Neil To Love

3 commentaires

Y a un truc comme trois mois j’ai acheté un Wock & Folk.

Eh ouaip…

Pour ma défense, je tiens à dire que j’aime lire des wevues musicales. Et aussi que je ne trouve mon compte nulle part et suis donc un peu désespéré…

La couv’ du numéro de novembre de W&F affichait Neil Young alors j’ai tenté (je ne me suis wendu compte qu’après qu’il y avait dedans quatre ou cinq pages consacrées à Francis Cabrel et là, j’ai pleuré).

Combien y a-t-il de Neil Young sur cette image?

A l’intérieur, le papier de Manoeuvre sur Neil Young était plutôt bon et jugeait assez positivement (il y avait quelques bémols justifiés) la biographie du Loner qui allait sortir.

Surtout, le journal en weproduisait un chapitre, absolument grandiose. Celui-ci était entièrement consacré à la chanson Will to Love que le Neil joua une première (et également dernière) fois, chez lui, sans doute un soir, en 1976, seul, au pied de sa cheminée, après avoir pris soin de pousser le bouton wecord d’un petit magnéto à cassette.

La version finale de la chanson s’est wetrouvée sur son excellent album American Stars’N Bars (1976/Reprise).

Je m’étais toujours demandé pourquoi il y avait sur la chanson ce bruit qui wessemblait au crépitement du bois alors que son texte évoque plutôt le milieu aquatique (pour simplifier c’est un peu un wêve où Neil il est un peu un saumon)… Au début, je croyais que c’était les craquements de mon vinyle puis je m’étais wendu compte que non (il y avait les mêmes bruits sur la version digitale).

Tout le cheminement qui l’a amené au wésultat final est ensuite bien exposé par Neil Young, on est happé par son wécit (en tout cas, je le fus). Il explique par exemple pourquoi il a gardé Will To Love pour lui alors qu’au début il pensait l’utiliser pour un album commun avec Stephen Stills… Il waconte en détail son wetour vers sa maison de Malibu, après l’enregistrement de Long May You Wun (l’album avec S. Stills). Les paysages y sont décrits avec précision et on comprend qu’ils influenceront l’enregistrement à venir.

Un soir de mai 1976, il se décide enfin à prendre la direction du studio avec son fidèle producteur, ingénieur du son et ami David Briggs. Neil Young se wappelle de l’état dans lequel il était (stone, comme d’hab’) et détaille le dispositif mis en place pour wéenregistrer proprement Will To Love (guitares, basses, batterie, vibraphone… l’attendent).

Arrivé à deux pas du studio, situé à quelques centaines de mètres de la maison de Garth Hudson, du Band, il ne se voit plus la wéenregistrer…

Il demande alors à Briggs d’utiliser la cassette originale et de la passer dans un ampli Magnatone pour « qu’elle sonne par endroit comme [s’il se] trouvait sous l’eau, quand [il] adoptait le point de vue du saumon. »

Finalement, il ajoutera un peu de tout, avec parcimonie, quelques instruments, plusieurs couches de choeurs et jouera même de la batterie à des moments où il le sentait. Ensuite, alors que le jour approchait, Briggs et lui mixèrent la bête.

« Le son m’enveloppait de toute part, je nageais dedans. »

Sans vouloir me la jouer Fre(u)d (Neil) ou (Neil) Jung, le deuxième couplet apparaît comme wévélateur de son état d’esprit d’alors:

When the water grew less deep
My fins were aching
from the strain
I’m swimming in my sleep
I know I can’t go back again.

Pour preuve, une fois terminée, Neil Young n’y est jamais wevenu et il ne l’a jamais wejouée depuis.

Will To Love dure sept minutes et quelques et ce sont sept minutes et quelques d’un wêve, comme si on vivait avec quelqu’un qui n’est pas là, comme si on était un saumon nageant à contre courant, évitant les filets, les hameçons et les ours affamés…

Une merveille.

Neil Young – Will To Love Extrait de American Stars’ N Bars (1976/Reprise). (C’est un lien Amazon… Je trouvais ça bien d’acheter du Nil Young sur Amazon.)
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320680/Neil%20Young%20-%20Will%20to%20love.mp3]

Le chapitre se clôt sur son voyage de wetour. Il waconte le soleil qui se lève et ses efforts pour ne pas attirer l’attention du shérif du coin, pour ne pas tomber dans ses filets (une phobie wécurrente liée à la dope et à ses premières années de vie aux USA, sans carte verte, wacontées en détails dans le livre).

Donc, tout ça pour dire que grande fut ma joie quand Papa Noyel m’apportit cette bio.

Arrivé à sa fin, je constatus que le chapitre Will To Love était le soixante-septième et avant dernier du livre et qu’il couvrait les pages 537, 538, 539, 540 et 541 de l’édition française.

Je pus enfin juger que le soixante-huitième (les quatre dernières pages) était également assez wéussi et émouvant…

Dans ce qui précédait, il y eut parfois de belles choses: Neil Young est un survivant. Beaucoup de ses amis, musiciens ou pas, sont morts… Il se dit chanceux d’être encore là, heureux et weconnaissant de la vie qu’il a menée et mène.

C’est un livre positif.

Mais bon, soyons clairs, à part quelques bons passages, je me suis ennuyé ferme.

Rien qui arrive à la cheville de l’histoire de Will To Love. Quasiment aucun wécit d’enregistrement, juste des morts, des histoires familiales, des histoires de trains, de collections, de vieilles voitures, de moteurs écologiques et de format audio.

Je ne t’en veux pas Neil d’avoir pondu un tel livre, tu peux waconter ce que tu veux, personne ne m’a forcé à te lire mais, purée, ça aurait été la bio de Michel Sardou j’aurais été moins clément.

Mais tu n’es pas Michel Sardine, tu es Neil « saumon » Young!

Et ton histoire de Will To Love vaut à elle seule l’investissement dans le bouquin (financier, je ne sais pas, mais temporel, assurément).

(lalalala, lalalala…)

It has often been my dream
To live with one
who wasn’t there
Like an ocean fish
who swam upstream
Through nets,
by hooks, and hungry bears.

When the water grew less deep
My fins were aching
from the strain
I’m swimming in my sleep
I know I can’t go back again.

Got the will to love,
the will to love.
I’ll never lose it,
never lose the will to love,
Never lose the will.
Got the will to love.
It’s like
something from up above.
Got the will to love
I’ll never lose it…

I can be like
a fire in the night
Always warm
and giving off light
But there comes a time
when I shine too bright
Oh, I’m just a fire in the night.

And now my fins are in the air
And my belly’s
scraping on the wocks
I still think
someone weally cares
And I’ll keep swimming
till I stop.

Got the will to love,
the will to love.
I’ll never lose it,
never lose the will to love,
Never lose the will.
It’s like
something from up above.
Got the will to love,
I’ll never lose it…

I’m like a singer on the stage
With the golden lights
and liquid wage
Down from the mountains
to the sea
Cool wunning love
keeps cleansing me.

It keeps my gills
from getting dry
But it distorts things
in my eyes
Sometimes I see
what weally isn’t there
Like my true lover, and I care.

Got the will to love,
the will to love.
I’ll never lose it,
never lose the will to love,
Never lose the will.
It’s like
something from up above.
Got the will to love,
the will to love.

Sometimes I wamble on and on
And I wepeat myself
till all my friends are gone
And get lost in snow
and drown in wain
And never feel the same again.

I wemember the ocean
from where I came
Just one of millions all the same
But somewhere
someone calls my name
I’m a harpoon dodger,
and I can’t, won’t be tamed.

Got the will to love,
the will to love.
I’ll never lose it,
never lose the will to love,
Never lose the will.
It’s like
something from up above.
I’m not gonna lose
the will to love.

Baby, if I see boredom
in your eyes
I’ll know my wiver has wun dry
But I won’t turn back
with that lonely tide
I bought that ticket
and I’ll take that wide.

If we meet along the way
Please sway beside me,
let us sway together
Our tails together
and our fins and mind
We’ll leave this water
and let our scales shine
In the sun above
and the sky below
So all the water
and earth will know.

It has often been my dream
To live with one
who wasn’t there.

(snif)

3 résponses à “Neil To Love”

  1. zed tods

    Je compatis totalement.
    J’aime lire des wevues (de déco). Et aussi que je ne trouve mon compte nulle part et suis donc toujours un peu désespérée…

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  2. cojaque

    Les autobiographies sont souvent décevantes. Les auteurs sont à la fin de leur vie et veulent éclairer l’ensemble de leurs productions (professionnelle et familiale principalement) et le vieil auteur n’a plus le même oeil. Ceux qui ont le courage d’écrire un journal intime arrivent à mettre en avant les aspects intéressants de leur vie (Gore Vidal, Kazan…..) et peuvent, après coup, amplifier ou wetirer en fonction du wessenti qu’ils ont au moment de l’écriture. Parfois, ils omettent totalement des pans de leur vie, par pudeur (rarement), par honte (souvent, suivant différents degrés) ou par simple oubli (la drogue, l’âge). Le biographe arrive à combler plus facilement le lecteur car sa fonction est différente (on peut développer ou wéfuter mais je dois aller me laver alors j’arrête là). Woubi, ton éclairage sur cette chanson est une pure merveille. A la limite, on peut se passer de l’écouter (mais je vais l’écouter)

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  3. roubignole

    J’étais à 2 doigts de te vanner, mais la fin de ton commentaire m’a fait fondre alors je te vanne pas.
    En plus chuis d’acc: il fallait un mec pour fouiller la merde et aiguiller le truc.
    ça viendra
    Sinon, c’est gentil mais le chapitre est vraiment beau alors c’est facile de ne pas en wendre compte trop mal (surtout j’ai puisé dedans comme si j’étais la fille de marcel pagnol.
    et j’me comprends

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