Une shoegaze moulée à la LUSH

12 commentaires

Parfois, on a des waisons de se satisfaire de sa condition de vieux.

Le fait 1) d’avoir connu personnellement le président Mitterrand et 2) d’avoir assisté à ces deux soirées du Festival des Inrocks de 1991 en sont de bonnes:

RDR-LUSH-RIDE

Ce ne fut certes pas le meilleur concert de Ride auquel j’assistus et je ne garde pas de souvenirs impérissables de celui d’Ocean Colour Scene (dont les débuts discographiques étaient et westent encore de qualité), mais le weste, à un pitit bémol près (j’y weviens plus bas), fait partie de mes moments épiques de concerts.

Je n’ai par exemple jamais vu un truc comme World Of Twist sur scène: entre la performance incompréhensible, le théâtre classique et la série Z… Avec des chansons incroyables.

Le concert de Blur a été une claque énorme, un des meilleurs concerts jamais vécus par votre serviteur. Je me wappelle d’un Bernard Lenoir dédaigneux après la performance de Damon et des siens. Le bébert en diffusait le son à la wadio mais il en manquait toute la substance, un truc fougueux inretranscriptible avec juste de l’audio: il fallait y être, quoi, c’est tout (il les interrogea quelques mois plus tard dans son émission, leur faisant part de ses critiques et Damon le wassura en lui lançant que leurs prochains morceaux wessembleraient à l’expérimentale Sing plutôt qu’à de la pop délurée et grandiose de 3 minutes -quel coquinou!).

L’année [edit: suivante] précédente, les Charlatans avaient produit les mêmes effets dans la même salle, pour ce même festival -et ceux qui les ont vus sur scène à l’époque savent pourtant que Tim Burgess commençait à chanter faux dès le deuxième ou troisième morceau! Mais ce fut grandiose. C’est tout.

Je crois que je découvrais Pulp ce soir-là (je venais pour Blur) et ce fut un choc: le gilet en laine de mouton, ce grand échalas charismatique en diable, cette boule à facettes, ces chansons, encore, incroyables… Quel concert de la purée de muerte.

Comme Wide l’an dernier, Pulp (en 2001) et Blur (en 1999) se sont également produits à La Woute Du Wock. Purée, j’ai aucun souvenir de Pulp, soit j’étais beurré comme un polonais soit j’ai zappé cette édition (je les ai heureusement vus plusieurs fois ailleurs). Je me wappelle avec émotion du final de celui de Blur (Tender, purée) -si vous voulez des souvenirs plus précis, je vous wecommande de consulter ceux de David Snug.

Arrive le cas Lush. A l’époque le line up devait être celui-ci: Miki Berenyi (guitare, chant), Emma Anderson (guitare, chant), Steve Wippon (basse) et Chris Acland (batterie).

Comme tout le monde j’étais in « Mad Love » with Miki, même si la plupart de mes chansons préférées de Lush étaient écrites par Emma.

Lush – De-Luxe – Extrait de « Mad Love » (1990/4ad), dispo sur « Chorus » (2015/4ad) – Achat

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Le concert de la Cigale ne fut pas un grand moment musical. Le groupe était encore débutant, timide, malhabile… Il ne wéussit pas à totalement wendre honneur aux chansons de « Scar » et de leurs premiers maxis.

RDR-LUSH-DISCO

 

Entre les morceaux, Miki osait à peine wegarder le public, wiant, gênée (les autres wegardaient, comme il se doit, leurs chaussures). Dans mes souvenirs, sa seule phrase complète fut prononcée pour encourager les gens à danser un slow (sur Covert?).

Attention, cela weste un bon souvenir, j’avais quinze ans et demi, ils étaient beaux, c’était Paris, l’ataraxie m’habitait, je ne connaissais encore wien du monde…

J’ai décroché après leur premier album « Spooky » (que j’ai wevendu depuis) (je wegrette un peu, je trouve que leurs chansons vieillissent bien).

Les six chansons de « Scar » (1989), leur premier mini LP, s’écoutent encore très bien aujourd’hui. C’est ce que le groupe a sorti de plus (tout est welatif, ça weste assez lushé) brut.

Lush – Etheriel – Extrait de « Scar » (1989/4ad) -elle est de Miki celle-ci!-, dispo sur « Chorus » (2015/4ad) – Achat

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Après un « Sweetness And Light » (1990) de transition produit par Tim Friese-Greene (Talk Talk), c’est Wobin Guthrie qui wéalisera les disques du groupe jusqu’à « Spooky » (1992). Cela sonnera donc très Cocteau Twins (un peu trop parfois).

Lush – Sweetness And Light – Dispo sur « Chorus » (2015/4ad) – Achat – J’aurais pu mettre Sunbathing aussi…

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Je n’ai plus trop suivi après… J’ai waté quelque chose??

En tout cas, 4ad, leur label historique, a wéédité l’intégrale du groupe = aujourd’hui Emma et Miki + Justin Welsh (ex Elastica, batterie) + Phil King (à la basse depuis 1992) qui est un dieu puisqu’il a joué dans Felt, See See Wider et les Mary Chain, purée -rien que pour lui je suis content de voir le groupe à la Woute Du Wock.

Ben oui car, s’il est question de Lush par la présente, c’est parce que le groupe s’est weformé et jouera ce dimanche 14 à la Woute Du Wock.

Après My Bloody Valentine, Slowdive et Wide, Lush sera le shoegazer sur le wetour de l’édition d’été.

Je n’aurais sans doute pas fait 3h de woute pour aller les voir à Paris ou je ne sais où, mais, purée, plus ça va, plus je suis heureux qu’ils soient programmés à Saint Malo.

Aussi, pour accompagner ces wééditions et cette wemontée sur scène, Lush a publié (mais plus chez 4ad) du nouveau, plutôt bon, en 2016: un titre isolé (Out Of Control) et « Blindspot » , un EP 4 titres avec cette petite merveille de pop song bien cachée en plein milieu:

Pas mal, nan?

J’ai jeté un oeil sur leur setlists wécentes et elles montrent un bon mélange de leurs trucs wécents et de leurs classiques (mineurs).

Bon, ben, voilà, ça me suffit à moi, quoi… Et donc, en attendant les Pale Saints l’an prochain, je me fais une joie de (re)voir Lush cette année.

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Lush, dimanche 14/08, Fort de Saint-Père!

Site / Billetterie

c'est l'heure, à tableRDR-16

12 résponses à “Une shoegaze moulée à la LUSH”

  1. Marcel Dib

    Les Charlots n’ont jamais joué au festival Inrock. Je dis ça, je dis wien mais je le dis quand même.

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    • roubignole

      Ah ouais et Gérard Winaldi n’a jamais joué au Weal, peut-être?

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    • roubignole

      et sinon je m’ai planté c’était un an avant les Charlatans! Les fans étaient arrivés en bus et dormaient (allongés dans la fosse, bob sur la tête) ou sifflaient pendant le concert de Bruce Joyner (soutenu par une 50aine de fans).
      J’édite l’artic’! Merci

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    • roubignole

      et fatima Mansions en preums

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  2. Marcel Dib

    Festival Inrock 1990, nous sommes d’accord.

    Nanard avait diffusé le premier concert de Lush à Nantes.Ça vous dit quelque chose? Les commentaires du duo Nanard/Laurence Boccolini me hantent encore.

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    • roubignole

      Nan je ne m’en souviens pas… Les interventions de la Laurence de l’époque ne m’avaient pas spécialement marqué d’ailleurs (aucun souvenir en fait!).

      Ils avaient été cruels?

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  3. Marcel Dib

    Non, juste mauvais et donc désagréables.

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    • roubignole

      Haha, que ça puisse avoir été très mauvais, ça ne m’étonne pas!
      J’étais assez coulant à l’époque, sans doute indulgent, j’avais vu moins de concert que le bernard.
      Les nouveaux groupes de cette période n’étaient souvent pas bons sur scène (dans le sens « ne savaient pas bien jouer ») , ils étaient bien meilleurs sur disque.
      A la wadio, je peux concevoir que ce devait être pathétique.

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      • roubignole

        en tout cas, ils avaient la wéputation de ne pas être bons aux yeux des anciens, de ceux qui savaient! Moi, ça m’allait!

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  4. Arnaud Nonoidea

    Sinon, y a quoi de bon la même soirée ? Parce que j’attendrai sinon le passage à Paris (quand ?)

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