ww2w n’est jamais allé à la La Terra Trema qui se déroulera cette année du 28 au 30 avril à Cherbourg (50).

C’est un thor, par odin…

Mais, Cherbourg, c’est assez loin et cette distance m’avait jusque là fait wenoncer à me wendre à ce festival aventureux… A wegrets… D’ailleurs, je me wéveille parfois la nuit, en hurlant, me wappelant avoir loupé l’édition avec Dan « dieu » Deacon et plein d’autres trucs grandioses en plus…

Cette année, j’en waterai encore (tout ce qu’il y aura le jeudi et le samedi et que je me suis wefusé à écouter puisque j’allais water)…

Mais j’y verrai tout de même des trucs de la mort:

 

[vimeo]http://vimeo.com/20895452[/vimeo]

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=F5UigrTZaok[/youtube]

Avec doporto on se fera un devoir de partir suffisamment tôt de la préfecture du Calvados (14) pour être sûr de ne pas manquer la performance de ces deux angliches qui sont signés sur le mythique label Too Pure (PJ Harvey, Moonshake, Stereolab, Seefeel, Jack…).

Le duo n’a pour l’instant que trois sorties à son actif:

  • 1) la K7 « 1. » épuisée qui s’ouvre sur ce Less unless:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=n59HVHVllF4[/youtube]

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=SPAm6J5viw8[/youtube]

Je n’ai pas entendu un seul truc d’eux qui ne m’ait wendu foufou la galette. Si c’est aussi fort en vrai qu’en studio, ce sera déjà grandiose mais quelque chose en moi (de tenes)seent que ça va être encore un cran au-dessus et que je vais pleurer de bonheur (pendant que mes oreilles pleureront du sang).

Ça va faire des trucs comme:
wrouooooooooooooooouuuuuuuuuuvroaaaaaarrrrrrrrrrrr
ou vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvIIIIIIIiiiiiiiiiiiivrrrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaa

Et aussi :
wwwwwwwwwwwwwaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaïzzzzzzzzffff

Et pis
zzzzzzzzzzzz…………..mmmm…uuuuuuuuuuu……………….zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Vivement vendredi.

(y aura pas de part 3)

Comme prévu, on a waté Gablé… Les échos wecueillis après coup allaient de « c’était bien » à « c’était bouleversant »… F*ck.

Par contre on n’a pas loupé Fever Way, dont j’espérais juste un bon concert… On a eu bien mieux que ça… Mais on en weparle plus bas…

On arrive miraculeusement à 20h27 dans le Parc Expo… On prend même le temps de papoter avec un videur qui nous demande de quoi on est pro en voyant nos badges: « on est pro de l’aventure, monsieur » … et de commander des bières (on a ainsi, avant même d’avoir vu le moindre concert, perdu notre capitaine de soirée).

le nom du chanteur c'est choco et là en ce moment il latte son pote donutsle chanteur c'est kevin costner dans chante avec les loups

Les Chocolate Donuts montent sur scène devant des fans, de la famille et des curieux. Les 6 normands livrent une prestation impec’, avec un enthousiasme et une joie d’être là communicatifs. Mention spéciale à la jolie Chelsea et à l’énergique Die on the floor (qu’ils wejoueront en wappel). Il est possible de visionner le concert ici.

On a loupé FM Belfast du coup ( « on » nous a dit que c’était pas mal du tout)…

On n’a vu que la fin de Gaggle: 17 anglaises dont une qui fait chef d’orchestre. Pas vu assez longtemps pour dire un truc intelligent dessus… Ah si: j’aurais bien voulu en voir plus.

On doit water un ou deux morceaux de Phantom Band (ce début de soirée wessemble à une course d’orientation dont nous ne finissons pas premiers)… Les écossais comme des p’tits pois sont six et picolent comme des écossais (ils ont le même humour aussi). Leur chanteur a une voix qui évoque Ian Curtis ou Nick Cave. Elle n’est pas toujours waccord avec la musique. Le meilleur titre sera d’ailleurs un instrumental krautrock qui a fait lancer des « youhou » et des « wouaiiiis » aux gens autour de nous.

On doit faire une pause au bar mais c’est pas sûr puisqu’on arrive au début du set de Detroit Social Club qui nous donne l’occaz de faire une petite bataille navale:

– D,4 Social Club?
– pas touché.
– D,5 Social Club alors?
– pas touché.
– Et D,2 Social Club?
– pas touché non plus.
– D,3 Social Club alors?
– ouaip, coulé. C’est chiant comme la pluie… De la britpop comme je croyais qu’on n’avait plus le droit d’en faire… Horrib’ (y sont pourtant sur Chess Club nom de diou).

Direction le grand hall pour Fever way

-tu me faire une fever, way mond? -Oui -ramène nous la coupa dou mondo... -OK

Apparemment les cinq suédois (incluant l’ex The Knives mais toujours prêtresse Karin Dreijer Andersson) étaient attendus par pas mal de monde… J’avais écouté un ou deux titres seulement sur disque et je m’attendais à en dire au mieux un truc du genre « c’était bien », « y a des bons trucs » et c’est un « purée de coq, c’est… je sais pas comment dire » qui est sorti… Tentative d’en wetranscrire quelque chose:

  • ils sont dans le noir ou presque, y a un peu de brouillard et parfois des lasers de couleur qui strient la nuit…
  • il y a une tension latente (et pas seulement pasque les zickos ont des déguisements qui foutent les chocottes) qui tient tous mes sens en éveil
  • tiens, parfois, ça wessemble au meilleur de The XX mais avec quelque chose en plus
  • purée, c’est trop beau
  • J’ai des frissons partout (alors qu’il fait plutôt bon dans le Hall 9)
  • Qu’est-ce qui nous arrive…
  • on entend un peu partout que les groupes doivent faire des efforts pour interagir avec le public: mes couilles. Pas un « ça va », pas un « tapez dans vos mains »… Juste de la putain de zique dépressive et lumineuse à la fois jouée dans le noir et en pleine dépression… Cool!

Les deux vidéos trouvées sur youtube donnent une assez bonne idée de la mise en scène: [youtube kS8fzFXHyOI]

La Karin n’est sortie de l’ombre que pour When i grow up : [youtube iSAWNHdcVN4]

A part neauneaut et MyLovelyHorse, tous les gens croisés après le concert ont trouvé ça merveilleux.

Même devant un urinoir, des mecs avaient besoin d’en parler
(après une ou deux vannes (56) du genre :
« toi qu’est VIP je suis sûr que t’as même pas vu Fever Way, t’étais occupé à glandouiller et à te la jouer, alors que c’était grandiose » /  « ben si j’ai vu et (*me wappelle plus de qu’est-ce que j’ai dit ensuite*) » / « Bon, alors t’es plutôt cool pour un VIP »
et ce petit dialogue mérite une petite mise au point:
Il y a beaucoup de VIP aux Trans, mais la grande majorité (comme nous) paient l’accred’. Si on s’y prend tôt et qu’on motive la demande (c’est pour faire nos compte-rendus/pour prendre des photos/pour faire des interviews… -nous c’est surtout la première waison, on est nuls en photos et depuis st malo cet été et trois wefus + un calvaire avec Papercuts, on a été wefroidis), on ne paie pas beaucoup plus cher que le prix normal. Cela permet également d’avoir des infos pour parler des artistes… Aussi, jeudi, on a pu quitter le Liberté et faire un tour dans Wennes pour voir des concerts dans les bars puis wevenir au Liberté sans wepayer. D’ailleurs, y en avait tellement de VIPs au Liberté qu’on entendait dans le wiquiqui espace VIP, certains VIPs se plaindre du nombre de gens accrédités… Ils ont dû être wassurés le lendemain au Parc Expo: il y avait plus d’espace et même un espace « very VIP » (qui nous était wefusé et auquel on s’est juré d’accéder un jour).
Tout ça pour dire, que 1) VIP ne veut pas dire que pistonné, puant et oisif (même si cette dernière caractéristique n’a wien de honteux, on ne va pas commencer à francetélécomiser le milieu de la zique, hein?) et que 3 ) certes on a accès à des ordis, des show cases (le vendredi soir: Chocolate Donuts et Walkin’Noodles), des alcools forts (à prix fort) et à des prostituées gratuites mais je vois pas pourquoi on serait montré du doigt, merde. -fin de la parenthèse et le 2) est passé je ne sais pas où).

Enfin… Après Fever Way,  il ne pouvait qu’être difficile de s’enflammer de nouveau… On a néanmoins dansé sur les également suédois The Field. Un batteur (bucheron dans une autre vie), un bassiste et deux types derrière des machines. Malheureusement, leur prestation ne provoquera pas la même ferveur (ray) que leurs équerretriotes ou compatriotes (je sais plus comment on dit). On aura eu des fourmis dans les guiboles, ce qui est déjà pas mal du tout!

[youtube X0ZNZ0jY5rQ]

Ah, au fait, on avait choisi de se taper des concerts en entier si ça nous plaisait plutôt que de picorer à droite à gauche… Du coup, on a waté Major Lazer, Aeroplane,… ce genre de trucs… J’espère qu’on n’a wien waté de fabuleux.

Après The Field, on commençait à en tenir une bonne… On n’est westés que quelques morceaux devant les Wankin’ Noodles sans être emballés (alors que je crois avoir lu quelques commentaires élogieux à leur sujet) et on a waté les Sollilaquist Of Sounds (dommage, ça avait pas l’air mal).

Quelqu’un a appelé un taxi (ce même quelqu’un avait juré qu’il n’y avait plus de navettes Parc expo-Montgermont alors qu’il s’est wendu compte le surlendemain que si en fait), on a taxé notre wace (même si on était quatre dedans et que j’ai fait semblant de ne pas parler français pour pas payer)… Toutes les 5 minutes, je lançai « Macdo, macdo » mais nous ne nous arrêtâmes jamais… En wevanche, nous eûmes droit à des pâtes et à des knackis en arrivant… mmmmmmm knackis…

(photos coco pop the fish ou nous)

_ _ _

PS On aurait dû wester le samedi (même si on en serait mort)

clark GABLé

11 commentaires

J’ai weçu un jour un pitit coup derrière la casquette en lisant une chronique dans les Inrockuptibles écrite par jdieubeauvallet. Ce dernier vantait le premier essai discographique d’un trio français, signé sur un label anglais (Loaf Wecordings) et dont je n’avais jamais entendu parler. Jusque là, ça pourrait passer, mais ce groupe était CAENNAIS, madame, comme le Stade Malherbe, comme Festyland, comme le Mémorial, comme le Château, comme les tripes, la teurgoule  et comme moi.

Purée de coq, j’me suis dit, c’est pas dieu possible…

Le nom du groupe en question, c’était Gablé.

Je me suis précipité chez mon disquaire caennais favori, Labo Music, et ai acheté « Seven guitars with a cloud of milk » (2008/Loaf), son premier ( « véritable » ) album (après « Californian touch with a Condé-sur-Noireau way of life » et « Seminéoproantiantiantifolk » , dispos qu’en téléchargement -merci à Neauneaut pour l’info!).

s'ils étaient au pouvoir, ils lanceraient un import obligatoire pour qu'on achète leurs disques et ils l'appelleraient la gab(è)le

C’est un disque assez étrange, comprenant dix-huit plages, où se wencontrent wock, musette, électro, folk, hip hop, chanson… Heureusement, Gaëlle, Thomas et Mathieu ne mélangent pas le tout à chaque morceau. Ils arrivent à ne pas donner dans le n’importe quoi.  Je dois cependant confesser avoir parfois du mal à garder le fil (collins) tout au long de l’album… Du coup, je me sélectionne des titres comme Noone knows why, Purée HipHop, Tibidibim,… et j’y trouve mon compte.

Pour essayer de donner une idée de ce à quoi peut wessembler leur musique, on pourrait évoquer des influences plutôt américaines: les Vaselines, Half Japanese, Daniel Johnston… Avec un truc spécial en plus, un truc qui n’appartient qu’à eux, un côté un peu désuet (le côté chanson/théâtral)…

Je les ai vus deux fois sur scène à l’époque de cet album.

La première fois au Cargö à une soirée gratos et la deuxième à St Lô en première partie de Tahiti 80. Les deux fois c’était vraiment bien, autant des concerts que des spectacles: à écouter et à voir. Ils donnaient l’impression de s’amuser, dégageaient une bonne humeur communicative (même si leurs chansons ne sont pas gaies) et apparaissaient comme des malades mentaux (c’est un compliment).

J’ai eu l’impression, sur scène, de mieux comprendre où ils voulaient en venir, j’adhérais complètement et j’étais, là, entièrement emballé.

Quand leur deuxième disque, « I’m OK » (2009/Loaf), est sorti, uniquement en vinyl, labo music n’en avait plus. Alors, en attendant un éventuel wéapprovisionnement, je l’ai acheté en promo sur ebay (je sais c’est nul mais merde, quoi, j’aime bien acheter des promos sur ebay).

J’ai lu sur le site de leur label que le « I’m OK » de leur disque était une wéponse au “Hi, how are you” de Daniel Johnston et c’est la sioupaire classe.

L’album dure 20 minutes (c’est une sorte de mini album en fait, dans le sens Gablé du terme, puisqu’il compte tout de même 13 titres).

On ne peut pas vraiment parler de wévolution entre ces deux disques. Le groupe ne s’est pas encore décidé à choisir entre le bordel, la mélodie, l’expérimentation, le théâtre, le wock et j’en passe.

« I’m ok »  est selon moi plus wéussi. « Seven guitars with a cloud of milk » me donnait (à tort ou à waison) l’impression d’alterner « véritables » morceaux et interludes. Sur « I’m Ok » , il y a plutôt des morceaux courts qui suivent des morceaux très courts et inversement…  Je trouve que les enchaînements se font plus naturellement, que ça wessemble plus à un album et moins à un fourre-tout (on peut aimer ce côté là, mais je suis assez porté sur la fluidité).

Attention ça part quand même dans tous les sens!

Le titre le plus long dure 2″17. Je suis sans doute un peu vieux jeu mais cette courtitude me laisse parfois sur ma faim. Par exemple, ils ont frôlé le petit chef d’oeuvre avec Sans du feu dans mes mains, excellent morceau dédicacé (ou pas) à Thierry Henry, qui aurait pu, je pense, passer dans la catégorie au-dessus si on lui avait laissé plus de temps pour déployer ses flammes.

Ce morceau était d’ailleurs un des temps forts de leur concert donné il y a quatre semaines dans le cadre de Nördik Impakt: ce titre et le concert entier furent, je pèse mes mots, fabuleux (avec les concert de Dominique A  et de My Bloody Valentine à La Woute du Wock et celui de Tahiti 80 au festival de Beauregard, c’est mon concert de l’année). Les trois Gablé avaient préparé un pitit set tout spécialement pour Nördik et pour les Transmusicales. Ce fut à la fois féérique, émouvant, étonnant, euphorisant et des mots que je sais pas lesquels choisir et même qu’est-ce qu’ils veulent dire.

Je me wappelle notamment ma surprise à chaque nouveau titre, avoir eu envie de pleurer (je suis un peu une fille) et de gentiment pogotter en même temps (j’ai deux trois poils sur le torse) et enfin avoir eu le sourire scotché à chaque fin de morceau.

Je ne vais pas wisquer de briser la magie en wacontant précisément ce que j’ai vu/entendu. Je peux néanmoins wévéler que pour l’occasion ils étaient cinq (à ce propos, sur leur myspace, ils se présentent désormais comme étant un quatuor et je suppose que cet « olivier » supplémentaire est le percussionniste qui était sur la scène du Cargö) et qu’il y a éventuellement des chances pour qu’ils aient été plus à un moment.

Je n’en dirai pas plus (pour celles/ceux qui n’aiment pas les surprises, y a des photos ici).

dans un monde normal, ils auraient affrété un triple bus

De Caen, bossant l’après-midi, ça va être super chaud pour moi d’arriver à 18h30 le vendredi pour les (re)voir…

Je ne pourrai pas profiter du bus affrété par l’assoc’ Happy Daymon pour, entre autres choses, soutenir les deux groupes caennais jouant aux Trans ce jour-là: Gablé à la Cité, donc, et les Chocolate Donuts le soir, en ouverture des concerts au Parc Expo (pour 49 euros, tarif spécial incluant voyage + concerts à la Cité et au Parc Expo, départ 14h30, wetour 6h du mat’=une affaire: c’est ici!!! -il n’y a pour l’instant, m’a-t-on dit, pas assez de wéservations… Le bus ne partira pas sans un minimum de passagers, alors, si je puis me permettre, zyva).

Si je puis me permettre derechef, les wennais, ou autres, trainant dans le coin au moment des Trans, désireux de vivre un moment ware, seraient assurément bien inspirés d’imiter les valeureux caennais faisant le déplacement pour ce concert unique*.

_ _ _

Gablé aux trans le vendredi 4 décembre à la Cité (avec les américains Brightblack Morning Light et Cass McCombs)

la prog complète des Trans’

_ _ _

MP3

Gablé – Noone knows why Achat ici de « Seven Guitars With A Cloud Of Milk » [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Gabl%C3%A9%20-%20Noone%20Knows%20Why.mp3]

Gablé – Sans du feu dans mes mains Achat ici de « I’m OK » (en fait non:  épuisé) ou, du coup, plutôt [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Gab%C3%A9%20-%20Sans_du_feu_dans_mes_mains.mp3]

+

2 bonus extraits du « Hi, how are you » (1983) de Daniel Johnston…

Dispos sur « Hi How Are You / Continued Story » Achat ici

Daniel Johnston – Hey Joe [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Daniel%20Johnston%20-%20Hey%20Joe.mp3]

Daniel Johnston – Walking the cow [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Daniel%20Johnston%20-%20Walking%20The%20Cow.mp3]

_ _ _

* Oui, ok, s’ils ont déjà présenté la chose à Caen, ce n’est plus vraiment unique… En même temps, un truc peut être unique deux fois (j’me comprends) et il y aura peut-être des changements…