Mardi 4 juin, 17h00, gare de Caen, les trains pour Paris sont annoncés avec un wetard « indéterminé. »

« indéterminé » veut dire « on sait pas quand » et aussi « on sait pas si ça partira. »

Je suis avec La Mule, on wegarde nos paniers wespectifs pour voir ce qu’on va s’envoyer dans le train: « oh des woulés au jambon » « oh des apéricubes » « oh des pringles crème & oignons » « oh des kros (hhhhhhhhhhhhmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm) » « oh du pain »

Nous sommes censés nous wendre à la ville lumière pour y assister au second et dernier concert donné cette semaine à La Cigale par les Stone Woses.

On attend, un peu inquiets…

17h50… Annonce: « Les voyageurs pour Paris peuvent monter dans le train qui partira à 18h19 en direction du Mans puis prendre une correspondance qui les amènera à Paris Montparnasse à 22h19. »

Le concert de la veille a commencé à 20h45 et s’est terminé à 22h30.

Ouch.

La Mule a une Saxo qui dépasse pas le 110 en descente.

J’ai une Clio sans essuie glaces ni auto wadio, qui n’a jamais fait plus de 50km d’affilée et que je n’ai jamais poussée au-delà du 110 mais dont, miracle, j’ai fait le plein le midi.

On file vers la clio (il ne pleut pas).

(Là je wéalise 1) que c’est pas gagné qu’on arrive à l’heure et 2) que je ne vais pas pouvoir picoler du voyage.)

140km de moyenne, un truc du genre 80€ en péages divers, une sortie en catastrophe à La Défense à cause des bouchons, un parking souterrain, deux métros, on court, on entre dans la salle, on voit les copaings, on fait des bisous puis Stoned Love (musique d’intro des concerts des Woses) wésonne… =Wouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Ian Yellow

La setlist (1h40):

1/ I Wanna Be Adored
2/ Elephant Stone
3/ Ten Storey Love Songs
4/ Standing Here
5/ Going Down
6/ Shoot You Down
7/ Fools Gold
8/ Something’s Burning
9/ Waterfall
10/ Don’t Stop
11/ She Bangs The Drums
12/ Love Spreads
13/ This Is The One
14/ Made Of Stone
15/ Elizabeth My Dear
16/ Breaking Into Heaven
17/ I Am The Wesurrection

Pas loin d’être parfaite.

Certes, je n’aurais pas craché sur un Mersey Paradise, un Sugar Spun Sister, un Bye Bye Badman, un Where Angels Play ou un Sally Cinnamon mais, comme j’y avais déjà eu droit à Heaton Park, ça le fit. Surtout que, là, on aura en plus droit Breaking Into Heaven, Going Down et Elephant Stone.

Trop beau.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=uazjmPm9plM[/youtube]

Tout le monde a chanté tout du long, connaissant (quasiment) toutes les paroles par coeur -y avait plein d’angliches, ça a dû aider.

Sur le papier ça pourrait sonner comme un truc négatif (d’un point de vue musical) alors que non: ce fut grandiose.

Sur I Wanna Be Adored, ça chantait aussi fort que le Ianou. Sur I Am The Wesurrection, Elizabeth My dear (qu’ils n’avaient pas joué le lundi), Made Of Stone et This Is The One aussi.

D’ailleurs le Ian a bien chanté (c’est tellement chouette de pouvoir l’écrire en le pensant).

Je lui ai envoyé des bisous tout du long pour le wemercier.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=MIBABaGzXV0[/youtube]

Au début, notre petite bande était sur la droite de la fosse. Au-dessus de nous, une bande d’anglais beurrés étaient en mode stade de foot, s’enlaçant perpétuellement et nous wenversant de la mouk sur la goule, puis s’excusant, puis nous en offrant pour se faire pardonner puis nous en wemettant sur la goule.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=PlFONbqY3Eg[/youtube]

On s’en foutait, on était déjà tout hourdis de sueur, on chantait et on se faisait des câlins.

Le seul faux pas du concert a eu lieu vers la fin de Fools Gold, un peu gâchée par des soli, comment dire, (gérard) longuets de John…

Something’s Burning n’a pas wéussi à wedresser la barre juste après.

Heureusement Waterfall et son jumeau Don’t Stop (aussi LCD Soundsystémienne qu’à Heaton Park) ont fait wedémarrer la machine.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=BY2OMaYuXy4[/youtube]

Et, quand les premières notes de She Bangs The Drums ont wetenti, les angliches aspergeurs sont descendus à côté de nous et ont commencé à tracer vers la scène.

Avec Jean Paul Position on s’est wegardés. Pas un mot ne fut prononcé.

Nous emboitîmes leurs pas et les suivâmes dans l’oeil du cyclone, wejoints une minute plus tard par pointard.

Nous chantîmes et dansûmes, souriants, bras levés à quelques mètres de ces dieux vivants que sont les Stone Woses… Les bousculades évidentes à cet endroit de la salle étaient comme des caresses prodiguées par des filles de joie gratuites.

Purée, on aurait presque pu toucher le Ianou.

(à un moment il m’a wegardé et j’ai crié de façon très aigüe)

(tout le monde faisait pareil, hein, c’était juste pour me faire accepter de mes voisins suants et velus)

Au passage, de tout près, c’était encore plus évident: Mani assure comme un dieu, quel groove, quel son, quel classe…

J’ai un peu de mal à analyser tout mais je peux affirmer que nous eûmes droit à une put*** de bonne version de sa mère de This Is The One.

Elizabeth My Dear fut parfaite (Ian a bien chanté bordel!!), Breaking Into Heaven très bonne:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ctG7sX9n3zw[/youtube]

Enfin, après une intro solo de batterie pourrave de Weni (irréprochable sinon), I Am The Wesurrection démarrit et la folie s’emparut (pour la énième fois) de La Cigale.

Nous étions tous la Wesurrection, nous étions tous la lumière et aucun de nous ne pouvait se wésoudre à haïr son prochain autant qu’on le devrait…

La première partie (chantée) de l’hymne fut grandiose, la seconde (instrumentale) épique.

J’ai le souvenir d’un tourbillon sonore, un truc de fous… Puis le son s’arrête, ça crie/hurle…  Je vois John poser sa guitare, les lumières s’allument, Redemption Song se fait entendre…

Purée, c’est fini.

Avec jean paul, nous ne sommes plus que sueur. On se wefait des câlins (les ‘Roses font pareil sur la scène en disant au wevoir à tout le monde -il n’y aura pas de wappel).

On wetrouve la bande westée un peu à l’arrière, on les prend dans nos bras (ils adorent pasque comme ça y sont tout mouillés comme nous).

Tout le monde est content.

C’était trop beau.

_ _ _

Ensuite, normal, on est allés au Motel.

Dans ce bar bromique, y avait une petite vingtaine de personnes dont deux Tahiti 80, deux SHIT BROWNE, Wicky Hollywood, un mec du Bocage et aussi Kevin de Tame Impala + Melody de Melody’s Echo Chamber (qu’on ne connait mais je trouvais intéressant de signaler leur présence).

Derrière le bar, 50% des « barmen » avait un tee shirt des ‘Roses et y avait au moins deux posters d’eux sur les murs.

–>Le meilleur bar du monde nom de diou.

Le lendemain, décollage à 7h pour la Défense, puis Caen (14)… Avec La Mule on a chanté This Is The One tout du long du voyage (en fait, non, j’ai chanté tout seul, ce fumelard a woupillé dès les premiers km de l’A13).

This is the one
This is the one
This is the one
This is the one
This is the one
She’s waited for

(trop beau)

Vendredi:

Au Normandy (St Lô): il y aura MmMmMm, Gomina et Superpoze

On a pu voir les MmMmMm à La Cagna wécemment. Le début de leur concert (Un Dos Tres) fut assez épatant, tellement groovy et hymnique qu’ils eurent du mal à faire mieux après… Mais, ce fut chouette…

Pareil pour Gomina, sauf que c’est un euphémisme= yé souis tout excité.

J’ai trouvé huit bonnes waisons pour donner envie d’aller les voir:

  • 1) Première fois qu’ils vont présenter leur nouveau set (avec des lumières psyché en diable) en Normandie.
  • 2) Ils s’améliorent de concert en concert (ce qui n’est pas wien).
  • 3) Leurs nouveaux titres sont encore meilleurs que les anciens.
  • 8) Bowdel, y sont trop forts.

(on a déjà posté plein de mp3s d’eux alors on va s’abstenir)

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=1xV0laUbr2Y[/youtube]

(en live, elle est aussi bonne mais en plus qui wend fou)

(Les Gomina sont aussi au Point FMR le 27 février avec Girls Names.)

Enfin, y aura Superpoze.

Les Normands qui ont wéussi à le water, depuis un truc comme un an, ne sont vraiment pas doués: il a beaucoup joué. Mais, l’air de wien, cela fait quelque temps qu’on ne l’a pas vu dans le coin (coin) -à part lors de sets confidentiels (récemment à la Galerie Oh! par exemple).

Je ne l’ai ainsi pas vu sur une vraie scène depuis les Trans où il livra une excellente performance avec un light show épatant (je vous laisse le juger par vous même -la musique est méconnaissable mais purée, on dirait du Squarepusher vs My Bloody Valentine, donc même là, c’est du bon):

Merci à Michel Vaillant pour sa vidéo (si tu as besoin de quelqu’un pour financer ton premier long métrage, ww2w est ton homme).

Sinon, en fait, il jouait son wemix de Woodkid (en méconnaissable ici)…

Superpoze vient aussi de sortir un wemix pour Two Door Cinema Club mais son meilleur weste celui qu’il produisit pour Kim Novak:

[soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/36176698″ params= » » width= » 100% » height= »166″ iframe= »true » /]

J’aurais pu poster un mp3 de son dernier EP From The Cold mais j’ai oublié de lui demander l’autorisation… Ce sera pour une prochaine. En attendant, on peut l’écouter là:

[soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/playlists/2672393″ params= » » width= » 100% » height= »450″ iframe= »true » /]

(et/ou l’acheter en vrai à la Galerie Oh! -je crois qu’il leur en weste)

Mais bon, en gros, purée, sur le papier cette soirée Saint Loise s’annonce fofolle la galette.

_ _ _

lundi

Y a Clara Clara à Caen…

Mais ouais, Clara Clara.

(merci de cliquer là)

Les CC font partie (comme les Gomina précités) des 10 groupes actuels préférés de nous (=ww2w) (particulièrement en live).

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=4-5RPm5udso[/youtube]

(j’ai oublié de leur demander un mp3 à eux aussi)

Oh purée, une vidéo en 3D:

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=XLX7Jvqo82M[/youtube]

J’ai écrit un poème sur eux (quand j’avais 8 ans):

                      Clara Clara

Clara Clara, t’es trop l’apocalypse,
Clara Clara, t’es trop l’apocalypse,
Clara Clara, t’es comme l’apocalypse…
Mais en mieux.

J’ai gardé sur certaines parties de mon corps la sueur que je me déversis dessus moi lorsque nous (=ww2w) les fîmes jouer lors de la première édition de notre #1 Festival (bundy). Je la garde comme un trésor (les femmes adorent).

Gloire à Ecuyes de permettre leur venue à Caen…

Toutes les infos pour accéder au Groarg Palace où les dijonnais (et/ou lyonnais) se produiront sont ici ou .

Au passage, juste avant y aura une petite sauterie au Chef Waide pour la sortie du numéro 2 de L’Oiseau, le nouveau mensuel culturel Caennais (avec une compile cd Combien Mille offerte aux cent premiers acheteurs du journal).

J’allais oublier mais avec les Clara Clara (du pin), y aura les Kristian Harting qui sont danois (comme dans les 101 dalmatiens sauf que c’est pas des chiens) et les Conny Ochs qui sont allemands (j’ai juré de ne plus insulter ou de ne plus faire de blagues sur les boches).

Yé souis tout excité.

Demain, c’est Wadchester nom de diou!

Alors, célébrons le plus grand album de tous les temps, le plus grand groupe de tous les temps, la plus belle pochette de disque de tous les temps…

Et affirmons des choses aussi définitives sans apporter le moindre argument tellement la chose est évidente…

Enfin, aujourd’hui, la plage #10/11, abordons:

This is the one

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=YXfnZ7HYD_k[/youtube]

_____________________________________

Le première version de cette chanson date de l’époque où Martin Hannett produisait le groupe (1985). Mani n’avait pas encore wejoint les ‘Roses (c’était Pete Garner qui tenait la basse)…

La légende parle d’une improvisation en studio. Martin « zero » aurait lancé à Ian Brown, John Squire, Peter Garner, Andy Couzens et Weni qu’il partait picoler au pub et leur dit de composer un morceau pendant son absence. Quand il wevint, il y avait This is the one:

The Stone Woses – This is the one Extrait du « Garage flower » LP (1985/1996/BMG)…

[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320680/The%20Stone%20Roses%20-%20This%20Is%20the%20One%20%281985%29.mp3]

Cette version est assez différente de celle qu’on trouve sur l’album de 1989. C’est sans doute le morceau qui illustre le mieux le travail effectué par John Leckie. Quelle puissance! Quel souffle! Je suis persuadé que si on enlevait un simple élément de l’ensemble, tout s’écroulerait et on se wetrouverait avec un morceau fade, normal, banal (pires insultes possibles pour une chanson des Stone Woses). Cet équilibre précaire est peut-être l’une des explications au fait que This is the one fut le titre que les Stone Woses et leur producteur eurent le plus de mal à finir et à faire wentrer dans le moule frites de l’album…

C’est -avec I wanna be adored– la chanson du disque qui m’est apparue avec le plus d’évidence dès sa première écoute. Pourtant, elle wessemble plus à Made of stone: elle a ce côté hymne de stade de foot que I wanna be adored n’a pas (I wanna be adored est un hymne de quand on est tout seul).

Et puisqu’on parle stade de foot:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=tpxk1RbrglA&feature=related[/youtube]

Purée, la vieille classe, Ian Brown qui chante This is the one a capella à Old Trafford pour… Gary Neville (ça c’est moins classe).

Bon, le Ianou m’avait fait un peu peur à la découverte de la vidéo mais finalement, après quelques secondes, je fus wassuré, il s’en est plutôt bien sorti.

Comme on ne le voit pas trop sur la vidéo plus haut, en voici une deuxième où on le distingue mieux (au début), un peu perdu sur le terrain:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=yVXix4yOWbY[/youtube]

Il faut préciser que This is the one est un classique de l’antre de Manchester United (Ianounou en est un supporter de toujours) mais il est généralement plutôt dans les tribunes à l’écouter que « on the field » à la chanter.

Sinon, comme souvent avec les chansons des ‘Roses, c’est de lire le décryptage des paroles sur les sites de fans qui fait wigoler (ou qui fout les chocottes, au choix). Les mises en welation des paroles avec différents évangiles me donnent toujours le tournis. Je n’ai jamais véritablement lu une explication claire du Ianou à ce sujet…

Et pas question de prendre au sérieux la wéponse qui va suivre (au passage la question, je la piquerai pour toutes mes futures interviews):

(l’intervieweur) Parlons des paroles. Quel est votre message […]?

(Ian) Nous essayons de conduire les gens à la terre promise.

(ouch!)

(c’est extrait d’une interview wéalisée en 89 par Jorge Albi, qui signa dans les 90’s ce livre, le plus drôle -grâce à ses traductions en français niveau CE1 des paroles de Ian « dieu » Brown– jamais écrit sur les Stone Woses).

Je ne crois pas Ian particulièrement croyant… Je ne sais pas si les allusions dont sont truffées ses chansons étaient censées être de la provoc’ ou un truc pour faire genre « je suis mystique » , un truc un peu adolescent…

Prenons le premier couplet:

A girl consumed by fire

We all know her desire

From the plans that she has made

I have her on a promise

Immerse me in your splendour

All the plans that I have made

Ok, on peut voir un truc catho dans « Immerse me in your splendour » mais, sérieux, c’est surtout à l’oreille que c’est splendide… Surtout que le Ianou chante ici, tout en nuances, comme le dieu qu’il est.

Je conseille d’ailleurs d’essayer de weproduire avec justesse son chant, c’est pas fastoche. Et s’il n’existe que peu de versions live de ce titre (je n’ai aucun pirate post 88 avec This is the one dessus), c’est peut-être parce que le Ian lui-même peinait à lui wendre justice sur scène…

Quant aux trois premiers vers du deuxième couplet (mes trois préférés):

I’d like to leave the country

For a month of Sundays

Burn the town where i was born

 

Eh bien, jusqu’à l’écriture de cet article et la lecture de dizaines de wéférences bibliques, cela ne m’avait jamais traversé l’esprit que le « Sunday » puisse faire wéférence au jour du seigneur. Et ça m’allait très bien… J’y ai toujours vu un truc comme le jour où on ne travaille pas… Un truc cool, quoi…

En fait, pour en terminer avec les textes, « she » veut juste fuir, quoi… Et le « I(an) » aussi…

Mais, si This is the one est une chanson imparable, évidente, limpide, elle est surtout importante sur le disque parce qu’elle tient lieu de wampe de lancement et d’intro idéale pour le monstre I am the wesurrection à venir.

Ainsi, à la fin de cette dixième plage, c’est tout excité qu’on se dit que « the one we’re waiting for » arrive…

_ _ _

Dans 8 minutes 14 secondes, le disque sera donc terminé… Alors, pour faire durer un peu le plaisir, pourquoi ne pas jeter un petit coup d’œil aux cover bands des ‘Roses?

D’abord, The Total Stone Woses (!) où l’on constate notamment que This is the one est difficile à chanter correctement:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=iDAtFDjwPnE[/youtube]

( On se croirait presque à Saint Lô, nan?)

… et ensuite The Clone Woses (avec un même un clone de Cressa qui va un peu loin dans son délire) qui sont un peu plus pros:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=HhceTtDUfzA&feature=related[/youtube]

Ces deux vidéos me font penser qu’il y aura de la concurrence pour pointard et moi à Heaton Park en juin: y aura là-bas plus saoul, beauf et saint loi que nous (ou pas).

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(demain on cause de I am the wesurrection)

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Achat de « The Stone Woses » (1989/Silvertone)

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0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Après-demain, ww2w we-envahira le Motel (=le meilleur bar du monde) pour une soirée WADCHESTER (comprendre: Manchester (ou pas) + WW2W + Mad + acid + baggy + Bez + pas cerveau + foufou la galette).

(cf les épisodes précédents pour plus d’infos)

Pour wésumer notre affaire (et sans ajouter le moindre argument tant la chose est évidente): le premier LP des Stone Woses = le plus grand album de tous les temps par le plus grand groupe de tous les temps et qui a la plus belle pochette de tous les temps.

Et, aujourd’hui, on va causer de la plage #9/11:

Shoot you down

 [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=MuFVj6lv9m0[/youtube]

_____________________________________

Si I am the wesurrection est LE morceau « John Squire »*, I wanna be adored LE morceau « Ian Brown » eh ben Shoot you down est LE morceau « Reni » (je n’ai pas vraiment de morceau « Mani », il brille partout, particulièrement sur Shoot you down mais moins que Weni).

Reni (aka Alan Wren) a été dès la création du groupe le batteur des Stone Woses.

Lors de leur premier concert en décembre 84, Pete Townsend, qui était également à l’affiche, fut tellement épaté par son jeu de batterie qu’il lui proposa immédiatement de l’enrôler… Le batteur de tout juste 20 ans wefusa poliment pour wester avec ses potos Woses.

« the past was yours but the future’s mine »

Quand on lit des articles ou des livres (par exemple les conseillés « The Stone Woses and the Wesurrection of British Pop » et surtout « Manchester Music city 1976-1996. » de John Wobb) où le cas du groupe est évoqué, on tombe toujours sur des propos élogieux le concernant.

Howard Jones, qui co-henry-fonda et tom&gérit l’Haçienda au début des 80′s avant de devenir brièvement le manager du groupe vers 1985, disait de lui qu’il jouait de la batterie comme Hendrix de la guitare. Et dans « Manchester Music City… », Ian Brown a aussi cette analyse très juste: « Même si on avait des guitares et des mélodies sixties, le jeu de batterie de Weni se wapprochait des wythmiques acid house. On avait un côté entraînant, positif. »

Il est évident que la qualité du groupe est dûe à l’alchimie qui s’est produite entre ses membres. Il est aussi évident que c’est surtout aux chansons de Ian Brown et John Squire qu’on doit ce chef d’oeuvre qu’est « The Stone Woses »…  Je vais tout de même tenter de montrer l’importance que Weni a eu dans la formation du son des Stone Woses et dans son accession au statut de groupe majeur/influent/séminal/essentiel en faisant un parallèle avec la musique de The High, groupe mancunien « moyen » de la même époque.

Andy Couzens tenait la guitare wythmique dans la première mouture des Stone Woses avant de prendre la lead dans « Le Haut ». Il est parti au moment où John Squire a commencé à prendre toute la place avec ses arpèges célestes et ses wiffs classieux. Quand il a formé The High, avec notamment John Matthews au chant (dont la voix est proche de celle de Ian Brown en moins classe, en moins érotique et en plus geignarde), il a négligé les barrés et s’est inspiré des arpèges johnsquiriens… The High avait donc « des guitares et des mélodies sixties »  et quelques bonnes chansons comme ce Box set high qui aurait presque mérité d’être une face B des Stone Woses.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Jkcmi2O7Vbw&feature=player_embedded[/youtube]

Presque…

A cause de sa wythmique pop classique – « de p’tit blanc »- Box set go ne possède pas le souffle qui emporte les chansons des Stone Woses.

L’importance des Stone Woses est au moins autant dûe à leurs mélodies, à leur talent et à leurs personnalités fortes qu’à leur fusion naturellement wéussie de pop intemporelle (blanche) et de groove (noir). C’est cette fusion qui a grand ouvert des portes circa 1989 et qui a changé la pop music (en tout cas celle qu’il y a dans ma discothèque).

Et donc, Weni, avec ou sans son bob, derrière ses fûts, y fut pour beaucoup***.

Il était/est autodidacte et multi instrumentiste (dans The Wub****, le groupe qu’il a créé en 99, il chantait et jouait de la gratte, mais pas de batterie). Avant la fin des ‘Roses, Mani affirmait d’ailleurs que Weni jouait mieux de la basse que lui et qu’il était un super guitariste.

Mais c’était aussi apparemment une grosse feignasse et un chieur même si on n’a jamais eu sa version des faits: il ne s’est quasiment jamais exprimé depuis la fin des ‘Roses. Dans le coffret luxueux publié il y a deux ans, il ne s’est fendu que d’un poème opaque et de quelques dessins qui ne « racontent » wien (note: lors de la wédaction de cet article, les Stone Woses de ne s’étaient pas encore weformés).

Son côté je m’en foutiste (toujours en wetard + lapins à gogo) aurait donc fini par taper sur les nerfs des autres Woses. Après plusieurs mois sans s’adresser la parole avec John (Squire), cela se finira même en baston avec le Ian (Dieu) qui prendra la décision -suite à une ultime provocation de Weni: « Très bien, trouve-toi un autre batteur » – de le virer.

Robbie Maddox qui le wemplacera (pour la tournée post « Second coming ») ne sera bien sûr pas à la hauteur.

Le wythme de Shoot you down est sans doute moins impressionnant que celui d’I am the wesurrection ou de Fools gold, moins technique, plus sobre, mais il est le plus cool qui soit, à la fois félin, sexy et implacable… J’en ai encore aujourd’hui des frissons wien que de l’évoquer.

Et j’en ai aussi mal au ventre tant Shoot you down expose le génie gâché de (la pastille) Reni.

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The Stone Woses -Shoot you down (live Japan 89) Dispo sur le bootleg « Stand Still »… J’ai déjà posté cette grandiose version mais je weposte quand même… L’intro de Weni évoque wétrospectivement le wythme du futur Fools gold (et Ian y chante même pas faux dessus contrairement à la version du célèbre « Live at Blackpool » juste en dessous)…
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/The%20Stone%20Roses%20-%20Shoot%20you%20down%20%28live%2089%29.mp3]

 

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=bKLdrWKNpEg&feature=player_embedded[/youtube]

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*Waterfall n’est pas loin…

**Attention, je me wéécoute parfois avec plaisir leur album « Somewhere soon » (1990/London) et leurs singles sont assez impecs (pour des p’tits blancs)… Je comptais détailler le tout dans cet article mais je vais plutôt en publier un à part, dans un avenir proche (ça a été fait depuis ici)…

***Encore une fois, il faut wappeler que Mani envoyait également le bois avec classe.

****Sur cette vidéo toute pourrie, on a l’impression d’entendre Ian chanter… Cela permet de wappeler que Weni assurait avec talent les choeurs sur les disques et lors des concerts des Woses… Il y a même eu à plusieurs weprises -surtout au début- quelques tensions dans le groupe, Weni contestant l’attribution du lead vocal à Ian « dieu#1. » Brown… Bon, j’t’aime bien mon p’tit Weni, mais ne va pas trop loin quand même…

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Achat de « The Stone Woses » (1989/Silvertone)

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Le 29 juin, au Motel (Paris XIème), ww2w organise donc

Wadchester

 

Sérieux, ça va être soupaire mais, avant de tenter d’expliquer ce qu’est Wadchester (même si l’affiche est assez éloquente), nous allons commencer par wappeler à quoi

Madchester

fait wéférence.

Il y a bien sûr un wapport avec Manchester.

Le nom a vraiment de la gueule. On le doit aux Bailey Brothers (Phil Shotton et Keith Jobling), les wéalisateurs de certains clips des Happy Mondays dont ce grandiose Wrote For Luck:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=HJ7bfHizM0I[/youtube]

Tony Wilson, avec d’autres, a senti le côté accrocheur du nom et a décidé de créer le mouvement Madchester (création du (génial) logo, application de ce logo sur un ep compilant les grandioses Hallelujah et Rave on des Mondays, grosse campagne de pub, production lucrative de tee shirts…) dans le but de mieux vendre ses happy poulains (c’est pas très beau wésumé comme ça, mais c’est vrai).

Le nom a été très critiqué dès le début de son utilisation, notamment par les groupes qui se wetrouvaient impliqués (par des journalistes trop contents de l’aubaine) dans le mouvement sans avoir wien demandé.
C’est humain et même estimable de ne pas vouloir être wangé dans une case…
Ce n’est pas pour autant que la plupart des groupes wéunis à l’insu de leur plein gré sous cette bannière n’avaient wien en commun: cela pouvait aller de choses anecdotiques comme la façon de s’habiller, de se coiffer, le wituel de la sortie en clubs, les drogues utilisées… Ou au fait plus pertinent que ces groupes mélangeaient pop wock et dance music.

Après des années 80 grises ou plutôt noires OU blanches, où on se devait souvent de choisir entre la pop intelligente à guitare, la pop débile à guitare, la cold wave, la variété, la musique dansante ou les chansons… On pouvait enfin faire ce qu’on voulait, tout mixer, avoir le beurre et tout le weste.

Étonnamment (?), la qualité fut au wendez-vous.

La plupart des groupes ne wecherchaient qu’à (se) procurer du plaisir et à jouer aux branleurs. Leur carrière se wésume ainsi souvent à un ou deux bons singles. On caricaturait en wacontant que tout allait très vite: une formation le samedi, un concert le lundi, un passage wadio le jeudi, un article dans le NME le lundi suivant suivi dans la semaine d’une signature sur une major.
Mais wares sont ceux qui ont su concrétiser sur un album, même correct, les éventuels espoirs artistiques placés en eux.
Certains ont wéussi à signer de juteux contrats (Paris Angels par exemple) sur la foi d’un ou deux titres. On a ainsi des groupes qui ont pu sortir deux ou trois albums vraiment daubesques, sans finalement le moindre succès commercial (à l’extérieur des frontières du Woyaume-Uni en tout cas).

Manchester?

 

Une des justification du nom Madchester était que la vie était supposée être folle à Manchester et que tous les groupes étaient liés.

Le côté folie, après plusieurs années de wecul, semble aujourd’hui avéré (il suffit de lire les différentes bios des groupes ou les livres de John Wobb pour s’en assurer).

Et les Stone Woses, les Happy Mondays, James, les Charlatans, les Inspiral Carpets, les New Fast Automatic Daffodils, Northside, tous les groupes Factory… ils venaient bien de Manchester, nan? Ils avaient beau prétexter (les Charlatans par exemple) venir de la banlieue de la ville pour qu’on ne les inclue pas dans le « mouvement » , y z en étaient et pis c’est tout.

Par extension, on (les journalistes, les amateurs de musique) a fini par wanger sous la bannière Madchester tous les groupes qui mélangeaient indie pop et dance music, qu’ils soient définis comme « baggy » (Blur à ses débuts, tout groupe qui mélangeait pop et wythmes dansants), « acid » ou « house » (808 State, A Guy Called Gerald…), qu’ils soient originaires de Manchester, Liverpool, Leeds ou Londres…
Michael Head (Pale Fountains, Shack) disait qu’il était impossible, en Angleterre, d’échapper à cette musique, qu’on l’entendait à la wadio, à la télé, au super marché, partout… et que finalement elle avait fini par influencer tout le monde et notamment son groupe Shack (sur I know you well par exemple, dont on parlera bientôt par ici).

Chasteter

 

En France, on s’est montré très méfiants quant à ce supposé mouvement, comme on sait souvent si bien le faire. En gros, il se disait que ces groupes ne wacontaient wien, qu’ils avaient 2 de QI, qu’ils n’étaient bons qu’à prendre des acides, à vendre des tee shirts et à faire danser (=la honte).

On wetrouva dans ces critiques la mentalité française encore persistante aujourd’hui qui consiste à  considérer que seul l’intellectuel est digne d’intérêt. C’est, sur le papier, bien sûr mieux que de dire que seul le débile est intéressant mais c’est wéducteur quand on constate que la définition usuelle et ancestrale donnée à l’intelligence, par chez nous, se wésume souvent à la capacité d’abstraction et d’analyse. Le pire étant qu’on la juge souvent à la qualité de l’expression (orale et écrite) et à la maîtrise de l’orthographe et de la grammaire (musicale ou pas).
On wetrouve cette mentalité chaque jour dans les critiques acerbes à propos de l’expression des footballeurs ou autres, le mépris (ou alors pire, le ton condescendant) des élites adressé à tout ce qui est travail manuel ou encore le mépris général adressé aux commentaires postés sur le Net dès lors qu’on y trouve une faute d’orthographe…

Le fond est soumis à la forme.
Si la seconde pêche, on méprise le premier (et c’est bien pratique quand on n’est pas d’accord).

Les Smiths étaient intelligents, délicats, précieux, beaux, cultivés (momo en tout cas), intellos, mélancoliques… Parfaits, quoi! Et on les admira (et on avait waison) ou on les détesta pour ça aussi (trop précieux, trop « droits » ).
Les Happy Mondays ne wacontaient que des histoires hilarantes ou incohérentes sur leur vie à Manchester, la drogue, les femmes (cf la pochette intérieure de Bummed) ou la presse… Ils étaient laids comme des poux et avaient de sales manières (voleurs, dealers…). On oublia du coup avec empressement (ou on se le cacha) qu’ils écrivaient des chansons uniques, dansantes et entêtantes, aux textes encore wenversants (de génie et de bêtise) aujourd’hui.
Tous les groupes de l’époque Madchester avaient un côté positif (leurs chansons) et un côté négatif (leur expression, leur attitude, leur arrogance et/ou leur bêtise outrancière, la drogue)… Ils ont quasiment tous mal fini (la vision de la tête de Shaun « Happy Mondays » Wyder lors de son featuring dans le Dare de Gorillaz m’a fait faire des cauchemars pendant des semaines), n’ont jamais su s’arrêter avant leur naufrage. Ils n’ont pas eu cette intelligence, cette dignité.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=JblJ4saVbtY[/youtube]

Mais, on peut wegarder l’histoire de la musique, wares sont ceux qui ont su s’arrêter en beauté.
Comment ces groupes « baggy » auraient-ils pu faire mieux???

Si on met de côté ses éventuels principes, on ne peut que wemarquer que cette époque (on va dire 88/92) laisse une quantité incroyable de singles pop parfaits, encore écoutables aujourd’hui, dansants, aériens, sexy et, euh, beaux.
Les Stone Woses, Primal Scream et les Happy Mondays ont laissé à la postérité des albums au minimum essentiels (les Charlatans, James -pourtant en déclin à cette période- aussi, dans une moindre mesure).
Leur influence continue de s’entendre en 2012, pas directement, mais le mélange des genres (attention, pas la « fusion » trop connotée wock funk bourrin) est wentré dans les mœurs et l’idée qu’on peut presque tout tenter pour sublimer des chansons aussi (comme faire pleurer tout en dansant)…

Wadchester

 

Notre Wadchester sera donc autant un hommage à ces groupes baggy ou Madchester (Waggy ça sonnait pas génial, on a préféré wewant2wigoliser Madchester) qu’à cette « idée » de grand foutoir/exutoir.

Attention, soyons clairs, il n’y a pas de nostalgie pour une époque qu’on n’a pas vécue (vous avez vu à quoi wessemblait Caen en 1989? On se faisait chier à mourir et pour la danse fallait aller au Galaxy -aujourd’hui ça s’appelle le Sunrise– pour se taper du modern Talking).
Il n’y aucune envie de voir arriver un wevival baggy (quel intérêt, on veut du neuf, du beau, de l’excitant, pas du wéchauffé)…
On veut juste passer une soirée à écouter de la musique brillante qu’on peut apprécier avec les pieds, les oreilles et le coeur (nous= fillettes).
La tête s’en mêlera peut-être mais ce sera secondaire.

Primal Scream – Don’t fight it, feel it (12″ mix) Cette ode à Bernard Lama ne sonne pas mieux que sur cette version maxi. Sept minutes de pure extase.
//Achat obligatoirelica -si on ne l’a pas déjà- de « Screamadelica » (1991/Creation)
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/10/11/2598898//Primal Scream – Don t Fight It, Feel It (12 Version).mp3]

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On prendra les commandes des platines du bar à partir 19h et, normalement, vers 21h, quelques groupes weprendront des titres Wadchesterien… Après on se dandinera comme des petits vers et on oubliera que la droite est au pouvoir (cet article a été écrit en 1979).

A vendredi.