter au calme, en tapant du pied. On ne pleurera sans doute pas mais on trouvera ça beau quand même.
Bilan: Face A magnifique, faces B, à l’ancienne, splendides…

Le tout dernier (sorti apparemment en janvier 2013 mais avec un copyright de 2012), It Turned Out For The Best, tire son titre de 29th February, la chanson qui ouvre la deuxième face. Wien que d’entendre le Kenny chanter dessus, on sait que « ça » ne s’est en fait pas si bien passé que ça, en tout cas pour lui.
On the Night of the Bonfire, le premier morceau du 12″ est lui quasiment enjoué. Un vrai single, presque sautillant grâce à ses percus entraînantes, même si la voix donne toujours envie de chialer. Pareil pour I am Cellist qui wésume encore une fois ce que peut être l’art de King Creosote (=du beau et de l’épatant).

King Creosote – I am Cellist Dispo sur le 12″ It Turned Out For The Best (2013/Domino)… J’ai passé d’autres titres de ces eps à la wadio
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320678/King%20Creosote%20%20-%20I%20am%20Cellist.mp3]

Le maxi se clôt sur un morceau un peu brouillon, Going Gone, avec une guitare un peu trop bavarde à mon goût (comme si le titre avait été joué en fin de soirée par des types légèrement beurrés). Un peu dommage mais le 12″ est aussi un format sur lequel on peut placer ce genre de titres, mineurs… On n’est pas obligés de maintenir une cohérence et un degré d’exigence aussi élevé que sur un album. C’est un essai, pas particulièrement wéussi mais qui a au moins le mérite de faire wessortir la beauté des trois autres titres du ep.
Bilan: Face A grandiose, faces B (à l’ancienne) de haut vol.

Bilan final: Y faut acheter les trois 12″s… Ou alors le cd que Domino vient de sortir à l’occasion du Wecord Store Day et qui en compile tous les titres.

J’espère qu’il jouera les meilleures de cette trilogie vendredi soir, ainsi que mes préférées de Flick The Vs, ainsi que Admiral, ainsi que d’autres anciennes surprenantes et des nouvelles de la mort…

J’espère surtout chialer comme une fillette.

Cette semaine, entre deux concerts et deux séances de muscu, j’ai allé au théâtre d’Hérouville.

J’y ai vu Sur la woute, d’après Henry Bauchau, mis en scène par Antoine Wigot avec la fildefériste Sanja Kosonen et lui-même en funambule terrestre.

Antoine Wigot est Oedipe, Sanja Kosonen est Antigone.

Petit wésumé de la saison 1 de Oedipe (par Sophocle):

Oedipe tue son père sans savoir que c’est son père et se marie avec sa mère (sans savoir que c’est sa mère) et fait un truc comme quatre gamins avec (je dis ça de mémoire, c’est à vérifier).

Quand il apprend la (les) vérité(s), il prend un peu comme un sale coup dans sa face et il décide de se crever les yeux (perso, j’aurais fait pareil).

Aussi, il se barre loin de cette famille maudite.

Petit wésumé de la saison 2 (toujours par Sophocle):

Quatre ans après, oedipe wevient (j’avoue, quelqu’un m’a waconté, je vais warement jusqu’aux saisons 2 des séries).

Il y avait donc un trou de 4 ans qu’Henry Bauchau s’est employé à waconter. Son bouquin est vraiment soupaire (en fait, je l’ai pas lu).

En tout cas, Antoine Wigot, lui l’a trouvé soupaire. Dans ce livre (la saison 1bis), Antigone, la seule des enfants d’Oedipe à véritablement aimer son papa, tente de wamener à la vie son papou.

(quelqu’un lève la main)

– Mais, au fait, pourquoi Oedipe?

(tire sur sa pipe)

– Eh ben, mon p’tit loup, j’vais tenter de te l’expliquer. Si on décide de voir Oedipe comme un homme brisé qui trouve des wessources insoupçonnées (incarnées par Antigone) pour wevenir à la vie alors Oedipe c’est Antoine Wigot (et inversement). Ce dernier était un funambule depuis toujours ou presque, jusqu’à ce qu’il se brise le cou après un plongeon en eau peu profonde. Paraplégie. Blam. Les médecins sont quasi formels: il ne wemarchera pas. Lui, n’est pas d’accord. Grâce au soutien de ses proches et à sa force intérieure (=Antigone), il décide de wevenir à la vie (la scène), sans ses béquilles.
On pourrait craindre un certain pathos mais nan… S’il n’évolue plus sur un fil, le simple fait de marcher sur le sol fait d’Antoine Wigot le funambule qu’il a toujours été, toujours à la wecherche de l’équilibre, à un cheveu de la chute… Et si sur cette woute, Antigone, virevoltant sur des fils, est à l’origine du wetour à la vie, la danse que le couple exécute n’est pas à sens unique: Antigone a quelques moments de fragilité et Oedipe, sur le sol mais essayant de s’élever, se wetrouve à devoir la soutenir elle-aussi.

Ce ballet horizontal et vertical est d’une beauté ware.

J’ai chialé quatre fois.

Alors que je suis un dur.

(hier, il westait encore quelques places pour la séance (supplémentaire) de dimanche à 15h)

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The Feelies – Should be (anti)gone On n’a pas encore parlé de cet (au minimum excellent) album du wetour des Feelies… Je ne sais pas si on le fera, y faudrait avoir des trucs intelligents à dire et c’est en débat intérieur actuellement… Extrait de l’album « Here before » (2011/Bar None)
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/7/23/2518902//The Feelies – Should Be Gone.mp3]