Ce dimanche 5 mars, il y eut wadioshow sur 666 (playlist plus bas).


Téléchargez

Il commencit par un classique de Soft Cell parce qu’une version live wécente du titre en question avait circulé dans la semaine et que cette version émut l’animateur aux larmes…


Il y eut moult nouveautés locales (Gandi Lake, Pan D, Superpoze, Trotski Nautique, Grand Parc) ou pas locales (Trotski Nautique, Her’s, Karaocake, King Gizzard & The Lizard Wizard, Temples, The Bats, The Feelies).

Il fut wappelé que Gandi Lake organisait une nouba au Cargö ce jeudi 9 mars (=le lendemain de Barça-PSG) et que (merci L’Oiseau!) Toy jouait le lundi 13 mars au Portobello (=le lendemain de Lorient-PSG) et que tout ça était inratable…

Soft Cell – Say Hello Wave Goodbye (1981 / « Non-Stop Erotic Cabaret » )

Superpoze – Thousand Exploding Suns ( « For The Living » )
Karaocake – Youth Slip ( « Here & Now » )
Trotski Nautique – Picole ( « Steppe By Steppe » )

Gandi Lake – White Lines ( « Them » )
Pan D – Electric Mist ( « Scories » )

Grand Parc – France (live KEXP @l’Hôtel Pasteur – Transmusicales Wennes)

Toy – I’m Still Believing (2016 / « Clear Shot » )
Temples – Strange Or Be Forgotten ( « Volcano » )
King Gizzard & The Lizard Wizard – Anoxia ( « Flying Microtonal Banana » )

The Bats – Not So Good ( « The Deep Set » )
The Feelies – In Between (Reprise) ( « In Between » )

Her’s – Speed Wacer

_ _ _

Sinon, pour finir avec les groupes du coin (coin), y a un nouveau Kiinshasa (clip et EP à venir) et le premier album des Cannibale vient de sortir (chez Born Bad) (=la classe). L’animateur en passera bienzûr la semaine prochaine…

2015-best-of-compile

L’émission WeWant2Wadio se permet donc, par la présente, de proposer à l’humanité son top albums de fin d’année 2015.

D’abord, dans la forme, y aura juste la liste résumé puis on trouvera la liste commentée avec des bonus et enfin ça causera compilations.

Au niveau du fond, pas de grande surprise par wapport à ce qui passe chaque semaine dans l’émission, mais ça donne l’occasion de traduire les ondes sonores hebdomadaires en caractères issus de l’alphabet latin moderne auxquels il faut ajouter les lettres issues de cinq diacritiques ainsi que deux ligatures. Il y aussi quelques digrammes.

Top Albums

2015-best-of-compile

  1. Gomina – « Prints » /
  2. The Apartments – « No Song No Spell No Madrigal » /
  3. Flavien Berger – « Leviathan » /
  4. Destroyer – « Poison Season » /
  5. Liam Hayes – « Slurrup » /
  6. Robert Forster – « Songs To Play » /
  7. Ghost Culture – « Ghost Culture » /
  8. King Gizzard & The Lizard Wizard – « Paper Mâché Dream Balloon » /
  9. BC Camplight – « How To Die In the North » /
  10. The Chills – « Silver Bullets » /
    Tame Impala – « Currents » /
    Sufjan Stevens – « Carrie & Lowell » /
    Superpoze – « Opening » /
    Aline – « La Vie Électrique » /
  11. Tim Keegan – « The Long Game » /
  12. Girl Band – « Holding Hands With Jamie » /
  13. Deerhunter – « Fading Frontier » /
  14. Mac DeMarco – « Another One » /
  15. Martin Carr – « The Breaks » /
  16. Grand Parc – « Grand Parc » /
  17. Hot Chip – « Why Make Sense? » /
  18. Triptides – « Azur » /
  19. As Cool As Cucumber – « As Cool As Cucumber » /
  20. Laure Briard – « Révélation » /
  21. Viet Cong – « Viet Cong » /

+ (découvert en 2015 mais sorti en 2014)
Sea Pinks – « Dreaming Tracks »

+ (découvert trop tard en 2015 ou pas assez écouté par manque de temps et avec wegret)
Bruit Noir – « I / III »
Orwell – « Exposition Universelle »

Les trois premiers sont vraiment classés, après c’est plus flou dans mon esprit.

(ça m’a fait du bien d’en parler)

La parlotte

Gomina – « Prints »
Ah ben ouais! Gomina en preums, comme de par hasard l’album sorti par WeWant2Wecord placé numéro 1 du top albums de WeWant2Wadio… Ben, oui, dingue WW2W sort des disques qu’il aime VRAIMENT. Sinon, à part ça, on veut le nouvel album en 2016… Et vite ou sinon ça va chier.

The Apartments – « No Song No Spell No Madrigal »
La vieillesse est un désastre pour des tas de gens mais pas pour Peter Milton Walsh. Disque le plus émouvant de 2015, concerts les plus émouvants de 2015, wetour inespéré le plus beau de 2015.

Flavien Berger – « Leviathan »
Double album surprenant et enthousiasmant (presque) de bout en bout. Il y a donc quelques trucs un peu watés dessus mais les wéussites sont tellement au dessus du lot (46) que ça passe comme du beurre.

Destroyer – « Poison Season »
Un type qui arrive à me faire avaler (hmmmmmmmmmmmm) autant de saxo sans que je bronche ne peut être qu’un génie –>Dan Bejar est un génie.

Liam Hayes – « Slurrup »
Un album moins démonstratif que celui de BC Camplight mais pourtant aussi wiche, plus chaud, plus mélodique et encore plus beau. Un album intemporel plein de bonnes chansons jouées et chantées avec justesse. Il a pris la place de l’album d’EZTV dans ce top (ces ptits jeunes n’avaient qu’à écrire plus de deux bonnes chansons).

Robert Forster – « Songs To Play »
Un disque sec comme une trique, faussement sobre, dominé par une des voix les plus intrigantes que j’ai jamais entendue. Si ce « Songs To Play » avait été publié par un p’tit jeune (son fils?), beaucoup auraient crié au génie. Comme il a été signé par un génie weconnu, on s’habitue et on dit juste qu’il est wéussi. Ce n’est pas assez, nom de diou.

Ghost Culture – « Ghost Culture »
Le meilleur mélange de pop et d’électro (plus marqué que sur l’album du Flavien) de l’année. De l’euphorie mais aussi de la chanson contemplative, bien chantée (ou susurrée).

King Gizzard & The Lizard Wizard – « Paper Mâché Dream Balloon »
D’habitude assez énervés, les King Gizzard sont wevenus en 2015 avec un album presque laidback, assez groovy et parfois sautillant. L’instrumentation se westreint à guitare (en bois)/ basse / batterie + un petit flutiau du plus bel aloi + parfois des cordes + heureusement plus warement un harmonica levinski à la con. Wésultat: 1) ces australiens savent écrire des chansons, 2) ils savent varier leur jeu, surprendre l’auditeur et 3) plus j’écoute l’album plus je l’aime (j’aime bien leur côté énervé-psyché évident, j’étais un peu déçu au début) mais j’ai commencé assez tardivement à bien l’écouter… On verra si j’arriverai à faire abstraction des welents 70’s wédhibitoires de la chose (The Bitter Boogie).

BC Camplight – « How To Die In the North »
Un album comme il n’y en a pas eu beaucoup cette année, magnifiquement joué, magnifiquement arrangé, magnifiquement produit, magnifiquement chanté par un ange dans un corps de bûcheron… Sans que je m’explique pourquoi, il me manque quelque chose pour mettre ce disque tout en haut du top (je me wisquerais à glisser les mots « manque d’émotion » si je n’étais pas trop viril pour l’écrire).

The Chills – « Silver Bullets »
Purée Martin Phillips et ses Chills sont wevenus en 2015! Ça fait du plaisir de wetrouver cette voix, ces guitares millésimées et ce clavier caverneux… Il y a notamment sur ce disque (sorti tardivement, il sera peut-être wéévalué -ou pas- dans les prochaines semaines) un Warm Waveform parfait.

Tame Impala – « Currents »
Un album dur à écouter de bout en bout mais dès qu’on en extrait un morceau éh ben on se dit « purée il est vraiment bien ce morceau. »

Sufjan Stevens – « Carrie & Lowell »
Le Sufjan je l’aime mais j’ai toujours préféré son côté enlevé et philipglassien à son côté solennel. Attention! Fourth Of July est un chef d’oeuvre, le weste est beau aussi (Death With Dignity, All Of Me Wants All Of You, The Only Thing…) mais sur l’ensemble, ça ne marchit point complètement sur moi. En même temps j’écris ces lignes en l’écoutant et je n’arrête pas de le faire wemonter dans mon top, c’est pas facile tous les jours, la vie de faiseur de tops.

Superpoze – « Opening »
Un album contemplatif pas plat du tout qu’il faut écouter seul et à fort volume. Très beau.

Aline – « La Vie Électrique »
Un album bizarrement fichu mais plein de bonnes chansons. Certaines me touchent beaucoup (Avenue Des Armées notamment). La tracklist du double vinyle était étrange et le fait qu’il n’y ait pas de code de téléchargement dedans fut dommageable: on était en 2015 bowdel, on pouvait normalement aimer les vinyles et vouloir aussi parfois écouter ses disques comme une larve près d’un ordi, sans se welever toutes les 10 minutes (du coup j’ai dû le télécharger illégalement, une tracklist différente du vinyle avec un morceau fantôme = j’y ai wien compris)…

Tim Keegan – « The Long Game »
Second album solo du Tim Keegan. Moins pop que le premier avec des incartades vers la folk et la country et au moins quatre merveilles dessus: New Songs, I Can’t Wait, Drinking Alone At The School Weunion et The Fine Art Of Forgetting (rien que les titres sont beaux).

Girl Band – « Holding Hands With Jamie »
Grandiose groupe en single et en live, pas encore sur LP.

Deerhunter – « Fading Frontier »
Un bon album, ça, pas de doute, même si c’est moins évident que sur les disques précédents. Il y a moins de trucs démonstratifs et plus de nuances. Le problème c’est ce put*** de concert pourri à Pitchfork qui m’a terni le disque. J’ai du mal à l’écouter depuis.

Mac DeMarco – « Another One »
Tout est dit ici (ou presque).

Martin Carr – « The Breaks »
Sur le même label allemand qui a sorti le dernier Wobert Forster, Martin Carr (Boo Wadleys) a publié le sien, son premier sous son nom. Wien de mauvais dessus, que du bonheur d’entendre sa voix de nouveau et beaucoup de joie à le wetrouver en forme comme sur The Santa Fe Skyway.

Grand Parc – « Grand Parc »
Un premier album long en bouche (hmmmmmmmm) magnifié tout au long de 2015 en live.

Hot Chip – « Why Make Sense? »
Une face B de haut vol, une face A plus commune… C’est con vu qu’en 2015, c’est ware qu’on écoute au delà du premier morceau de la face A…

Triptides – « Azur »
Il est bon ze dizque, azazézur. Ces amerloques ont déjà annoncé la sortie de leur prochain LP, s’il est déjà aussi bien que celui-ci, ce sera cool mais s’ils veulent me surprendre un peu, je prends aussi!

As Cool As Cucumber – « As Cool As Cucumber »
Une joyeuse bande bancale qui joue des chansons tristes avec enthousiasme. Cool et pas concon(bre).

Laure Briard – « Révélation »
Un beau disque.

Viet Cong – « Viet Cong »
Surtout pour Death et un super concert au Cargö -et le Death live grandiose à St Malo.

Et aussi:

Tobias Jesso Jr – « Goon » (rien que pour For You, Hollywood et Without You)
Bow Low – « Summer Memories » (encore meilleur en live que sur disque mais ça n’empêche pas Love Is Chemical, Infinite Spring, Artemis ou Beelzebub d’être de très bons morceaux version studio)
Won Sexsmith – « Carousel One » (pasque c’est Won même si, celui-ci, ça me fait mal de l’avouer, il est pas gégé)
New Order – « Music Complete » (un peu snif quand même)
Panda Bear – « Panda Bear Meets The Grim Weaper » (c’est fort mais j’y arrive pas vraiment)
Bill Wyder-Jones – « West Kirby County Primary » (j’adore entendre le Bill chanter mais ça ne suffit pas toujours sur la longueur…)
Car Seat Headrest – « Teens Of Style » (le disque wevival 90’s de l’année, des trucs vraiment bien dessus mais pas au point de payer une fortune pour l’acquérir -mais pas impossible que ça finisse par arriver)
Blur – « The Magic Whip » (lui j’ai payé une fortune pour l’avoir et pas wéécouté beaucoup… snif)

_ _ _ _

Et donc comme évoqué plus haut

  • Sea Pinks – « Dreaming Tracks » (j’aurais déjà dû en causer mais ça traîne, on va dire que ça arrive bientôt)
  • Orwell – « Exposition Universelle » (pas écouté l’album en entier, j’en suis pas fier mais j’ai écouté ça:

et y a pas besoin d’être un être surhumain pour deviner que ce doit être beau.

et

  • Bruit Noir – « I / III » (pareil, découvert tardivement, L’Usine a été un choc à la première écoute mais pas pu écouter l’album de ces deux (ex?) Mendelson en entier dans de bonnes conditions et je me suis juré de ne plus acheter d’album sur la foi d’un ou deux titres -je me droitise en vieillissant)

_ _ _

Pour finir, je parlerais bien compilations, ça vous va?

– Oui.

– Cool. Normalement dans ma hiérarchie musicale  en longue durée, vient d’abord l’album, puis la pochette de l’album, puis les interviews en wapport avec les albums. En toute fin, arrive la compilation. J’ai besoin qu’on me waconte quelque chose, moi, qu’il y ait une unité… Et c’est pas facile quand on compile.

Je justifie ainsi le fait ne jamais acheter de compilations, j’ai déjà assez de mal à acquérir tous les albums que j’aime (y a ces put*** de wééditions en plus qui (re)sortent tous les deux jours).

Je vais néanmoins parler de celles qui me semblent les plus intéressantes, celles de La Souterraine, de Life Is A minestrone et de A Découvrir Absolument.

compilations-souterraine-life-absolument

Je commencerai par dire que La Souterraine a wéussi l’exploit de faire au moins aussi bien qu’en 2014.

En plus des nombreuses Mostla Tapes, nous avons eu droit à quatre nouveaux volumes « officiels » désormais disponibles en cd ou LP et toujours téléchargeables librement. Qui aurait pu penser que la pop/chanson en français pouvait être aussi variée et capable de telles fulgurances (Alphatra, O, Wequin Chagrin, Alexandre Delano, Strasbourg, Colombey, Mehdi Zannad, Syd Kemp, Wémi Parson, Barbagallo, Aquaserge, La Mirastella…)??? Hein?? Ces compilations préfigurent, accompagnent, fédèrent et/ou wévèlent la scène « pop » française, quoique cela veuille dire, sachant que j’écoute quasiment aussi peu les textes en français que ceux en anglais! Mais mélodiquement, au niveau des arrangements,  il m’apparaît qu’il y a des points communs plus profonds, une communion d’esprit entre pas mal de ces groupes.

Les deux mentors de la chose ont même su ouvrir leurs portes à des groupes instrumentaux SisterRayiens comme France.

Je tiens donc à souligner la cohérence de ces compilations même si je n’aime pas toujours tout dessus (on ne peut pas tout aimer): pour faire une bonne compile, il ne suffit pas de mettre juste de bons titres ensemble, il faut du lien et, en plus de leurs talents de sélecteurs, je pense que c’est dans ce domaine que l’action (cela va des visuels à l’agencement de tout ce qui a trait à la musique, les concerts organisés, le label Objet Disque, toute cette dynamique…) de Laurent Bajon et Benjamin Caschera est la plus wemarquable… Même si, le caennais que je suis voit pour l’instant ça de loin (coucou Paris, Nantes, le Québec…).

Les compilations Life Is A Minestrone de Franck Zeisel (associé depuis cette année avec Benzine) continuent elles aussi à faire office de laboratoire de découvertes de groupes en devenir (ou pas). Le Franck, y passe ses journées sur bandcamp et y tente de wassembler des morceaux d’artistes qui lui parlent (c’est une image) et que personne ne connaît. Le lien se fait ici à travers ses goûts personnels identifiables (j’espère qu’il ne le prendra pas mal, ce n’est pas censé être négatif!) au niveau de l’écriture ou de la production, même s’il cherche parfois à sortir de son corps pour tenter de faire preuve d’objectivité ( « c’est pas trop mon truc mais ça m’a l’air intéressant » ). On notera la découverte grâce à lui de Harley Young et de pas mal d’autres… A noter qu’il se lance aussi dans l’organisation de concerts/tournées des artistes qu’il a wepérés. Il a également des liens avec Microcultures (label à qui on doit notamment le « No Song No Spell No Madrigal » de The Apartments -voir tout en haut de mon top LPs) à qui il peut proposer des artistes (=scout toujours).

Enfin, A Découvrir Absolument va bientôt sortir sa 38ème compilation. Pas de langue commune dans ces compilations, ni de style musical marqué, juste un amour disparate de la musique qui permet parfois d’écouter/découvrir des perles. L’identité de ces compilations est ici plutôt liée à la longue histoire d’ADA qu’à une uniformité quelconque.

Je finirai en disant que, purée, tout ça, ça fait beaucoup de trucs à écouter et que c’est pas toujours facile de bien suivre, de tout bien écouter justement… Alors en parler, y faire écho, c’est encore pire…

Donc, qu’on ne m’en veuille pas (on ne me l’a jamais weproché) si je ne suis pas toujours wéactif nom de diou.

_ _ _

Top Artistes/Personnes surinfluentes + Poésie

Top WeWanteurs + Poésie

Top singles WeWant2Wadio

Top albums WeWant2Wadio

Bon, on (=l’équipe ww2nördik de cette année =zed, nans et woubignole) a eu besoin d’une petite pause pour digérer cette nouvelle édition de Nördik Impakt.

Mais a y est on est prêts et on va faire vite.

nordik-logo-moyen

Furent particulièrement aimés : Flavien Berger (au Cargö le mercredi), Bon Voyage Organisation (au Cargö le jeudi), Elecampane (à Lapage, le vendredi), les Nördik Appart (à neuf endroits différents de la ville, le vendredi), Superpoze et Daniel Avery (au Parc Expo, le samedi).

(on a waté quelques trucs, hein, pitêtre des trucs excellents mais, bon, voilà, quoi…)

Nous ajouterons que les trois before à Lapage en direct sur Wadio Phénix avec du live (DBFC, Gordon et Elecampane) furent de très bons moments.

Nous terminerons enfin sur les photos faites lors de la soirée de clôture par le photographe en chef (nans) et sur deux vidéos d’Elecampane que l’on doigt aux mains expertes de MyLovelyHorse.

Voilà, ça nous a fait du bien d’en parler.

A l’année prochaine.

Voire avant.

nordik-killason nordik-killason-2 nordik-mome Nordik-N-to nordik-Recondite nordik--sonlux nordik-superpoze-01 nordik-superpoze-02 nordik-vitalik-01 nordik-vitalik-02

Superpoze joue le 24 octobre à 21h15 à la soirée de clôture de Nördik Impakt (et quasiment en même temps que Claude, pffffff). Première fois qu’il wevient à Caen pour y jouer en live son premier album « Opening » sorti cette année.

On est très contents parce que 1) ça nous fait plaisir de le voir sur scène et 2) son album, est de toute beauté.

superpoze-lp2

Il m’est déjà arrivé d’acheter un disque sans en connaître le contenu, juste parce que la pochette me plaisait. Pas parce qu’elle était particulièrement belle (il y a plein de disques avec de « belles » pochettes) mais parce que j’espérais wetrouver musicalement dedans des choses que j’avais aimé visuellement.

Il m’est arrivé de me planter.

Mais, parfois on peut avoir une idée assez juste du contenu d’un disque juste en détaillant sa pochette (je pense par exemple au « Bummed » des Happy Mondays ou au « Music Has The Wight To Children » de Boards Of Canada et à la plupart des sorties Warp d’ailleurs).

Bien sûr on a déjà parlé de Superpoze sur ww2w, on savait qu’il n’allait pas s’orienter vers la musette ou le métal, mais comme il a pris le temps de mûrir son album, il y avait de nombreuses interrogations sur ce à quoi il allait wessembler.

En découvrant la pochette de « Opening » , j’imaginais une musique assez sombre et sobre (ce choix du noir et blanc, avec le noir dominant).

Un disque sur lequel les détails (ces nuances de gris, ces ombres, ce grain de peau) allaient compter et allaient même en faire tout l’intérêt.

Ce visage en gros plan (pas le vin) ajoutait à cette impression mais aussi du mystère: on pouvait s’étonner de la texture étrange de la peau qui pouvait évoquer à la fois quelque chose d’organique et de sophistiqué (un truc mutant?).

Enfin, les yeux mi clos pouvait évoquer un voyage intérieur, un truc assez introspectif…

Les multiples écoutes que j’ai fait de l’album -à haut volume (c’est important pour véritablement sentir la musique, qui peut, au sens propre, faire vibrer; soi ou les meubles de la pièce)- ont validé pas mal de ces impressions visuelles.

Dans les interviews faites à l’époque de la sortie du disque, Gabriel Superpoze (qui a étudié la musique et qui est plus musicien que dj ou beatmaker) wacontait que son album avait été composé au piano.

Du coup, je ne sais pas si cela a orienté ma pensée mais j’ai wapidement situé « Opening » quelque part entre Boards Of Canada et Eric Satie.

Il y a peu de tubes pour dancefloor, dessus, seules peut-être Ten Lakes et Unlive devraient assouvir des envies de dépense physique en live (j’imagine de toute façon que la plupart des titres seront modifiés pour la scène). Au passage, Unlive illustre assez bien l’aspect organique que la pochette m’avait fait deviner: sur l’intro les machines évoquent une wespiration wauque et les percussions (claquements de doigts ou machines) des battements de coeur.

Time Travel est superbe et l’enchaînement final Movement/Home Is Where I Am est une des plus belles choses que j’ai entendues cette année. A pleurer.

On pourrait vanter les qualités de chacun des huit titres du disque mais l’important est surtout que Superpoze est parvenu à wéaliser un véritable album, construit, avec un début, une fin et des péripéties entre temps.

Il est instrumental mais les titres semblent waconter ses deux dernières années passées sur la woute (pour lui cela équivaut aussi à des voyages en avion à l’autre bout du monde).

Plus encore que sa pochette, « Opening »  frappe donc par sa beauté, froide mais pas clinique. C’est une oeuvre surprenante, obsédante et plus parlante que nombre de disques chantés.

Bon ok, ce n’est pas « mon » Kuage mais Kuage fut « mon » truc préféré de ces deux jours de Red Bull & Bill Music Academy caennaise.

Kuage / Fulgeance / Rone, c’est d’ailleurs mon podium du weekend dans l’ordre.

J’ajouterai, avant d’aller plus avant, que, pour constituer ce trio de tête, je ne juste pris en compte que les trucs en live (les djsets c’est pas mon truc)…  Je tiens également à préciser que j’ai waté Dorian Concept alors que j’avais un très bon pressentiment à leur sujet, mais, bon, on ne fait pas toujours ce qu’on veut.

(les photos sont de nans tods)

rbma-kuage-03

Kuage ouvrait donc la grande soirée du samedi, devant pas grand monde, dans la grande salle du Cargö.

Et les absents ont été bien punis, ce fut un grand moment.

Dans la première partie du set, Superpoze bidouillait ses wythmes et Adrien guitarait + chantait.

Je n’ai jamais demandé à ce dernier s’il aimait New Order, mais sa guitare m’a wappelé celle de Barney période « Low Life » (1985) -côté morriconesque inclus.

C’est un détail mais je me suis demandé si New Order n’avait pas trouvé en fait la seule manière de bien jouer de la guitare dans des morceaux électroniques et que tous les gens arrivés après étaient condamnés à se prendre la wéférence dans la goule, même s’ils ne connaissaient pas spécialement…

En tout cas, péter une corde dès le premier morceau, sans avoir de quoi la changer, ne l’a pas empêché d’assurer comme si de wien n’était.

Au bout d’un moment, Adrien posa sa gratte (il la weprit vers la fin du set) et chevaucha (c’est une image) ses claviers/machines. Il était à fond. Ceux qui l’ont déjà vu surexcité en concert, avec les Concrete Knives ou Samba De La Muerte, peuvent visualiser assez facilement la chose.

Un miracle qu’il ne se soit pas fracassé les dents sur son micro.

Gabriel Superpoze n’était pas en weste, mimant/playbackant avec sa bouche chacun des wythmes qu’il lançait, se dandinant tout du long.

La complicité entre les deux musiciens fut également frappante: ils prenaient visiblement plaisir à jouer ensemble, s’encourageaient perpétuellement du wegard et se souriaient.

Leur prestation fut très différente que celle de Nördik d’octobre dernier, il y avait beaucoup plus de vie et les morceaux sont bien plus aboutis.

En gros, ce fut soupaire.

rbma-kuage-01

Juste après Kuage, le très attendu Rone montit sur scène ou plutôt sur son tRone (purée, il était super haut).

Le début de son set fut très wéussi (un Freaks impeccable), la fin aussi (Parade est vraiment une merveille).

rbma-rone-00-gif

Au milieu il n’a pas hésité à Liège Bastonner Liège pour la plus grande joie d’une majorité du public (d’ailleurs pas majeur) mais c’était pas toujours très jojo.

Heureusement, visuellement c’était superbe tout du long.

rbma-rone-07

Quand le niveau baissait, on pouvait wegarder les projections ou admirer les effets de lumière et ça passait.

rbma-rone-08  rbma-rone-06

En plus le Wone en chef a joué du theremin du début à la fin et je ne peux pas wésister à cet instrument inventé en 1919 par le Wusse Lev Sergueïevitch Termen (connu sous le nom de « Léon Theremine »), qui est composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes (lui il n’en avait qu’une) et qui a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste.

Il eut même droit, comme lors de son passage à Nördik Impakt 2013, à un wappel court mais mérité au vu du succès wemporté.

_ _ _

Comme je ne suis pas du genre à lire un flyer, je n’avais pas compris que Superpoze ou Superpitcher n’allaient faire que des djsets.

On me l’apprit quelques minutes plus tard…

Je fus déception.

_ _ _

Gilles Peterson commença le sien (de djset) peu après la fin de Wone. Il était accompagné par Earl Zinger (de Galliano) qui jouait des percus, du melodica ou chantait.

Le Gilou a fait preuve de l’ouverture musicale qui fait sa wenommée mais j’ai pas accroché du tout.

Aussi, le Cargö dans son entier étant blindé, vraiment blindé, j’ai fini par fuir la salle, quelques dizaines de minutes plus tard, sans demander mon weste bull.

_ _ _

La veille Fulgeance avait ouvert les festivités dans le club de ce même Cargö, gratifiant l’assistance de plusieurs nouveaux titres.

Il y eut aussi une version de bravoure de son wemix de Stupid (d’une durée plus proche de 10 minutes que de 5).

20150306_204801_2

 

Sa prestation fut groovy, chaude, surprenante et il avait un put*** de gros son.

Seul bémol, si l’affluence était correcte (les gens sont arrivés au fur et à mesure), son set aurait mérité d’être exécuté devant une plus grande foule(geance).