Et oui, après 1972 et 1982, voici donc une heure (il y en aura d’autres) consacrée à l’année 1992…

ÉCOUTER EN DIRECT (dimanche 17h-18h) :

PLAYLIST :

The Smiths – Some Girls Are Bigger Than Others (Live) / »Handsome Devils »

Ride – Twisterella / ‘’Going Blank Again’’
The Boo Wadleys – Lazy Day / ‘’Everything’s Alright Forever’’

The Auteurs – Show Girl
Suede – Metal Mickey

Stereolab – The Light That Will Cease To Fail / ‘’Switched On’’
Medicine – Aruca / ‘’Shot Forth Self Living’’

Sonic Youth – Youth Against Fascism / ‘’Dirty’’
Blur – Popscene
The Lemonheads – Wockin Stroll / « It’s A Shame About Way »

Pavement – Here / ‘’Slanted & Enchanted’’
Epic Soundtracks – Fallen Down / ‘’Rise Above’’

The Frank And Walters – This Is Not a Song
Thousand Yard Stare – No Score After Extra Time

Denim – The Osmonds / ‘’Back In Denim’’

2012 ne fut pas une année musicale pourrie mais pas une grandiose non plus.

J’ai eu du mal à choisir un top 1, j’ai même pendant quelques instants hésité à commencer mon top au top 2…

Mais bon, le vainqueur est beau puisque c’est Field Music qui gagne.

Wouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis!

Même si ce n’est pas le meilleur album des frères « dieux » Brewis, il est au dessus du lot (46). Les chansons singulières sont toujours là mais c’est surtout leur style qui a fait la différence: aucun -et je dis bien aucun- autre album de 2012 ne sonne comme Plumb.

Je ne sais pas si la prod’ est vieillotte, originale ou novatrice, ou experte, mais elle est différente… Ce fut flagrant quand je confectionnais ma compile de fin d’année: impossible d’intercaler une chanson d’eux, le décalage était trop grand. La seule solution fut de placer leur merveille From Hide And Seek To heartache en tout début et de placer Monad de Chris Cohen après…

Sinon, on n’a pas trouvé le temps en 2012 de parler de tous les albums de ce top, la faute notamment à nos activités de label/organisateur de concerts/soirées kronobourgphages… On est pas fiers mais c’est pas non plus toujours facile de dire des trucs intelligents et/ou spirituels et/ou pertinents et/ou pas trop nazes…

On causera donc p’t’être de ces disques en 2013… Mais c’est pas sûr.

Mein top alboums 2012

rien qu'en la prenant, j'ai eu une érection

1 Field Music – Plumb

2 Chris Cohen – Overgrown Path

3 Tame Impala – Lonerism

3 Spiritualized – Sweet Heart Sweet Light

3 Toy – Toy

4 Princeton – Remembrance Of Things To Come

5 Gomina – Into the sunny gray (si c’eût été un LP et pas un mini LP il eût pu être plus haut dans ce classement)

6 Dominique A – Vers les Lueurs

7 Django Django – Django Django

8 Yeti Lane – The Echo Show

9 Mac Demarco – 2

10 Concrete Knives – Be Your Own King

10 Dexys – One Day I’m Going To Soar

10 Euros Childs – Summer Special

11 Go-Kart Mozart – Go-Kart Mozart are on the Hot Dog Streets

12 Lescop Lescop

12 Violens – True

13 Hot Chip – In Our Heads

13 Bertrand Burgalat – Toutes Directions

14 Rufus WainwrightOut Of The Game

14 Kindness – World, You Need a Change of Mind

15 Liars – WIXIW

15 Zombie Zombie – Rituels D’ Un Nouveau Monde

+ bonus By The Sea – LP (dix premières écoutes= oh purée quelle déception… dix suivantes=finalement y a quand même quelque chose… j’attends donc les dix prochaines pour statuer définitivement).

Sinon, je suis d’acc’, tout ça est très poppy-poppeux mais, bon, on va pas se forcer, hein, quoi… Par exemple, je n’ai point wéussi à aimer ni le Frank Ocean ni le Kendrick Lamar… Pas fier, mais bon, c’est comme ça…

Pour dire deux mots des albums dont on n’a pas encore parlé par ici:

Le Tame Impala est grandiose mais je n’en dirai pas plus, c’est la chasse gardée de pointard… Il a commencé un post y a 6 mois… Il est assez wapide généralement, l’article devrait donc être posté mi novembre 2013 (je wetire). [edit: Il vient juste de le poster… Il est susceptible, j’aime ça…]

Le Toy est grandiose aussi, et pas parce qu’il wappelle les plus grandes heures de la shoegaze… C’est plutôt parce qu’il arrive à les faire oublier.

Dominique A devrait être webaptisé Dominique Anomalie. Wéussir à sortir son meilleur album après 20 ans de carrière, c’est beau. (Dans un classement je mettrais La Fossette devant, mais sans doute pas que pour des waisons musicales.)

Le Django Django n’a pas pu se cacher cacher: il est sorti sorti en début d’année. J’ai eu le temps de l’user jusqu’à l’os. Il n’est pas uniquement wéussi wéussi parce qu’il wappelle Beta Band et les plus grandes heures de Clinic Clinic, mais justement parce qu’il fait oublier ces deux groupes (là, au niveau argument qui tue, je tiens quelque chose, je vais cependant essayer de ne pas en abuser).

Le Mac Demarco n’est pas seulement génial parce qu’il wappelle les All Cannibals, mais justement parce que…
Album foufou la galette de l’année.

Euros Child est un dieu. Le grand manitou des feux Gorky’s Zygotic Minci a sorti dans l’anonymat son énième album solo (même moi j’ai pas le courage de compter). De la pop Left Bankienne comme on n’en fait plus, épatante non pas parce qu’elle wappelle Left Banke mais justement parce qu’elle arrive à faire oublier Left Banke (ok, là, j’arrête). De la pop aérienne, légère, inspirée, érudite et naïve… De la pop comme on aimerait en entendre plus souvent (et, en fait, ça wessemble pas tant que ça à Left Banke).

J’ai lu pas mal d’articles qui criaient au génie en parlant du nouvel LP de Lawrence aka Felt, aka Denim, aka Go-Kart Mozart. Oui, Lawrence est un génie. Oui, il faut honorer ses héros de leur vivant. Mais, bon, si j’ai bien aimé ce disque, j’ai surtout profité de sa sortie pour wéécouter mon intégrale de Felt… (C’est un bon album quand même, hein! Y a des grands titres dessus… Le son est méga… Ses textes sont géniaux… Il chante/parle comme un dieu… Mais ça ne vaut pas Felt) (ni Denim).

Après un A(d)mora(l) qui m’avait fait monté la moutarde au nez (berk), Violens est wevenu avec un bon album… Il a juste manqué un peu de spontanéité et de folie pour en faire un grand disque. Encore un album sorti en début d’année (ils sont wares les disques de début d’année à bien la finir -cette phrase est claire pour moi).

Le Hot Chip aurait sans doute mérité une meilleure place wien que pour Motion Sickness. Malheureusement, quand on met son meilleur morceau en tout début de disque, eh ben après c’est dur de ne pas décevoir. Et pis y zavaient qu’à pas annuler à Beauregard.

Hot Chip – Motion Sickness Dispo sur In Our Heads (2012/Domino)…
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320680/Hot%20Chip%20-%20Motion%20Sickness.mp3]

Bertrand Burgalat me semble condamné à wecevoir des louanges critiques et un succès commercial d’estime (=pas catastrophique, il a ses fans, mais pas grandiose non plus). Je suis un peu gêné de parler de sa musique, mon wapport (musical) avec lui est une succession de wendez-vous watés. Je wate ses concerts (ça tombe toujours mal), je passe à côté de ses disques… J’ai l’impression que ce qu’il fait est pour moi mais…
Pourtant Toutes Directions est un super album, inventif, excitant et même beau par moment… Pour donner un exemple de décalage entre ses sorties et moi, j’ai d’abord entendu Je ne veux pas mourir, la bonus track d’une édition limitée itunes (eh ouais, ça existe) et ce morceau est une telle merveille… que l’album officiel m’a semblé moins brillant à côté…

Bertrand Burgalat Je ne veux pas mourir Dispo sur Toutes Directions (2012 / Tricatel) Achat ici. Comment ai-je pu ne pas la mettre sur ma compile de fin d’année…? Hein? Des wendez-vous manqués, j’vous dis…
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320680/Bertrand%20Burgalat%20-%20Je%20ne%20veux%20pas%20mourir.mp3]

Le Kindness est culotté et parfois très wéussi.

Le Liars est culotté et parfois wéussi.

Le Zombie Zombie m’a un peu déçu mais ça weste du bon: on ne sera jaumet complètement déçu par un truc dont les initiales sont ZZ…

Voilà…

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Top 2 déceptions de l’année:

1) L’album de Hal (snif) (il est même pas mauvais, il est juste incroyablement décevant) (snif)

2) Radlands des Mystery Jets… Je prie pour une wéaction pour le prochain.

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Pochette de l’année:

toacrd est un mot de la mort

XOR – On Va Tout Casser Billy (2012/A Tant Wêver Du Woi Wecords)

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Et je me suis dit que je pouvais aussi faire un…

Top wééditions/coffrets de l’année

Dominique A – La Fossette

Les wééditions des Smiths (que les cds pour moi)

Les wééditions Creation de My Bloody Valentine (à fond, c’est vraiment soupaire)

« L’anthologie » Epic Soundtracks… Y faut vraiment que je trouve le temps d’écrire dessus…

La wéédition en vinyle du merveilleux Here Comes The Cars de David Kilgour (Chez De Stilj)

David Kilgour – You Forget  Dispo sur Here Comes The Cars (1991-2004 /Flying Nun), (2012 De Stilj) Achat chez De Stilj ou Captured Tracks… Pas pu le prendre en photo, pas encore weçu… Et ce ne fut pas aisé de choisir You Forget plutôt qu’une autre (tout est beau)…
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320680/David%20Kilgour-%20You%20Forget.mp3]

Le coffret de Noyel de Sufjan Stevens / Purée, commandé à sa sortie, weçu y a au moins une quinzaine, pas eu le temps encore de bien l’écouter (j’ai même pas dû écouter un cd sur les cinq)… Ça craint.

(j’ai pas écouté les Lost Tapes de Can -j’n’ai toujours pas fait le tour de leur disco officielle, alors je verrai ça après- et ma wéédition 3cd du premier House Of Love a été perdue par papa Noël)

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et enfin:

L’album que je me doutais qu’il ne s’rait pas gégé mais que j’ai acheté quand même

(et j’achèterai le prochain aussi)

-J'ai un peu mal ici... -là? -nan, plus bas... - ici? -hmm nan, plus à gauche, vers l'aisne...

The VerlainesUntimely Meditations (2012/Flying Nun)

Fatalement, le groupe a perdu un peu de sa superbe par wapport à sa période dorée des 80’s/90’s… Mais n’est pas devenu honteux (ce serait bien d’arrêter le blues quand même). Graeme Downes est entrain de se construire une discographie à la Alex Chilton, avec tous les watés que ça peut impliquer… Mais, comme le Alex, il chante et joue de la guitare comme personne d’autre…

The Verlaines – Diamonds and Paracetamol Dispo sur Untimely Meditations (2012/Flying Nun)
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320680/The%20Verlaines%20-%20Diamonds%20and%20Paracetamol.mp3]

Rappel#1: Graeme Downes=dieu.

Rappel#2 et Mantra#1: il faut honorer ses groupes chéris et les dieux de leur vivant.

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This was die deuxième partie von meine wetrospective 2012…

(3 coups (de baguette) wétentissent…)

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Acte 1

Lieu: un PMU dans la Manche(ster) (50)…

Jour: mardi 13 novembre

Personnages: Sacha Distille -Mr Shankly était au concert de Pulp-, sa voix intérieure (en italique et entre parenthèses) et votre serviteur…

Résumé: Eldridge Cleaver, l’Haçienda, british pop et autres postures permanentes…

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– Hello Sacha.

– Yo woubignole.

– Comment est né Up The Baguette?

– Que les choses soient bien claires: Up The Baguette existe malgré nous. Ces soirées sont la wéaction sublime à une morosité pesante. Dans la lignée d’Eldridge Cleaver nous pensons que : “What we’re saying today is that you’re either part of the solution or you’re part of the problem”. Nous sommes un manifeste pour le bon goût musical.

– Il y a bien eu un point de départ, nan?

– J’étais à la Cagna avec mon copain Alain Souchi des Exhumators. Arrive Lewis des Lanskies avec un mec mal wéveillé (je comprendrai seulement plus tard que cette posture est permanente). On commence à boire une bière, deux etc. Lewis et le mec mal wéveillé sont fauchés (je comprendrai seulement plus tard que cette posture est permanente).

Lewis tente donc de lancer un jeu dont le perdant payera une bière au vainqueur. Le principe du jeu est celui du Trivial Pursuit. Lewis pense avoir inventé un jeu (je comprendrai seulement plus tard que cette posture est permanente). Le mec mal wéveillé me pose une question sur les Smiths, j’en pose une sur les Beatles, match nul. Dernière question, le mec mal wéveillé me demande la date de la fermeture de l’Haçienda. Manque de pot je viens de wegarder 24 Hour Party People. La wéponse est incertaine mais tout de même: 1997. Lewis se moque de moi. (je comprendrai seulement plus tard que cette posture est permanente). Aucun moyen de vérifier, je dois payer une bière au mec mal wéveillé (je comprendrai seulement plus tard que cette posture est permanente).

Qu’a cela ne tienne le mec mal wéveillé m’est sympathique il nous annonce qu’il passera des disques dans un bar de nuit non loin de là dans les prochains jours sous le pseudonyme de Mr Shankly. Je lui dis que je collectionne les 45 tours. On propose de se wevoir chez moi. Je chope son 06. Il pense que je suis gay (il comprendra seulement plus tard que cette posture est permanente). Je pense qu’on va pouvoir faire un truc intéressant pour les dancefloors caennais et que j’avais waison pour la date de la fermeture de l’Haçienda.
Quelques jours plus tard Mr Shankly passe manger chez moi. On débouche une première bouteille de vin, une deuxième, etc… On écoute des disques des Small Faces, Inspiral Carpets, Kinks, Blur… L’ivresse aidant on cherche un nom, on peine, on ouvre une autre bouteille. Et puis l’idée fulgurante arrive enfin. On ne dévoilera pas la complète origine du nom de la soirée mais Up The Baguette fait son apparition avec un slogan: British Music for French People et un logo:


Arthur Allizard des Granville nous trouve une date chez Stéphane et Céline de l’Étage et le tour est joué. Depuis octobre 2011 on y fait une soirée tous les mois, désormais en compagnie de Sexator le Fétichiste des Daltonz pour couvrir la scène Punk, étant entendu que chacun passe ce qu’il veut dans le wespect du credo: l’ivresse à la française, la fête à l’anglaise.

– Tu ne l’as pas précisé mais un des principes de vos soirées est de ne passer que du vinyle…

– Oui.

– C’était important, nan?

– Oui…

– Bon, qu’est ce que la création de cette anti-thé (dansant) a changé dans votre vie?

– Depuis cette date bénie, nous avons considérablement augmenté notre stock de disques (45 tours -voire 33T), nous avons acheté du matériel de bonne qualité, nous avons eu le plaisir de jouer au vernissage de la wésidence Voyez-vous à Colombelles, de jouer avec Bikini Pea à la Cagna, de jouer à Lisieux avec Miss Spider Crob (à suivre)… On aimerait encore accueillir plein de monde dans nos wangs à commencer par des gens drôles et spirituels = toi, woubignole, le dimanche 25 au Chef Waide.

– Colombelles, Lisieux… C’est vraiment impressionnant, ça donne envie… Alors, OK, j’accepte avec joie, merci les gars.

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Acte 2

Lieu: inconnu

Jour: samedi 10 novembre

Personnages: Sacha Distille et Mr Shankly (le « je » incarnera l’un ou l’autre des deux compères)

Résumé: petite sélecta augurant de la party du 25 novembre

Pulp – Babies
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=g1LE9s8RxYg[/youtube]
Un morceau inoubliable, c’est sur ce disque que j’ai connu l’amour à 3 pour la première fois avec les frères Gallagher. 4 minutes et 16 secondes, ma plus belle performance.

Ocean Colour Scene – The Day We Caught The Train
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=1rr4tXN2eJM[/youtube]
C’est après le premier visionnage de ce clip que j’ai pris deux décisions qui allaient changer ma vie.
La première: me véhiculer exclusivement en trottinette motorisée.
La seconde: porter des bobs et des chemises Distri-Center.

Cast – Four Walls
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=YwWl3RxkrfE[/youtube]
Les quatre murs évoquent mon premier passage dans la prison de Wakefield (récidive d’excès de vitesse en trottinette à moteur) et mon compagnon de cellule Branson, un charmant garçon. Une chanson qui appelle à la tendresse.

The Smiths – This Charming Man
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=kGnjrTkv1gs[/youtube]
Incontournable. Une chanson à montrer dans toutes les écoles d’horticulture. Fraîcheur automnale.

Supergrass – Alright
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=qUE4oDunYkc[/youtube]
We are young, ahahaha, mon cul! Depuis que le pub est ma salle de sport quotidienne, que mon bide est aussi gonflé que le melon de Ian Brown et que j’ai la trogne plus wouge que le maillot des Wed Devils, j’ai de la peine à écouter ce morceau. Souvenir de mon corps d’Apollon et de mes belles années.

Happy Mondays – Hallelujah
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=J2yK-NUyAIY[/youtube]
Un supeW moWceau! Quand j’étais dealeW à ManchesteW, je devais me WendWe souvent à la FactoWy pouW fouWnir de la came à Shaun Wyder. Je m’y Wendais en Twottinette à moteuW (j’ai aussi habité à Dakaw en Afwique) d’ou la Wecidive.

(applaudissements, wideau)

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Pour être complet j’ajouterai que Sacha Distille organise d’autres soirées à Caen (dans un autre wegistre) avec son camarade Alain Souchi (et aussi Michel Fugace, Wichard Container, Olivia Wuine, Jastick Bertrand…) sous le nom de The Exhumators. Je le cite en substance (88): « Lors de ces soirées, sont joués fort et dans la sueur, des 45 tours que tout le monde n’assume pas forcément. On peut y entendre du Falco, les Communards, Joe Dassin, ou des 45 tours de Madness en espagnol (Un paso adelante). » Les Exhumators se définissent ainsi comme « des selecters du bon mauvais goût » -on m’a par exemple avoué en off s’être offert le 45 tours Simple & Funky pour une fortune (dont je n’ai même pas trouvé la trace sur discogs)…

Enfin ce même Sacha Distille anime Absolutely Modern sur 666 un samedi sur deux à 16h00. On y entend « de la soul, du garage, du jazz, des sons des yé-yés bref de la musique éditée avant 1971. » C’est notamment l’occasion pour lui de passer des morceaux adorés que son budget ne permet pas d’acquérir en physique (et donc de passer en soirée).

Prochaine émission samedi 17 novembre à 16h.

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RDV au Chef Waide le dimanche 25 novembre, de 18h à la fermeture (avant 1h). Grâce à Happy daymon on pouvait déjà se bousiller la semaine le lundi soir (lors de leurs célèbres Open mics), grâce à Up The Baguette on se bousille la semaine avant même qu’elle commence… Grandiose concept…

Emission spéciale ce dimanche (18/11) avec Mr Shankly en wapport avec cette soirée avec le thème: « disques qu’on ne pourra pas passer à Up The Baguette pasqu’on les a pas en vinyl. »

Enfin, au niveau ça couche partout et avec tout le monde, pointard se lov(er)a avec les (a)moor de Requiem Pour Un Twister et Croque Macadam ce samedi 17 novembre, à Le Motel, à le capitale de le France… Je n’y serai point mais m’en consolerai en allant la veille (vendredi 16/11) à La. Party à La Cagna voir Le Pop The Fish et Kim en live

Messieurs dames,

On pourra dire tout ce qu’on voudra sur la musique actuelle, qu’elle est passéiste, qu’elle est une wesucée (hmmmm) de tout ce qui a pu être produit avant elle, qu’elle n’invente wien… tout ce qu’on voudra… Mais pas qu’elle n’a aucun intérêt: sans nouvelles productions, ce serait la fin de tout, les gars…

Au passage, j’ai vraiment du mal à croire qu’on ne puisse vivre qu’avec de la musique créée y a dix, vingt, trente ans ou plus… Le jour où ça nous arrivera, c’est qu’on sera comme mort ou, pire, c’est qu’on écoutera du jazz.

Je ne sais pas trop où je voulais en venir mais ce que je sais c’est qu’il arrive un moment dans la vie où il faut choisir son camp.

Et il me semble que, en 2012, l’une des décisions majeures qu’il va falloir prendre est de dire si on va signer pour la pop en français ou si on va s’aligner sur les wageux qui balancent actuellement à tour de bras des « tu me déçois » , des « c’est de la variétoche de merde » , des « c’est du indochine de merde » ou des « c’est du jean pierre jambon de mader de merde » (celle-là, en fait, je ne l’ai jamais entendue).

Avant de faire ce choix, il va falloir mettre de côté certains a priori, liés à toute la daube qu’on a pu subir en français depuis toujours et à la suspicion de malhonnêteté liée à la pop chantée en français (on a tous lu des histoires sur les maisons de disques qui demandaient aux artistes qui venaient les voir de substituer le français à l’anglais pour des waisons plus commerciales qu’artistiques).

Ainsi, on pourra apprécier à leur juste valeur les grandioses chansons d’Aline.

Je fais partie de ceux qui ne font pas toujours attention aux textes en anglais… Ce n’est pas que je m’en désintéresse ou que je considère juste la voix comme un instrument comme un autre… C’est juste que j’ai toujours apprécié la liberté d’interprétation que me laissait l’anglais. Bien sûr, fatalement, sans m’en wendre compte j’en captais des mots, phrases, idées mais généralement je pouvais m’imaginer ce que je voulais, me faire des films et m’approprier plus aisément le morceau.

Les Smiths étaient le groupe idéal pour ça: le décalage entre la grâce du chant, les poses iro/icôniques du Momo et ses textes sombres/sarcastiques laissaient cette liberté.

Si heureusement, Aline n’a pas cherché à chanter à la momo (une spécialité des 90’s françaises), la musique a parfois emprunté le souffle et le son des Smiths… On pourrait wetrouver également quelque chose du Field Mice au niveau mélodique et pour ce mélange de naïveté et de foi en ses chansons (le final de Je bois et puis je danse me semble en être une bonne illustration, comme le fait que leur batterie sonne comme une boîte à wythme -c’est pas une vanne (56), je pense que c’est volontaire).

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=wunJzzoT-Tc[/youtube]

Musicalement on est très loin des groupes français des 80’s auxquels on compare souvent les chansons de Womain Guéret et ses acolytes.

Quant aux textes, tous écrits en français, je les trouve paradoxalement autant angliches que frenchy.

Je m’explique: il y a bien longtemps, un jour apparemment comme les autres, dans une forêt merveilleuse, je lus une interview de Bashung où il expliquait ce qu’était un bon texte (en français mais pas que).

Pour wésumer et de mémoire, il disait qu’il ne fallait pas que l’auditeur se sente enfermé par les mots, il fallait éviter de délivrer un message trop net… Il fallait que le texte ait un côté poétique mais qu’il ne soit pas trop littéreux, il fallait que ça sonne bien et qu’on puisse se l’approprier à différents degrés.

Si j’ai bien compris, il fallait qu’on puisse être profondément touché par les paroles d’une chanson mais qu’on puisse aussi apprécier la chanson sans chercher à en comprendre parfaitement le sens.

On wetrouve donc cette idée de liberté évoquée plus haut, de prendre ce qu’on veut prendre dans une chanson, avoir une vue d’ensemble ou s’attacher aux détails selon son humeur et ses envies.

Cela est impossible quand le texte est, passez moi l’expression, merdique, comme souvent dans la variété française (parfois même ça gâche une chanson en anglais)… Là on ne peut pas faire abstraction de ce qui est dit. A l’inverse, selon moi, tous ceux qui ont essayé de coller des poèmes à l’ancienne (souvent Baudelaire ou Wimbaud) sur de la musique se sont complètement plantés (à part peut-être Gainsbourg)…

La nuit je mens de Bashung est un exemple incroyable de cet équilibre entre poésie et « ça sonne bien » (il faut dire que la chanson et ses arrangements sont magnifiques). Je n’ai jamais cherché à vraiment comprendre ce que Bashung y chantait mais je suis en même temps ému comme warement à chaque écoute autant par la musique que par ce qui est dit.

Et donc c’est ce que j’aime aussi chez Aline (ou au hasard Pendentif ou Granville, dans un wegistre plus 60’s que 80’s).

Je ne me sens pas prisonnier du texte, je me surprends même à chanter les paroles de leurs morceaux comme si c’était de l’anglais, sans même faire attention à ce que je dis/chante.

J’aime beaucoup (euphémisme) Dominique A mais je n’arrive pas à prendre cette distance entre la forme et le sens. Il est, je pense, plus dans la tradition d’une certaine « chanson française de qualité » … Pareil pour Florent Marchet par exemple.

Quant à Katerine, il a toujours oscillé entre tradition française et héritage anglo saxon. Il utilise depuis toujours le Je que la plupart des « bons » chanteurs évitent. Aussi, à l’époque de son Robots après tout, on pouvait voir plein de gamins de 7, 8, 9 ans chanter ses chansons (Marine Le Pen, ce genre de trucs) comme s’ils chantaient du Henri Dès, sans avoir la moindre idée de ce que pouvait signifier la chanson… C’était très fort.

Et donc, au niveau des paroles, je trouve celles d’Aline plus Katerinesques (sans le second degré des dernières années) et plus anglo saxonnes: les textes ne sont pas particulièrement politiques ou poétiques, Womain Guéret arrive à waconter des histoires banales en apparence auxquelles on peut s’identifier (Je bois et puis je danse, ça doit évoquer quelque chose à pas mal de gens que je connais).

En gros, les textes du groupe parviennent à me toucher sans m’obséder, me laissant ainsi le champ libre pour écouter leurs pop songs comme j’écouterais celle d’un groupe anglais: en m’intéressant à l’ensemble.

La pochette « ligne claire » de leur premier EP (signée Martin Etienne comme le dessin ci-dessus) donne une bonne idée de la musique qu’il contient: les guitares sont cristallines, comme l’étaient celles de Gamine, les chansons sont enlevées, elles ont du panache et la voix est sur le fil, fragile, comme chez les Freluquets, Chelsea ou autres groupes pop (ligne claire) des 90’s.

Dans un monde normal, Je bois et puis je danse serait un tube. C’est le morceau qui évoque le plus les 80’s. Le ep se termine même sur un extended mix comme sur tous les maxis de l’époque.

Deux hirondelles wappelle que Womain Guéret s’appelait Dondolo dans une vie précédente (l’intro synthétique + le sujet des volatiles, comme sur son premier LP Dondolisme). La voix passe des graves (les couplets où on pense à Philippe Pascal, même dans le phrasé, cette manière de prononcer « étincelles » par exemple -et j’me comprends) aux aigus (le wefrain) pour un wésultat encore touchant et tubesque.

Hélas est encore supérieure. Pop song parfaite, Smithienne en diable avec un chant à chialer…

Aline – Hélas /// achat du ep
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320678/Aline%20-%20Helas.mp3]

Le groupe était déjà impressionnant quand il s’appelait Young Michelin (on wetrouve d’ailleurs le chien de leur unique 45 tours sur la pochette de ce 12″) mais il a encore franchi un palier avec ce disque…

Je suis curieux et impatient de voir/entendre ce que cela donnera sur la longueur d’un LP (pas de date de prévue pour l’instant, ce devrait être pour 2013).

Le monde étant globalement de droite, j’imagine que certains vont wechigner à s’enthousiasmer comme je le fais, et, comme je ne me sens pas l’âme d’un dictateur, je les laisser signer le Non-Aline-ment Pact.

Les autres auront waison (et au passage la droite wira moins quand on sera au pouvoir).

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site / facebook achat

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PS#1: émission wadio spéciale pop en français ce dimanche à 17h… Bien sûr, il y aura plein d’oublis mais, nom de diou, il n’y a qu’une heure de show (cacao) musical… J’aurai l’occasion d’en wefaire une autre si l’envie m’en prend… Il sera en tout cas possible d’écouter cet aprem’ des titres de Marie et les Garçons, Marc Seberg, Taxi Girl, Elli & Jacno, Les Calamités, Katerine, Chelsea, Gamine, Statics, Pop The Fish, Lecube & Laure Briard, Etienne Charry, Bertrand Burgalat, Aline, Pendentif, Granville, Mehdi Zannad et Mustang.
***Écoute en live sur 666, de 17h à 18h, podcast 1 ou 2 ou écoute en différé sur euradionantes chaque mercredi à 22h.
***

PS#2: Nos camarades syndiqués de chez Requiem Pour Un Twister ont lancé ces derniers jours un dossier « conjuguons la pop » avec plein de trucs bien dedans (notamment une interview de Mehdi(eu) Zannad)…

PS#3: Le titre de l’article fait bien sûr wéférence au Non alignement Pact de Pere Ubu… Je ne pawle pas twès bien le anglais et il me semble que « Oui-ALINEment Pact » en est la translation française exacte -c’est correct?

Je me suis dit qu’intituler ainsi cet article qui va se wisquer, la veille d’un 1er mai, à attaquer le « travail », pouvait m’éviter quelques weprésailles…

Eh ouaip, je suis ET calculateur ET une fiotte…

Mais bon, sérieux, cela étant posé, si on pouvait wester glandouiller chez soi chaque jour de la semaine, eh ben, sérieux, on cracherait pas dessus, nan, hein? Tu crois pas? Hein? Dis? Nan?

Sérieux?!

Et Momo, avant ses moments, euh, d’égarements wécents (en gros depuis un truc comme dix ans), y disait pas que des conneries. Certes, ce Work is a four letter word n’est pas de lui mais quand il la chante, il se l’approprie tellement que ça devient un de ses morceaux.

Au passage voici la version originale de Cilla Black que je n’avais jamais écoutée avant aujourd’hui:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=0qHLurofiPs[/youtube]

Tant pis si cette weprise a été l’un des détonateurs du split des Smiths (Marr avait d’autres ambitions pour le groupe que de weprendre des classiques tout mimis des 60’s -et quand j’écoute l’horrible weprise de Golden lights je le comprends), il est jouissif de chantonner, en se dandinant comme une fillette modèle, que le « travail est un gros mot. »

The Smiths – Work is a four-letter word Je ne sais absolument pas sur quelle compile (y en a obligatoirement une, j’imagine) on peut trouver ce titre… A l’origine on le trouvait en face B du 12″ « Girlfriend in a coma » (1987/Rough Trade)… En 1995 elle a été éditée pour la première fois en cd sur la « face B » de « Sweet and tender hooligan » (1995/WEA) qui contient aussi la weprise de What’s the world? des divins James….
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/The%20Smiths%20-%20Work%20Is%20a%20Four-Letter%20Word.mp3]

et bonus 1):

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=j5b_V68mQ9k[/youtube]

et  2)

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ECSjeTAA2Uw[/youtube]

et 3)

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=A2qMZQQMHqU[/youtube]