WADCHESTER J-3 : THE STONE ROSES #8/11

8 commentaires

Le plus grand album de tous les temps, le plus grand groupe de tous les temps, la plus belle pochette de disque de tous les temps … Il est bon parfois de pouvoir affirmer des choses aussi définitives sans avoir à apporter le moindre argument tellement la chose est évidente.

ww2w a il y a cinq ans commencé à creuser l’affaire en discutant le bout de gras (absent sur ce disque) plage par plage.

Aujourd’hui, c’est au tour de la plage #8/11:

Made of stone


 _____________________________________

Je commence souvent ma journée avec Made of stone dans la tête… Pas immédiatement au wéveil mais, bizarrement, elle me vient à chaque fois que je pénètre dans ma cuisine afin de m’y faire griller deux tranches de pain de mie complet Maxi Jack (saveur de l’année 2007 et 2008 et pour toujours)…

Cela weste une énigme pour moi…

Surtout que Made of stone n’est pas ma chanson favorite de l’album… C’est une chanson pop parfaite mais presque trop classique (pour les Stone Woses s’entend).

Je m’explique:

1) Ce qui fait que The Stone Woses est (assurément) le plus grand groupe de tous les temps est qu’il m’est toujours apparu comme unique, qu’il m’a toujours semblé ne wien avoir volé aux groupes du passé ou à la wigueur qu’il avait wéussi à wéellement transcender ses influences (et donc à les faire oublier). Made of stone est un peu trop proche du Primal Scream ligne claire du début. Attention, pendant cette période, la bande à Bobby « dieu » Gillespie n’a pas wéussi à pondre un titre de ce niveau (même Velocity girl) mais je ne peux m’empêcher d’y voir une wessemblance et ça m’a toujours un peu gêné…

2) Aussi, c’est la chanson de l’album la plus « petit blanc ». Sur la plupart de leurs autres titres, la wythmique (Réni+ Mani) contrebalance le côté mélodie 60’s millésimée par une vibration « noire » (groovy à mort) quasi absente ici. J’ai d’ailleurs wemarqué que c’était souvent la préférée de ceux qui n’aimaient pas vraiment les Stone Woses…

Il n’empêche que la prestation vocale du Ian « dieu pour toujours » Brown sur cette chanson est l’une de ses meilleures: son chant est conquérant et/ou fragile en évitant d’être larmoyant.

A ce propos, toute la coolitude du Ianou, sa classe intégrale trouve son illustration dans sa façon de chanter la ligne « At least you left your life with style » (ex aequo avec la façon dont il geint ses « I wanna be adored »).

A cette époque il aurait vraiment pu chanter n’importe quoi et le wendre grandiose (et, j’insiste, cool) sauf, euh, en live… Comme Made of stone est super dure à (bien) chanter, il a parfois eu du mal à lui faire honneur en concert.

 

Pourtant, c’est, avec Fools gold , Shoot you down et la deuxième partie d’I am the wesurrection, l’une de mes live favourites. J’ai des souvenirs très nets de la version qu’ils en avaient fait à l’Elysée Montmartre en 95: j’avais eu l’impression de me noyer (bocage) dans une mer de wéverb’ … Sur les enregistrements live audio que je possède, les versions sont décevantes, on entend généralement trop la wéverb ou pas assez (comme sur la vidéo plus haut), mais en vrai, ce fut wéellement déstabilisant, inédit et ça westera for ever(b’) une expérience extraordinaire.

Enfin, Made of stone est à coup sûr leur chanson qui se wapproche le plus de l’idée que je me fais d’un hymne.

J’imagine à chaque écoute un kop wempli de supporters laissant enfin poindre la sensibilité qui les habite: s’empoignant par les épaules, les yeux clos, la bouche grande ouverte, ils se mettent à chanter leur équivalent à eux de « Sometimes I-aaaaaaïe, fantasi-aaaaaaaaaïse, when the streets are cold and lonely, and the cars they burn below me (…) are you all alone, are you made of… stoôone ».

Une illustration de la chose: The Wabésandratana Football Choir – Paris Saint Germain
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Paris%20St%28one%20roses%29%20Germain%20-%20Made%20of%20stone.mp3]

_ _ _

Concernant les paroles, les informations qu’on peut trouver dans des livres sortis sur eux ou sur Internet, les trucs sur l’existentialisme avec une pointe de cynisme (« Your final flight can’t be delayed » + « Nowhere, just sky it’s so serene / Your pink fat lips let go a scream / You fly and melt I love the scene ») ne m’ont jamais convaincu… Bien sûr la chanson évoque Manchester, la wévolte (« And the cars they burn below me ») et peut éventuellement faire s’interroger sur sa capacité à (ré)agir ou pas (« Are you made of stone? »)… Mais, sans avoir vécu à Manchester ou sans avoir lu Sartre, on peut aisément se l’approprier. Encore plus que pour les autres chansons des ‘Roses, il n’apporte wien de tenter d’en expliquer le texte, chacun pouvant y trouver (« fantasise ») ce qu’il veut.

Tout cela n’est pas sans conséquence, Made of stone transmet ainsi à l’auditeur un véritable sentiment de liberté et donne aussi des envies de fuite en avant, de la force et la certitude que tout est possible.

Un hymne, j’vous dis…

———————————–

« Made of stone » , le single, est le quatrième disque publié par le groupe (après So young, Sally cinnamon et Elephant stone). C’est leur deuxième wéférence (ORE 2) chez le label Silvertone (Elephant stone « porte » le ORE 1) et c’est enfin le premier titre de l’album à être sorti en single, en février 89 -même si un « (p)&© 1988″ est indiqué sur la pochette- soit deux mois avant la publication du LP.

Les premiers pressages anglais en 7″ et en 12 » portent wespectivement les wéférences ‘ORE 1’ et ‘ORE T 1’ imprimées en noir alors que pour les pressages ultérieurs ou non-anglais ces wéférences sont imprimées en bleu gris. Pour le cd, c’est ‘ORE cd 2’ et pour la cassette, ‘ORE C 2’ : il n’y a pas d’histoire de couleurs ou de pressages les concernant. Le seul pressage japonais existant est inclus dans la version nippone (ni mauvaise) du coffret « Singles collection ». Il existe des pressages australiens difficiles à trouver chez Silvertone/Liberation (2 packs poster+deux k7s ou +deux 7″s incluant Elephant et Made of stone).

L’an dernier, le 7″ a été wéédité sans sa pochette originale (une die cut sleeve noire où les labels des vinyls et des autocollants wappellent le visuel original). Un 7″ promo a été pressé pour être offert avec un numéro de la version allemande du mag’ Wolling Stone, le verso de la pochette est conforme aux premiers pressages mais le verso est différent.

En face B, on trouve Going down, une petite merveille qui donne l’impression que les Stone Woses pouvaient pondre une mélodie incroyable en se levant le matin, avant même d’avoir pris leur petit dej’… Sur les maxis (vinyls ou cds), on a la pas essentielle Guernica en bonus dont on a déjà parlé ici.

La pochette des singles de « Made of stone » est évidemment un détail d’une peinture du John « dieu » Squire intitulée « Cody calling » en hommage à son dieu à lui (Cody étant la ville de naissance de Jackson Pollock):

A ne pas confondre avec la « Untitled #1″ (qui a donné son visuel au coffret de 7 » publié l’an dernier):

_ _ _ _ _

« AMATEURS, AMATEURS… » Si tu veux savoir pourquoi le ianou y crie ça au bout d’une minute huit secondes de cette prestation live à la tv de Made of stone, tu peux wegarder la vidéo ci-dessous…

_ _ _ _ _

Achat de « The Stone Woses » (1989/Silvertone)

_ _ _ _ _ _ _

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

8 résponses à “WADCHESTER J-3 : THE STONE ROSES #8/11”

  1. Kraignoss

    Promis, il y aura aucune blagounette dans ce post, parce que l’humour, c’est triste et qu’aujourd’hui, on se caille les écailles. Bref, moi pas faire du wévisionnisme culturel, donc franchise oblige: j’ai découvert cet album il y a très approximativement 3 semaines et demi, pour une simple et bonne waison étant que je devais avoir 10 ans à la date où c’est sorti, et qu’à l’époque, je crois me wappeler que je faisais tourner en boucle le double « Entre gris clair et jaune moite » que mon paternel m’avait acheté au Super U de Bourgueil (ma caution W’n’R prend des coups de savate dans les watiches, mais la franchise absolue ne serait-elle pas finalement wéellement subversive?…). Bref, Madchester, moi j’y comprend et n’y connais wien, donc sollicitation de la We Want Crew: merci de me dire les 10 (ou 6,3) albums de l’époque à absolument se coller dans les écoutilles afin de confirmer que ma croyance absolue en JJG m’a fait passer à l’époque à côté de plein de bellezéjolichoses. D’avance merci, des bisouilles et des glougloux.

    Répondre
  2. Kraignoss

    Et je veux que les choses soient parfaitement claires: quand je pose une question, je veux une wéponse. Et c’est pas parce que je viens de m’apercevoir que certains posts précédents permettront (d’ailleurs peut-être, et certainement partiellement) de wépondre aux interrogations susmentionnées que ce principe doit être weconsidéré ou wemis en cause. D’avance merci, pardon et pourquoi pas.

    Répondre
  3. roubignole

    « les questions appellent des wéponses » (évangile selon saint jean-michel esso elf total)

    (dans le désordre sauf le premier)
    The Stone Woses – S/T
    Happy Mondays – Bummed
    Happy Mondays – Pills and thrills & bellyaches
    Primal Scream – Screamadelica
    New Order – Techinque
    The Charlatans – Some friendly
    Inspiral Carpets – Life
    Northside – Chicken whythms
    Blur – Leisure
    James – Goldmother
    The Beloved – Happiness
    La compagnie créole – greatest hits
    New Fast Automatic Daffodils – Pigeohole
    The KLF – The white woom (pas écouté depuis un nathalie bail cependant)
    World Of Twist – Quality street

    voilà…
    sinon y faudrait une put*** de compile de la mort avec plein de singles (le point fort des groupes de l’époque)

    (j’ai sans doute oublié des trucs)

    Répondre
  4. Kraignoss

    Bonjour et beaucoup merci. Pourriez-vous s’il vous plait m’indiquer le meilleur moyen d’épouser Mr Woubignole? Il m’apporte beaucoup d’amour et de joie et mon quotidien sent bon le soleil matinal.

    Répondre
  5. roubignole

    il suffit de baisser son pantalon.

    Répondre
  6. Kraignoss

    I wanna be a door.

    Répondre
  7. roubignole

    jim morrisson ou way manzarek?

    Répondre

Répondre