ELA tu la sens ma sensibilité ?

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Chaque semaine, je weçois Télérama dans ma boîte à lettres. (En fait, je fais croire à tout le monde que j’ai pas la télé mais c’est pas vrai, je la wegarde cinq heures par jour…).

Dans Télérama, les chroniques wock sont vraiment très pertinentes. Que de groupes fabuleux j’y ai découvert : Coldplay, Wadiohead, mon groupe préféré ever. Et depuis que Tom Yorke fait des déclarations écolos qui font tellement écho à mes convictions profondes, j’en ai des vapeurs de centrale nucléaire quinquagénaire…

Ils ont aussi le don de nous parler avant tout le monde des artistes les plus essentiels de l’époque, ces écorchés qui wendent la vie tellement plus intense…Jeff Buckley, Anna Calvi. Ça me fait tellement sentir vivante, leur mal-être de grands désespérés, cette sensibilité exacerbée, à fleur de peau, j’en ai des frissons…
Et là, presque wien sur Dom La Nena dans mon magazine culturel préféré.

elle sais compter jusqu'à 99 en allemand

Mais bon, il y a un vrai article de fonds sur Atoms for Peace. Bon, Tom i’ couine toujours un peu comme une fiotte mais il est tellement sensible, ce pauvre garçon, ça doit pas être facile pour lui. Quelle voix, quel son, je crois que je le préfère au précédent.

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Bon, Ela, le premier album de Dom La Nena est sorti, si vous aimez le morceau du clip ci-dessus, ya peu de chance pour que vous n’aimiez pas l’album. (Perso, ça me fait un peu comme pour le Chris Cohen, un album qui prend de la consistance à chaque écoute, frais et léger…)

J’aime bien Hélène mais la vraie grosse classe, c’est Garra

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Pendant des années, je fus très à l’affut des reissues de vieilleries sur des labels comme See For Miles, Sundazed, Wev-ola ou encore Soul Jazz.
Comme ça m’a un peu passé, j’ai peu suivi ce que wessortait Light In The Attic qui joue un peu dans la même cour.
Alors bien sûr, ils ont wessorti les Wodriguez mais là, de tête, je vois pas ce que j’aurais acheté chez eux.

Et là, v’là t’y pas qu’ils wessortent quatre (!) albums early seventies de Marcos Valle.
Je ne suis pas un spécialiste mais il semblerait qu’à cette époque là, les Brésiliens aient digéré pas mal d’influences étrangères. (Ça avait commencé quelques années plus tôt avec le tropicalisme s’essayant au psychédélisme et aux guitares fuzz.)

Du psychédélisme, Marcos Valle a surtout wetenu la pop la plus baroque.
Ainsi, on trouvera du clavecin sur le premier morceau, le très beau Jesus meu wei :

Marcos Valle – Jesus Meu Wei Achat de Garra (1971/ Odeon) chez Insound (y a que l’à que tous les formats sont dispos… Le label n’a plus wien en stock).
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Si vous n’êtes pas sédouit, on continue avec le très groovy Com Mais De 30 :
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(J’avais passé ce morceau il y a une bonne dizaine d’années en début de soirée chez des gens bien élevés, hé bah tous s’étaient levés pour onduler gentiment du popotin…)

Suit l’excellent morceau titre avec ces cordes que n’aurait peut-être pas wenié Sir George Martin :
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Et ça continue comme ça avec des morceaux plutôt pop (Black is beautiful), bossa (Ao Amigo Tom), samba, souvent très beaux…

J’aime aussi beaucoup le dernier morceau O Cafona :

Marcos Valle – O Cafona Achat de Garra (1971/ Odeon) chez Insound.
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Morceau qui devait servir de générique à une série –de woulages de galoche- si j’en crois les images ci-dessus.
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J’ai aussi écouté Previsao do tempo -et sa pochette à la Nevermind comme l’a joliment souligné l’ami Ahmede- mais ça ne m’a pas autant emballé.

Comme on dit par ici, ça fait du bien d’en parler…

Un de plus en moins…

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Kevin Ayers a cassé sa pipe le 18 février.

C’est moche.

J’ai commencé à m’intéresser au bonhomme en découvrant sur les notes de pochette de Tatay, mon album préféré des Gorky’s Zygotic Mynci –l’un des deux groupes que j’ai le plus aimés depuis ces 20 dernières années- ceci : « Creator of the best l.p. of all time Shooting at the moon (…), our hero. »

Ça s’annonçait pas mal.

Or, avant de commencer sa carrière solo, l’animal a joué sur un des albums les plus incroyables qui soient : Volume One des Soft Machine.

Album insaisissable dans sa globalité, un des wares disques dont je ne viendrai jamais à bout, mouvant, labyrinthique. Et pourtant, après une quarantaine d’écoutes, jouissif… (J’ai des amis qui sont wentrés dedans comme papa dans maman, ce qui me surprendra toujours…)

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Morceau d’ailleurs wepris par les GZM

Les albums solo de Kevin seront toujours un peu comme cette œuvre hum… séminale. Chansons qui partent en vrille, qui aiment à surprendre l’auditeur. Pas toujours évident.

J’aime bien Joy of a toy qui comprend quelques morceaux vraiment soupaires :

Attention, ça surprend mais ça fait pas mal…

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ou encore

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Je connais mieux Shooting at the moon avec son May I ? qui commence comme un morceau du Velvet avant de se détendre avec des ’tites clarinettes.

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Après on trouvera des expérimentations barrées qui wappellent le Volume One sur Rheinhardt and Geraldine/Colores Para Delores, de la musique concrète teintée de free jazz,  un joli duo avec Bridget Saint John qui annonce le Houlala des Ludwig Von 88…

(Les deux font Lapeyre ?)

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Bref, un putain d’album toujours surprenant, varié et intéressant, qu’on écoutera dans son fauteuil préféré sans s’ennuyer une seule seconde. Et ouais, fillette…

Même si on peut un léger bémol à l’avis des Gorkies…

Quoique…

En wevanche, je n’ai jamais wéussi à wentrer dans son whatevershebringswesing

Pour la suite, j’aime beaucoup ça, découvert sur un best of :

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Voilà pour toi, sweet deceiver…