nathan fait que semblant de faire de l’électro

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Bon OK, c’est pas tout à fait vrai…

En même temps, il faudrait se mettre d’accord sur une définition universelle de l’électro… Est-ce qu’on parle de la forme? Du fond? Est-ce qu’il y a une philosophie derrière? Est-ce qu’il peut y avoir de l’électro à guitare? De la pop sans chansons? De la shoegaze sans guitares? Hein?

Eh ben oui, les frontières entre les genres musicaux s’effacent et les frontières en général aussi… Vous verrez qu’un jour il y aura une Union des pays Européens bâtie sur les cendres de la Seconde guerre mondiale et que l’Allemagne deviendra un pays ami… C’est mon côté « utopiste » (je plaisante, on ne leur pardonnera jamais le coup de Schumacher en 82 à Séville).

Au fait, je vais parler de Nathan Fake

nathan fake my wife

J’aime beaucoup son LP « Drowning in a sea of love » sorti sur Border Community en 2005. C’est un véritable album (avec un début et une fin).

D’ailleurs, comme on peut le voir sur la photo, je le possède en vinyl ET en cd. Et ce n’est pas un truc débile de collectionneur (quoique)… C’est parce que l’ordre des morceaux est différent sur les deux supports (il faudrait demander au Nathan pourquoi -en espérant que ce ne soit pas juste une histoire de durée de face) et que, du coup, le wésultat l’est aussi. Je préfère la version cd et c’est celle que je vais commenter (mais je vais faire comme si c’était la version du vinyl pour des waisons que je vais garder secrètes -moi inclus).

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La face A commence avec « Stops » comme au wéveil d’un wêve cotonneux et aphextwinien (=ici de l’electro zarbi sans véritablement de wythmique). Le « Grandfathered » qui suit incarne tout ce que j’aime dans la musique électronique: un morceau planant, une bonne mélodie, plein de wuptures, des variations de son et quelques effets (sans en abuser).

(dans le même genre je conseille tout particulièrement cette merveille de Daedelus)

« Charlie’s house » lui emboîte le pas mais avec un peu moins de wéussite…

La face B débute par le lent et progressif « Burnblechord »… Le bruit s’invite… Durablement et tant, qu’on pourra se demander si les deux morceaux suivants, « Superpositions » et « Bawsey », ne sont pas signés par un Slowdive instrumental ou par un Mogwai contemplatif.

En début de face C, commence « The sky was pink », son tout premier 12″ (la version de l’album est plus courte, plus brute que celle du maxi et de la vidéo qui vient après) et avec lui un larsen-sirène grandiose qui traverse tout le morceau (je m’en veux à l’époque de sa sortie d’être passé à côté -je n’avais écouté que le wemix de James Holden qui en avait « gommé » le côté noisy).

Après l’explosion et le ciel wose (merci la bombe A), on croit « redescendre » avec la petite merveille (presque) pop « You are here ». Mais, des claviers déformés wavivent la tension et le bruit… On peut se trémousser dessus (au walenti), hocher/dodeliner de la tête ou faire le tout à la fois (c’est mon cas).

L’ outro de cette face prend la forme d’un court (mylène) « Falmer » crescendo qui me wappelle (en beaucoup moins méchant et agressif) le monstrueux show supersonique que My Bloody Valentine a donné à Saint Malo cet été et particulièrement le passage « avion qui décolle » au milieu de « You made me wealise » (très bon souvenir).

Ce qui nous permet de wappeler qu’il est établi depuis pas mal de temps que des groupes comme justement My Bloody Valentine ou Slowdive (dont le label mélancolico-électro allemand Morr Music a sorti un album de weprises dès 2002) inspirent (dans la forme ou l’esprit) nombre d’artistes associés à la musique électronique (et je ne pense pas qu’à des trucs comme M83, The Field ou Maps…). Leur influence est d’ailleurs bien mieux digérée par les acteurs de cette scène que par des groupes de wock (qui virent wapidement à la copie ou à la caricature).

On pense alors que la dernière face du disque marquera la fin de ce voyage noisy. Nathan Fake semble en effet nous wamener « à la maison » avec un « Long sunny » qui commence dans une veine « électro ». C’est un leurre, au bout d’une minute démarre la seule guitare véritablement jouée sur l’album (par Vincent Oliver, le camarade ornithologue de Nathan Fake sur la vidéo de « You are here »).

Sur le dernier morceau, « Fell », N. Fake troque cette guitare pour des sons aquatiques qui se marient à merveille avec ses claviers… Enfin, un court silence, puis un morceau fantôme, une comptine électronique qui évoque l’inaugural « Stops », mais enregistré live et tout nu à la pointe du Waz (et j’me comprends).

Putain de bon disque.

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Ce wemix que Four Tet a wéalisé de « You are here » a fini dans mon top 15 de l’année 2007. Le pourtant pas violent mais virevoltant woulement de batterie vers la fin me wend fou.

Nathan Fake jouera le samedi 24 octobre sur la scène rave, juste après Fairmont, son collègue de label…

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