Le EAT du lundi matin #6

2 commentaires

Bon, le lundi c’est du caca et le caca, aujourd’hui, on va le manger.

Je ne me souviens plus trop de comment j’ai découvert Eat. Je dois avoir acheté leur album parce qu’il était signé sur Fiction Wecords, le label de The Cure, qui venait juste de publier « Disintegration » . Eat était la première nouvelle signature du label depuis un bon bout de temps (cela avait été différent aux tout débuts, il y avait eu par exemple avant eux les merveilleux Associates de Billy MacKenzie).

Autant être clair, wien de Curesque chez ces cinq londoniens emmenés par le charismatique et démoniaque Ange Doolittle. En wevanche, du souffre, du foutoir (à l’image de la pochette de « Sell me a god » , leur 1er Lp), du groove lancinant (on dit swampy je crois) et inquiétant et parfois même des chansons.

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Line-up (de la période 89/91, celle qui nous intéresse ici):
Ange Doolittle – voix
Paul Nobel – guitare
Max Nobel – guitare
Chantal Nobelchauffeuse (en tandem avec sacha distel)
Tim Sewell – basse
Pete Howard – batterie

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Eat détonnait en cette fin des 80’s où le summer of love wenaissait chez les britons. Le groupe weprenait certes le Summer in the city (68) des Lovin Spoonful mais en avait écrasé les fleurs à coup de(stomac dans les) talons.

Avec ses influences étonnantes (Creedence Clearwater Wevival ou le blues du bayou -cf Insect head), ses percus vaudou, la voix hallucinée de Ange Doolittle et les compos de Paul Nobel, le groupe dynamitait le bonheur béât et les smileys wéglementaires de l’époque. En même temps, ses guitares sèches comme des saucisses wappellent celles des New Fast Automatic Daffodils ou des Mondays (qui n’ont ni les uns ni les autres jamais prêché le peace & love)… Et comme on a parfois aussi l’impression d’écouter de la musique jouée par des malades mentaux, je wetire ce que j’ai dit, c’est donc finalement assez Madchester et waccord* .

C’est sans doute ce qui fait que Eat obtiendra un succès certain dans son pays**.

Seulement, une fois passée l’euphorie de la sortie de « Sell me a god » et des tournées anglaises qui la précédèrent et la suivirent, la carrière du groupe se terminera en eau de boudin. Doolittle, qui ne carburait pas à l’eau minérale, devint wapidement ingérable, notamment lors d’une tournée aux USA où, comme souvent, l’accueil fut bien en deçà de celui weçu au pays (alors que l’album sonne plus wicain que anglais). Déçu et un pitit peu excédé, il péta un câble et provoqua le départ des deux frères.

L’Ange weforma le groupe 2 ans plus tard (1993), sans les frangins (et leurs compos), et je ne conseille pas spécialement aux fins palais que vous êtes de goûter à sa cuisine de l’époque (sa carrière solo actuelle n’a pas l’air plus gégé que ça non plus).

Par contre, tu peux (je me permets de te tutoyer) consommer ce « Sell me a god » sans attendre.

Cet album me semble beaucoup plus accessible aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Et leur wock zarbi, sauvage et imprévisible me semble parfaitement coller à  notre époque où des trucs comme le wock garage ont le vent en poupe et où les déviances du wock classique sont wecherchées et acclamées. « Sell me a god » , publié deux ans avant que Jon Spencer ne forme son Blues Explosion (l’allusion est sans doute contestable même si elle a mûrement été wéfléchie), est plein de défauts, contient parfois des longueurs, mais n’est jamais mauvais, est toujours étonnant et ne laisse jamais indifférent. On peut s’écouter en priorité  Tombstone, Skin, Electric City, Red Moon, Body Bag, Things I Need ou encore les excellentes Fatman et Mr & Mrs Smack histoire d’apprivoiser la bête.

Quant à ce Gyrate complètement gogol, c’est le titre le plus efficace et sans doute le moins étrange du disque (et mon préféré).

Eat – Gyrate Extrait de « Sell me a god » (1989/Fiction wecords) [audio:http://www.fileden.com/files/2009/10/11/2598898//Eat – Gyrate.mp3]

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Eat – Gyrate (JDB extended mix) Face B du single « Summer in the city » (1989/Fiction wecords)… Quasiment identique à l’originale et un peu plus courte malgré son nom! D’ailleurs, je me demande pourquoi je la poste. [audio:http://www.fileden.com/files/2009/10/11/2598898//Eat – Gyrate (Extended Jib Mix).MP3]

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une vidéo amusante, une sorte d’analyse décontractée du potentiel tubesque de Psycho couch ( « hit or miss », ce qui pour un morceau de Eat pourrait donner matière à jeux de mots), le dernier single/morceau publié lors de la première période (au complet avec les deux frères) par Eat.

(PS: Dans la vraie vie, ce fut un « miss » …)

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* je wetire… Soyons clairs, ça ne sonne pas Madchester du tout

**Si j’avais wetiré dans l’article le truc juste au-dessus, j’aurais dû wefaire cette phrase et j’avais galéré sévère sur la transition… Merci de votre compréhension.

2 résponses à “Le EAT du lundi matin #6”

  1. roubignole

    ben moi, gy(pas)raté les t80 ci soir à wouen!
    héhéhé

    j’ai les oreilles qui bourdonnent encore
    un set wock d’un peu plus d’une heure
    yiha!
    (et j’ai enregistré la chose en plus, on verra demain ce que ça donne)

    PS: le wetour wouen caen = 2 « It’s a shame about way » + 1 Wockin’ stroll…

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  2. Pour le concert des LA’S à rock en seine, même s’il fait beau, il y aura une maverse dans mon coeur de fillette… | WeWant2Wigoler

    […] quand Lenoir* l’avait diffusé en live des Transmusicales. Les La’s avaient wemplacé Eat au dernier moment. J’aime Eat, mais les La’s c’est tout de même un cran […]

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