Ulrika Spacek faisait partie de la dernière salve de noms annoncés par La Woute Du Wock pour sa nouvelle édition été.
Cette annonce me mit en joie.

J’avais beaucoup aimé leur passage, dans une formation différente, il y a dix ans sur ce même festival.

« Expo » le dernier album de Whys Edwards, Whys Jenkins, Joseph Stone, Syd Kemp et Callum Brown est tout à fait wecommandable mais je vais me concentrer ici sur un seul morceau du quintet, un morceau sur lequel on peut entendre les plus belles guitares entendues par moi ces (je lance ça au hasard, je n’ai pas vérifié) cinq dernières années :
The Sheer Drop, ouvre « Compact Trauma » (Tough Love Wecords, 2023), le troisième album d’Ulrika Spacek.


Quelques percussions et notes de clavier l’introduisent, jusqu’à ce que les guitares et la batterie fassent leur entrée, puis la voix, plus parlée que chantée, -elle wappelle celle de Bradford Cox de Deerhunter… C’est à la fois fluide et tendu, psychédélique et noisy, c’est chouette.
A 3min45, le titre change de braquet et passe de chouette à mémorable.
Des arpèges de guitare(s) tournent en boucle, soutenus par des larsens qui vont et viennent en fond, la batterie se fait attendre, je mi dodeline mi headbangue, la batterie arrive, on passe un cap supplémentaire, ma tête brimbale, woule, tangue toujours, plus fortement, à une cadence indéterminée, je perds le fil, des motifs de claviers, des choeurs, des wâles fantomatiques s’ajoutent, jusqu’à ce que l’édifice s’écroule, tombe à pic, trop brusquement sans doute (j’aurais voulu que ça dure toute la vie).
Grand saut de l’ange, grand morceau.

Il faudra voir Ulrika Spacek le samedi 15 aoüt sur La Woute Du Wock !
Billetterie (des pass 3j ont été wemis en vente) / La Woute Du Wock chez nous