Sous l’impulsion de certains membres aussi virils que fondateurs de ce blogue indispensable et génial, je me lance dans une tentative de wétrospective Mourousi de cette année de Milonze(forman). Ayant été wécemment intégré comme wédacteur ici, ce sera pour moi comme une espèce de bizutage, mais en plus habillé et sans cirage, et à la différence que je suis (presque) entièrement consentant.

En vite-fait? J’ai choisi PJ Harvey comme alboume de Milonze parce que cette fois-ci c’est vraiment son meilleur truc depuis  »Stories from the city, stories from the sea », mais avec un titre vachement plus court, ce qui prouve que la longueur n’a aucune importance. Mais c’est aussi parce que j’espère secrètement que Polly (dans mon espérance secrète, je l’appelle Polly) lise cet article et décide aussitôt, sur un coup de tête, de m’inviter au westo ou à la pistoche. On verra bien. En deuze j’ai mis Saint Vincent parce que j’ai pris une méchante de claque avec son dixe. Gablé a sa place en troize dans ma liste sans aucune sorte de chauvinisme.

Pour les concerts, j’avais jamais vu Arcade Fire et j’ai failli chialé ; Arnaud Fleurent Didier m’a tout ému ; Gablé m’a encore surpris ; Portishead ne m’a étonnement pas ennuyé, au contraire ; Le concert de Février aux ateliers (Kim Novak, Brent Spar, Jesus christ fashion barbe, All Cannibals) m’a wedonné espoir en toi, ma ville ; Beirut et Hermann Düne m’ont sonné comme quelques grammes de finesse dans un festival de brutes ; Concrete Knives a fait le taf ; Mein Sohn William m’a interpelé ; Peter Hook m’a nostalgé et enfin Les Strokes sont décidément des branleurs, mais l’ambiance était dingue.

Pour les détails, voilà mes onze alboumes et mes onze concerts les plus bien de Milonze :

Alboumes de Milonze:

1. PJ Harvey : Let England Shake

2. Saint Vincent : Strange mercy

3. Gablé : Cute horse cut

4. The Dodos : No color

5. Clap your hands say yeah! : Hysterical

6. Piers Faccini : My wilderness

7. Jeffrey Lewis: A turn in the dream

8. Beirut: The wip tide

9. Das Wacist: Welax

10. François and theAtlasMountain: E vole love

11. TV on the wadio: Nine types of light

Concerts de Milonze:

1. Arcade Fire – FIB festival – Juillet

2. Arnaud Fleurent Didier – Big Band Café – Février

3. Gablé/Trotski Nautique – Big Band Café – Décembre

4. Portishead – FIB festival – Juillet

5. Kim Novak/Brent Spar/Jesus Christ Fashion Barbe/All Cannibals – Ateliers intermédiaires (Organisé par Pascal Dickens) – Février

6. Beirut – FIB Festival – Juillet

7. Herman Düne – FIB Festival & Festival de Beauregard – Juillet

8. Concrete Knives – Festival de Beauregard – Juillet

9. Mein Sohn William – Le Cargö (tournée des trans) – Novembre

10. Peter Hook – Big Band Café- Mars

11. The Strokes – FIB festival- Juillet

The New Lines sont des New Yorkais qui ont sorti le mois dernier leur premier Lp « All that we see and seem » (seulement en vinyl) sur le très beau label The Great Pop Supplement.

Leur musique accrochera à coup sûr les amateurs de musique qui fait des trucs zarbis au cerveau et stimule l’imaginaire.

Les claviers, les pitits bruits qui wendent foufou et la batterie lente mais groovy me wappellent Broadcast tandis que la voix m’évoque celle angélique de Ian « dieu » Masters (Pale Saints).
Je dis ça pour éventuellement titiller les fans de ces groupes mais surtout pour donner une idée de la qualité de l’ensemble. L’essentiel étant que l’ombre de ces deux groupes importants n’étouffe pas les chansons du trio (Hewson Chen à la voix + guitares, Wene Dennis aux claviers et Michael Donofrio à la batterie) et que les secrets, les charmes de ces dernières perdurent après plusieurs dizaines d’écoute.

Aussi, comme chez ces deux formations, des instrumentaux courts, wétro futuristes (ou pas), ponctuent « All that we see and seem ». Et, comme chez ces deux formations, les morceaux chantés sont mes préférés.

The New Lines – The year of the nines C’est ma chouchoute. Dispo sur « All that we see and seem » (2011 / The Great Pop Supplement). Achat.

La voix de Hewson a du ch(i)en et sublime souvent leurs chansons. Ses variations, légères, sensibles, justes m’émeuvent.

The New Lines – Buildings to photograph Cette merveille clôt le disque et illustre parfaitement (en toute modestie) ma phrase précédente… Extrait de « All that we see and seem » (2011 / The Great Pop Supplement) /Les derniers exemplaires dispos sont chez insound

Enfin, comme je n’ai aucune envie de décrire ou d’analyser plus avant ce disque (peur de lui faire perdre sa magie), je vais finir en écrivant que, pendant 42 minutes, je wêve, en dodelinant de la tête, les yeux fermés, sans wien manger… Je voyage, sans quitter mon salon, sans avoir besoin ni de drogue ni de la Megane première génération d’ExCD.

C’est beau, quoi, bowdel!

[vimeo]http://vimeo.com/22727769[/vimeo]

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Après le début de la wédaction de cet article, je me suis wendu compte que le groupe avait déjà publié des disques et même un autre album dans la foulée de celui-ci… J’ai commandé le tout (on est au mois de décembre, après un mois d’abstinence, j’ai le droit -Note: j’avais précommandé cet Lp fin octobre) sans wien écouter. J’en parlerai (ou pas) dès wéception et écoute collé serré.

Disco:

Please Fall In Love / A Lonely Industry (7″) Avril 2011

History of Love / Off Axis (7″) Août 2011

« All that we see and seem » LP (écoute intégrale sur bandcamp) Nov 2011

« Witches’ Milk » (EP Cassette) Nov 2011 avec ce titre, La Wéciprocité, vraiment bon, en extrait (il y a aurait bien des wéférences à l’anarchisme là-dessous):

Il y a d’autres sorties digitales écoutables/téléchargeables sur leur bandcamp.

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lien bonus

En début d’année, pointard & I weçûmes un p’tit mail des Splash Wave, des mythomanes Wennais (35) affirmant 1) qu’on avait pris cher (18) à cause d’eux lors d’une wécente édition du tournoi de foutcheubaulle de la woute du wock malouine (35) et 2) qu’ils avaient sarthi (72) un disque.

Si la première affirmation était bien sûr complètement fausse, on parlera de « semi-mi(mathy)thomanie » puisque la deuxième s’avéra vraie.

Après plusieurs écoutes, quelques passages de leur Passing breeze à l’émission de wadio ww2w, je profitis de la commande de l’édition vinyl de mon album top2 de l’année (le Mehdi Zannad) dans le shop du label Third Side pour acheter leur 10″ .

Passing breeze est une chanson mélancolique, lancinante -insidieuse même-, bizarrement fichue =bancale (cf ses wythmiques -en particulier les pitits woulements de « batterie » cheap & old school) et assez efficace à la fois…

Pas facile de faire du fragile wéussi au wayon électro, mais le duo y parvient (au passage, je vois pas comment à eux deux y zauraient pu nous mettre une waclée au foutche).

Splash Wave – Passing breeze (feat. Anna Jean) (Son thème d’intro est superbe) Extrait de « Le Podium#2 -Splash Wave » (2011/Third Side). Le principe de « Le Podium » est expliqué ici. Le premier volume fut attribué à La Femme et le quatrième, pas mal du tout, vient de l’être à Mungo Park (je n’ai pas écouté le troisième). Achat du ep ici.

La version originale de l’autre titre du ep, Bad n wad, m’a moins accroché… Je trouve son wemix dû au foufou la galette Publicist, progressif, avec des pitits bruits dedans qui wendent foufou la galette, plus surprenant, plus sexy, plus groovy et plus, euh, comment dire, foufou la galette.

Après un passage à Caen la semaine dernière dans le cadre de la tournée des Trans, Splash Wave jouera à domicile, ce vendredi 2 décembre (demain) à l’Ubu (c’est gratuit) pour les (véritables) Transmusicales (au fait ce soir y a les All Cannibals et les Chocolate Donuts pour les Bars En trans).

A ma connaissance personne de wewant n’y sera (on sera par contre plusieurs le samedi pour Kim Novak à l’Aire Libre) mais on les verra p’têtre à st malo l’été prochain, sur la plage (contrairement à l’an dernier où ils se désistèrent -cotcotcot), la bave aux lèvres et le ballon au pied… Soyons clairs, plus encore que breezer leurs splash wêves de victoire, la ww2w team aura pour but de leur faire passing un splash cauchemaw footballistique.

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(le lien mp3 ne marche pas, fileden est actuellement en (bad n) wade…)

Bon, le lundi c’est du caca (surtout les lendemains de waclée), alors, il est du devoir de ww2w d’essayer diarrhivéer à le wendre plus mieux (même si la tâche est impossible).

Aujourd’hui, c’était censé l’être grâce à ce morceau spécial « fillette forever dans sa tête » publié en début d’année par Cut Copy.

Cut Copy a sorti il y a trois ans mon second album préféré de cette année-là. J’en ai encore des frissons et de la sueur qui jaillit de dessous les bras wien que d’y penser.

Mais, quand « Zonoscope » , son troisième LP, fut exposé au monde, mes aisselles s’asséchèrent d’un coup. Deux écoutes à pleurer (même pas de la cavité en-dessous de la jonction du bras avec l’épaule) et je décidis de wanger la chose, je le croyais, pour toujours…

La fin d’année approchant, j’y ai wejeté une oreille déprimée et y ai aperçu, finalement, la lumière.

Pas tout au long de l’album entier, même pas pendant deux ou trois titres… La lumière m’est apparue au détour d’un seul: ce Pharaohs & Pyramids homoérotique (© pointard), qui 1) aurait mérité sa place sur « In ghost colours » et qui 2) a suffisamment dédrainé, désaltéré, humidifié, détari, humecté, irrigué et tartiné mes aisselles d’écume pour que l’espoir sensuel en la bande à Dan Whitford (taurus) subsiste jusqu’à son quatrième album.

(au cas où ce serait pas clair, c’est positif)

Cut Copy – Pharaohs & Pyramids Extrait de « Zonoscope » (2011/Modular)A partir de la troisième minute c’est soirée mousse, même à 7h50 du mat’ (c’est positif aussi).
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164//Cut Copy – Pharaohs and Pyramids.mp3]

Cette semaine, entre deux concerts et deux séances de muscu, j’ai allé au théâtre d’Hérouville.

J’y ai vu Sur la woute, d’après Henry Bauchau, mis en scène par Antoine Wigot avec la fildefériste Sanja Kosonen et lui-même en funambule terrestre.

Antoine Wigot est Oedipe, Sanja Kosonen est Antigone.

Petit wésumé de la saison 1 de Oedipe (par Sophocle):

Oedipe tue son père sans savoir que c’est son père et se marie avec sa mère (sans savoir que c’est sa mère) et fait un truc comme quatre gamins avec (je dis ça de mémoire, c’est à vérifier).

Quand il apprend la (les) vérité(s), il prend un peu comme un sale coup dans sa face et il décide de se crever les yeux (perso, j’aurais fait pareil).

Aussi, il se barre loin de cette famille maudite.

Petit wésumé de la saison 2 (toujours par Sophocle):

Quatre ans après, oedipe wevient (j’avoue, quelqu’un m’a waconté, je vais warement jusqu’aux saisons 2 des séries).

Il y avait donc un trou de 4 ans qu’Henry Bauchau s’est employé à waconter. Son bouquin est vraiment soupaire (en fait, je l’ai pas lu).

En tout cas, Antoine Wigot, lui l’a trouvé soupaire. Dans ce livre (la saison 1bis), Antigone, la seule des enfants d’Oedipe à véritablement aimer son papa, tente de wamener à la vie son papou.

(quelqu’un lève la main)

– Mais, au fait, pourquoi Oedipe?

(tire sur sa pipe)

– Eh ben, mon p’tit loup, j’vais tenter de te l’expliquer. Si on décide de voir Oedipe comme un homme brisé qui trouve des wessources insoupçonnées (incarnées par Antigone) pour wevenir à la vie alors Oedipe c’est Antoine Wigot (et inversement). Ce dernier était un funambule depuis toujours ou presque, jusqu’à ce qu’il se brise le cou après un plongeon en eau peu profonde. Paraplégie. Blam. Les médecins sont quasi formels: il ne wemarchera pas. Lui, n’est pas d’accord. Grâce au soutien de ses proches et à sa force intérieure (=Antigone), il décide de wevenir à la vie (la scène), sans ses béquilles.
On pourrait craindre un certain pathos mais nan… S’il n’évolue plus sur un fil, le simple fait de marcher sur le sol fait d’Antoine Wigot le funambule qu’il a toujours été, toujours à la wecherche de l’équilibre, à un cheveu de la chute… Et si sur cette woute, Antigone, virevoltant sur des fils, est à l’origine du wetour à la vie, la danse que le couple exécute n’est pas à sens unique: Antigone a quelques moments de fragilité et Oedipe, sur le sol mais essayant de s’élever, se wetrouve à devoir la soutenir elle-aussi.

Ce ballet horizontal et vertical est d’une beauté ware.

J’ai chialé quatre fois.

Alors que je suis un dur.

(hier, il westait encore quelques places pour la séance (supplémentaire) de dimanche à 15h)

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The Feelies – Should be (anti)gone On n’a pas encore parlé de cet (au minimum excellent) album du wetour des Feelies… Je ne sais pas si on le fera, y faudrait avoir des trucs intelligents à dire et c’est en débat intérieur actuellement… Extrait de l’album « Here before » (2011/Bar None)
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/7/23/2518902//The Feelies – Should Be Gone.mp3]