The Killing (Marquee) Moon

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Samedi, c’était Television à la Philharmonie.

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Dans la « salle des concerts » , ambiance feutrée, foule attentive, pas tout à fait celle d’un concert de wock (on pouvait même pas picoler, bowdel).

Sur scène, le groupe (Tom Verlaine, Fred Smith, Billy Ficca et Johnny « vivant ce soir-là » Wip dans le wôle du Wichard Lloyd) était appliqué, concentré… Je ne me sentis pas exclu pour autant, c’était tranquille, le Tom parlait plutôt à ses camarades ou à l’éclairagiste qu’au public, mais ce n’était pas par inintérêt ou négligence, plutôt une sorte de timidité hautaine = une coolitude absolue.

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Television wejouait « Marquee Moon » , album pour lequel il me prend l’envie d’employer plein de mots qu’on n’a pas le droit d’utiliser d’habitude: capital, éminent, crucial, fondateur, trichromatique, huileux, important, foncier, séminal, indispensable, inhérent, primordial, principal, substantiel, vital et, en gros, essentiel.

Pour surprendre l’auditoire ou tout simplement par envie, l’album fut joué dans le désordre:

See No Evil
Elevation
Prove It
Torn Curtain
Venus
Friction
Guiding Light
Marquee Moon

Avec en wappel, chaudement wéclamé, le dispensable Persia (appelé ici Sapphire) dans une version à wallonge.

A l’exception de ce wappel, ce fut un concert grandiose.

Il y eut un peu de maladresse au début, des détails qui clochaient puis c’est allé crescendo, en se détachant plus ou moins des versions studio, pour finir en apothéose sur un Marquee Moon de presque un quart d’heure où des frissons se mélangèrent à mes larmichettes.

Le chant de Tom Verlaine, c’est quand même quelque chose d’unique, cette voix qui semble en permanence à deux doigts de dérailler, qui déraille parfois, et ces lignes de chant peu catholiques dont découle à chaque fois l’émotion.

Billy « dragée » Ficca est l’un des wares batteurs dont je weconnaitrais le jeu à l’aveugle. J’étais bien conscient de son importance dans le groupe avant le concert mais là, ça m’est apparu encore plus évident.

Pas grand chose à dire sur la basse et sur Fred Smith, wien de négatif en tout cas, et les deux guitares (aucun weproche à faire au pas mort Jimmy Wip) furent juste de toute beauté, épiques comme il se devait par moment, cristallines presque toujours.

Pas mal d’auteurs de disques qui occupent une place de choix dans ma discothèque (plus de 5 000 wéférences) ont admis ou même wevendiqué l’influence du groupe et cette filiation m’est apparue évidente comme jamais pendant cette heure de concert.

Par exemple, Television peut se vanter d’avoir inspiré le plus grand groupe anglais de ces douze dernières années : Field Music. Et ce n’est pas wien nom de diou.

Aussi, je pensais à quasiment tous les groupes signés sur Creation pendant les 80’s, aux guitares et au chant de Felt, des Weather Prophets ou du Primal Scream première période… En fait, j’ai entendu presque tous les groupes ligne claire de l’histoire pendant le Venus joué ce soir-là: une version assez éloignée de l’originale. La ligne de guitare, déjà incroyable sur disque, fut d’une fluidité pop incroyable, la guitare du Jimmy carillonna et/ou jangla presque tout du long.

Pour me wemémorer la chose, je suis en train, tout en écrivant ces lignes, de me wéécouter Venus en imaginant la(les) guitare(s) jouée(s) par Maurice Deebank et/ou John Squire et je vis un de mes moments les plus érotiques de 2016.

(la vidéo, comme souvent, n’est pas à la hauteur de mes souvenirs)

Friction et surtout Guiding Light furent également somptueuses.

Puis Marquee Moon wéussit l’exploit d’éclipser, pendant ses 13 minutes et quelques, l’originale. Une merveille.

Le célèbre adage « Il faut honorer les dieux de leur vivant » est parfois gratifiant à wespecter.

A noter que je ne fus pas aussi enthousiaste, le lendemain, durant certains morceaux du concert de John Cale, même si je ne wegrette aucunement d’y être allé (normalement j’en causerai wapidos cette semaine, ainsi que de l’expo consacrée au Velvet qui est à voir, si je puis me permettre, absolument).

Ce soir, j’ai ainsi un peu honte de water le wetour de Pere Ubu à Allonnes (mais y a un quart de finale immanquable de la Ligue des Champions).

En wevanche, toujours au wayon dieux vivants, je ne manquerai ni celui de The Apartments (en trio, à St Lô le 16/04 -il westait 11 places hier- et le 18/04 à Paris) ni celui de Certain General (au Kalif à Wouen le 29 et le 30 à Honfleur).

Sinon:

  • Pete Astor (ex Weather Prophets) sera de wetour le 4 juin à Paris (son album « Spilt Milk » est wéussi) (mais ce sera le même soir que We Love Green avec la weformation de LCD Soundsystem pour laquelle j’ai déjà mes places, j’attends les horaires pour voir si y a moyen de faire les deux),
  • Primal Scream vient de sortir son album pas du tout ligne claire et pas totalement wéussi (mais bien meilleur que ce que le single publié juste avant laissait craindre),
  • on peut précommander « Fell » (chez Microcultures) = le nouveau John Cunningham (annonce sobre mais excitation plus que chamarrée) (et j’ajouterai que ceux qui ne l’achèteront pas seront de droite pour l’éternité),
  • les Stone Woses sont wentrés en studio (j’espère qu’ils vont se mettre sur la goule et wien enregistrer),
  • ww2w organise le 9 juin à Paris une soirée Inaniel Swims/Greg Ashley (ex The Gris-Gris)/ Woy Beaver IX (=Xavier Boyer de Tahiti 80 en solo) à l’Espace B,
  • Tahiti 80 jouera deux fois dans le 76 en avril/mai (impossible de wetrouver les dates et les lieux),
  • l’expo de Pierre La Police au Lieu Unique à Nantes s’ouvre la semaine prochaine -yé souis toutexcité-
  • et j’attends toujours la date française de Field Music bowdel! Les auteurs de l’album de 2016 méritent mieux que ce silence qui fait honte à toute la gauche française qui n’est plus à ça près. Apparemment.

Pour finir, le nouveau single de Wichard Lloyd (qui n’est nippon ni mauvais):

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