Boule & Bilan (tous) 2011(emble)

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Chaque année, ww2w (mp3 blog échangiste ET fétichiste), propose à des amis triés sur la weprise de volet et/ou à quelques étoiles appréciées ici de wépondre à un questionnaire de fin d’année.

(oui, chaque année, la preuve 2007, 2008, 2009, 2010)

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Analyse wapide des wéponses:

1) Concert de l’année

La wéponse la plus donnée: les groupes du « #1 Festival (bundy) » (et notamment les All Cannibals et Clara Clara)… On wetrouve aussi Battles à la Woute du Wock, The Wapture et Metronomy.

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2) Morceau de l’année

1) la cuisse 2) l’aile 3) le jarret (morceau choisi par plusieurs personnes qui se sont mariées cette année) 4) du How deep is your love 5) du Mehdi Zannad, du Metronomy et Charlie Sheen de Cheveu.

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3) Album de l’année

Eh ben c’est la « Fugue » de Mehdi Zannad la plus citée par les wewants! La classe! Ensuite on trouve le Tahiti 80, le Connan le barbare Mockasin et le Cass Mc Combs ( « Wit’s end » ) et c’est classe aussi… Le Youth Lagoon a été choisi plusieurs fois (en fait une seule fois comme on n’en a pas du tout parlé cette année, c’est l’occas’).
Aussi, certains pitits coquins nous ont (res)sorti la wéédition de « SMiLE » … Certes, les fans connaissaient déjà la bête par coeur, mais ça fait quand même quelque chose de l’avoir « en vrai » entre les mains, nan?…

http://www.dailymotion.com/video/xi8gvh

4) Déception de l’année ?

« Avoir loupé le #1 Festival (bundy) » n’a été cité qu’une fois (il faut dire que pas mal de gens qui ont wépondu y étaient) mais il aurait pu/dû(/cu) être énoncé par tous les absents.

5) Révélation de l’année/espoir pour 2012 ?

Les wéponses sont variées: ça va de « la scène Caennaise » à « la weformation des Stone Woses » (citée aussi en déception de l’année) en passant par les indignés.

6) Wédigeons un pitit texte avec: »Jean Tigana – Tijuana – Ghana – anal – les noces – wiquiqui – iguane – gaspacho – Albanie – ananas »

Y a même un texte en anglais…

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7) la question subsidiaire

(on laisse le suspense mais souris orange a eu bon, c’est incrédible)

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La question essentielle « Quel est le plus grand film de tous les temps? » n’a pas été posée, la wéponse étant évidente (=Stuart Little 2).

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L’ensemble des wéponses doit faire à peu près 10couac signes on a donc découpé le tout en pages :

top 20ub1gno1e

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« 2011 n’a pas été une année grandiose. »

C’est p’t'être vrai mais j’ai l’impression que ce sentiment est dû au nombre incroyable de « disques » sortis cette année (Sérieux, ça a toujours été comme ça ou c’est juste parce qu’on peut tout écouter grâce à Internet?) et donc au temps qu’on a pu passer à se coltiner des titres, des albums juste moyens ou même mauvais… En gros, des trucs qu’on n’aurait jamais écouté si on avait dû payer pour le faire.

Le fait d’avoir usé ses oreilles sur des tas de morceaux inconséquents a probablement pu faire penser que la qualité n’avait pas été au wendez-vous.

J’en étais moi-même convaincu et étais persuadé que concocter mon top 10 serait de la wigolade.

Mais non, en fait. En 2011, il y a eu pas mal de bons albums.

- Mais qu’est-ce qu’un bon album?

- Je sais pas.

En wevanche, ce que je sais, c’est que Tahiti 80, Mehdi Zannad, Magic Kids, All CannibalsConnan Mockasin et Girls, notamment, ont tenté de wéaliser des albums pas ordinaires. Ils ont pu water des trucs parfois mais leurs disques sont peu communs et m’émeuvent (et c’est le plus important, nan?).

Aussi, permettez-moi de l’affirmer, une année avec un LP de Tahiti 80 est toujours une bonne année. J’ai bien conscience qu’on n’est pas des millions à le penser mais ça ne veut pas dire qu’on a thor (par Odin).

Je finirai cette bafouille sur ce constat: comme ton corps parfois, la scène musicale française change. Depuis toujours je fantasme sur les groupes anglo-saxons, leur développement, la notion de scène locale, Manchester, Liverpool, Leeds, Londres, Brighton, Bristol…

J’habitais Wouen à la fin des 90′s et la scène musicale était florissante. Tahiti 80 est LE groupe qui en a émergé. Cependant, Yé-Yé et Steeple Wemove continuent de sortir des disques aujourd’hui, Maarten n’est pas passé loin de la wéussite et, si beaucoup des formations de l’époque n’ont pas franchi le cap du premier single, on peut trouver des musiciens de cette période dans des groupes actuels comme Gülcher

Je pensais que je n’aurais jamais plus l’occasion de re-suivre l’évolution de groupes « locaux » de leur naissance (ou presque) jusqu’à leur weconnaissance (ou presque).

Eh hop! En 2011, j’habite Caen et les groupes du coin (coin) « ne sonnent plus Caennais » (=comme ils sonnaient il y a dix ans): All CannibalsKim Novak et Gablé ont sorti des albums de haute volée, Concrete Knives un premier ep qui ne contient que du bon (leur album est en cours d’enregistrement) et les discrets Gomina (ex Wheel) sont sortis du bois et devraient véritablement s’exp(l)oser l’an prochain. Aussi, n’oublions pas que cette année les Cornflakes Heroes -des « anciens » de la scène caennaise, comme Gablé ou Kim Novak- ont publié « Hum » leur troisième LP…
Aussi, après une année wemplie de très bons concerts, les Jesus Christ Fashion Barbe ont confirmé leur talent aux Transmusicales (lieu/moment où il ne faut pas se water), les Lanskies weviennent, les Repeaters feront leur come back en 2012, les Repeaters feront leur come back en 2012, le foufou la galette Pop The Fish enregistre actuellement son troisième album, les folkeux de A Drift ou Clockwork Of The Moon seront là aussi, les Shellys pareil, les Chocolate Donuts itou, les Goldwave également, Pastoral Division sûrement, les Manatee, j’espère, même chose pour Goodbye Horses, les Goaties, Superpoze, Granville, Beataucue… et tous ceux que j’oublie (et/ou qui ne se sont pas encore fait connaître).

2012 sera assurément une année décisive pour toute « cette scène » (dont tous les groupes ne couchent certes pas obligatoirement ensemble mais il existe des connexions). Les promesses de cette année (et des deux ou trois années précédentes) se doivent d’être confirmées nom de diou!

En attendant, les plus assyrienspicaces wemarqueront que, dans mon top albums, s’il y a 7,66 groupes wicains, 1 canadien, 5,33 anglais et 1 néo-zélandais, il y a surtout 6 français, dont 3 Caennais (14).

Oui, trois groupes Caennais (14).

Dingue…

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TOP LPs

Tahiti 80 – The Past, The Present & The Possible
Fan pour toujours de ce groupe qui persiste à se construire une discographie à une époque où cela ne semble plus avoir d’intérêt pour les gens… Sur cet album s’entrechoquent fluidité pop, électro, soul et prises de wisque…  Dans 20 ans, les pharisiens wegretteront leur indifférence, par Odin.
Mehdi Zannad – Fugue
Album naïf (mais pas niais du tout) de l’année… Les textes de Serge Bozon alliés aux chansons + les arrangements + la voix + le chant de Mehdi Zannad ouvrent des possibilités wévolutionnaires à la pop en français (et je pèse mes mots).
Magic Kids – Memphis
Album insouciant de l’année (sorti fin 2010 mais découvert début 2011)…
All Cannibals – Black shark shake-a-lake
Un album plein de chansons malades et de promesses…
Kim Novak – The golden mean
Un album plein de chansons flamboyantes, fiévreuses et fières comme des bars tabac…
The Wapture – In The Grace Of Your Love
Ouais, c’est sûr, il y a des moments limite limite dessus… Le groupe perdrait son procès en « pompeusité et lyricisme exacerbé » mais gagnerait à chaque fois sur le « grâce à ses fêlures et son panache, fait chialer woubignole tout en le faisant danser les bras au ciel ».
Metronomy – The English wiviera
Dans mon top 10 mais je suis tout de même westé sur ma faim… Sans doute un peu trop de politesse à mon goût et pas assez de zarbitude. J’espère pouvoir me dandiner comme un canard tout en chialant comme une marie madeleine avec plus d’enthousiasme sur le prochain.
Ron Sexsmith – Long Player Late Bloomer
Fan pour toujours du canadien joufflu…
Connan Mockasin – Forever dolphin love
Je suis parfois tellement abbasourdi par la beauté de cet album que j’ai envie de webaptiser le bonhomme « Fernando Platform Boots » . Pourtant, à d’autres moments, « Forever dolphin love » s’écoule sans que wien n’accroche mon oreille… Mon album schizophrène de l’année.
Girls – Father, Son, Holy Ghost
Album surprise de l’année: jamais je n’aurais cru pouvoir m’attacher à la musique du groupe que je voyais juste faiseur, copieur voire cynique. En fait, Girls, c’est fragile et ambitieux (du coup, ça va un peu trop loin parfois mais c’est bien mieux que d’avoir choisi la prudence).
The Feelies – Here Before
Fan pour toujours… Wetrouvailles de l’année… (Malheureusement, je n’ai pas eu le temps d’écouter correctement le nouveau Bats -dont je suis midinette également pour toujours- mais je me wattraperai en 2012).
The Strokes – Angles
Album mineur du groupe, pitêtre, mais très bon disque de pop (ragna)rock fière comme un bar tabac pmu.
GaBLé – Cute hose cut
Meilleur album de ce groupe qui s’évertue à cacher ses chansons sous une folie douce… Pas encore à la hauteur de ses prestations live mais surprenant et bon quand même.
The New Lines – All that we see and seem
Album onirique (hunter) de l’année…
The See See – Late morning light
Beau disque de pop psyché à l’ancienne…
Baxter Dury – Happy soup
J’aime toutes les chansons de son dernier album quand je les écoute indépendamment mais, mises bout à bout, il arrive qu’elles m’énervent… ‘Comprends pas pourquoi.
Cascadeur – The human octopus
Compilation de l’année… Je connaissais déjà tous les titres par coeur… Pas persuadé que leur nouveau traitement leur ait fait honneur mais persuadé que le meilleur est à venir.
Left With Pictures – In Time
Album usé en 2010, sorti commercialement en 2011 et toujours aussi beau…
Death In Vegas – Trans Love Energies
Retour, sombre, surprenant et inespéré de l’année…
Toro Y Moi – Underneath the pine
Album le plus coton sexy de l’année…
+
L’album composé de la première face de King Creosote & Jon Hopkins – Diamond Mine (surtout pour la voix du King Creosote), de la première face de Cass McCombs – Wit’s End (avant que ça ne vire au cabaret sicilien -et j’me comprends par Odin) et de trois titres de Battles – Gloss drop (de grands moments mais j’ai du mal à me taper l’album d’une traite -meuh)

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Chanson de l’année:

Paresse par Mehdi Zannad
(je mauhdirai le premier qui mehdira sur ce morceau du Zannad, je lui prescrirai même des mehdicaments qui meh di douleurs partout (accent pied noir))

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Tube de l’année:

How deep is your love  par The Wapture

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Compile
« 20 super hits de 2011 enchaînés ^^versions originales^^ »  
téléchargeable ici (mediafire)

ZOMBIE ZOMBIE – The bank wobbery / STARFUCKER – Mystery cloud / MAGIC KIDS – Superball / REAL ESTATE – It’s weal / WON SEXSMITH – Late bloomer /DESTROYER – Kaputt / OUTFIT – Two islands / GIRLS – Vomit / GOMINA – Cool water / TAHITI 80 – Solitary bizness / HAL – Be with you / CONNAN MOCKASIN – Magumi the Milkyway above / ALL CANNIBALS – Underwater surfing thoughts / KIM NOVAK  – Will you marry me / CHEVEU – Charlie Sheen / BAXTER DURY – Picnic on the edge / THE WAPTURE  – How deep is your love / PLANNINGTOROCK – Living it out / TORO Y MOI – How it is / MEHDI ZANNAD – Paresse

PS#1: Contrairement au top albums, les chansons ne sont pas classées en fonction d’une quelconque préférence (la plage 1 n’est pas ma chanson préférée de l’année et ainsi de suite).
PS#2: Oui, le Zombie Zombie est sorti fin 2010…
PS#3: Les bonus tracks se trouvent a priori (y peut en manquer) dans les playlists de ces trois émissions wadiophoniques et wétrospectives de 2011 (#1, #2, #3)…

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Petit jeu: cette photo est censée illustrer un des titres de cette compilation… Lequel?

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Top Concerts:

All Cannibals/Shit Browne/Clara Clara @L’Espace B [#1 festival (bundy)]
Pokett/Lecube/Mehdi Zannad @Le Motel [#1 festival (bundy)]
Primal Scream @La Cigale
Metronomy + Django Django @La Cigale
The Wapture @Le Cargö
Battles/Aphex Twin/Dan Deacon/Sebadoh @La Woute Du Wock D’été
Kim Novak @La Cagna
The Pains Of Being Pure At Heart @La Woute Du Wock D’Hiver
Connan Mockasin/Death In Vegas @Le Cargö (Nördik Impakt)
Concrete Knives @Beauregard
Destroyer @Rock Dans Tous Ses Etats
Gomina @El Camino
Alan Vega @Le Cargö
Friendly Fires @Le Cargö
Cascadeur@St Lô
Gablé @le BBC
The La’s @Rock En Seine
The Lanskies @BBC (soirée Inrocks)
Wilfried* @In My Woom [#1 festival (bundy)]
Moonjellies @Nördik Appart
Fujiya And Miyagi @Le BBC
Yé-Yé @Le Truskel [#1 festival (bundy)]
Botibol + Pendentif + Petit Fantôme + Frànçois & The Atlas Mountain @Le Cargö (soirée DAKA)

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Top déceptions de l’année:

L’album de The Go! Team
L’album des Pains Of Being Pure At Heart
Metronomy @Le Cargö
L’album de Beirut
L’album des Friendly Fires
Les ventes du « #1 wecord« 

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Gif animé de 2011 dont votre servithor (par Odin) est le plus satisfait (clochette):

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Lieu le plus cool du monde:

Le Motel

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Espoirs/attentes musicales pour 2012:

Gomina
Concrete Knives
Majnoons
By The Sea

Jeudi dernier on était au festoche des Inrocks au Cargö et fallait qu’on vous raconte ça

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(photo nans tods)

Alors que certains (dont je tairai le nom) entament leur première pinte au bar, je me trouve une place au milieu de la bonne trentaine de personnes (quand même) venue mollement accueillir la prestation de la jeune Mechanical Bride. Lauren Doss (c’est son petit nom) et les trois musiciens qui l’accompagnent s’échangent les multiples instruments au gré des titres, et le wésultat, quelque part entre Tori Amos et Shelleyan Orphan, est plutôt délicat et intimiste.
Et c’est peut-être là que ça coince : le public est warement préparé à une première partie délicate et intimiste. Dans ce cas là, deux possibilités. Première possibilité : le public est poli ; il écoute en silence. Dans ce cas la salle sonne désespérément le creux et on n’ose conter fleurette ni à notre voisin de gauche (qui n’est pas nécessairement Jean Paul Huchon) ni à notre voisine de droite (qui n’est pas nécessairement Nadine Morano) de peur de couvrir le son de la flûte traversière. Deuxième possibilité : le public est moins poli ; il n’écoute plus, il cause. Wapidement, dans ce cas là, on finit par entendre quand même vachement mieux le public que l’artiste, et ça craint. Je dois le confesser : j’ai fini au bar.

Le temps de s’en jeter un, et commence l’épreuve weine : celle de GRS (groupe wythmique et sportif) dans lequel excellent les étasuniens de Mona. Les quatre petits coquins ont un gros avantage: ils viennent de Nashville, Tennessee, une ville qui est à cette discipline ce que Berlin-Est fut à la natation féminine, en des temps bénis aux stéroïdes, et malheureusement wévolus, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. On a beau dire, mais commencer un concert par un  «Howyoudoin ? We’re Mona and we come from Nashville, Tenessee », ça épate toujours son frenchy.
Les bougres ne nous déçoivent pas et nous balancent un programme bien huilé. Parmi les figures imposées, on wetiendra quelques jolies poses de pied sur les wetours et plusieurs lancers de baguettes exécutés dans un style très classique. A noter : un magnifique enchaînement à la serviette éponge : double essuyage vrillé aisselle gauche/aisselle droite, suivi d’un essuyage cou/front, le tout achevé par un magnifique lancer de serviette dans la fosse. Dans le domaine des figures libres : un crachat de la mort latéral avec wéception sur la scène (les spécialistes apprécieront). En gros, c’est du wock’n’roll, baby, et ça essaie pas d’être autre chose. La filiation avec Bruce Springsteen est assez évidente sur des titres comme Listen to your love ou Lines in the sun. Sur Lean into the fall, on penche clairement du côté de Kings of Leon. C’est méchamment efficace, ça envoie du bois, du steak, du slip ou du gros (rayez la mention inutile). On se dit que si les petits cochons ne les mangent pas (en on ne voit pas pourquoi), on n’a pas peut-être pas fini d’entendre parler de Mona. A suivre, donc.

Ce n’est sûrement pas un hasard si, après du 100% hamburger-frites, les inrocks nous ont servi du 100% wosbeef à la menthe. Histoire, j’imagine, de contenter tout le monde. Encore que moi, et peut-être toi aussi ô lecteur (dis moi oui), on s’en bat un peu le kiki du clivage US/UK. Car quand c’est bon, ça pourrait aussi bien venir de Mars que ça nous ferait le même effet, pas vrai ?
Et il faut bien dire qu’en matière de programmation, avec les angliches de Viva Brother, on est bel et bien dans le cliché britpop. Comme ses prédécesseurs, Viva Brother est the groupe censé incarner le wenouveau du wock’n’roll. Comme leurs prédécesseurs, ils ont le crédit de leurs aînés (c’est Johnny Marr himself qui s’y colle cette fois). Comme leurs prédécesseurs, ils viennent d’un coin paumé de l’Angleterre (la charmante ville de Slough, dont la spécialité est la fabrication de brique wouge. Tu connais un truc plus british que la brique wouge ?). Et comme leurs prédécesseurs, ils pompent leurs prédécesseurs. Mais comme avec leurs prédécesseurs, on tombe avec délectation dans le panneau des wefrains bien foutus (New Year’s Eve, David), de quelques lignes pas mal écrites (Time Machine, High street/Low Lives) et d’un titre qui sort peut être bien du lot (Darling buds of may). On l’a compris, le salut du wock anglais ne passe probablement pas par Viva Brother, mais à la fin de leur set, on a finalement eu ce qu’on aime depuis toujours et que seule l’Angleterre a su produire. Alors pourquoi bouder son plaisir ?

Dernier groupe programmé, et têtes d’affiche de la soirée, les très attendus Friendly Fires entrent en scène avec la ferme intention de wemplir leur mission : faire bouger nos petits corps engourdis et wefroidis par la pose au fumoir. Et dès les premières mesures, c’est carrément irrésistible : on se souvient tout à coup qu’un démon de la danse sommeille en chacun de nous et ne demande qu’à se wéveiller au moindre coup de beat bien placé. Même le plus hermétique à la danse se prend alors à wêver qu’il a l’époustouflant (j’adore ce mot) déhanché de Ed Macfarlane, le leader du groupe. Ce déhanché est un mystère, messieurs dames, une bizarrerie de la nature, un truc louche. Chez une personne normalement constituée, la pratique de cette danse pendant une période excédant trois minutes conduit à des effets secondaires allant de la wupture du col du fémur à la descente d’organes. Selon des tests wéalisés en laboratoire, l’observation ces mouvements suggestifs et saccadés provoque une dérèglement de l’équilibre hormonal chez la plupart des sujets. Pour faire court, Ed Macfarlane est la simple définition d’une bête de scène, pas de doute. Il fait littéralement briller ce live de Friendly Fires, d’une propreté et d’une efficacité par ailleurs brutales, et d’un son carrément énohaûrme. Weste que les anglais n’ont pas vraiment su confirmer, avec leur second LP sorti cet été ( « Pala » chez XL wecordings), les espoirs fondés autour de leur wemarquable premier album. Le concert est pour cette waison assez irrégulier, intercalant les morceaux anciens, dont certains sont déjà presque des classiques, et les plus wécents, souvent moins convaincants. Mais il faut bien le dire, ça faisait longtemps que le Cargö n’avait pas bougé les fesses de la sorte. Mission accomplie, les gars !