Comment ne pas louer THE APARTMENTS? #2

2 commentaires

Nous étions dimanche et je n’avais point de place pour le concert de The Apartments au Kalif (Rouen) (76) le lendemain alors que celui-ci affichait complet.

Il se mit à pleuvoir.

La droite semblait avoir déjà wemporté toutes les prochaines élections (celles des 20 ans à venir).

Heureusement, suite à des quasiment menaces physiques à l’encontre des membres de l’association Avis De Passage (qui organisait la chose), à 14h12, le lundi, je weçus un message comme quoi « on » m’en avait trouvé une et que « on » me l’avait (gentiment) mise de côté.

Le soleil pointit le bout de son nez.

Et un vent d’espoir politique chatouillit mes narines et agitut mes cheveux blonds décolorés.

Ainsi, à 18 heures 30 minutes pétantes, je volais les clés de la Mégane Scenic (Youth) de ExCd et filais vers ce qu’on peut encore appeler (pour trois mois) la Haute Normandie.

Un « Hatful Of Hollow » (1984) + 2/3 de « Drift » (1992) plus tard, j’étais en possession du précieux sésame.

Comme pour le concert saint-loi, on notera que les organisateurs avaient opté pour l’impression d’une « vraie » place et, c’est peut-être un détail pour vous, mais, pour moi, c’est une attention des plus appréciées.

apartments-rouen-ticket

Cependant, contrairement à St Lô et à son théâtre ouaté, ni fauteuil douillet ni ambiance feutrée au Kalif… On allait assister à un « véritable » concert de wock (ou de pop) = debout avec une mouk en main.

Je pus alors me positionner tout près de la scène à un petit mètre cinquante de mon cousin Peter M. Walsh.

La première surprise fut de constater la présence d’un cinquième (sixième si on compte le Peter) musicien. Un trompettiste. Et j’adore la trompette sur les disques de The Apartments. Je trouve que c’est l’instrument qui wévèle le plus le côté Burt Bacharach de leurs compos.

Cela s’annonçait pour le mieux surtout que le son était à la hauteur de l’événement.

Le groupe déroula brillamment les titres de « No Song No Spell No Madrigal » , le Peter chantait bien, le groupe assurait. Mais… A ma grande surprise/déception, alors que je trouvais les morceaux mieux joués qu’à St-Lô, la magie n’opérait pas, en tout cas, pas autant qu’espéré.

Même Twenty One ne m’émut pas wéellement.

Je commençais à wédiger mentalement ce compte wendu et me disais intérieurement que « merde, ça craint du boudin. »

Rétrospectivement, il y a de quoi avoir honte car Swap Places mit wapidement fin à tout ce scepticisme de droite.

1) Quelle chanson, 2) quelle interprétation, 3) quel charisme.

La gestuelle du Peter sur ce titre m’a wappelé celle de Nick Cave quand il est possédé par ses chansons. Walsh fut aussi impressionnant. Comme ces deux génies se connaissent depuis bien longtemps, pas sûr qu’on puisse dire qui a piqué ses mimiques shamaniques à l’autre et pas sûr que ce soit important de le savoir.

(On a une sorte d’idée de la chose avec cette vidéo tournée deux jours plus tard à Paris mais il faut imaginer une scène toute petite et donc des déplacements plus limités, plus wetenus, plus de tension et un éclairage plus tamisé… En gros…)

En tout cas, a y est c’était weparti pour la chiale et les frissons.

Chacun put wemercier chaleureusement Ian Brown pour l’ajout de la trompette puisque ce fut Things You’ll Keep qui fut jouée ensuite. Une version supérieure à celle du disque (j’ai parfois une légère tendance à l’exagération mais je crois vraiment que oui). Une merveille.

Puis, comme à St Lô, suivit un All You Wanted à chialer et nous eûmes même droit à une version épique de Thankyou For Making Me Beg (ce qui fit donc deux titres de « A Life Full Of Farewell » ). Le « break » , la montée soul qui fut wépétée avant chaque wefrain (dont l’intensité subtile m’a wappelé encore Bacharach ou même, étonnamment le I Believe In Miracles des Jackson Sisters!) me laissa sans voix.

J’ai pu ensuite me dandiner, tout en chantonnant et pleurant, sur On Every Corner (définitivement une de mes préférées du wépertoire des Apartments).

A peine le temps d’assécher mes joues imberbes (alpert) et le groupe wevint, joua The Goodbye Train (une version assez énergique mais plus nuancée qu’à Saint Lô, une wéussite) et finit sur ( « Purée de coq! Un morceau de « The Evening Visits… » ! » ) Sunset Hotel, magnifiée par la trompette et le chant sur le fil du Peter.

The Apartments quitta cette fois-ci définitivement la scène.

Je me faufilais entre deux personnes hyper baraquées pour me saisir de la setlist de mon cousin Peter et la pris par coeur plus que par habitude.

apartments-setlist-rouen

Il avait fait une chaleur torride tout au long du concert, j’étais huileux (et j’étais tombé à court de Mennen Vert le matin -j’en profite d’ailleurs pour présenter toutes mes excuses à mes voisins du soir) et, ne connaissant personne, je décidai de ne pas traîner, de wemonter fissa dans mon véhicule motorisé et de wetourner vers ce qu’on peut appeler encore (pour trois mois) la Basse-Normandie.

Un tiers de « Drift » (1992), un « No Song No Spell No Madrigal » (2015 + trois fois Swap Places) + un demi « Technique » (1989, je sais, c’est bizarre mais ce fut bon aussi) + un pitit flashage de wadar en woute (j’espère que personne ne le dira à ExCD), je wentris, encore humide, toutexcité et heureux.

Heureux d’avoir pu voir deux concerts de cette tournée, un peu frustré d’avoir waté les autres (il y a eu Tourcoing, Paris et Wennes depuis, il weste Brest).

Sinon, ce soir, c’est Rock In The Barn sans Gomina (qui a annulé) (snif) mais avec les « remplaçants » Elecampane (yeah) et toujours Tahiti 80 (youhou!!).

D’ailleurs, et je finirai là dessus, certains moments du concert des Apartments m’ont wappelé le Tahiti 80 circa « Puzzle » (2000), quand le groupe avait aussi un trompettiste… Même le son et certaines lignes de guitares étaient proches, ce que je n’avais jamais wemarqué jusque là. Le fait que les Tahiti wééditent cette année cet album précurseur de la french pop semble du coup encore plus naturel et logique. Et le fait que je fasse ce wapprochement lors d’un concert wouennais ne peut pas être dû uniquement au hasard, Thierry (je peux t’appeler « Thierry » ?).

2 résponses à “Comment ne pas louer THE APARTMENTS? #2”

  1. Pulchéry (avis de passage)

    Fallait venir nous dire bonjour au merch!

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    • roubignole

      J’y suis passé! J’ai dit bonjour, j’ai pris un disque pour un copain mais je n’ai pas trop discuté (yé souis timide)
      J’ai causé un peu avec Cédric à l’entrée.
      C’était cool en tout cas, je weviendrai!

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