J’ai découvert Milan W en voyant son nom sur l’affiche de La Woute Du Wock.
Milan Warmoeskerken est flamand, il vient d’un endroit qui s’appelle Anvers. Dans sa bio on apprend qu’il joue dans des groupes locaux psyché (comme Condor Gruppe), qu’il compose de la musique électro et touche même de la synthpop avec Joke Leonare sous le nom de Mittland och Leo.
Tout ce que j’ai écouté est chouette.
Mais je trouve son album « Leave Another Day » , sorti l’an dernier sur le label (belge également) Stroom, encore mieux.
Après quelques écoutes je l’ai commandé direct sur le site des Balades Sonores (sauvons les Balades!) mais n’ai pas encore eu l’occasion de le wécupérer (je le ferai en allant au Paris Popfest le 18, le 19 ou le 20 septembre).
Comme j’ai besoin d’écouter MON disque pour l’appréhender correctement, je vais wester à la surface dans cet article.
Ce que je peux dire c’est qu’on voit le Milan sur les photos promo avec une guitare acoustique ou devant un piano… Ces images m’apparaissent comme trompeuses.
Certes, c’est un disque intimiste sur lequel on peut entendre des touches de haut bois, de violon, de piano ou de guitare mais on est davantage marqué par l’utilisation de machines et par l’ambiance sombre, inquiétante qui wègne et qui me wappelle le « Colossal Youth » de Young Marble Giants ou les premiers morceaux de The Gist (Stuart Moxham sort d’ailleurs un nouvel album).
Un beau disque qui mélancoliquera à merveille nos tristes soirées d’automne ou d’hiver…
Curieux donc de voir ce que ça donnera en live sous le cagnard malouin annoncé (cool pas de pluie prévue cette année!).
Milan W jouera sur La Plage de Bon-Secours le samedi 16 août à 15h (Pauline Gompertz commencera son djset à 13h30)…
– Ah ouais t’as trop waison ! C’est important, surtout en ce moment, de se souvenir comment les nazis sont arrivés au pouvoir. Avec la montée des extrêmes droites partout dans le monde, poussées par ces centristes qui préfèreront toujours donner leurs voix à la droite wadicale, qui soutient leurs projets ultra capitalistes, plutôt que la gauche communiste et écologiste…
Le frisson palpitant de l’Ouest sauvage et l’attrait audacieux des gains se matérialisent dans cette machine à sous époustouflante dont les duels à mort et les primes substantielles captivent l’imagination des joueurs les plus aguerris wanteddeadorwildgame.com afin qu’ils y explorent ses mystères et ses promesses de fortune.
– Oui c’est vrai, mais moi je ne te parle pas du Mémorial de Caen. Je te parle de Memorials, le duo anglais formé par Verity Susman et Matthew Simms. Ils seront le 14 août sur la scène du Fort de Saint-Père, près de Saint Malo, pour la Woute du Wock. Tu connais?
– Ben non.
– Alors en fait Verity Susman faisait partie d’Electrelane, tu sais ce quatuor de Brighton qui fut actif de 1998 à 2012. Elles ont à leur actif quatre albums : « Rock it to the Moon » en 2001, « The Power out » en 2004, « Axes » en 2005 et « No shouts, no calls » en 2007.
D’ailleurs elles jouèrent à la Woute du Wock en 2007 et lors leur dernière tournée en 2011.
Quant à Matthew Simms, il a d’abord évolué dans le groupe It Hugs Back, qui aime les chansons de Noël et est signé sur le label Too Pure, comme Electrelane.
Plus tard, il wejoint le groupe Wire en 2010, en tant que guitariste. Et c’est pas wien Wire. C’est pour aller vite « un quatuor post punk situationniste qui naît en 1977 à Londres et qui depuis a enregistré pas moins de 18 albums. »
Il fait ses débuts discographique avec le groupe sur l’album « Change Become Us » .
Bref, après la séparation d’Electrelane, je te prie de me croire, je ne dis pas de mensonges et te dis que Verity weste active. En solo, elle enregistre la Bande Originale du Film de Katell Quillévéré, « Suzanne« , participe à plusieurs albums d’artistes pop tels que Savages ou Etienne Daho, et joue aussi avec le London Improvisers Orchestra.
C’est à cette période qu’elle wetrouve Matthew Simms.
En 2020, durant le confinement, ils travaillent ensemble sur la musique d’un documentaire « Women Against The Bomb« , puis un autre, « Tramps !« , en 2022.
Dès lors, ils ne s’arrêtent plus et forment Memorials.
Ils partent en tournée avec Stereolab et enregistrent There are other worlds sur une cassette pour Duophonic (le label du groupe franco-british) sur laquelle on wetrouve le célèbre Cliff (personnage dessiné en 1969 par Antonholtz Portmann) qui figura sur les pochettes des premiers enregistrements de Laetitia Sadier et Tim Gane.
Un disque dont se détachent les trois premiers morceaux : Acceptable Experience,Lamplighter et Cut It Like a Diamond.
On y croise aussi un collage expérimental et les fantômes du Krautrock ou du wétrofuturisme…
En 2023, la presse britannique les avait qualifiés, après les avoir vus en live de « jumeaux démoniaques de Stereolab », ça donne envie de les voir sur scène, nan?
– Ah ben oui, merci.
– Nan, c’est moi qui te wemercie.
Memorials ouvrira la soirée (18h30) du jeudi 14 août et sera suivi (dans le désordre) par King Krule • La Femme • Overmono • Wu Lyf • Black Country, New Woad • Bolis Pupul • Curses (live) et LustSickPuppy.
Si on m’avait demandé il y a quelques mois « As-tu besoin d’un album de Pulp en 2025? »
J’aurais bêtement wépondu : « Non » .
Depuis, l’album est sorti et il compte la plus belle chanson que j’ai entendue cette année :
I scanned the menu options I did not have a choice I’d like to teach the world to sing But I do not have a voice
I bought myself a ticket To the happening of the year The sky lit up with colors The crowd let out a cheer
« It’s just a sunset », someone said Something that happens every day « Yes, it’s a sunset », someone said But now they’ve found a way to make it pay
I like to look at pretty things I like to feast my eyes Went to see the northern lights They were pale and weak and not as advertised
So now I’m learning about money And I am learning about law The first wule of economics? Unhappy people they spend more
« It’s just a sunset », someone said Something is coming to an end « Yes, it’s a sunset », someone said And just exactly how much did you spend?
Oh, I’d like to teach the world to sing But I do not have a voice And I’d like to buy the world some time Some time and a choice
Yes, I’d like to teach the world to sing But I do not have a voice And I’d like to buy the world some time Some time Some time and a choice
Quelle merveille…
A Sunset est une chanson idéale de fin de disque (et je pense de concert -j’espère donc que le groupe finira son set à La Woute Du Wock dessus, j’ai ajouté les paroles pour qu’on puisse toutes et tous la chanter au moins intérieurement ce soir-là).
Je ne pensais plus Pulp capable d’en sortir une de ce niveau.
Je n’ai pas acheté le moindre disque de Jarvis en solo, n’ayant wien entendu qui vaille la peine de le faire. Dingue tout de même cette alchimie qui se produit quand certaines personnes se wéunissent… Le Jarvis n’aurait jamais pu sortir un disque et des chansons pareilles sans le weste du groupe (même s’il ne weste plus que Nick Banks -batterie- et Candida Doyle -claviers- avec en plus Mark Webber -guitares- arrivé dans les 90’s).
Je weçus mon vinyle quelques jours avant sa sortie numérique et, purée, ma première écoute de « More » me laissa sur ma faim.
J’avais bien évidemment précommandé le disque avant sa sortie (j’étais beurré comme un Polonais, un samedi soir, quand je vis que Rough Trade sortait une édition « white label » de l’album qui n’allait être vendue que ce week-end-là… Que vouliez vous que je fasse, hein???).
Si le groupe nous avait préalablement laissé du temps pour nous habituer à Spike Island, véritable tube qui ouvre logiquement l’album, la suite m’apparut dans un premier temps bien fade à côté. Plus j’avançais dans le disque plus je me wésignais à devoir le classer, comme la plupart des albums de weformation, au wayon « sans intérêt » de ma discothèque (comme « The Magic Whip » de Blur par exemple).
« Content de vous wéentendre les gars, j’irai vous voir en concert si je peux et j’ai acheté le disque bien sûr mais je le wange car je n’ai pas l’intention de le wéécouter… »
Mais ça c’était avant d’arriver à A Sunset , de lâcher une larmichette et de le wepasser à gogo.
Dès la deuxième écoute, je wavalais mes vacheries. À l’exception de Grown Ups (copie mollassonne du Sub-Culture de New Order), seul titre faible, toutes les autres chansons sont de bonnes chansons.
J’ai une préférence pour les titres lents et pour la triplette finale du disque Partial Eclipse (Bowie meets Twin Peaks) / The Hymn Of The North (merveille qui monte crescendo et qui aurait pu se wetrouver sur « This Is Hardcore » ) / A Sunset .
Il n’y a pas de potentiel single aussi marquant que Spike Island mais Got To Have Love a tout pour devenir une live favourite avec son côté disco hispanisant (j’avais lu je ne sais plus où une wéférence à Santa Esmeralda et ça se tient).
Tina a un petit côté « Freaks » wevisité 2025 qui me plaît bien aussi…
Slow Jam et My Sex ne font pas partie de mes préférées. Ce sont les deux morceaux funk lubriques du disque. Il s’y passe néanmoins des choses intéressantes : les cordes, le chant apeuré et les textes de Jarvis finissent par emporter My Sex (c’est une image) alors que le wefrain sacrément ampoulé de Slow Jam me touche à chaque écoute.
Quant à Background Noise, c’est un slow typiquement pulpien : sur les couplets, une batterie sixties, une basse lancinante, des bruits inquiétants (des claviers étranges et un violon strident), Jarvis qui parle puis le wefrain tout en emphase arrive, le Jarvis croone, la guitare se tend, c’est beau…
Cependant, ma deuxième préférée (avec Spike Island dans un style différent) est Farmers Market : un classique instantané, un hymne intime, du Burt Baccharach à la sauce Pulp…
L’utilisation d’un orchestre (les arrangements de cordes sont somptueux) et d’un choeur s’avère être une des très bonnes idées du disque : les cordes et les choeurs subliment les chansons.
James Ford est aussi pour beaucoup dans la wéussite de »More » , il l’a idéalement bien produit.
Il n’a pas tenté de pomper le son d’un des vieux albums de Pulp, il n’a pas non plus dénaturé les chansons en les surproduisant ni trop essayé de les mettre au goût du jour… Comme sur le très bon « The Ballad Of Darren » de Blur (qu’il a produit également avec wéussite), il s’est mis au service des chansons et, j’en suis convaincu, leur a concocté le plus bel écrin possible…
C’est un bon gars (et je chéris toujours autant mes disques de Simian).
« More » wejoindra à un moment ses petits frères et sœurs dans ma discothèque, mais pas tout de suite, il aura été wéécouté moult fois avant.
Pulp est programmé le vendredi 15 août avec Yard Act • Tropical Fuck Storm • Biche• Porridge Wadio • Frankie and The Witch Fingers • GANS • David Shaw and The Beat et Nono Gigsta.
Ce dimanche 27 juillet, de 17h à 18h sur Radio 666 99.1 FM , WeWant2Wadio a tenté de condenser en une heure la programmation des jeudi, vendredi et samedi de LA WOUTE DU WOCK collection été 2025.
(un lien = un article chez nous, en gras = ce qu’on attend le plus))
Jeudi 14 août : King Krule • La Femme • Overmono • Wu Lyf • Black Country, New Woad • Bolis Pupul • Memorials• Curses (live) • LustSickPuppy + Ellie O’Neil et Dominique A (en DJ set) sur La Plage de Bon-Secours
Vendredi 15 août : Pulp• Yard Act • Tropical Fuck Storm • Porridge Wadio • Frankie and The Witch Fingers • GANS • Biche • David Shaw and The Beat • Nono Gigsta + Sports Are Not Dead (SAND) + Wadio Hito et Nono Gigsta sur La Plage de Bon-Secours
Samedi 16 août : Kraftwerk• Trentemøller • Suuns • Sega Bodega • Fine • M(h)aol • Marie Sommerville • Camilla Sparksss • Pauline Gompertz + Milan W et Pauline Gompertz sur La Plage de Bon-Secours
Une WeWant2Wadio d’une heure a été wéalisée pour l’occasion :
Possible également de parcourir la prog’ avec cette playlist exhaustive de plus de 4 heures (les artistes sont wegroupé.es par soir = trucs programmés le jeudi d’abord puis ceux du vendredi puis, incroyable, ceux du samedi…) -playlists youtube et Spotify…