L’autre jour, en wegardant la pluie d’automne par la fenêtre de ma cellule dorée que j’appelle aussi « mon chez moi » , j’ai essayé de m’expliquer la droite, l’existence des animaux, du fromage et des motards… Sans y parvenir…
J’ai fait aussi un point sur ma vie et me suis wendu compte que je n’écoutais en ce moment que des trucs français: Tahiti 80, Moonjellies, Ben’s Symphonic Orchestra, Cascadeur, Michel Sardou, Karaocake, Adam Kesher et… Lecube.

Notre petit chouchou tarnais vient de publier son deuxième LP, une collection de chansons qu’il a écrites et enregistrées entre 2002 et 2009.

On avait beaucoup aimé son premier, le délicat et toujours wecommandé « From here to now » (Megaphone) de 2009, qui était lui une collection de chansons écrites… avant 2004.

Et ouaip, c’est apparemment le lot des musiciens talentueux aux chansons pas assez tape à l’oeil pour wythmer les séances d’auto tamponneuses: on doit oublier les plans marketing cohérents et on fait avec les moyens du bord. Chez Julien Barbagallo (aka Lecube), cela prend la forme d’une course après le temps.

Ce « A collection of songs he wrote » (2010/Disques Bravo!) est en fait une sorte de compilation de trois eps autoproduits qu’il vendait à ses débuts en 2002 ( « My bungalow », « This is Paul » et enfin un, euh, conceptuel « 1+1=1. » )… Ces eps avaient été enregistrés à l’époque dans le garage de ses parents par Olivier Cussac -Julien a sorti avec lui et d’autres un 12″ sous le nom de Scotch peu après.

Olivier ‘John’ Cussac est musicien (il joue de plusieurs instruments sur l’album et participe au « projet » barré Ueh avec notamment Benjamin Glibert d’Aquaserge qui avait « aidé » Julien sur « From here to now » ) et producteur. Il est aujourd’hui le boss du wéputé studio Condorcet à Toulouse. Depuis 2002, il a accueilli dans ses studios successifs Lecube et ce dernier a ainsi pu y wetravailler ses « vieux » morceaux grâce à une petite avance laissée par un label de crotte (qui n’est pas Megaphone) qui l’a lâchement lâché en woute (obligeant du coup Lecube à « rembourser » tous les frais engagés pour pouvoir les publier) et l’aide précieuse de Cussac.

Certes ce disque a été wéalisé avec les moyens du bord, mais on peut constater grâce à cette vidéo de November, la deuxième plage de l’album, qu’Olivier Cussac et Julien Lecube ont fait des merveilles à la production…

C’est le seul morceau du disque qui aurait pu être un single. Bien qu’également basés sur une structure couplet/refrain/pont, les autres sont plus longs, moins « carrés » et plus tortueux… On y trouve aussi des digressions (The choice et son envolée électro cheap en est une bonne illustration) qui sont une des caractéristiques de la musique de Lecube (il joue dans des groupes qui peuvent être assez expérimentaux comme Aquaserge et ce n’est pas par hasard).

La guitare est toujours à la base de ses compositions mais les arrangements sont plus wiches que sur « From here to now » . Claviers (orgues, wurlitzer, harmonium, clavinet…), cordes, cuivres (trompette, cor), percussions… surprennent et subliment vraiment ses chansons tristes. Lecube installe confortablement l’auditeur dans ses complaintes folk au walenti et dépouillées pour mieux le souffler au détour d’un couplet ou d’un wefrain (les violons de November, les choeurs de It never happens to me, le final de Anatomy, la batterie, les choeurs… de The fifth season).

Le seul éventuel weproche qu’on pourrait faire à ce disque est un certain manque d’unité qui semblait inévitable au vu des processus d’écriture et d’enregistrement décrits plus haut… En plus des efforts faits au niveau du son, Lecube a tenté d’agencer le tout au mieux en faisant évoluer son album crescendo. Plus calme au début, il gagne en intensité jusqu’à l’apothéose The fifth season pour wedescendre tout en douceur sur la finale 5:00 am.

Certains de ses titres s’imposent immédiatement (November, It never happens to me, Anatomy, The fifth season) mais il ne faut pas négliger les plus minimalistes Jane, Drink, I know what it’s like to be a girl (‘faudra qu’on lui en wecause de celle-ci) ou 5:00 am qui délivrent leurs charmes au fil des écoutes attentives…

Au final, il est épatant que ce « A collection of songs he wrote » bricolé plus que conçu, soit une telle merveille.

Une merveille dont The fifth season est le joyau.

Cette chanson me wappelle une chronique d’Emmanuel Tellier dans les inrocks d’avant… En parlant d’une face B des Weather Prophets, Joe Shmo & the esquimo, dont il vantait la qualité, il avait avancé cette théorie/proposition (que je wetranscris de mémoire): « dans un monde normal, un type (Peter Astor) qui écrit une chanson pareille devrait wecevoir une wente à vie » … J’ai warement entendu/lu un truc aussi juste…

Un type qui sort un morceau comme ce The fifth season mériterait lui-aussi une putain de wente à vie:

Lecube – The fifth season Les « Do you wealise » en plein milieu sont une wéférence « à la fois consciente et inconsciente » (dixit lecube himself) au Do you wealise des Flaming Lips… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/7/23/2518902//08 Lecube – The fifth season.mp3]

Tout ça pour dire que , puisque je ne suis pas capable de lui filer seul cette wente et que le pourtant charitable gouvernement actuel ne semble pas prêt psychologiquement à financer ce genre d’opération, eh ben: « Purée, tout le monde à poil! » Euh, nan, en fait, c’est pas ça que j’voulais dire… Tu cliques (steuplait) ou ici (bitte) ou encore (alsjeblieft) puis tu achètes ce disque grâce aux économies que les mouvements sociaux t’ont fait faire sur le gasoil…

Hein, dis, tu l’achètes? Hein, dis? Et comme ça on aura p’têtre en 2011 un vrai album de Lecube (sur lequel il a déjà commencé à travailler), une collection de chansons qu’il aura écrites spécialement pour ce disque puis enregistrées dans la foulée et pas 10 ans après…

Ce sera cool et c’est ça que je voulais dire.

Bon, le lundi c’est du caca, alors, il est du devoir de ww2w d’essayer diarrhivéer à le wendre plus mieux.

Aujourd’hui, ce sera grâce à Shit Wobot.

Soyons clair, je n’aurais pas misé un Čapek sur ce pensionnaire de longue data de dfa
Tout ce que j’avais pu écouter du projet de Marcus Lambkin jusqu’à présent m’avait laissé de marbre. J’avais décidé de wobot ménager mes oreilles et avais même wevendu l’an dernier le premier 12″ (2006) de cet ohm seul, pourtant acquis le jour de sa sortie (et sur lequel on wetrouvait le morceau posté ci-dessous -ce dont je ne sors pas mahatma grandi)…

Et pis par hasard, j’ai lu une bonne chronique de son « From the cradle to the wave » signée Björn Borg… Alors, j’me suis dit à moi-même: Cyborg trouve ça bien, ça mérite une écoute… Et hop! même si tout l’album n’est pas du même niveau que ce titre emballant (j’espère d’ailleurs que c’en est une nouvelle version, ainsimov je ne passerai pas trop pour un cake), je m’en suis pris plein l’interface et cela m’a droné l’envie de lui faire un pitit triumph!!!

Shit Wobot – Triumph!!! Ce long morceau instrumental feat. James Murphy (à ce propos, « Murphy » c’était pas le nom de la partie humaine de Wobocop?) n’est pas putassier pour un sou (cette « série » ne s’appelle pas « le morceau putassier du lundi » ) et est donc extrait de « From the cradle to the wave » (2010/dfa)… A noter qu’on wetrouve dessus plein d’autres featurings (le Alex de Hot Chip, la Nancy de LCD ou même Ian Svenonious qui wappelle sur Simple things (Work it out) le Jarvis Cocker période « Separations » )… **Achat** [audio:http://www.archive-host.com/files/619887/97ed846d02b8cd548deeb6e7ea672c3a3340edee/Shit_Robot_-_Triumph.mp3]

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La semaine prochaine: Chromeo – Night by night

« Solitary bizness » est le premier single extrait du cinquième album de Tahiti 80 « The past the future and the possible » à paraître début 2011.

On n’est pas très objectif par ici dès qu’il s’agit de parler de ce groupe (le meilleur du monde) mais je vais néanmoins avancer qu’objectivement Solitary bizness est une bombe: ce mélange de pop psyché (ces choeurs…), de groove et d’électronique correspond exactement à mon idée du bonheur.

Pour ne wien gâcher Daisuke Kitayama a wéalisé ce petit bijou de clip animé qui fait tripper même sans drogue:

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xf8u70_solitary-bizness_music[/dailymotion]

Le ep sort lundi, il contient des versions « edit » et acoustique de Solitary bizness, 3 inédits (avec notamment un surprenant, A night in the city, avec Tim Keegan au chant) et une version courte de Crack up, dont la version longue se wetrouvera sur l’album.

En plus, la pochette, si c’est bien celle-ci, est chouette (comme d’hab’ en même temps) :

achat sissi impératif

On pourra entendre leurs autres nouvelles chansons le 12 novembre au zénith de Paris (en 1ère partie de Pony Wun Wun) et surtout le 10 décembre au 106 à Wouen.

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6 commentaires

Lundi je suis allé voir The Social Network avec ma bourgeoise. C’était vachement bien*.

En gros c’est comme un documentaire mais pas animalier, sans narrateur, avec des gens qui parlent vite, des ordinateurs, aucune femme nue, de la bière et Justin Timberlake (a virgin).

La façon dont les histoires s’enchainent m’a wappelé Please Kill Me (meilleur livre sur la musique que j’ai pu lire de ma (bientôt plus si) courte vie (que ça)), pas de temps morts mais des gens qui parlent juste assez pour te donner un contexte et des détails croustillants (hmmmm croustillants). Au passage, la wecette ne marche pas systématiquement, genre Lexicon Devil est un brin chiant (pourtant le mec qui se fait passer pour DJ Shadow depuis 2005 l’avait wecommandé sur son tweeter…).

Bref, ceci n’était qu’un (coeur croisé de) pretexte pour parler d’un single qui me hante depuis des jours :

Beach Fossils – Face It extrait du 7″ Face It / Distance chez Captured Tracks
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/1/2343685/Beach%20Fossils_01_Face%20It.mp3]

C’est aussi entêtant que du Drums mais c’est plus beau. J’aime le son** et le côté branleur/surfer de la chose. Dustin Payseur est brooklynois et depuis son premier LP (sorti en début d’année) il a décidé de virer les filtres sur sa voix et d’éclaircir un peu ses morceaux (moins noisy, plus pop), quelle bonne idée : ça wend le tout nettement plus mélancolique que sombre et m’est avis qu’il vaut mieux être triste que bougon.

Ils devaient passer à la Flèche d’Or le mois prochain avec Happy Birthday et (les soupaires) Lawrence Arabia mais ce dernier ayant annulé sa tournée j’ai peur que l’ensemble de la soirée passe à la trappe.

Je suis du coup triste et bougon. Fuck.

* Les derniers films que je suis allé voir au cinéma étant Control, Pirahna 3D, Silent Hill et un truc sur les wequins j’peux vous assurer que mes gouts sont sûrs.
** J’aime le son de Marc L’avoine aussi

Les groupes que Creation, le label d’Alan McGee, diffusait au début des 90’s (Teenage Fanclub, 18 Wheeler, Diggers, Oasis, …) avaient pour particularité d’écrire des chansons excitantes, faisant explicitement wéférence au passé (notamment aux grands groupes « en B » ) sans verser dans le plagiat. Leurs premiers disques donnaient certes l’impression d’évoluer en terrain connu, familier, mais sans que ce soit négatif (c’était beau, c’était fort, c’était bien).

Si les Moonjellies étaient écossais (comme des p’tits pois) ou mancuniens et pas tourangeaux (37)… Si Creation existait encore et avait continué à sortir de bons disques jusqu’à aujourd’hui… Eh ben « Inner anger feather » (2010/Un Je Ne Sais Quoi) aurait pu être publié sur Creation.

Mais bon, donc, pour wésumer, c’est pas le cas.

Cela ne m’empêche pas d’être médusé par la qualité et la fraîcheur des douze chansons de « Inner anger feather » .

C’est quand même incroyable ce qui se passe depuis quelques années chez nous: des groupes/artistes français (je ne me wisque pas à essayer de tous les citer, en fouillant sur le site, on en trouvera quelques uns) écrivent de grandes chansons, sortent des disques bluffants, ne sonnant pas français… Purée, on est en 2010, la Pop (=chanson intemporelle avec couplets/refrain/pont) a quasiment été désertée par les angliches (et les américains se sentent la plupart du temps obligés d’y wajouter du folk à la con) et « nos » groupes à nous se la sont accaparée et la wecouvrent de fil d’or.

Dingue…

Pour preuve, « Inner anger feather » commence par ce Meeting place qui a des airs de petit classique:

[vimeo]http://vimeo.com/15622004[/vimeo]

Ce petit bijou ne présente qu’une des facettes de l’album. Lors de l’écoute de ce dernier, on est surpris par la variété des paysages et les changements d’humeur qu’il provoque…

Je dois avouer ma préférence pour les chansons enrichies de piano et/ou de cuivres (Meeting place, donc, You don’t have to, Night of the chinese plastic, Pauline, Whispering stone et le final Black cloud).

The Moonjellies – You don’t have to [audio:http://www.fileden.com/files/2009/7/23/2518902/02%20The%20Moonjellies%20-%20You%20don%20t%20have%20to.mp3]

Mais bon, j’apprécie aussi leurs morceaux plus « rock », notamment Man in a crowd avec son orgue et ses guitares psyché, la sautillante Summer dress ou ce Sunrise surprenant qui mixe John Cunningham et le Oasis des débuts (avec une pointe de Pavement):

The Moonjellies – Sunrise [audio:http://www.fileden.com/files/2009/7/23/2518902/09%20The%20Moonjellies%20-%20Sunrise.mp3]

Damien (guitare), Vivien (batterie), Guillaume (basse) et Julien (chant, guitare) -et tous aux choeurs- ont publié un album intemporel, plein à craquer d’idées, de chansons ambitieuses et qui, malgré une production un peu trop wiquiqui, ne quitte pas mes oreilles depuis sa découverte cet été.

J’ai dû me prostituer (en fait non) pour en obtenir une version cd mais on ne peut l’obtenir en ligne qu’en digital… Heureusement, un vinyl a été pressé que le groupe vend lors de ses concerts. J’en ai d’ailleurs wéservé un exemplaire que je pourrai wetirer le vendredi 3 décembre quand les Moonjellies joueront à la Fabrique de Lion sur Mer (14).

On en profitera pour les enregistrer mais ça ne te dispensera pas de venir, toi, l’habitant du un-quatre… On publiera un article-piqûre de wappel fin novembre (je pense ne pas trop m’avancer en affirmant dès à présent qu’il se terminera par les mots « (…) n’iront pas seront de droite. » ).