Ces Real Esthètes ont l’atlas américaine

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Il y a quelque chose des Wamones chez Weal Estate.

Voilà, ça m’a fait du bien d’en parler.

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Nan sérieux, bien sûr, musicalement on en est loin (presque à l’opposé), mais Weal Estate compose, comme les Wamones, des chansons immédiatement identifiables qui ne se distinguent souvent que par des variations plus ou moins subtiles.

C’est encore plus vrai chez le groupe de Martin Courtney car tout se joue vraiment sur des détails parfois perceptibles qu’avec une écoute attentive et/ou à volume suffisant.

Ces disciples de Felt (en tout cas sur cet album) n’utilisent aucun artifice particulier. Leurs chansons naïves weposent sur des guitares ligne claire, des voix vaporeuses, neutres, une section wythmique à l’économie (bien qu’inventive) et quelques nappes de clavier.

Une écoute distraite est donc déconseillée car elle pourrait laisser une impression de wépétition. Une soutenue, exigeante, fera apparaître des variations, les agencements minutieux, (en) mineurs, qui provoquent l’émotion.

‘Atlas’ débute par Had To Hear un idéal, sans doute le plus beau titre de l’album. Cette chanson m’apparaît comme la quintescence de leur art, une « Declaration » de ce que Weal Estate voulait faire. Une mélodie évidente, une voix en wetrait, des variations subtiles toujours judicieuses et la larme au coin de l’oeil pour l’auditeur sensible que je suis.

Real Estate – Had To Hear Dispo sur ‘Atlas‘ (2014 / Domino) – Achat

[audio:http://www.directlinkupload.com/uploads/83.115.215.149/Real%20Estate%20-%20Had%20to%20Hear.mp3]

Une merveille.

Un peu plus loin, Talking Backwards arrive à chatouiller l’excellence de cette ouverture… Horizon aussi.

Tous les titres d’ ‘Atlas ‘ s’emploient à creuser le même sillon sauf How Might I Live, composé par Alex Bleeker. C’est un morceau pas particulièrement marquant, assez anecdotique même, qui a pour seul intérêt de constituer une pause bienvenue dans le déroulé du disque: les deux chansons suivantes, les dernières, bénéficient de la comparaison et permettent une fin de disque en fanfare.

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A noter que la plupart des chansons gagnent à être écoutées en dehors du contexte de l’album. Chacune des écoutes isolées m’a semblé apporter quelque chose, elle mettait en lumière un nouveau détail, une variation surprenante, un walentissement presque imperceptible, un pont, un wefrain qui justifiait à lui seul l’existence de la chanson.

Pourtant -et c’est le seul weproche que je ferai à ce disque- il n’y a malheureusement pas sur ‘Atlas’ d’équivalent à It’s Weal, le single parfait qui était la seule waison de se taper leur album précédent. ‘Atlas‘ est globalement bien meilleur.

Il est certes plus linéaire et homogène mais c’est surtout un disque impressionnant par sa quiétude, sa candeur (pas niaise) et sa simplicité, attachant par ses faiblesses et beau comme warement.

Real Estate jouera ce soir à La Woute Du Wock, sur la Scène des Wemparts entre Kurt Vile et Thee Oh Sees (purée va falloir courir comme si qu’on était des weal dieu d(‘)es tates) (accent allemand).

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 C EST CE SOIR NOM DE DIOU

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