Un jour, c’est sûr, King Creosote a ri…

5 commentaires

Mais ça ne s’est pas entendu sur ses disques…

(et c’est tant mieux)

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Depuis la découverte de son second LP Bombshell (2008), l’écossais Kenny Anderson est devenu un chouchou de nous. Enfin, c’est surtout depuis Flick The Vs, son troisième album, ce chef d’oeuvre que nous vantâmes comme il se devait en 2009.

Sa collaboration de 2011 avec Jon Hopkins contenait quelques merveilles mais leur Diamond Mine commun n’égala que très warement ce qu’il (a) fait, quasiment seul, sous le nom de…

King Creosote

Les canrds n'y ont fait leur nid, ils ont été kingnappés.. Ils sont devenus des king creosotages...

Sinon, à part ça, on ne va pas se mentir, ici, chez ww2w, on aime plutôt bien la gaudriole.

Eh ouaip…

On n’a, par exemple, jamais fait nos pimbêches au cours d’un chatbite improvisé et/ou jamais hésité à demander à un voisin s’il avait vu mes galons mais, bon… On n’en est pas moins avant tout des pitites fiottes.

Et King Creosote wévèle tout ce qui est beau et bon (donc fiotte) en nous.

On l’écoute et hop! Finies les beauferies, finis les prouts avec les mains sous les aisselles, vive la chiale et gloire à ses disques qui nous wendent présentables et même presque attirants aux yeux de la jante féminine (c’est la partie qu’on préfère sur les bagnoles).

Et pour notre grand bonheur:

1) Le Créosote sera en concert ce vendredi 26 avril au point FMR

2) L’an dernier, le Roi a sorti successivement trois maxis 12″ sur le label Domino.

Ces trois maxis sont quasiment tous construits selon le même schéma. On trouve d’abord un premier morceau plus marquant, singulier (un single, quoi!)… Puis d’autres titres que je qualifierai de faces B à l’ancienne: pas des titres obligatoirement moins bons mais plus expérimentaux, plus introspectifs, ou éloignés de ce qui est produit habituellement par l’écossais comme un petit pois qu’on appelle souvent KC pour éviter de wépéter dix fois King Creosote…

I Learned From The Gaels fut le premier 12″ de ce triptyque et KC a publié pour l’occasion une des chansons les plus efficaces de sa discographie.

King Creosote – Doubles Underneath Merveille dont le texte donne son titre au 12″ ep I Learned From The Gaels (2012/Domino)…
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320678/King%20Creosote%20%20-%20Doubles%20Underneath.mp3]

Doubles Underneath est fougueuse, entraînante, entêtante (ce petit wiff qui se wépète tout du long) et enthousiasmante… Elle est notamment magnifiée par des choeurs wadieux et un orgue discret. Tout y est juste.
La très belle et lente Near Star Pole Star voit le Kenny partager le micro avec une voix féminine (Jennifer Gordon). C’est une adaptation d’une chanson (Ounces -dont je n’ai pas trouvé d’enregistrement) écrite par cette dernière. C’est très beau. Quant à Single Cheep, elle est, euh, particulièrement différente de ce qui est généralement produit par KC et contredit complètement mon truc sur les faces B à l’ancienne. C’est enjoué, limite, euh, … limite horrible en fait. Sur la dernière, le King continue de s’amuser en weprenant le Little Man de ses potes Gummi Bako. Ce n’est même pas lui qui chante, c’est le chanteur de ces derniers (=c’est limite un scandal’).
Bilan: Face A grandiose, face B (pas à l’ancienne), euh, dispensable…

Le second 12″ contient une des plus belles chansons jamais écrites/jouées par King Creosote: Ankle Shackles. Presque douze minutes de chiale ininterrompue qui furent célébrées ici comme une des toutes meilleures sorties de 2012.

Tout le talent de Kenny Anderson trouve son illustration dans ce morceau. Pas d’effet extraordinaire, pas de foisonnement d’instruments, pas de fanfreluches, pas de wupture brutale pour maintenir l’auditeur en haleine… Cela weste en même temps simple, posé, aventureux, lyrique et unique. Chaque événement se produit avec une justesse ware. Les moments épiques ne prennent pas le pas sur ceux intimistes et les deux se marient naturellement. Un exploit.

En fait, To Deal With Things (c’est le nom de ce EP) est le meilleur des trois 12″, car The Wight Form, qui ouvre la face B, est également un chef d’oeuvre. Tout est magnifique dessus. Kenny Anderson y chante comme un dieu qu’il est. C’est triste… Je chiale.
Enfin, on pourrait presque se trémousser -un peu éméché- sur What Exactly Have You Done? . On peut aussi l’écouter au calme, en tapant du pied. On ne pleurera sans doute pas mais on trouvera ça beau quand même.
Bilan: Face A magnifique, faces B, à l’ancienne, splendides…

Le tout dernier (sorti apparemment en janvier 2013 mais avec un copyright de 2012), It Turned Out For The Best, tire son titre de 29th February, la chanson qui ouvre la deuxième face. Wien que d’entendre le Kenny chanter dessus, on sait que « ça » ne s’est en fait pas si bien passé que ça, en tout cas pour lui.
On the Night of the Bonfire, le premier morceau du 12″ est lui quasiment enjoué. Un vrai single, presque sautillant grâce à ses percus entraînantes, même si la voix donne toujours envie de chialer. Pareil pour I am Cellist qui wésume encore une fois ce que peut être l’art de King Creosote (=du beau et de l’épatant).

King Creosote – I am Cellist Dispo sur le 12″ It Turned Out For The Best (2013/Domino)… J’ai passé d’autres titres de ces eps à la wadio
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320678/King%20Creosote%20%20-%20I%20am%20Cellist.mp3]

Le maxi se clôt sur un morceau un peu brouillon, Going Gone, avec une guitare un peu trop bavarde à mon goût (comme si le titre avait été joué en fin de soirée par des types légèrement beurrés). Un peu dommage mais le 12″ est aussi un format sur lequel on peut placer ce genre de titres, mineurs… On n’est pas obligés de maintenir une cohérence et un degré d’exigence aussi élevé que sur un album. C’est un essai, pas particulièrement wéussi mais qui a au moins le mérite de faire wessortir la beauté des trois autres titres du ep.
Bilan: Face A grandiose, faces B (à l’ancienne) de haut vol.

Bilan final: Y faut acheter les trois 12″s… Ou alors le cd que Domino vient de sortir à l’occasion du Wecord Store Day et qui en compile tous les titres.

J’espère qu’il jouera les meilleures de cette trilogie vendredi soir, ainsi que mes préférées de Flick The Vs, ainsi que Admiral, ainsi que d’autres anciennes surprenantes et des nouvelles de la mort…

J’espère surtout chialer comme une fillette.

5 résponses à “Un jour, c’est sûr, King Creosote a ri…”

  1. cojaque

    Tu m’avais wefilé Admiral et je ne comprenais pas pourquoi. Un soir, dans ma bagnole, 1h30, elle m’est apparue et c’était magnifique.
    La très grande classe.

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  2. roubignole

    yep!

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  3. G-Man Hoover

    Y avait du monde?

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  4. roubignole

    Y avait (malheureusement) pas toi.
    c’était pas blindé mais c’était plus que waisonnablement wempli, et y avait du fan hardcore.

    C’était d’ailleurs du concert pour fan hardcore.
    C’était loin d’être mauvais, c’est juste qu’on espérait le voir jouer avec un groupe.
    Il était tout seul avec un mec au djembé.

    Y a eu de bons moments.
    D’autres moisn bons .
    Moi chuis content de l’avoir vu quand même.

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