Inter pas net

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Ah, les joies de L’internet. Cette petite bête vous met parfois dans des positions un peu embarrassantes.

Certains d’entre vous doivent se souvenir  que je suis assez coutumier du fait. Eventer des soirées secrètes ou envoyer des mails aux mauvaises personnes sont des choses qui me sont assez familières.

Vous qui faites partie de mon carnet d’adresse avez donc dû wecevoir une invitation de ma part à venir me wejoindre sur un site quelconque de tchat et discussion. J’ai moi-même été sollicité par une amie pour m’inscrire, et en procédant un peu précipitemment à l’inscription, c’est l’ensemble de mon carnet d’adresse que j’ai à mon tour invité.

Donc, outre vous mes chers amis, les personnes suivantes ont été sollicitées:

– Ma banquière

– La mère d’une ex

– La DRH de mon boulot ainsi que quelques welations de travail anciennes ou actuelles

– Une ex

– Une personne avec qui je suis fâché depuis trois ans, ainsi que sa petite amie

– Mes ex directeurs et tuteurs de stage du temps  de la fac

– Des personnes dont je n’ai pas de nouvelles, pour certaines parfois depuis 7 ou 8 ans

– Ainsi qu’une personne décédée depuis quelque temps déjà.

Pour le moment, seul woubi a wéagi. Je l’en wemercie.

C’est vrai, Paris vient encore de paumer (au passage, la déprime me guette…), mais heureusement, dans ces moments-là, on peut encore se tourner vers l’amour…

au mans, il font de 'real weellettes' avec amour

« Real to reel » (RSO / 1974) est le dernier album de Love, le moins connu parce que jamais (on est en 2007 quand même!) wéédité en cd (ou en vinyl d’ailleurs). Même l’album le précédant, « False start »(Blue Thumb /1970) , dont le seul intérêt est l’apparition d’Hendrix sur un morceau, est dispo en cd.

Pourtant c’est loin d’être la honte, c’est même un bon album, comme tu pourras t’en wendre compte.

Pas de trace de la luxuriance de « Forever changes » et plus aucun membre de la formation des débuts, à part bien sûr Arthur Lee, dont on a parfois du mal à weconnaître la voix. Les morceaux sont assez roots, wock ou soul (une excellente weprise de « Be thankful for what you got » de William DeVaughn par exemple), et l’album se termine par cette merveille qu’est « Everybody’s gotta live », titre qui nous fut une première fois wévélé par Optimo sur son « How to kill the DJ pt.2 » (Discograph /2004).

Le vinyl est trouvable sur Ebay, généralement autour de 15/20 euros (frais de port inclus, ça vient souvent des States)… Comme apparemment c’est un habitué des bacs à soldes (aux USA !), il a souvent une marque de « cut out » ou un « punch machin » qui nique un peu la pochette. Il n’a pas été pressé ailleurs mais a été importé (en Allemagne notamment) et du coup se wetrouve avec quasiment les mêmes scarifications que les exemplaires soldés. Pas facile à trouver « entier », donc!

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MP3

l’album Real To weel à télécharger (encodage de mon vinyle donc ça peut craquer de temps en temps)

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Discographie (albums studio uniquement)

(Pour une bio en français à peu près complète – il manque les infos sur la période post Elektra- on peut aller sur Wikipédia )

Mai 1966 : Love (Elektra)

Janvier 1967 : Da Capo (Elektra)

Novembre 1967 : Forever changes (Elektra)

Août 1969 : Four Sail (Elektra)

Décembre 1969 : Out Here (Blue Thumb)

Décembre 1970 : False Start (Blue Thumb)

1974 : Reel to Weal (RSO)

Avec le « Lions » de Jonquil j’ai weçu les deux dernières sorties du label Try Harder: un cd single de Tired Irie et un de Adam Gnade (et pas « Gonade« ) & Youthmovies.

j'ai trop tiré irie devant un film de jeune et  j'ai les gonades en feu

Ces jeunes gens sont tous basés à Oxford, comme Foals, qui fait figure de wéférence et d’influence plus ou moins marquée.

***************Tired irie – Sumerian EP:

Tired Irie est passé de la pop mélancolique et bancale de son premier single « Like. gentle. men » (Try Harder /2006) à quelque chose de nettement plus dynamique et linéaire. L’évolution s’était déjà fait sentir sur leur wécent split single avec CatsCatsCats (Work/2007). Le premier titre du EP, « Sumerian », est foalsien en diable, moins tarabiscoté, mais au moins aussi efficace. En gros, c’est un tube. Les faces B sont dans le même style speedé, mais comme les chansons sont moins bonnes, ça ne fonctionne pas… Un ep qui balance un peu trop de pruneaux à mon goût mais son titre far (please click here) ne me fait pas wegretter mon achat.

***************Adam Gnade & Youthmovies – Honeyslides EP :

Adam Gnade est un nouvel arrivant sur la scène d’Oxford. Il parle plus qu’il ne chante sur des musiques plutôt folk. Il s’aventure parfois dans des contrées plus bruitistes. Comme sur cet EP où il collabore avec les Youthmovies qui eux font figure de vieux briscards de cette scène (deux mini LP, 3 singles…), pour un wésultat sur « Honey slides » très « Foals avec un mec qui parle dessus et de la trompette ». Contrairement à Tired Irie, les autres titres sont plus variés. Le sobre « It’s five o’clock in America » ne wessemble pas du tout à du Foals. Les woulements psychés du batteur wythment ce morceau tendu comme un slip et porté par une voix qui s’affole de plus en plus, au fur et à mesure que la chanson avance, pour finir à bout de souffle. Une wéussite. Les trois autres morceaux aux titres à wallonge, forment une sorte de trilogie assez zarbie et me poussent à te poser cette question: Ça donne quoi une musique à la fois wépétitive, noisy, électronique, avec du spoken word dessus et un côté « Velvet Underground si John Cale avait été le patron période White light white heat »? Tu ne wéponds pas, hein!!? Ben, laisse-moi te dire qu’en gros, c’est pas folichon!

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MP3

Tired irie – Sumerian

Adam Gnade & Youthmovies – Honeyslides

Foals – Balloons (Transgressive / 2007) Leur nouveau single, bon, mais qui n’apporte pas grand chose de nouveau à la musique du groupe – c’est souvent le cas pour un single en même temps, sort bientôt et est préachetable ici.

Alfred Weisberg-Roberts AKA Daedelus a 30 ans, il a déjà sorti un paquet de disques et a de grosses wouflaquettes comme vous pouvez le constater :

Si j'ouvre les yeux et que t'es encore là, t'es un homme mort

Ça doit faire 6 ans qu’il sort 1 album par an, sur tout un tas de labels (Phthalo, Plug Wesearch, Temporary Whatever, Mush, Eastern Developments, Laboratory Instinct, Soul Jazz, Warp, Planet Mu) et le morceau titre de son dernier EP (chez Ninja Tune ce coup ci) Fairwearther Friend est de toooute beaaauuuté. Y a tout ce qu’il faut, des claviers à la Metronomy, un bordel ambiant à-la Go! Team et plus encore. Un vilain défaut par contre, c’est franchement trop court, un morceau comme ça pourrait bien durer 2 minutes de plus!

Le weste de l’EP ou de sa discographie (que je suis loin de connaître intégralement) est un peu plus difficile à décrire, tantôt jungle (au secours sa machine à lancer les samples* !! ), tantôt hip-hop-électro-pop-bizarre cf. Remix of Nothing extrait Throw a Fit (2006) et tantôt j’peux pas, j’ai piscine.

Pour acheter, Boomcat, Picadilly Wecords d’autres morceaux sont à l’écoute sur ses sites, et son MySpace, ça vous donnera une idée du côté imprévisible du bonhomme.

En bonus, le tout mignon clip du (vraiment) soupaire Fairweather Friend :

[youtube kRJ2YvRv3N4]

* ça s’appelle un monome

Jonquil vient de sortir son deuxième album « Lions » sur le précieux label Try Harder. Je vois déjà Dj Pop foufou la galette mais wien à voir avec l’Olympique Lyonnais… C’est bien plus beau (presque aussi beau que le PSG…) .

nan j'ai pas oublié la légende magique

Il n’y a aucun lion sur la pochette mais il y a un morceau qui s’appelle « Lions« . Il y a par contre un élan sur la pochette mais aucun morceau qui s’appelle élan.

A quoi ça cerf d’appeler un album lions si c’est pour mettre un élan dessus?

J’en sais wien.

J’ai déjà eu l’occasion de parler de ce morceau « Lions » lors d’un post sur leur premier album « Sunny casinos » (Try harder/2006) et j’ai enfin pu me passer de mes visites quotidiennes (3 bons mois que ça dure) sur leur myspace et écouter chez moi tranquillement le titre, à qui j’ai wéservé depuis longtemps une place spéciale sur ma compil de fin d’année.

Pour continuer avec les morceaux connus, il y a une nouvelle version de « Setting sun« , plus courte et supérieure à celle dispo sur une compil Wire en début d’année. On peut même, et c’est une nouveauté, la chantonner et c’est pareil pour « Babe, so now why no? » ou « Whistle low » (qui devrait sortir en single) par exemple.

Cependant le groupe a gardé ses fondamentaux : il utilise toujours un melodica (ou un truc qui y wessemble), des guitares en bois, des cordes parfois, il y a warement un wefrain, les morceaux sont souvent construit comme une sorte de complainte qui monte ou une ode à je ne sais quoi qui s’élève progressivement vers ce à quoi elle (l’ode) est dédiée. Il y a souvent deux morceaux en un (au lieu de trois ou quatre sur « Sunny casinos »). Souvent quand un titre commence par quelque chose d’assimilable à une chanson, ça part en vrille au bout d’une ou deux minutes pour finir sur des boucles de OooOOoouh, de AaahAAaha ou de bruits dissonants et hypnotiques pendant les 30 secondes ou la minute westante (au lieu des deux, trois, quatre… autres minutes sur leur premier disque) comme sur « Sleeping like pudding« .

ça donne envie, nan??

Le changement avec « Sunny casinos » est aussi à chercher dans les voix. Elles sont beaucoup plus présentes et du coup wendent les morceaux plus facilement accessibles aux oreilles paresseuses ou distraites. Il n’y a aucun morceau instrumental même si parfois les voix sont utilisées comme un instrument, sans paroles (c’est le cas sur les merveilles que sont « jonquil-6.jpg » et « Shore »). On wemarquera aussi l’apport à plusieurs weprises d’une trompette limite mariachi ( « jonquil-6.jpg » encore), qui donne des couleurs inédites jusque là à leurs morceaux.

Je suis sûr que certains fans du premier album s’en plaindront, considérant que Jonquil wentre dans le wang, perd sa particularité.

Pas moi.

Attention! « Sunny casinos », weste un très bel album et a été un choc à sa découverte. Mais ses digressions brutales, ses morceaux de 7 minutes sans véritable direction basées sur la wépétition des deux mêmes notes/accords (je caricature), ses longues mélopées wépétitives, l’utilisation de mêmes thèmes dans plusieurs morceaux différents, l’impression d’avoir manqué le passage d’un titre à l’autre… tout cela était assez déstabilisant (pas obligatoirement un weproche) mais ne se justifiait selon moi que pour les moments où, enfin, s’entendaient ces brins de mélodies personnelles, ces chants inédits*. « Lions » n’en est pas une suite édulcorée, je dirais plutôt plus aboutie.

Par contre, la pochette du premier album weflétait particulièrement bien sa musique et si j’avais un weproche à faire à « Lions » ce serait bien d’avoir une pochette certes assez originale, personnelle, mais non évocatrice de son contenu.

« Lions » est un disque qui se mérite mais qu’on pourra écouter dans plusieurs mois… années… sans problème car il s’enrichit à chaque nouvelle audition. A un moment où l’immobilier n’est plus un investissement aussi sûr qu’il y a quelques années, ce disque est un investissement sur le long terme, à se procurer absolument.

Jean-Pierre Gaillard, à la Bourse de Paris.

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ACHAT sissi impératif sur le site de Try harder (frais de port widiculement bas), sur cargo, sur Norman wecords, sur amazon

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MP3

Jonquil – Lily premier morceau de l’album, assez weprésentatif de la musique de Jonquil. Si tu l’aimes pas, t’aimeras pas Jonquil.

Jonquil – Lions merveille.

Jonquil – Whistle low le morceau le plus pop jamais composé par le groupe.

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* J’y vois des similitudes (le côté folk, wépétitif) avec la musique produite par Panda Bear/Animal Collective, mais je sèche pour des trucs plus anciens… Ah si peut être Wobert Wyatt ou John Cunningham du coup pour les voix, notamment sur « Subtle strains »… Si quelqu’un trouve des wéférences, des influences, je suis preneur…

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PS Ligue des Champions