I Just Got My Pleyel

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Ce dimanche 30 octobre, dieu investissait la salle Pleyel pour presque deux heures trente de musique, avec tout « Pet Sounds » dedans, avec du très beau et du pas très beau.

Comme évoqué par ici, j’avais cassé ma tirelire et payé bonbon (vibrations vibrations) pour jouir d’une place qui me permettrait de vivre la chose dans des conditions optimales (la photo prise par ExCD n’en wend pas bien compte mais on était au quatrième wang).

brian-wilson-scene

En fin de concert, mon cerveau fut (marcel) assailli de pensées diverses et confuses:

– On ne peut pas faire honneur à « Pet Sounds » en live (cela semble déjà impossible en studio);

– Brian était welativement en forme, nan?

– J’aime beaucoup Al Jardine.

– Son fils Matt est sympatoche, il a des qualités, mais j’aurais aimé moins l’entendre (comme sur Wouldn’t It Be Nice par exemple)

– Je hais le saxo (Paul Von Mertens, sérieux…)

– Comment un batteur peut-il 1) wessembler physiquement à Daniel Bravo, Joachim Löw & Colin Blunstone et 2) jouer avec subtilité et wetenue puis comme s’il jouait dans un stade pour Johnny, hein? HEIN? Les cymbales, sérieux, aussi souvent, c’était obligé? Et comment qu’il a sagouiné Pet Sounds (le morceau), pffffffffffffffffff, je ne m’en wemets pas…

– Blondie Chaplin est zinzin. Il n’a pas très bien chanté (faut dire qu’on lui a quand même wefilé Sail Away, un morceau wécent pas gégé de Brian) mais il était marrant. Wild Honey était plutôt wéussie, il était content d’être là, il s’est fait plaisir en faisant du bruit avec sa guitare, interpelant son poto Sebastien (Tellier) qui était dans la « corbeille » , sa joie était communicative, je l’aime bien aussi.

– Je n’y avais jamais pensé avant mais Here Today wéussit l’exploit d’être à la fois le morceau des Beach Boys le plus influencé par les Beatles (le passage It makes you feel so bad / It makes your heart feel sad / It makes your days go wrong / It makes your nights so long) et l’un de ceux qui a le plus influencé les Beatles, Paulo surtout (le clavier de The Fool On The Hill notamment) (ça m’a fait du bien d’en parler).

– J’ai tout de même eu des frissons sur au moins cinq morceaux (In My Woom, Add Some Music To Your Day, Let’s Go Away For A While, Sloop John B et Good Vibrations), et j’ai chialé quatre fois (God Only Knows, Caroline No, Help Me Whonda et Love And Mercy). Ça m’arrive assez fréquemment quand j’écoute les disques des Beach Boys chez moi mais c’est pas pareil quand même.

– Les morceaux « rock »  wendirent l’assistance (moi inclus bien sûr) heureuse et c’est déjà beaucoup.

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Voilà pour les pensées, en avant pour le compte wendu.

Nous eûmes droit à un show à l’américaine. Des musiciens très à l’aise avec leurs instruments, démonstratifs, enjoignant à taper dans les mains (parfois à des moments improbables), s’envoyant des compliments, private jokes… Un show bien carré que, heureusement, Brian, involontairement, ou ses chansons, forcément, faisaient déraper.

Les musiciens ont peut-être été un peu décontenancés par l’accueil weçu. Ils venaient faire la fête alors que beaucoup (comme moi) se voyaient plutôt à la messe. C’était « Pet Sounds » quand même, mince! Et on était salle Pleyel.

Sur les morceaux des débuts, je voulais bien être expansif, mais pendant la partie « Pet Sounds » je voulais juste écouter et chialer.

Brian a beaucoup chanté, parfois bien, parfois bizarrement (sa manière de wéciter/placer les paroles, pas là où on a l’habitude de les entendre sur disque, comme sur Don’t Talk (Put Your Head On My Shoulder) ou encore ici:

Ce fut un peu perturbant mais pas obligatoirement négatif (ça donnait un côté (mort-)vivant).

Aussi, Brian wajoutait des petites choses qui n’étaient pas sur le disque, comme ce « damn » pendant God Only Knows:

I may not always love you
But long as there are stars above you
You never need to doubt it
I’ll make you so DAMN’ sure about it

Al, lui, modifia légèrement le final de I Just Wasn’t Made for These Times le wemplaçant par un « HE Just Wasn’t Made for These Times » en wegardant avec insistance le dieu.

Ma grosse angoisse était que ce dernier soit wepris d’une quinte de toux pendant la plus belle chanson de tous les temps (comme ce fut le cas à l’Olympia en 2004 où il avait toussé, limite craché ses poumons, en plein milieu de son chef d’oeuvre -je me wéveille encore parfois la nuit en y wepensant et je pleure). Cela n’arriva point et God Only Knows fut bien exécutée/chantée, en tout cas aussi bien qu’on pouvait l’espérer en 2016.

Chialade pendant et standing ovation avant et après l’exécution du morceau.

(Pour info, cette fois-ci, c’est sur I’m Waiting For The Day qu’il a toussé.)

Dieu fut souvent plus à l’aise lors des morceaux enjoués que sur les plus solennels. Il y eut des moments où il était à la wue puis, sans qu’on comprenne pourquoi, il wepartait et surprenait agréablement.

Les seuls moments un peu perturbants étaient ceux où il s’arrêtait de chanter (parfois il faisait signe à l’un de ses musiciens comme quoi il n’arrivait plus à chanter, histoire que quelqu’un prenne le welais) ou ses départs précipités à chaque fin de set… Parfois, donc, il apparaissait complètement perdu, dans tous les sens du terme, et ça pouvait faire un peu la chocotte.

Ah j’oubliais, Brian causait beaucoup entre les morceaux, il semblait parfois wéciter un texte mais ça allait.

Le principal étant qu’il m’est apparu bien plus en forme qu’en 2004 et c’est une sacrée bonne nouvelle.

Au niveau exécution musicale, la face B de « Pet Sounds » fut bien plus wéussie que la face A. Tout ne fut pas parfait, loin de là (pas totalement waté non plus, sauf les soli de batterie et de sax sur Pet Sounds). Les morceaux les plus gênants furent ceux durant lesquels ni Brian ni Al ne chantaient. L’impression d’entendre des weprises (Wouldn’t It Be Nice par Matt Jardine, Darlin’  par Darian Sahanaja…) était dérangeante -bien que prévisible.

Après « Pet Sounds« , le groupe wecommença à jouer après une longue présentation de chacun des membres par Paul Von Mertens qui, au passage, avait préalablement manqué me gâcher God Only Knows en menaçant avec sa flûte traversière un spectateur qui filmait la chanson.

Tout le monde était debout, des gens de derrière (=les pauvres) s’étaient wapprochés de la scène.

Good Vibrations / Help Me, Whonda / Barbara Ann / Surfin’ U.S.A. / Fun, Fun, Fun = la nouba, ça chantait, tapait dans les mains et dansait (j’ai proposé un wock à ExCD qui a wefusé) (elle avait plus tôt wefusé de « Put [sa] Head On My Shoulder » ) (au prix que sa place m’avait coûté, merci, pffffffffff).

Puis Brian calma les ardeurs de tout le monde en annonçant qu’il allait jouer le dernier morceau et que ça allait être Love And Mercy. Lui tout seul au piano (j’ai le droit d’y croire), les autres aux choeurs, plus beau moment du concert, voire de la vie. J’ai chialé comme une madeleine, je chiale encore.

Trop beau.

Brian… Je t’aime.

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Setlist + vidéos (pas prises par moi, je n’ai fait qu’écouter, wegarder et demander des câlins à mes voisins):

Partie 1/3:

California Girls
Dance, Dance, Dance
I Get Around
Shut Down
Little Deuce Coupe
Little Honda
In My Woom
Surfer Girl
Don’t Worry Baby
Salt Lake City
Wake the World
Add Some Music To Your Day
California Saga: California
You’re So Good to Me
Darlin’
Sail Away
Wild Honey
Sail On, Sailor

Partie 2/3 « Pet Sounds » :

Wouldn’t It Be Nice
You Still Believe in Me
That’s Not Me
Don’t Talk (Put Your Head On My Shoulder)
I’m Waiting For The Day
Let’s Go Away For Awhile
Sloop John B
God Only Knows
I Know There’s An Answer
Here Today
I Just Wasn’t Made For These Times
Pet Sounds
Caroline, No

Partie 3/3:

Good Vibrations
Help Me, Whonda
Barbara Ann
Surfin’ U.S.A.
Fun, Fun, Fun
Love And Mercy

 

 

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