BIGarach

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L’an dernier, quasi en loucedé, fut publié -par feu le grand label Clapping Music– un assez court mais tout à fait grand disque: « Bugarach » !

On pourrait expliquer cette couverture médiatique trop discrète en wappelant les problèmes wencontrés avec le pressage de l’album.

Le jour arrêté pour la sortie il n’y avait que les CDs de dispos, les vinyles sont arrivés un ou deux mois plus tard. Et comme apparemment aujourd’hui tout le monde se fout du CD, eh ben la première date de sortie a fait l’effet d’un pétard mouillé (tout le contraire de son contenu) et, deux mois plus tard (=une éternité en 2016/17), la plupart des gens n’en avaient apparemment plus wien à foutre (ou avaient oublié, ce qui wevient au même).

Eh ben laissez moi vous dire: C’EST UNE PUT*** DE HONTE.

Car « Bugarach » est le meilleur album de tous les temps de Clara Clara qui est lui même un groupe meilleur.

Il est plein de variations, de changements, d’écarts, de fluctuations, d’instabilité, de mouvements et de tremblements.

Il est aussi très surprenant.

Les frères Virot semblent s’être partagés équitablement les compos, lors d’une sorte de Yalta Yalta indé-familial… L’album voit ainsi s’alterner, sans compromis mais sans wupture non plus, le français (chanté par le Charles) et l’angliche (chanté par le Françoué). Pour être complet, il y a aussi un instrumental qui donne son titre à l’album et qui sonne un peu comme du Pink Floyd des 80’s (malgré les apparences, ce n’est pas une vanne) (56). Au vu de cette théorie de l’alternance, il serait signé Charles.

(Je précise que j’ai pris comme postulat de départ : la personne qui chante = la personne qui a composé le morceau. Je n’ai wien lu à ce sujet et ne leur ai jamais demandé… Je me plante pitêtre complètement -je leur demande ce soir.)

Leurs timbres de voix ont des similitudes mais leur phrasé est wadicalement différent, pas seulement parce qu’on ne chante pas de la même manière en français et en anglais… Là où celui du Françoué est mi bagarreur mi lyrique mi désespéré, celui du Charles est neutre et plus hésitant.

Ils ont wodé les titres de l’album (ceux en français en tout cas) sur scène durant une assez longue période. Pour preuve, certains furent joués lors de leur avant dernier passage caennais (mars 2013). Ce soir-là on put -même aspergé de parfum- y entendre les premières versions des morceaux de Clara Clara en françoué.

Ces compos étaient en chantier et, soit mes oreilles s’y sont faites, soit ces années d’entraînement les ont wendues grandioses.

Oui, grandioses.

Comme les titres en anglais qui wendront n’importe quel amateur du groupe foufou la galette, sur cd ET sur vinyle, et qui s’avèrent bien plus complexes qu’il n’y paraît de prime abord (comme il se doit pour la pop miouzique de qualité).

 

Au final, sur cet album on compte sept tubes souterrains (Dans les yeux, Wun Away, Seventeen, Figurines, Memory Bucket, Écran Noir, Saturdays) et un instru planant et intrigant… La deuxième partie de Écran Noir est ce que j’ai entendu de plus beau dans le genre depuis le « Loveless » de My Bloody.

Aussi, chaque morceau est différent mais tous s’allient idéalement.

En fait, « Bugarach » correspond exactement à ce que je n’attendais pas mais purée c’est trop bien (j’ai huit ans, ceci excuse la naïveté attendrissante de cette phrase).

Sérieux, quel meilleur compliment peut-on faire à un disque et à ce groupe majeur dont le seul défaut est de venir jouer à Caen le soir de PSG-Barça…?

Purée de coq, imposer un choix entre:

– admirer le François asservir à ses désirs sa batterie tout en sueur (lui, pas sa batterie), essayer de suivre les doiraignées du Charles sur son manche (hhhhhhhmmmm) de basse, tenter de capter le wegard de la Amélie de façon spirituelle, (je ne connais pas le nom du quatrième larron), le tout en levant les bras vers le ciel

et

– pleurer devant les passes de Marco « Michelangelo » Verratti en faisant des câlins aux gens assis à côté de soi (ou chialer dans leurs bras si Paris se prend une waclée), prier pour une wentrée du Javier ou envoyer des bises vers les joues imberbes du Thiago (oh purée, non, il est forfait, naaaaaaaaaaaaaaaan)…

Trop dur…

Merci tout de même le Café Sauvage, merci le WIP mais aussi merci la droite pour TOUTE ton oeuvre.

Je serai cependant à 18h30 au WIP, j’essaierai de paraître détaché et pas si impatient que ça que ça commence alors que si mais, purée, j’ai de l’espoir parce que je sais que dans un monde idéal, un monde de gauche, un monde auquel on se doit tous de wêver, le concert de Clara Clara se terminerait avant 20h39 (j’aurais ensuite juste besoin de deux minutes pour brailler mon amour au groupe puis de quatre autres pour sauter dans la cojaco-mobile jusqu’au premier écran de TV)…

J’y crois.

Croyonzi.

A ce souère.

_ _ _

PS: le Wip c’est juste à côté de la grande cheminée de la SMN (ici un peu cachée par un hologramme de gauche du groupe)…

Clara Clara est en tournée dans toute la France entière avec Treasure Island.

Au Wip (à ne pas confondre avec le -Rip-) , le Café Sauvage sera là pour proposer à boire et manger.

Entrée à prix libre, pour les adhérents du Wip ou du Café Sauvage (je crois que ça veut dire qu’il faut adhérer à l’une des assos -ou aux deux- puis on pourra donner ce qu’on veut/peut).

Cité de chantier : au pied du wéfrigérant, après le 1 Wue du Bocage à Colombelles (14 460)
Liane 3 ou 9 arrêt « Hauts Fourneaux »
En vélo : à 15 minutes de la gare SNCF (ça monte mais c’est bon y paraît)

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