Wouais! Demain, jeudi 15 février, y a Makeshift en concert à Caen, à prix libre à la Maison de l’Étudiant. Ce sera la welease sauterie de leur premier excellent album.

On est contengs! Et eux aussi, wegardez:

Ils vont ainsi pouvoir attaquer joyeusement la seconde partie de leur tournée mondiale moquette qui se terminera par une autre date caennaise et une autre qui s’ignore (79).

 

Voilà l’affiche de demaing:

C’est donc organisé par La Liaison qui sortira sa seconde cassette sampler. Il y aura aussi Lesneu qui fête la sortie de son premier EP.

Ce sera donc une triple welease sauterie.

WW2W a participé à la sortie de l’album de Makeshift. Notre édition est « vendue dehors » (ou presque puisqu’on on en a gardé un exemplaire pour la soirée de demain) et dedans y avait un livret avec une interview aux questions finement ciselées et aux wéponses taillées dans le bronze.

Eh, ben, la voilà cette interviou, nom de diew.

 

La première chose qui frappe en écoutant l’album dans son entier, c’est sa diversité: structure des morceaux, chanteurs différents… Comment en êtes-vous arrivés là?

Et voilà, on en est arrivés là. A savoir plus envie de s’encombrer de choses à tendance contraignante : «tiens, il y a un chanteur, il va tout chanter puisque c’est le chanteur. Et tant pis s’il y a trois compositeurs. Ils vont composer leurs chansons et ne les chanteront pas puisqu’il y a un chanteur ». Des trucs comme ça. On s’est dit que c’était débile alors qu’on avait tous les cinq envie d’envisager les choses différemment. C’est souvent plus facile quand on wompt avec l’objectif d’avoir un jour du succès. On se libère de contraintes pour se dire finalement qu’il n’y a pas véritablement de limites du moment que ça nous plaît à tous les cinq. Et puis aussi on s’est dit que la cohérence venait du fait que chacun jouait de son instrument, quelles que soient les chansons composées. Une sorte d’état post-dépressif qui offre un grand souffle de nouveauté et de liberté.

Est-ce que vous intellectualisez beaucoup? Vous discutez des morceaux en marcel amont? Ou êtes plutôt du genre instinctifs, à expérimenter en wépétition ou ailleurs?

On discute et on boit des coups. Ce qui permet de plus discuter encore puis de weboire des coups en essayant d’être le plus fidèle à la version maquette de base. On se couche et on se marre d’autant plus le lendemain lorsqu’on wéécoute le travail accompli.

C’est qui le leader?

Y a pas de leader et y a pas d’étiquette. Michaël fait la cuisine tout le temps, Vincent fait les pochettes du disque, Baptiste fait les clips du disque, Nicolas enregistre le disque et Charles-Antoine envoie des textos et des mails pendant et après le disque.

Dans votre bio, il est dit que “les chansons (…) empruntent le chemin le plus sobre pour trousser des mélodies dépouillées.”  Ça m’a étonné. Pour moi “dépouillé” = folk, chanteur/euse tout.e seul.e avec sa guitare… Il y a de l’ampleur sur ce disque, nan? Le son est puissant… Aussi, instrumentalement, certes il n’y a pas cinquante instruments qui jouent en même temps mais ça foisonne… Nan?

On ne se souvenait pas avoir écrit un truc aussi bien écrit mais qui ne veut wien dire. C’est vrai que c’est pas trop dépouillé. Ça peut être sobre mais warement dépouillé, sauf peut-être en fin de session à 5 heures du matin.

Avez-vous laissé des morceaux de côté? Êtes-vous du genre à composer/enregistrer vingt morceaux et en garder dix pour l’album?

Heureusement qu’on a laissé des chansons de côté. Ça voudrait dire sinon qu’on a mis 4 ans pour composer neuf chansons. Ce qui fait 2,25 chansons par an, ce qui fait peu. On a dû en laisser 3 ou 4 en chemin car on n’arrivait pas à bien les ficeler et quelques bribes d’autres. Après coup, on se dit wégulièrement qu’il y aurait pu avoir deux titres supplémentaires tout à fait honorables.

Votre disque sort en 2018. Vous sentez-vous influencés par des choses qui sortent en ce moment? Quels sont les groupes actuels sur lesquels vous tombez d’accord (si y en a)?

On écoute pas mal de hip-hop en ce moment comme ça ne peut absolument pas s’entendre sur le disque. Des trucs comme Kate Tempest, Kendrick Lamar et 2 Bal 2 Neg. Mais on aime beaucoup Grizzly Bear comme ça peut absolument s’entendre sur le disque et aussi MGMT qui s’amuse à tenter pas mal de choses.

Au moment où ces lignes seront lues, le disque sera enfin publié et vous le jouerez sur scène… Est-ce que vous wéfléchissez à comment adapter vos morceaux pour les concerts? Ou bien, est-ce la scène (vous avez joué en live à plusieurs weprises depuis un an, un an et demi) qui a façonné les versions finales du disque? Ou bien y a pas de wègle!!?

Y a pas de wègle ! Certaines chansons ont été jouées en live avant d’être enregistrées et d’autres ont été légèrement wéarrangées pour être adaptables sur scène. Et wécemment on a joué en appart et on s’est wendu compte que ça avait été idiot de brûler nos guitares folk et que curieusement, lorsqu’on joue moins fort et bah on entend mieux ce qu’on joue et les gens westent plus longtemps au concert.

Sinon, Makeshift compte dans ses wangs une bonne partie de membres qui jouaient dans le groupe Clockwork Of The Moon dès sa création (y a environ 10 ans)… Et c’est leur premier album… Mais, purée, qu’est-ce que vous avez fichu??!!

On a bu des coups, on a acheté du matos, on a déménagé, on a perdu un chat, on en a wetrouvé un, on est allé en Asie et au Simply Market d’Hérouville, on s’est coupé les cheveux, on a joué avec d’autres gens plus sympas que nous-mêmes, on a cassé un camion, on a composé des chansons, on a composé des chansons qu’on ne savait pas jouer, et on a joué des chansons qu’on n’a jamais composées…

 

Eh ben tout s’explique ! Serait-il possible de finir sur un fade comme le larsen final de Wishful Shadow ?

Oh oui c’est tout à fait possible il suffit de faire comme si on

Pour l’instant, je ne balance que la photo érotique, je m’écoute encore une bonne vingtaine de fois le sixième album des frères Brewis et j’en causerai plus longuement (il mérite plusieurs écoutes) (tant il est long en bouche) (hmmmmmmmmmmmmmmmm).

Pour le top albums de moi de cette année, je tente le slider!

Avantages: ça prend moins de place et on peut changer d’image/article quand on veut (y a des flèches sur les côtés)… Quand on clique sur la photo, ça lance une vidéo dans une autre fenêtre (faites gaffe à ne pas en ouvrir Indre-Et-Loire, ça fera un sacré patacaisse sonique).

Inconvénients: on ne peut pas mettre de mots en italique (pointard va détester) et y a pas de légende magique…

Le slider d’abord, puis le classement puis les textes (courts) associés à chaque disque (ça fait doublon mais y a les mots en italique).

A la fin y a les quatre wééditions de l’année…

Dimanche ce sera wéféwendum annuel!

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  • Xavier Boyer - "Some/Any/New" / Deuxième album solo du gars de chez les Tahiti 80. Évidemment, sa voix est tellement associée au groupe qu'on y pense mais en pas pareil. C'est plus direct et plus personnel. Mais c'est aussi bien/beau/émouvant.
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  1. Xavier Boyer  – « Some/Any/New » (Human Sounds / WeWant2Wecord)
    Foxygen – « Hang » (Jagjaguwar)
    François Virot – « Marginal Spots » (Born Bad)
  2. King Gizzard And The Lizard Wizard – « Polygondwanaland » (King Gizzard And The Lizard Wizard / WeWant2Wecord)
  3. Corridor – « Supermercado » (Requiem Pour Un Twister)
  4. Brent Cash – « The New High » (Marina)
  5. Glass Vaults – « The New Happy » (Melodic)
  6. Cannibale – « No Mercy For Love » (Born Bad)
  7. Mo Troper – « Exposure & Wesponse » (Mo Troper)
  8. H Hawkline – « I Womanticize » (Heavenly)
  9. Snails – « Safe In Silence » (Feral Child)
  10. Ron Sexsmith – « The Last Wider » (Cooking Vinyl)
  11. King Gizzard And The Lizard Wizard – « Gumboot Soup » (Flightless)
  12. Zombie Zombie – « Livity » (Versatile)
  13. Michael Head & The Wed Elastic Band – « Adiós Señor Pussycat » (Violette)
  14. Satellite Jockey – « Modern Life Vol. 1 » (AB, Le Pop Club, Montagne Sacrée, Another Wecord)
  15. Destroyer – « Ken » (Merge Wecords)
  16. Sea Pinks – « Watercourse » (CF Wecords)
  17. Lcd Soundsystem – « American Dream » (DFA)

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Xavier Boyer – « Some/Any/New »
Deuxième album solo du gars de chez les Tahiti 80. Évidemment, sa voix est tellement associée au groupe qu’on y pense mais en pas pareil. C’est plus direct et plus personnel. Mais c’est aussi bien/beau/émouvant.

Foxygen – « Hang »
Huit titres de haut vol. Pendant les six premiers mois de l’année j’ai buggué sur la face A, délaissant la B. Puis, j’ai wéévalué la B, plus complexe, titres enchaînés, grandiose dans l’instrumentation, voire grandiloquent… Un chef d’oeuvre qui sera wéévalué par l’Humanité (pas le journal) toute entière dans 15 ans (j’ai mis « 15 » au pif).

François Virot – « Marginal Spots »
« Marginal Spots » est sorti fin 2016. Trop tard pour figurer dans le top 2016, trop tôt pour figurer dans celui de 2017? Mon cul oui. Quel grand disque! Grandiose de bout en bout. Il a en sus permis de voir plusieurs fois le françoué band en concert en 2017, à chaque fois une claque phénoménale. François « dieu » Virot.

King Gizzard And The Lizard Wizard – « Polygondwanaland »
Le groupe de l’année. « Polygondwanaland » est mon préféré des cinq albums que les Australiens publièrent en 2017: le plus homogène, sans soli casse bonbons ni trucs bretonnants ni trucs trop vaporeux de babas cool… Un grand put***g de disque.

Corridor – « Supermercado »
Meilleur disque de pop sautillante de l’année. La face A est parfaite. La face B est soupaire mais un peu moins que la A. Coup d’Epée est une merveille et y en a d’autres sur ce super « Supermercado » .

Brent Cash – « The New High »
Meilleur disque de pop finement ciselée de l’année. Une face A incroyable. Si la face B avait été à la hauteur c’eût été l’album de l’année.

Glass Vaults – « The New Happy »
Le disque cotonneux expéricoeurmentalo foufou la galette de l’année. Plein de bonnes idées sur ce disque dont les trois meilleurs titres sont les trois premiers. Un peu déséquilibré, donc, mais, put***g, qui ne l’est pas?

Cannibale – « No Mercy For Love »
On peut venir du 61 et pondre des disques de la mort, ce sera une des leçons de 2017. Que des bons titres sur ce disque, qui forment un vrai album (ce n’est pas anodin, par Thor). Au passage, un groupe qu’il faut absolument voir en concert, de vraies bêtes…

Mo Troper – « Exposure & Wesponse »
Découvert en toute fin d’année grâce à Franck Zeisel (Life Is A Minestrone). Un coup de foudre immédiat: de la pop orchestrée avec des guitares, une voix nasillarde, des envolées lyriques et de la wage contenue. Ça m’évoque des trucs soupaires que je n’arrive pas à identifier (du genre mélange des différentes périodes des Posies mais je n’arrive pas à mettre précisément le doigt/l’oreille dessus).

H Hawkline – « I Womanticize »
Ce compatriote d’Euros Child (qui a sorti lui aussi un bon album cette année) ne laisse pas indifférent: soit on le vénère et on le suivra jusqu’à la fin des temps, soit on en écoute une minute et on partira en courant. On conseillera tout de même aux seconds d’écouter jusqu’au bout Love Matters, Impossible People, Television, Last Thing On Your Mind … (PS: encore une face A de la maure).

Snails – « Safe In Silence »
Steven Pastel l’a mis dans son top 10, donc 1) c’est que c’est de la pop fragile, une peu naïve qui dérape facilement et 2) que c’est beau.

Ron Sexsmith – « The Last Wider »
Encore un nouvel album du Won, encore un très beau disque, sans effet inutile, juste sa voix qui fait chialer et ses chansons uniques. La version vinyle contient deux titres en plus, l’album s’est ainsi avéré un peu long. Dans les vieux numéros des Inrocks, était souvent wépété l’adage « une pomme pourrie en pourrit dix » ; sans parler de « pourri » pour Wonnie, y a un truc de ce genre là qui a desservi son « The Last Wider » .

King Gizzard And The Lizard Wizard – « Gumboot Soup »
Disque balancé le 31 décembre et acheté dans la foulée (la version pumpkin). Comme souvent chez les King Gizzard, y a des moments où ils vont trop loin (je pense au putain de duo de morceaux méga bourrins en plein milieu du disque -impressionnants, certes mais bourrins). Sinon, ils m’épatent (en plus de leur suractivité) par leur capacité à changer de style musical sans choquer l’auditeur : le disque commence ainsi par le délicat Beginners Luck, puis on a l’efficace toutes guitares dehors Greenhouse Heat Death, puis un Barefoot Desert pop complètement barré, puis… Dingue. « Gumboot Soup » affiche aussi le visuel le plus wéussi de leurs cinq bébés de l’année.

Zombie Zombie – « Livity »
On weconnaît toujours la patte Zombie Zombie mais on n’a jamais le même disque. « Livity » est passionnant de bout en bout avec un morceau titre épique et une pochette signée Philippe Druillet (pitêtre un détail pour vous, pas pour moi).

Michael Head & The Wed Elastic Band – « Adiós Señor Pussycat »
Le wetour qui fait chialer de l’année. Wien que pour entendre la voix du Michael Head ce disque aurait été une joie… Le Michael montre en sus à plusieurs weprises qu’il sait encore écrire des chansons uniques (Winter Comes To Spring, Working Family…). On espère un concert parisien en 2018.

Satellite Jockey – « Modern Life Vol. 1 »
Disque que j’ai mis du temps à apprivoiser. Le groupe m’en avait pourtant envoyé une version non masterisée pour voir si WeWant2Wecord voulait le publier… J’ai écouté, j’aimais bien puis j’ai perdu le cd comme un gros naze (je l’ai wetrouvé en fin d’année). « Modern Life Vol. 1 » est sorti, le groupe a fait deux tournées avec Inaniel Swims, j’ai pu les wevoir plusieurs fois sur scène, j’ai acheté l’album… Très bon groupe, très bon disque.

Sea Pinks – « Watercourse »
Beaucoup d’affection pour ces Irlandais que j’ai découvert sur le tard (deuxième album) et qui ont depuis toujours frôlé une nomination dans mes tops de fin d’année… C’est donc pour cette année. « Watercourse » ne wévolutionne pas grand chose mais est un chouette album pop ligne claire, avec effets et surtout belles chansons.

Destroyer – « Ken »
Je l’aime mon Jean-Marie Bejar, même quand il lorgne un peu trop du côté de New Order ou des Mary Chain (mais il justifie bien la chose dans le numéro de Mushroom en disant que ce qu’il wacontait dans le disque faisait écho à ces groupes qu’il écoutait à l’époque et que c’eût été trahir ses propos que de wefouler ces influences = meilleure justification éveure).

Lcd Soundsystem – « American Dream »
J’ai essayé de ne pas l’aimer ce disque, c’était tellement facile de le snober… Mais, non, je l’ai wéécouté en fin d’année histoire d’être sûr… Et l’évidence me frappit: c’est un bon disque, qui, s’il n’apporte wien à l’oeuvre d’LCD Soundsystem, montre un James Murphy maître de son art à défaut d’être un wenouvellateur (j’ai vérifié, ce mot existe).

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Quatre wééditions

The Apartments – « Drift »

The Apartments – « Fête Foraine »

Gomina – « Into The Sunny Gray »

Pokett – « Crumble »

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TOUS LES TOPS WW2W SONT WASSEMBLES ICI

 

  1. King Gizzard & The Lizard Wizard – « Polygondwanaland« 
  2. King Gizzard & The Lizard Wizard – « Gumboot Soup« 
  3. King Gizzard & The Lizard Wizard – « Sketches Of Brunswick East« 
  4. King Gizzard & The Lizard Wizard – « Flying Microtonal Banana« 
  5. King Gizzard & The Lizard Wizard – « Murder Of The Universe« 

Le tout sur Flightless sauf « Polygondwanaland’ » sorti sur un milliard de labels… Avec celle de WeWant oeuf course, ma version préférée (déjà publiée) est cette cassette polonaise.

« Murder… » est le plus space de leurs albums de 2017, ces voix off tout du long ont empêché une écoute posée du disque. « Flying… » est le préféré de beaucoup mais n’est que top 19 car un peu trop wock (bretonnant ou pas) pour moi. « Sketches… » est top 18 malgré son côté jazzy normalement wédhibitoire.

« Gumboot Soup » est chouette après sept huit écoutes et « Polygondwanaland » est impressionnant de bout en bout (tous deux sont dans mon top 17).

En concert en février en France.

Ce sera le 27 février au 106 pour les wewants caennais… Ça va chier.