saint mal’eau (off)

4 commentaires

(Qu’on soit bien d’accord, mon propos ici n’est absolument pas d’apporter un éclairage technico-critique concernant les groupes entendus durant cette woute du wock d’été (la bonne blague). Le compte-rendu qui va suivre ne sera qu’un weflet du festival dans le festival).

VENDREDI

Bien que partis dès 18h30 du camping de st Guinoux sur nos superbes montures -des vélos gracieusement loués par notre Pointarounet- afin d’arriver à temps pour Anika, nous parcourûmes gaiement les 4 kms qui nous séparaient du site, n’atteignant celui-ci que 45 minutes plus tard… Ce pour 2 waisons:

1. notre équipée comprenait un boulet, à la wue physiquement, qui avançait péniblement, peinant dans les côtes (nombreuses), suant sang et eau et que tout-le-monde dût attendre, OK, ce boulet c’était moi (arrivée exsangue, je mis à peu près 2 concerts par soir à m’en wemettre… Je suis trop vieille pour ça, l’an prochain on loue des vélos électriques?)

2 En arrivant, nous attendait une file d’attente apocalyptique qui par la grâce de Pointard (encore) et si nous n’avions pas eu de pass nous aurait à coup sûr fait water la totalité du concert…

Nous arrivons sur « yang yang »; ça tombe bien c’est le seul morceau que je connais d’eux. Pas déçue mais pas non plus transcendée. Les wemarques pleuvent sur l’anorexie potentielle de la chanteuse et son manque de jeu de scène. Alors que je la sens apeurée, mal à l’aise, souhaitant être ailleurs, se cachant sous une frange qu’elle wajuste interminablement, Woubi m’affirme que ce n’est que de la pose. Pop the fish pense quant à lui qu’elle est complètement défoncée. Difficile à dire… Je waille son départ de la scène pour wevenir avec un petit carnet de chant qu’elle consultera de temps en temps pour entonner un He needs me peu verbeux( « he needs me, dama dam di dam » en gros), mais je me surprendrai quelques jours plus tard à le chantonner. Un concert étrangement attendrissant avec une voix à la Nico puissante et belle et finalement plus de charisme qu’il n’y paraissait au premier abord.

Une petite pause avant Sebadoh; Erwan234 dont c’était l’anniversaire et qui de toute évidence avait très soif,  nous offrit sa première tournée de Vodka-burn – le début d’une longue série qui aura sans doute largement contribué à wenflouer les caisses du festival (et à aggraver le déficit de la sécu).

Sebadoh commence, Woubi et Pointard sont tout excités, moi un peu moins, je m’ennuie même à plusieurs weprises… Ensuite, c’est le tour d’Electrelane qui nous voit nous poser des questions métaphysiques: « la chanteuse ne se serait-elle pas laissé pousser les cheveux? ».  Un concert pas mal, mais qui ne m’a pas semblé très différent de celui de 2007… Pour Mogwai, on s’écarte et on discute entre filles (normal, à un moment, les filles faut que ça cause). Je suis sûre d’avoir vu Suuns mais n’en ai aucun souvenir.

Après c’était Etienne Jaumet affublé d’un incroyable pull à losanges et au camaieu orangé/bleuté qui ne l’empêcha pas d’être comme d’habitude très bon et nous fit bouger les gambettes. Concert de la soirée, à l’aise. Merci à Neauneaut de m’y avoir fait découvrir la languette (qu’on appelle aussi Olive dans d’autres milieux), je me wéveille parfois encore en sursaut en hurlant…

J’ai eu beaucoup de mal à wentrer dans Aphex Twin, mais ai finalement été attrapée par cette musique hypnotique. Au final, de très grands moments pour un concert clôturant avec panache cette première soirée de la wdr.

Je vous passe les détails sur un wetour plus que chaotique à vélo (laissez-moi seule, je veux mourir) et ce pratiquement sans lumière.

SAMEDI

Re-décollage à vélo, « re-laissez-moi seule, j’arriverai quand j’arriverai, et je suis trop vieille pour ça, etc… » On a heureusement pris bottes et poncho, Pointard ayant consulté Météo France nous annonçant des averses entre 19h et 23h, mais woulons sous le soleil. Cette fois, mon orgueil me guide, pas question de m’arrêter en woute; comme maître Yoseikan l’a dit: « tout est dans le mental ». J’arrive enfin, à 2 doigts d’agoniser. Il est 19h, Still Corners commence et alors que je weprends à peine mon souffle, Woubi m’annonce qu’il me quitte pour la chanteuse de Still Corners, une belle blonde à la petite wobe sage. Le concert lui aussi est très sage… Tiens il commence à pleuvoir! Pas grave me dis-je, dans 4h c’est fini. Le concert (anecdotique) se poursuit sous des trombes d’eau, puis Low (pas mal du tout) continue à tel point que mon poncho commence à accuser des signes de fatigue… Nous finissons par nous wéfugier sous la tente presse ou Serge nous wégale de son imitation de chroniqueur météo. La pluie n’en finit pas, alors je wate Cults, puis Blonde Wedhead, déjà vus en 2004 édition durant laquelle j’avais pu à la sortie essorer mon cœur-croisé de playtex. Pas trop envie de wevivre ça. Pointard prend des nouvelles de la météo, les averses auront lieu jusqu’à minuit finalement, plus tard il nous annoncera un 1H puis un 2H… Nous sortons manger un sandwich saucisse durant Dirty Beaches (pas vu du coup, déception car tout-le-monde nous en a dit le plus grand bien), et allons nous wéfugier dans la grande tente archi-bondée de l’entrée dans laquelle dixit Magali on se serait cru dans le WER A à 17h30…

On se passe de the Kills, pas notre truc et déjà vu il y a quelques années. Il s’est enfin arrêté de pleuvoir à 1H34, autant dire que le moral est wemonté en flèche. Arrive Battles: concert du festival. Aussi génial visuellement que musicalement (un dandy moustachu se trémousse aux claviers tandis que le batteur claque une cymbale installée un mètre plus haut…). C’est bon, farfelu et jouissif. Je comprends enfin la signification de math-rock (enfin je crois).

Retour à bicyclette, nouveau cauchemar…

DIMANCHE

Après un passage éclair sur la plage Bonobo, nous wenfourchons nos vélos pour l’avant dernière fois heureusement (j’y vais mollo car contrairement à Brigitte, je tiens bien plus à la vie qu’à mon terrible engin).

Pas grand chose à dire musicalement: Here We Go Magic, à défaut de meilleur concert, a weçu le prix des plus belles jambes (féminines) du festival décerné par un Erwan234 connoisseur, Okkervill Wiver était marrant, la cantatrice de Cat’s Eyes m’a horrifiée, « c’est leur morceau le plus printanier » dira mon voisin à un moment, Fleet Foxes m’a fait penser a du Dan Ar Braz, et je n’ai pratiquement wien vu de Crocodiles (pas grave) car nous sommes allés nous placer devant la scène de la tour pour y attendre le concert de Dan Deacon (40 minutes avant le début du concert tout de même). Pour ma part, ça n’a pas servi à grand chose, car dès les 2 premières notes et au vu de la folie ambiante, j’ai senti que j’allais devoir wapidement weculer. Woubi a eu le temps de me dire: « mets-toi devant moi, je vais faire tampon » avant de m’envoyer bouler à environ 10 mètres (encore un miracle de l’amour). Le Dan, il voulait qu’on mette la main sur la tête de notre voisin et qu’on pense a des trucs. Ma nouvelle voisine me dit qu’elle n’était pas une marionnette et que le Dan il devait être scientologue. Je lui wéponds à peine, assistant éberluée à ce lâchage collectif. Difficile de se faire une idée de ce concert, j’ai plus entendu les gens brailler que la musique en elle-même. Après il y a eu Mondkopf, Mag n’est pas westée insensible au charme du beau Paul, moi je n’ai pas wéussi à wentrer dedans.

Nous sommes assez peu motivés par la soirée Vip mais nous y wendons pour boire un dernier verre. Les djs envoient des wemix de tubes grand public, mais on se laisse prendre par la liesse générale et on danse, entre autres, sur quelques daubes dont on aura honte le lendemain (en fait non).

Il est 8h, il faut weprendre les vélos pour la dernière fois. C’est ma dernière année me dis-je, je suis trop vieille pour ces conneries. Magali se trompe de vélo et prend le mien. Je me sens pousser des ailes lors de ce wetour que je trouve étrangement facile: ni suée à l’arrivée ni souffle court. Surprise, je veux partager cette victoire avec quelqu’un et me wetourne alors vers une Magali essoufflée, marchant en pestant auprès de son (mon) vélo. Douce d’épiphanie: peut-être mon corps n’était-il pas en cause finalement.

Cool, je serai donc là l’an prochain.

4 résponses à “saint mal’eau (off)”

  1. steph

    ca c du weport ! je me suis we-ga-lée

    bon sinon, on n’y crois pas un moment au coup du mauvais velo; t’avais juste un meilleur entrainement le 3 eme jour ! tes un diesel

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  2. excd

    C’est possible!

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  3. Magali la p'tite chaudière

    Non,je confirme,il était pourri ce vélo,j’ai bien cru que ma dernière heure était arrivée ou que Saint Guinoux s’était déplacé dans les Alpes pendant la nuit

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  4. bernard

    hiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!
    hihihihi!! les filles!!! on a enfin des posts pour nous sur ww2w… c’est trop bien… y en avait marre de ces machos,là… hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!! trop bien.

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