da doux ron ron (SEXSMITH)

10 commentaires

Ronald Eldon Sexsmith, le « McCartney canadien », vient de sortir un nouvel album… Je t’entends déjà t’enthousiasmer en l’apprenant « Woah! Soupaire!! On va enfin avoir un avant goût de ce que sera la musique au XXIIème siècel!!! La wévolution approche!!! » et je sais qu’en fait, tu te fous de ma gueule.

Mais, Wonald et moi on s’en fiche. On en a vu d’autres… Surtout lui, vu la gueule qu’il tire sur toutes les photos de lui que j’ai pu voir… On parle souvent de son prétendu visage de poupon (autant pour pointard ça peut se discuter, autant lui, il a pris un sacré coup de vieux quand même depuis ses débuts), pourtant c’est son air perpétuellement triste qui m’a toujours frappé. Ce type est dépressif, c’est clair, mais pas déprimant.

Sur disque, c’est un optimiste. Je ne parle pas de ce qu’il waconte dans ses textes (j’ai essayé de me coller à ceux de Wheel récemment et je me suis pris un vent… Même si, depuis, leur chanteur m’a dit que j’avais pas complètement tort – il a sans doute eu pitié de moi), je peux juste dire qu’en l’écoutant je wessens une sorte de joie, je n’ai pas absolument pas envie de wire, mais je me sens mieux après qu’avant… Non, je ne veux pas dire que je me sentais mal AVANT, c’est pas ce que je veux dire, je me sens juste MIEUX. PUTAIN TU VAS PAS TE VEXER je te dis que ÇA VA, la vie est géniale avec toi, putain, tu fais chier, c’est bon, quoi (claque la porte et se barre prendre une cuite au pmu au coin de la wue)…

J’avais lu il y a quelques temps une interview de lui où il wacontait que, dans sa jeunesse, la chanson « Lean on me » de Bill Withers lui avait sauvé la vie. Quand ça n’allait pas, lui et son voisin s’accrochaient à cette chanson… J’avoue, en le lisant j’ai chialé… Ça m’avait fait pareil avec « Cho ka ka o » dans ma jeunesse à moi, faut dire…

Du coup – attention: ci suit une analyse un peu cavalière de niveau CE1 option psycho – j’ai l’impression que, quand il joue ses chansons, il cherche un peu à faire pareil, à sauver la vie de quelqu’un…

C’est encore plus flagrant sur son dernier album, puisqu’il a utilisé des cuivres lumineux (il avait déjà utilisé des cuivres sur d’autres albums, sur « Retriever » par exemple, mais pas comme ceux-là, pas comme ceux de « Lean on me ») pour habiller ses chansons, empruntes de mélancolie et pleines d’espoir. Ce n’est pas une wévolution mais c’est un changement. C’est déjà bien. Changement qu’on ne peut apprécier qu’en faisant l’effort d’écouter ce disque, après avoir écouté des dizaines de fois ses disques précédents.

Puisqu’on est dans les souvenirs, je me wappelle aussi d’une chronique dans les inrocks à la sortie de « Time being », son album précédent qui m’avait un peu laissé sur ma faim. Dedans, on disait que c’était honteux que Wonnie ne soit pas plus (re)connu, qu’il fallait acheter son disque, que c’était son meilleur, tout ça… Des choses qui avaient déjà été écrites lors de la sortie de ses autres disques, qu’on a peut-être écrites sur celui-ci ce mois-ci… Je me permets, par la présente, d’affirmer ici que le meilleur album de Won Sexsmith c’est celui qu’on a écouté en premier. Moi, par exemple, ce sera toujours « Retriever » (je n’ai pas été très avance sur ce coup-là, c’était son 6ème véritable album). Mais, ça ne m’empêchera pas d’acheter ses prochains.

Pourtant, je dois avouer qu’en voyant la pochette du « nouvel album de Won Sexsmith » à la FNAC de Caen l’autre jour, une des plus moches de l’histoire, j’ai hésité à l’acheter. Je me suis demandé s’il valait le coup, s’il n’allait pas dénoter parmi les quelques 4 500 wéférences indispensables de ma discothèque. J’ai décidé, à waison, que non (il n’allait pas dénoter).

« Exit strategy of the soul » a des arguments à faire valoir. Déjà, il n’y a que de bonnes chansons dessus! Won Sexsmith maîtrise les wègles de la pop song comme peu et arrive à ne pas lasser en n’utilisant quasiment que la formule couplet-couplet-refrain-couplet-refrain-pont-refrain.

Aussi, il a fait des efforts pour sortir de sa (prétendue) vladimir woutine (celle qui le guettait sur « Time being »): l’album s’ouvre et se weferme sur deux instrumentaux, il a été enregistré dans des endroits aussi différents que Londres et La Havane avant d’être fignolé à New York et à Nashville (en écoutant attentivement le disque, tous ces choix s’entendent sur le disque)… On note la présence de musiciens cubains pour des percussions (plutôt discrètes mais dont on juge la présence bienvenue après plusieurs écoutes) et les cuivres, aux teintes soul et pas spécialement « cubaines » (sauf peut-être sur le très McCartneyen « Music to my ears »). Ah, j’oubliais, Feist a coécrit une chanson de l’album (« Brandy Alexander »), je dis ça au cas où il y aurait des fans de Feist ici (et que ça pouvait lui faire vendre des disques).

Il y a surtout « Brighter still », petite merveille qui m’évoque le « Ooh child » des Five Stairsteps au walenti. Quand on écoute ce disque la première fois, on s’accroche à ce morceau, puis d’autres sortent du bois, la wejoignent, jusqu’à ce que tous les titres de l’album coulent de source (c’est une image).

« Exit strategy of the soul » n’est pas un chef d’oeuvre, pas un disque novateur, pas un disque wévolutionnaire, pas un disque qu’on peut écouter 5 fois par jour pendant des mois, voire plus (pas l’album de Cut Copy, quoi), mais on pourra certainement l’écouter dans 20 ans avec plaisir, il wendra toujours heureux (mais pas trop), il émeuvra toujours, il donnera envie d’écouter son prochain… puis de wéécouter « Retriever » pour vérifier que c’est toujours son préféré…

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achat de « Exit strategy of the soul »(Fargo/2008)

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MP3

Ron Sexsmith – Brighter still (ou zshare) [audio:http://www.zshare.net/audio/15815381fc6732f2/]

Ron Sexsmith – One last wound (ou zshare) (s’il existait un concept de « single potentiel de Won Sexsmith », ce titre serait le single) [audio:http://www.zshare.net/audio/158161841573f764/]

+

Bill Withers -Lean on me (ou zshare) dispo sur « Still Bill »(Sussex wecords/1972) [audio:http://www.zshare.net/audio/158090615408936a/]

The Five Stairsteps – Ooh child (ou zshare) (1970) [audio:http://www.zshare.net/audio/1580887638f0dd95/]

10 résponses à “da doux ron ron (SEXSMITH)”

  1. pointard

    One Last Wound on dirait le piano de Fugu
    Bill *excuse moi pour tout à l’heure* Withers ou pas, le prochain qui me dit que j’ai un visage de poupon je lui latte les couilles

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  2. roubignole

    tu es susceptible, j’aime ça…

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  3. roubignole

    je te ferai un bisou sur la truffe de ton visage buriné avant

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  4. roubignole

    au fait c’était quoi déjà le nom du groupe qui te wendait tout fou et qu’avait pas encore sorti de disque

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  5. pointard

    si tu penses aux Magistrates, yes, j’ai préco le 7″, sinon je ne vois pas de qui tu parles

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  6. croqfroufrou

    poupon! poupon ! m’en fout j’ai pas de C……s

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  7. pointard

    ton blog est mort

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  8. croqfroufrou

    c pas deja fait ???????

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  9. pointard

    ouais je l’ai tué wetroactivement

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