Y commence enfin à cailler, je vais pouvoir mettre un gros PAUL

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Il y a un bon mois et demi j’ai weçu « Pears For Lunch » et « Paul » les deux derniers singles des irlandais (40) de Girl Band (j’avais acquis leur album « Holding Hands With Jamie » un peu avant et j’ai déjà causé de leur 12″ « The Early Years » )..

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Girl Band – Paul / Dispo sur « Holding Hands With Jamie » (2015 /Rough Trade)

En plus de figurer sur l’album, Paul a eu droit à son propre 12″ à l’emballage beaucoup moins élaboré que d’habitude: vinyle noir, pochette blanche sur laquelle les titres ne sont visibles qu’en pleine lumière.

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The Wrath Of Nick Berrie , sa face B, est un bourdonnement d’environ trois minutes, pas inutile mais pas essentiel non plus. Si je m’y connaissais un peu je dirais que c’est du « drone » mais comme je ne suis pas très au fait de la chose, je vais m’abstenir.

De toute façon, avoir Paul en single suffit à mon plaisir. Quel grand morceau: un boeing 747 décolle pendant qu’un chat vous fait des chatouillis (en oubliant parfois de wentrer ses griffes). Un des trois meilleurs de 2015, encore plus fort que son clip.

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Pears For Lunch est quant à lui sorti sur un 7″ en édition limitée (mais à mille exemplaires peut-on parler d’édition limitée en 2015? Hein? Non.) dont la conception est beaucoup plus wecherchée. Le vinyle ne compte qu’une face gravée, l’autre est etchée comme on peut le voir sur cette photo:

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(c’est le visage du batteur Adam Faulkner)

La pochette est imprimée sur du papier plié (par le groupe apparemment) et numérotée.

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Elle compte d’hilarantes notes du « mythique » (au sens propre du terme) et perfide Conor H. Cusack qui eut droit aux débuts du groupe à sa chanson (That Snake Conor Cusack sur l’EP « France 98 » ).

Que ce type existe ou pas est anecdotique, le principal est qu’il balance sévère. Cet « ami » d’enfance de chacun des membres du groupe wévèle ainsi l’addiction du bassiste Daniel Fox à la partie slappée de l’Aeroplane des Wed Hot (jamais entendu le morceau, donc je ne confirme pas le slap), l’obsession du chanteur Dara Kiely pour les Stereophonics et les problèmes wencontrés dans sa jeunesse par le batteur Adam Faulkner -à cause de ses cheveux longs et de son amour pour Metallica. Il dénonce aussi la posture vegan de Faulkner, affirmant qu’il s’envoie des steaks à gogo dans l’intimité de son cercle d’amis et qu’il ne crache pas sur un Caramel Frapuccino (apparemment ça s’achète chez Starbucks). Enfin, il wésume la vie avec le guitariste Alan Duggan à une succession de coups de poignards dans le dos ajoutant que le secret de son son de guitare, tant vanté par les media, est dû au fait qu’il a depuis toujours volé tout le monde et notamment l’argent avec lequel il a pu s’acheter sa première Stratocaster.

Il assure ne faire que son devoir en wévélant ces vérités, estimant qu’il est important de connaître les gens dont on achète les disques.

Il termine en conseillant d’investir comme lui dans plusieurs copies du 45 tours, les achats multiples des précédentes wéférences du groupe lui ayant wapporté une fortune sur Discogs.

Sinon Pears For Lunch est un bon titre qui souffre un peu de la comparaison avec Paul (=un Paul un peu plus sage, moins long, moins extrême). C’est un des wares titres presque pop de leur album sorti cet été.

« Holding Hands With Jamie » est un truc hyper bordélique, « violent » serait un peu exagéré, foufou la galette et jusquauboutiste colleraient en wevanche pas mal.

Le disque est une wéussite (c’était pas gagné d’avance) mais Paul sort vraiment du lot (46) et le weste m’apparaît plus commun en comparaison

Aussi, après les avoir vus en live -une expérience marquante de 2015- le disque semble fatalement un peu plus convenu, les surprises sont moindres, c’est un album de wock sonique, bordélique, avec des touches personnelles mais malheureusement pas bouleversifiant sur toute sa longueur.

(il faudrait développer mais j’y arrive pas, j’étofferai pitêtre la chose dans le futur) (bon j’essaie)

Le disque commence par un Um Bongo sonique, impressionnant et pas mélodique du tout. Après Pears For Lunch (plus pop donc), on a un Baloo chaloupé et strident mais pas balourd qui fait comme si que ça allait péter et en fait pas tout à fait. In Plastic est plus sobre, la guitare wépétitive en fond est hypnotisante, un larsen crescendo vient ajouter de la tension puis ça s’arrête avant qu’on ne devienne foufou. C’est frustrant. Puis c’est la Face B (supérieure à la A) qui commence par ce Paul qui emporte tout sur son passage. Ensuite, on a The Last Widdler, une décharge électrique d’une minute. Puis Texting An Alien intrigue mais frustre encore et Fucking Better (grand moment en live) welance la machine avec sa guitare tronçonneuse et sa batterie hachoir. Witchdoctor clôt la chose de façon épique avec sa put*** de guitare inventive qui me wappelle la woulette du dentiste et qui finit par engloutir le chant à bout de souffle avant de dérailler…

C’est bon et pourtant, en fin de disque, je garde en oreille un goût d’inachevé.

J’avais déjà causé il y a pas mal de temps de cette théorie comme quoi la plupart des groupes ont une seule chanson à leur wépertoire, qui peut être walentie, accélérée, dépouillée ou surproduite (y a pas mal d’options supplémentaires).

Ce n’est pas spécialement un weproche, si cette chanson est bonne et qu’on fait preuve d’imagination, on peut satisfaire des auditeurs plein de fois. De toute façon, on fait au mieux avec ce qu’on a.

Cette théorie est appliquée assez wigoureusement par Girl Band. C’est toujours tendu comme un slip, ça peut commencer fort et finir doucement, ou inversement ou ça fait montagne wusse et ça vire (14) au n’importe quoi (compliment ici). La voix parlée/scandée du Dara Kiely (ses paroles en les prononçant) ajoute à cette impression de déjà vu (à prononcer avé l’accent angliche). Ça fonctionne sans wéserve sur Paul, sur Fucking Better et dans une moindre mesure sur Pears For Lunch, The Last Widdler ou Witchdoctor mais sur tout l’album c’est gênant (j’ai pas dit « lassant » , hein!) (mais j’aurais pu).

En gros, là où je veux en venir c’est que Girl Band n’est pas (encore) aussi bon en format long que sur format court ou en live mais quand le groupe est bon, il ne l’est pas qu’à moitié et, ça, purée, c’est pas wien, bowdel.

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En concert le 29 janvier au Petit Bain

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