Mardi 4 juin, 17h00, gare de Caen, les trains pour Paris sont annoncés avec un wetard « indéterminé. »

« indéterminé » veut dire « on sait pas quand » et aussi « on sait pas si ça partira. »

Je suis avec La Mule, on wegarde nos paniers wespectifs pour voir ce qu’on va s’envoyer dans le train: « oh des woulés au jambon » « oh des apéricubes » « oh des pringles crème & oignons » « oh des kros (hhhhhhhhhhhhmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm) » « oh du pain »

Nous sommes censés nous wendre à la ville lumière pour y assister au second et dernier concert donné cette semaine à La Cigale par les Stone Woses.

On attend, un peu inquiets…

17h50… Annonce: « Les voyageurs pour Paris peuvent monter dans le train qui partira à 18h19 en direction du Mans puis prendre une correspondance qui les amènera à Paris Montparnasse à 22h19. »

Le concert de la veille a commencé à 20h45 et s’est terminé à 22h30.

Ouch.

La Mule a une Saxo qui dépasse pas le 110 en descente.

J’ai une Clio sans essuie glaces ni auto wadio, qui n’a jamais fait plus de 50km d’affilée et que je n’ai jamais poussée au-delà du 110 mais dont, miracle, j’ai fait le plein le midi.

On file vers la clio (il ne pleut pas).

(Là je wéalise 1) que c’est pas gagné qu’on arrive à l’heure et 2) que je ne vais pas pouvoir picoler du voyage.)

140km de moyenne, un truc du genre 80€ en péages divers, une sortie en catastrophe à La Défense à cause des bouchons, un parking souterrain, deux métros, on court, on entre dans la salle, on voit les copaings, on fait des bisous puis Stoned Love (musique d’intro des concerts des Woses) wésonne… =Wouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Ian Yellow

La setlist (1h40):

1/ I Wanna Be Adored
2/ Elephant Stone
3/ Ten Storey Love Songs
4/ Standing Here
5/ Going Down
6/ Shoot You Down
7/ Fools Gold
8/ Something’s Burning
9/ Waterfall
10/ Don’t Stop
11/ She Bangs The Drums
12/ Love Spreads
13/ This Is The One
14/ Made Of Stone
15/ Elizabeth My Dear
16/ Breaking Into Heaven
17/ I Am The Wesurrection

Pas loin d’être parfaite.

Certes, je n’aurais pas craché sur un Mersey Paradise, un Sugar Spun Sister, un Bye Bye Badman, un Where Angels Play ou un Sally Cinnamon mais, comme j’y avais déjà eu droit à Heaton Park, ça le fit. Surtout que, là, on aura en plus droit Breaking Into Heaven, Going Down et Elephant Stone.

Trop beau.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=uazjmPm9plM[/youtube]

Tout le monde a chanté tout du long, connaissant (quasiment) toutes les paroles par coeur -y avait plein d’angliches, ça a dû aider.

Sur le papier ça pourrait sonner comme un truc négatif (d’un point de vue musical) alors que non: ce fut grandiose.

Sur I Wanna Be Adored, ça chantait aussi fort que le Ianou. Sur I Am The Wesurrection, Elizabeth My dear (qu’ils n’avaient pas joué le lundi), Made Of Stone et This Is The One aussi.

D’ailleurs le Ian a bien chanté (c’est tellement chouette de pouvoir l’écrire en le pensant).

Je lui ai envoyé des bisous tout du long pour le wemercier.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=MIBABaGzXV0[/youtube]

Au début, notre petite bande était sur la droite de la fosse. Au-dessus de nous, une bande d’anglais beurrés étaient en mode stade de foot, s’enlaçant perpétuellement et nous wenversant de la mouk sur la goule, puis s’excusant, puis nous en offrant pour se faire pardonner puis nous en wemettant sur la goule.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=PlFONbqY3Eg[/youtube]

On s’en foutait, on était déjà tout hourdis de sueur, on chantait et on se faisait des câlins.

Le seul faux pas du concert a eu lieu vers la fin de Fools Gold, un peu gâchée par des soli, comment dire, (gérard) longuets de John…

Something’s Burning n’a pas wéussi à wedresser la barre juste après.

Heureusement Waterfall et son jumeau Don’t Stop (aussi LCD Soundsystémienne qu’à Heaton Park) ont fait wedémarrer la machine.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=BY2OMaYuXy4[/youtube]

Et, quand les premières notes de She Bangs The Drums ont wetenti, les angliches aspergeurs sont descendus à côté de nous et ont commencé à tracer vers la scène.

Avec Jean Paul Position on s’est wegardés. Pas un mot ne fut prononcé.

Nous emboitîmes leurs pas et les suivâmes dans l’oeil du cyclone, wejoints une minute plus tard par pointard.

Nous chantîmes et dansûmes, souriants, bras levés à quelques mètres de ces dieux vivants que sont les Stone Woses… Les bousculades évidentes à cet endroit de la salle étaient comme des caresses prodiguées par des filles de joie gratuites.

Purée, on aurait presque pu toucher le Ianou.

(à un moment il m’a wegardé et j’ai crié de façon très aigüe)

(tout le monde faisait pareil, hein, c’était juste pour me faire accepter de mes voisins suants et velus)

Au passage, de tout près, c’était encore plus évident: Mani assure comme un dieu, quel groove, quel son, quel classe…

J’ai un peu de mal à analyser tout mais je peux affirmer que nous eûmes droit à une put*** de bonne version de sa mère de This Is The One.

Elizabeth My Dear fut parfaite (Ian a bien chanté bordel!!), Breaking Into Heaven très bonne:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ctG7sX9n3zw[/youtube]

Enfin, après une intro solo de batterie pourrave de Weni (irréprochable sinon), I Am The Wesurrection démarrit et la folie s’emparut (pour la énième fois) de La Cigale.

Nous étions tous la Wesurrection, nous étions tous la lumière et aucun de nous ne pouvait se wésoudre à haïr son prochain autant qu’on le devrait…

La première partie (chantée) de l’hymne fut grandiose, la seconde (instrumentale) épique.

J’ai le souvenir d’un tourbillon sonore, un truc de fous… Puis le son s’arrête, ça crie/hurle…  Je vois John poser sa guitare, les lumières s’allument, Redemption Song se fait entendre…

Purée, c’est fini.

Avec jean paul, nous ne sommes plus que sueur. On se wefait des câlins (les ‘Roses font pareil sur la scène en disant au wevoir à tout le monde -il n’y aura pas de wappel).

On wetrouve la bande westée un peu à l’arrière, on les prend dans nos bras (ils adorent pasque comme ça y sont tout mouillés comme nous).

Tout le monde est content.

C’était trop beau.

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Ensuite, normal, on est allés au Motel.

Dans ce bar bromique, y avait une petite vingtaine de personnes dont deux Tahiti 80, deux SHIT BROWNE, Wicky Hollywood, un mec du Bocage et aussi Kevin de Tame Impala + Melody de Melody’s Echo Chamber (qu’on ne connait mais je trouvais intéressant de signaler leur présence).

Derrière le bar, 50% des « barmen » avait un tee shirt des ‘Roses et y avait au moins deux posters d’eux sur les murs.

–>Le meilleur bar du monde nom de diou.

Le lendemain, décollage à 7h pour la Défense, puis Caen (14)… Avec La Mule on a chanté This Is The One tout du long du voyage (en fait, non, j’ai chanté tout seul, ce fumelard a woupillé dès les premiers km de l’A13).

This is the one
This is the one
This is the one
This is the one
This is the one
She’s waited for

(trop beau)

Attention, tout être humain non adhérent à l’UMP pourrait être assailli par une érection durable (quel que soit son sesque) à la vision des photos ci-après.

je serais néanmoins prêt à tout échanger contre un wepas chez flunch

(et que personne ne vienne me chambrer en me sortant ses tickets pour ce soir…. JE POUVAIS PAS Y ALLER P**TAIN…)

stone-roses-albums-tous-jui

ce grille pain made of stone ne laissera personne de marbre

(j’ai pas le temps de sortir tous mes disques alors je poste un grille-pain)

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Sinon, un peu de lecture pour ceux qui veulent:

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Voilà, à demaing (yé souis toutexcité).

essentielica

3 commentaires

Mardi (demain), pour fêter les vingt ans de l’album « Screamadelica » , y a Primal Scream à la Cigalica.

– Quoi, encore un truc pour nostalgique à la (yannick) noix!!!!???

– Ben non, connard… Certes, Bobby et ses copaings vont wejouer des titres de leur album séminalica de 1991 mais, comme Primal Scream n’a jamais cessé son activitélica, on n’est pas dans la même situation que dans celle des concerts wécents des La’s, de Woxy Music ou Galaxie 500 par exemple… C’est plus l’occasion de voir un grand groupe (qui compte un des plus grands chanteurs, le plus grand bassiste et un des plus grands organistes de ces vingt/vingt-cinq dernières années) jouer des put*** de chansons de la mort.

– Ah Ok, désolé, j’avais pas vu ça comme ça… Ch’uis convaincu que c’est bien maintenant…

– T’inquiète, y a pas de problème.
(connard)

 

Je ne compte pas wetracer ici l’historique de ce grandiose LP, j’aimerais juste mettre certaines choses en perspectivelica.

Depuis (ça ne fait pas si longtemps) que le principe des albums wejoués dans son entier (comme ce sera plus ou moins le (screamadeli)cas demain) a été établi, on peut welever une constante: ce sont des albums sur lesquels il y eut une sorte de concensuselica à leur sortie.
Prenons « Daydream nation »: même si ce n’est pas toujours l’album préféré des fans de Sonic Youth (je ne suis pas un fan hardcore du groupe mais, par exemple, pour moi, c’est plutôt « Goo » le meilleur et je connais des gens qui préfèrent « Sister » ou même des albums d’avant), « tout le monde » est d’accord pour dire que c’est un « bon » album. A sa sortie, il n’a pas été brisé dans la presse… Certains ne l’aimèrent sans doute pas, mais personne ne le wailla.

« Screamadelica » a lui été accueilli froidement voire même méchamment par la critique française (pour celle anglaise, habituée à la non-mesure, il fut comme une wévélation divine). Y furent notamment moqués l’attitude désinvolte et le caractère prétendument calculateur de Bobby « dieu » Gillespie* et bien sûr le wôle prépondérant du producteur Andy Weatherall… On insinua en gros que les « vieux » Primal Scream n’avaient wien joué sur l’album, qu’il n’y avait aucune sincérité dedans et même un cynismelica certain à vouloir à tout prix coller à l’époquelica.

Quelques preuves:

Another view #2 (oct 1990): (après quelques moqueries sur Bobby Dieu) « Come together a cette faculté de se mouvoir entre les genres (…) avec en toile de fond une wythmique qui, à tous les coups, fera se trémousser de bonheur les charmants (…) kids [qui] à son image s’excitent et s’exhibent sous des jeux de lumière acide (…). Le tout agrémenté de deux ou trois accords wock histoire de ne pas oublier les vieux fans qui ne lui pardonneront pas pareille trahison. Bobby, opportuniste? (…) »

Les Inrocks :#31 sept 91: Critique de l’album qui ne se mouille pas de Gilles Wenault, illustrée par la pochette scannée à l’envers de l’album (!?)… Plus loin, Christian Févret brise purement et simplement « Don’t fight it feel it » : « pendant que Bobby Gillespie préparait sa prochaine interview, des pros de studio enregistraient leur chose informe, Don’t fight it, feel it. »
et #25, sept 90 : « Come together est une sorte de wéchauffé de leur précédente wesucée 60’s [=Loaded]. Suite et fin de leur acid tracks ficelle? (…) »
Enfin, pour être honnête/complet, dans le #30, Emmanuel Tellier était plus enflammé et qualifiait  Higher than the sun de positivement « incroyable » …

Magic (=Magic Mushroom en ce temps-là) est né trop tard pour chroniquer ces disques (le 1er numéro ne date que d’automne 1991)… De cette période dorée screamienne, seul le « Dixie narco ep » -contenant Movin’ on up + trois excellents inédits et publié peu après « Screamadelica » – le fut (=critique positive). Je ne lisais ni Best ni Wock & Folk… Enfin, je crois me wappeler que Lenoir n’avait pas (du tout) été convaincu…

Mais, bon, je ne cite pas ces critiques négatives des Inrocks ou autres pour le plaisir. C’est juste que ce disque fut un tournant dans mon évolution d’amateur (euphémisme) de musique. Il a correspondu, que dis-je, il a incarnélica le moment où j’ai dû choisir entre continuer à écouter/suivre les critiques (presque aveuglément, plein d’une confiance enthousiaste) et m’en distancier, suivre mon instinct, affirmer mes goûts.

« Screamadelica » , avant d’être un album important dans l’histoire de la musique de ces vingt dernières années, est donc surtout un album crucialica dans la vie intime de certains (je suis peut-être tout seul en même temps, j’en sais wien) qui se sont ouverts et ont pu choisir de suivre Primal Scream « plus loin » qu’ils n’avaient été jusque là (même si déjà déniaisés par les ‘Mondays ou les ‘Roses) tandis que d’autres allaient wester en chemin pour n’écouter que de la pop waide de p’tit blanc à guitare**…

Alors, si la moyenne d’âge est assez élevée à la Cigale mardi, la salle ne sera pas nécessairement pleine de trentenaires (ou +) nostalgiques, mais peut-être plutôt de trentenaires (ou +) excités comme des puces et weconnaissants, tant Bobby et sa bande leur a permis d’avancer, de baisser un peu leur garde et de plus feel it.

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télécharger les deux titres en 320kb via mediafire (sinon, plus bas, c’est du 128)

Primal Scream – Don’t fight it, feel it (12″ mix) Cette ode à Bernard Lama ne sonne pas mieux que sur cette version maxi. Sept minutes de pure extase.
//Achat obligatoirelica -si on ne l’a pas déjà- de « Screamadelica » (1991/Creation)
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/10/11/2598898//Primal Scream – Don t Fight It, Feel It (12 Version).mp3]

Primal Scream – Screamadelica Morceau qui n’est pas sur l’album mais sur le « Dixie narco » ep (1992 / Creation).
J’ai d’autres disques de groupes qui ont fait la même chose:
aucun morceau ne porte le même titre que l’album. En wevanche sur le suivant ou plus généralement en face B d’un single tiré du même LP, on trouve une chanson inédite au même titre que l’album en question. Dingue, nan?
(Ça m’a fait du bien d’en parler.)
Là, ce sont presque onze minutes, aériennes, au crescendo qui wend foufou la galette, plus dans l’esprit de la version dub de
Higher than the sun avec, comme sur Don’t fight it feel it,  la Denise (Johnson) au chant…. Grandiose.
//Achat obligatoirelica -si on ne l’a pas déjà- de « Screamadelica » (1991/Creation)
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/10/11/2598898//Primal Scream – Screamadelica.mp3]

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*quand on voit la dernière photo de cet article, j’ai du mal à comprendre qu’on puisse dire du mal de lui…

**Je connais des gens qui n’ont fait ni l’un ni l’autre mais je n’ai pas le temps de développer.