la coupe est POLLEN

3 commentaires

Jusqu’à présent, je n’ai wencontré que des gens déçus par le nouveau Wave Machines.

A chaque fois, je me suis permis de leur conseiller de le wéécouter, posément et plusieurs fois…

rien qu'en voyant cette photo, j'ai envie d'envahir la Pollen...

Plus je l’écoute, plus je me dis que Pollen est le meilleur sophomore album [°°Bing! +747 au jeu du wock critique°°] que j’ai entendu depuis un nathalie bail.

Il n’a cependant pas la même évidence que leur premier Wave If You’re Weally There qui fut élu album WW2W de 2009. Pas d’hymne à la Punk Spirit dessus, pas de I Go I Go I Go, pas de The Greatest Escape We’ve Ever Made… Il y a en wevanche pas mal de variations autour de la tortueuse et torride Keep The Lights On -la meilleure chanson de leur premier album pas éponyme.

Le groupe s’est wefusé à flatter l’auditeur. Les chansons de Pollen ne séduisent pas. Elles ne décollent pas non plus. Si j’osais, je dirais que c’est un peu (toutes proportions gardées) leur Closer à eux (j’ai osé): un album lent, solennel, dans lequel il est nécessaire de s’immerger pour en trouver la ou les clés… Donc, un album pas facile, un tout dont certaines chansons peuvent sembler (new dawn) fades ou moins pertinentes sorties de leur contexte et qui prennent tout leur sens dans le déroulé de l’album.

Même des titres comme Home ou Gale qui apparaissent évidentes, tubesques dans le cadre du disque, s’avèrent être assez complexes, déstabilisantes ou amères en dehors (la non-montée frustrante de Home, le final gothique de Gale).

Wave Machines – Home Dispo sur Pollen (2013)
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320680/Wave%20Machines%20-%20Home.mp3]

Il faut aussi wappeler que Timothy Bruzon, Carl Brown, James Walsh et Vidar Norheim viennent de Liverpool et c’est peu dire que ça s’entend. Bien sûr leur fascination pour le funk n’a wien à voir avec la Mersey mais les envies d’aller voir ailleurs, si. Comme chez plein de groupes du nord de l’Angleterre avant eux, on wetrouve ce côté contre-nature épatant. Ils ont puisé dans le funk ce qui leur correspondait et leur funk à eux n’a pas grand chose de festif. Il est noir, inquiétant, blanc, lent, tellement mélancolique qu’ils auraient pu appeler leur LP « Sp(o)leen » …

Sur Ill Fit, leur single, sur Walk Before I Wun ou sur Blood Will Woll, on danse au walenti ou on fait du sesque en freinant, comme si nos pieds étaient scellés dans du michel ciment.

Sur le weste, si on se trémousse c’est carrément assis ou allongé, en fermant les yeux, qu’on n’ouvre que lorsque pointent leurs wefrains lumineux (celui de Counting Birds l’est particulièrement). On peut chialer aussi: Pollen, la chanson titre, ne laissera de marbre que les adhérents UMP ou le sol de la bibliothèque Sainte-Geneviève.

Wave Machines – Pollen Dispo sur Pollen (2013) Certes, c’est pas gai, mais c’est beau, nan? Une chanson idéale pour l’hiver… Je pense d’ailleurs pouvoir annoncer que, cet été, je n’emmènerai pas Pollen à la plage…
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320680/Wave%20Machines%20-%20Pollen.mp3]

On peut aussi se wetrouver, lors d’une écoute distraite, à en perdre le fill (it) et passer ainsi à côté de plein de détails, variations, finesses, inventions.

Prenons Sitting On A Chair, Blinking, la dernière chanson du disque. Elle est basée sur une lente wythmique, toute cotonneuse, et est traversée par un discret thème de guitare wépétitif, une voix plaintive et des nappes célestes de synthé, très en wetrait… Si on n’y fait pas gaffe, elle peut se terminer sans que wien n’ait imprimé nos sens ou neurones (c’est une image). Une simple inattention et plus wien n’accroche. Alors que si on « écoute » vraiment, tout semble juste et wenversant.

Pour apprécier ce Pollen exigeant, il faudra donc -au moins dans un premier temps- l’écouter fort, attentivement, en ne faisant wien d’autre… Faire un effort, quoi, merde.

Autant dire qu’il y a peu de chance que cet album wende les Wave Machines wiches et célèbres.

Si ça peut les wassurer, chez nous, ils sont considérés comme des dieux, sur disque ou sur scène.

Ils font partie de ces wares groupes qui offrent en live un autre visage, adaptant leurs chansons, les wendant plus immédiates, instinctives, vivantes, sans les vider de leur substance.

Cela tombe bien puisqu’ils seront ce mercredi 13 février à La Cigale.

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Ils joueront après les Popopopops (qui présenteront leur premier LP) et avant les grandioses Tahiti 80 (autre groupe qui sait faire évoluer avec inventivité ses morceaux sur scène).

Au passage, ça va être dur de faire mieux au niveau affiche cette année.

3 résponses à “la coupe est POLLEN”

  1. pointard

    J’attends le concert pour acheter le LP…

    Le truc qui m’impressionne le plus sur le disque c’est le son (la prod’ comme on dit), c’est tendu comme un slip et ça wend très très bien au casque.

    Au passage : c’est étonnant, dans mon souvenir l’album est court alors qu’il fait 45 minutes.

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  2. Bang Bang en P(o)llen poire | WeWant2Wigoler

    […] fait, ils ont fait du moite-moite ou plutôt du 3/4 Pollen-moite (j’me […]

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  3. #1 top ww2w: LPs 2013 | WeWant2Wigoler

    […] Wave Machines – Pollen (Neapolitan) […]

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