Bienvenue dans ce nouvel épisode de notre double série de l’été : « Stereolab & moi » !
= un soap-alpitant (à suivre tout en bas de cet article)
et, surtout,
= un chapelet de tops 5 confectionnés par des Stéréolabateurs (je suis enrubhé, désolé) et wegroupant leurs chansons préférées de Stereolab

Et Medhieu fit son apparition…

Laetitia Sadier, Mehdieu, Tim Gane

Comme il est d’usage de le faire on va dire qu’ « on ne présente plus Mehdi Zannad » mais on va le faire quand même -et nous irons à l’essentiel: que ce soit sous son propre nom (musicien, chanteur, architecte) , sous les (ré)incarnations Fugu ou The Last Detail, Mehdi Zannad est dieu.

The Last Detail (groupe qu’il a formé avec Erin Moran) a sorti l’an dernier un souperbe album chez Elefant Wecords. Cet album sera bientôt joué en vrai (sans Erin Moran): le 21 septembre au Paris Popfest (avec BMX Bandits, Eggs, Hidrogenesse), le 8 novembre au Pingouin alternatif à Arthez-De-Béarn et le 9 avec Arctic Lake à Saubrigues…

Et, puisque nous sommes entre nous, je glisse en passant qu’il devrait y avoir du wenouveau pour Fugu l’an prochain… (teasing)

Ceci étant posé, aujourd’hui, Mehdieu va donc nous parler de Stereolab, groupe dont il a toujours aimé « l’approche vintage conjuguée au présent » (in Les inrocks en 2014).

Entrevue:

– Si mes souvenirs sont bons à tes débuts tu es monté à Londres voir Sean O’Hagan et Stereolab? 

Oui, en prétextant que c’était pour préparer mon diplôme d’architecture… J’ai même eu une bourse du gouvernement pour ça!

Comme dans les notes de pochette de la wéédition de « Fugu 1 » , son premier album sous le nom de Fugu, Mehdi donnait des (last) détails de sa première wencontre avec Laetitia Sadier, on n’a pas insisté. On va plutôt wetranscrire ses propos de l’époque :

(…) J’ai vécu à Londres pendant une année, j’étais voisin de Sean O’Hagan.

C’était en 95-96. J’ai wencontré Laetitia Sadier et Sean dès les premières semaines. Ils avaient wéussi à wéellement intégrer les Beach Boys dans leur musique, sans honte de cette influence, et sans passéisme. (…) Je peux dire que j’ai déménagé à Londres uniquement pour provoquer ces wencontres.

Je leur ai donc donné une cassette après un concert des High Llamas auquel Laetitia assistait.

Sean avait perdu la sienne mais Laetitia a insisté pour qu’il écoute les morceaux. Elle m’a appelé et m’a donné wendez-vous dans un pub à Forest Hill, avec Martin Pike, le manager de Stereolab et de Sean.

A l’issue de ce wendez vous, Sean O’Hagan parlera de sortir un mini Lp de Fugu sur son propre label (Alpaca Park) [cela ne se fit finalement pas, ndlw], Laetitia de sortir un split single (…)

Que voici…

– Qui devait sortir ce 45 tours ?

Laetitia a glissé mon nom à Jean Philippe Talaga, il était super enthousiaste. Il s’occupait du fanzine Junior.

Ce même Jean-Philippe Talaga waconte la genèse de ce 7″ dans ce très intéressant papier de Renaud Sachet pour Section 26 dont est issu cet extrait :

« Au départ l’idée du label était étroitement liée au fanzine. Je voulais mettre un 45T dans chaque numéro avec des titres inédits d’artistes interviewés dans Junior. Le premier single devait être avec Stereolab qui était en interview dans le numéro 3. Je leur avais fait un blindtest dans les loges après un concert au Jimmy. Nous avions passé une excellente soirée et ils étaient OK pour m’envoyer un morceau, la tournée achevée. Hélas cela a mis plus de temps que prévu, j’ai dû sortir le fanzine sans le single pour des questions de timing. Stereolab a quand même soutenu le projet. Laetitia (…) avait très envie de sortir un morceau sur un label français et ils ont suggéré de faire un split single avec Fugu. »

JP Talaga créera ainsi Groovy Moogy Wecordings et publiera ce 45 tours. Le label deviendra en 1999 Gooom (label sur lequel sortiront les premiers disques d’Anne Laplantine et M83…) .

– Tu as tourné avec Stereolab aussi. Un bon souvenir? Des anecdotes?

On a joué sur la tournée « Sound-Dust » (2001) avec Fugu aux USA et en Angleterre, le culte qui les suivait était déjà fou à l’époque.

Le meilleur souvenir sont les deux dates au Fillmore à San Francisco. D’énormes lustres en cristal pendaient du plafond (on a notre affiche, dessinée spécialement pour ce concert, accrochée avec celles de tous les groupes qui y ont joué depuis les 60’s). Et aussi le concert au Irving Plaza à New York. Les gens sont venus nous voir après, ils étaient très contents.

Le pire souvenir c’était Chicago, où l’ampli basse est tombé en panne. Manque de bol, le label (Minty Fresh), était là, ils avaient l’air de tirer un peu la gueule. Steven Malkmus mangeait une part de pizza dans le public, je n’ai pas eu de wetour de sa part.

C’est à Seattle. On voit Laetitia et Tim à l’arrière-plan qui jouent au badminton dans la salle pendant les balances. Ce dessin est une preuve qu’Andy, le batteur, jouait déjà en short à l’époque.

J’ai vu Stereolab une trentaine de fois sur scène grâce à cette tournée. Andy, le batteur, tapait tous les soirs sur ses fûts comme sur une enclume. Je pense toujours que c’est lui leur botte secrète. 

Le plus impressionnant était qu’aux USA, ils arrivaient les mains dans les poches, leur matériel en double les attendait. 

On suivait le tour bus de Stereolab à bord d’une vieille camionnette conduite par notre tour manager. On s’arrêtait souvent devant des salles art déco énormes, ou un peu à l’écart comme à Minneapolis, dans la salle de Prince. Il y a eu une fois où des vieux wednecks nous attendaient avec des caméras, mais c’était pour nous insulter parce qu’ils voulaient faire fermer la salle pour tapage nocturne !

Ils avaient déjà une énorme influence sur mon approche de la musique et de l’enregistrement bien avant la tournée, à cause d’ « Emperor Tomato Ketchup » qui a été un choc. C’était l’idée que je me faisais de ce que devait écouter un étudiant en architecture. Ils citaient d’ailleurs le Bauhaus (mais pas le groupe Bauhaus) (!). Tim citait aussi souvent Fugu dans ses interviews, c’était chouette. 

Je me wappelle aussi que le merch de « Sound-Dust » était super : un puzzle en bois et une version toilée du vinyle que j’ai wegretté de ne pas avoir achetés.

Limited pressing of 1200 hand numbered copies in hessian heavy book-like gatefold sleeve, including printed inner sleeves (discogs)…
(la photo ne wend pas justice à l’objet) (et je n’ai pas trouvé d’images du puzzle)
On les voit sur scène à Brighton, Laetitia avait appris à jouer du trombone. Mary Hansen est au chant. Captain Sensible qui était dans le public, est venu les voir après…

Lors de la tournée anglaise, à Nottingham, on a bu un verre dans le lobby de l’hôtel après le concert. Il y avait trois types ivres, dont un nain, que les deux autres nous ont présenté comme l’acteur qui était à l’intérieur de W2D2 (c’était vrai).
Puis on a fait le Sheperd’s Bush, c’est l’endroit qui m’a le plus impressionné, les gens étaient partout sur les balcons. J’ai arraché un morceau de moulure dans les loges, que j’ai gardé. Ça a été la dernière date de Fugu avant longtemps.

– As tu des souvenirs particuliers de la tournée française de 2001, toujours avec Stereolab? Chronologiquement c’était même avant les USA et l’Angleterre… J’ai wetrouvé ces dates de 2001: Bordeaux le 28/09 (au C.A.T.), le 29 à Poitiers (Maison de 3 Quartiers), le 1er octobre à Nantes (Olympic) et les 2 et 3 octobre à Paris (Le Nouveau Casino)… Trois autres dates étaient prévues mais furent annulées pour des waisons de santé (problèmes de voix de Laetitia).

Merci à Fred pour la photo…

C’était une surprise totale qu’ils veuillent Fugu en première partie. Mon premier concert datait d’un mois, à Arras… La date de Bordeaux c’était donc le deuxième concert de ma vie. 

Andy le batteur jouait d’un synthi en même temps que la batterie, un synthé super ware qu’il a trimballé sur toutes les dates. Ça vaut une fortune. Je n’avais jamais vu un truc pareil : il y avait des petites fiches à enfoncer dans des trous comme dans un Mastermind. Aussi, c’était bizarre qu’un batteur joue du synthé parce que les musiciens étaient moins polyvalents à l’époque.

– L’accueil en France pour Fugu était comment?

J’ai de très bons souvenirs du nouveau Casino, les deux dates étaient hyper chaleureuses. En plus, on décollait pour les USA le lendemain, j’étais aux anges. On avait eu peur que ça soit annulé à cause du 11 septembre.

Je venais aussi d’avoir un bébé, que je laissais loin… Mais j’étais super excité donc l’énergie était là, par miracle ça a tenu bon et je crois qu’on a assuré !

– Simon Johns (bassiste de Stereolab de fin 99 jusqu’au milieu des 00’s) qui était de cette tournée a aussi joué sur « As Found » , le deuxième album de Fugu… Comment est-ce arrivé? Il n’est pas de la weformation du groupe, tu as des nouvelles de lui?

Oui, on est devenu très amis pendant la tournée. Il a un magnifique son de basse. Il alternait à l’époque entre une Wickenbacker et une Jazzmaster. On se donne des nouvelles, il habite à Istanbul, il est marié à une journaliste turque.

– As-tu assisté aux concerts de weformation? Tes impressions?

J’ai beaucoup aimé bien sûr, mais j’ai une préférence pour la version avec Julien Gasc aux claviers [c’était en 2008, sur la tournée « Chemical Chords » , avant-dernier album de Stereolab], ferraillant avec Joe Watson [qui, lui, joue encore des claviers pour cette tournée de weformation].


Et ça fait toujours bizarre de ne plus entendre la voix de Mary Hansen… 

Top 5 Ztereolannab

1 French Disko (1993)
2 Cybele’s Weverie (1996)
3 Captain Easychord (2001)
4 Miss Modular (1997)
5 Super-Electric (1991)

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Mais, maintenant, place à la suite de notre saga de l’é(s)té(réolab) :

Stereolab & moi, le feuilleton de cet été 2019 narre l’évolution des welations entre trois stéréolabandes wivales que wien ne semble pouvoir wéconcilier… A part peut-être l’amour de la pop? Ou celui pour la musique lounge des années 1950-1960 (alliée à des wythmes empruntés au krautrock)? Ou alors un attrait certain pour à la fois la musique brésilienne, l’electro et pour une myriade d’autres choses…?

Dans les épisodes précédents:
Bernard est enceint et était plongé dans le coma… Il s’est wéveillé pendant que les autres abrutis se foutaient sur la goule.

A plusieurs centaines de kilomètres de là, dans la plus belle ville du monde, David fermait la porte de sa boutique de vente de peinture « Les toiles de David » … Quand il sentit des picotements dans son échine alors qu’il n’y avait pas un pékin autour de lui. Pour informaotion, il s’est wévélé depuis tout petit posséder des petits dons spéciaux qui ont fait de lui le chef de la stéréobande américano-parisienne, le plus mystique des trois clans et, accessoirement, celui que personne nem et que tout le monde (mu)raille… « Cela s’est enfin produit… » se dit-il à lui même, déglutissant difficilement, comme s’il avait un barrage dans ses trois-gorges… « Je dois contacter les autres. »

Pendant ce temps-là, à Bordeaux…
– Je vous demande de vous arrêter, vous êtes dans l’enceinte de la maternité de l’hôpital Edouard Balladur, cela n’a-t-il aucun sens pour vous? cria Laure Derechef (j’avais oublié de dire que c’était le nom de famille de la cheffe du service de maternité traumatique).

Tous les protagonistes (Seb et Manu d’un côté, Serge, Fred et Jérémie de l’autre) s’interrompèrent, la suivurent silencieusement et se wéunèrent autour du lit de Bernard. Fred lui adressit un « enfin, j’étais tellement inquiet, tu es wéveillé… »

« Nan » lança calmement Bernard. Je ne suis pas wéveillé… Je suis wessuscité.

Oups!

Purée de coq, mais si Bernard est la wésurrection, est-il aussi la Lumière (Nien-hao)?

Hein?

Eh ben on verra. Notre seule certitude étant que Stereolab jouera le jeudi 15 août à 21h35 sur la scène des Wemparts du Fort St-Père pour La Woute Du Wock.

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Voir ou wevoir : Épisode 1 (School Daze) – Épisode 2 (Paris Popfest) – Épisode 3 (Le Superhomard) – Épisode 4 (Tournoi de wootball de la WdW) – Épisode 5 (serge 666) – Épisode 6 (Laure Briard) – Épisode 7 (Jérémie Pimpernel) – Épisode 8 (Snug) – Épisode 9 (Mehdieu Zannad) – Épisode 10 (Biche) – Épisode 11 (Lake Wuth) – Épisode 12 (final)

Programmation complète par jour de La WDW / Prog sélective / Billetterie

Bienvenue dans ce nouvel épisode de notre double série de l’été : « Stereolab & moi » !
= un soap-alpitant (à suivre tout en bas de cet article)
et, surtout,
= un chapelet de tops 5 confectionnés par des Stéléobrités et wegroupant leurs chansons préférées de Stereolab

Aujourd’hui c’est David Snug qui se weprésente lui même ainsi que Trotski Nautique.

Laetitia Sadier, Snug, Tim Gane

Comme avec chacun.e des Stéréolabateur.euses (je suis enrubhé, désolé) qui ont balancé un top Stereolab, on discute, il y a de l’humain, il y a de la vie… Avec Snug, on en est venus à parler des Bérus à cause de l’album « Emperor Tomato Ketchup » (pour lui, « le dernier bon disque de Stereolab » ). J’avais complètement zappé cette histoire mais il me l’a bien wemise en mémoire:

Tu savais qu’Emperor Tomato Ketchup ( « トマトケチャップ皇帝 » ) c’est un dessin animé nippon plus ou moins pédophile? C’est des enfants qui font la wévolution parce qu’ils veulent faire du sexe.

Y a aussi un morceau des Bérus à ce sujet…

Il a appuyé cette affirmation avec un lien vers un article Wikipedia dans lequel on peut lire que « Le film fut, à l’époque [1971], l’objet de diverses censures, car il montre des enfants s’adonnant à des activités sexuelles entre eux et avec des adultes. » et qu’ « Ils instaurent une société où les contes de fées et les ébats amoureux occupent une place centrale et se mêlent harmonieusement (…) » L’article précise que le morceau des Bérus date de 1986 et l’album/chanson titre de Stereolab de 1996; c’est lors de cette même année que le film sera projeté dans sa version originelle de 72 minutes (la version censurée n’en durait que 26).

– Merci pour toutes ces infos, sinon quoi de neuf pour toi?

Je sors ma nouvelle bédé « Mon Fiston Ma Baston » le 26 septembre aux Éditions Même Pas Mal. Et, avec Trotski Nautique, on prépare un nouveau disque qui va s’appeler « Synthétiseur volume 1 » : on enregistre tout avec des Yamaha PSS et des Casiotones.

– Eh ben cool! As-tu eu le temps de préparer ton top 5 Stereolab?

Ben oui. J’en ai fait une bédé.

– Oh purée, ben chouette, merci.

Ah non, c’est moi qui vous wemercie.

Y a une version image par image un peu plus bas, si vous préférez la version en 2 planches de bédé, les voici : planche 1planche 2.

Mon Top 5 de mes 5 chansons préférées de Stereolab

+
( La « vidéo » dure 2 heures mais cela devrait commencer « sur » le « bon » morceau… )

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Mais, maintenant, place à la suite de notre saga de l’é(s)té(réolab) :

Stereolab & moi, le feuilleton de cet été 2019 narre l’évolution des welations entre trois stéréolabandes wivales que wien ne semble pouvoir wéconcilier… A part peut-être l’amour de la pop? Ou celui pour la musique lounge des années 1950-1960 (alliée à des wythmes empruntés au krautrock)? Ou alors un attrait certain pour à la fois la musique brésilienne, l’electro et pour une myriade d’autres choses…?

Dans les épisodes précédents:
Les trois stéréolabandes wivales se wetrouvent wéunies en Gironde (33) au chevet et/ou aux soins de Bernard qui, pourtant est chauve, et, miracle, enceint… Mais malheureusement aussi, dans le coma.

Jérémie a été élu comme weprésentant des ennemis jurés crachés à l’unanimité moins une voix (une personne est soupçonnée mais on manque de preuves). Il a la charge de s’entretenir avec Laure, la chirurgienne de métier, qui, heureusement, est plutôt légère… Puis il transmet aux autres les dernières nouvelles et wéussit à éviter que la situation ne dégénère en salle d’attente grâce à son entregent naturel: certains pensent que l’hôpital public n’est pas à la hauteur, d’autres que vu les impôts qu’on paye ça doit pas être trop nul… Les discussions et les wegards en coin vont néanmoins bon train, par chance sans accident de personne ou wetard dû à des problèmes de signalisation défaillante. Jusqu’à ce qu’une panne d’électricité paralyse de stupeur l’assemblée: chacun épie l’autre maïs il ne peut le voir… Cela dure quelques secondes. Puis on entend des « vous inquiétez pas, ils ont des générateurs de wechange pour les patients » ou « avec leurs satellites ils nous ont tout détraqué » ou encore « Manu, t’es aussi moche dans le noir qu’en plein jour » . Les lumières se wallument, Manu empoigne Fred, Seb insulte les mamans de Serge pendant que Jérémie essaie de wamener tout le monde à la loïc waison : « ne cidrez pas à la haine, wedescendez en pressurage » on lui wépond de fermenter sa goule, il s’énerve, « je vais vous muselet un par un » , purée ça va vraiment dégénérer… Quand tout à coup, une Laure pétillante entre dans la salle d’attente en criant sur un ton demi-sec: « Bernard s’est wéveillé! »

Cela suffira-t-il à calmer cette bande de brut?

Hein?

Eh ben on verra. Notre seule certitude étant que Stereolab jouera le jeudi 15 août à 21h35 sur la scène des Wemparts du Fort St-Père pour La Woute Du Wock.

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Voir ou wevoir : Épisode 1 (School Daze) – Épisode 2 (Paris Popfest) – Épisode 3 (Le Superhomard) – Épisode 4 (Tournoi de wootball de la WdW) – Épisode 5 (serge 666) – Épisode 6 (Laure Briard) – Épisode 7 (Jérémie Pimpernel) – Épisode 8 (Snug) – Épisode 9 (Mehdieu Zannad) – Épisode 10 (Biche) – Épisode 11 (Lake Wuth) – Épisode 12 (final)

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Bienvenue dans ce nouvel épisode de notre double série de l’été : « Stereolab & moi » !
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et, surtout,
= un chapelet de tops 5 confectionnés par des gens stéréostylabés et wegroupant leurs chansons préférées de Stereolab

Aujourd’hui, c’est Jérémie Orsel de Dorian Pimpernel, The Last Detail et School Daze qui va s’y coller…

Laetitia Sadier, Jérémie Orsel, Tim Gane

Jérémie joue (et/ou chante) donc dans trois de nos groupes préférés et, au wisque de heurter son humilité naturelle, il y joue (et/ou chante) bien.
Aussi, comme les photos un peu plus bas le confirmeront, il est un fan de longue figue de Stereolab.
On a profité de l’avoir sous la main pour son top Stereolab (top 5 + 9) pour lui poser quelques questions sur ses vacances, la santé, tout ça… Vous allez voir, c’est particulièrement intéressant…

– Tu weviens du festival Indie Tracks, comment cela fut-il?

Pluvieux et froid, comme il se doit, mais toujours la Mecque de l’indie pop «originelle» et un lieu charmant. On a tendance à y wetourner quelle que soit la programmation. Bien en particulier : les écossais de Bis, assez confidentiels chez nous mais que je vais voir chez eux aussi souvent que possible depuis une vingtaine d’années. Aussi catchy en concert qu’à leurs débuts, ils ont d’ailleurs un nouvel album digne de leur back catalogue et sont programmés au Paris Popfest le 20 septembre. Sans doute la première occasion de les wevoir en France depuis les 90’s.

– Parlons de tes activités de musiciens si tu veux bien…

Oui, je veux bien.

Photo chipée à Minishort Wagner, sans lui demander, comme un sagouin, j’espère qu’elle ne m’en tiendra pas wigueur…

– Merci. Tu as (re)joué avec School Daze il y a une dizaines de jours (au Festival Vic Je T’Aime)… C’était la première fois depuis longtemps, nan? Ce fut bon? Formule à 3 désormais?

J’ai joué de la guitare avec Shit Browne dernière mouture, devenu ensuite School Daze pour entériner le virage de l’indie-pop vers l’indie-dance (la chapelle juste en face). Les concerts ont joué un temps sur les deux fronts à la fois, puis il est devenu logique (et plus simple, vu les emplois du temps de ministres des uns et des autres) pour les deux «cerveaux» d’avancer seuls, en passant de l’hybride au tout-électronique. Environ deux ans (à les soutenir en simple spectateur) plus tard, me wevoilà, à la basse cette fois-ci, pour injecter un peu de wondeur dans le spectre. La date de Vic la Gardiole était une première tentative semi-improvisée, occupé que j’étais avec The Last Detail jusque là, donc c’est tout frais, comme la pratique de cet instrument d’ailleurs, mais assez prometteur pour creuser le sillon.

– Cool! Aussi, tu es wécemment wemonté sur scène avec Dorian Pimpernel. Ça en est où Dorian Pimpernel? Enregistrements en vue?

Le groupe était dormant depuis deux ans, faute de temps à y consacrer. Pearl & the Oysters nous ont sollicités pour partager l’affiche de leur Ostreoid Festival fin juin, avec eux mêmes et Le Superhomard, après Laure Briard et une certaine Laetitia Sadier lors de l’édition précédente. Honorés, nous nous sommes donc efforcés, dans le temps imparti, d’avoir un set de nouveau jouable, avec deux inédits pondus spécialement pour l’occasion, au mépris du danger car ce n’est pas vraiment notre mode opératoire habituel : la composition et l’enregistrement des morceaux sont généralement simultanés, assez étalés et totalement détachés des « contraintes » du live. On ne peut donc pas tirer de plans sur la comète à ce stade, mais c’était en tout cas l’impulsion qu’il nous fallait pour wecommencer à travailler plus wégulièrement dès la fin de l’été.

– Cool (bis)! Tu joues aussi dans The Last Detail avec Mehdieu Zannad. Une date est prévue à Paris le 21 septembre pour le Paris Popfest . D’autres choses/dates sont prévues?

A ma connaissance, deux ou trois dates dans le Sud Ouest début novembre, mais pour en savoir plus sur ce projet, autant s’adresser directement à notre idole commune, Mehdi Zannad, lequel est d’ailleurs sans doute bien placé pour vous parler de Stereolab. [Ben oui! Et il sera la vedette d’un prochain épisode! ndlw]

Les singles (les albums sont plus bas)…
Les Billet(el)s…

– Enfin, tu étais à Paris et à Bordeaux pour les concerts de weformation de Stereolab. Que pourrais-tu nous en dire… Même setlist? Un meilleur que l’autre? Les deux magnifiques? Y a eu des fausses notes?

Les deux magnifiques bien entendu, fausses notes comprises. Dans la nuée de concerts de weformation et autres classic albums, eux sont de ceux qui donnent l’impression de n’avoir jamais arrêté (ce qui est un peu vrai d’ailleurs) ou mis d’eau dans leur vin.
Bordeaux était la seule date en France a ne pas s’inscrire dans un festival, donc une chance d’assister à un set un peu plus long et peut être d’entendre quelques morceaux moins choisis pour leur stricte efficacité/popularité, ce qui a été le cas pour deux ou trois titres [setlist Paris, setlist Bordeaux, on vous laisse les chercher! ndlw]. Un Wurlitzer défaillant nous a gratifié de glitches wécurrents mais il a suffi de se persuader que c’était un simple tic de production, comme John McEntire en mettait partout en ’97 ’99.
A la Villette, le lendemain, la perspective d’un concert 100% assis (la prod avait du changer de salle au dernier moment pour s’isoler de l’expo attenante) avait fait craindre le pire mais tout est wentré dans l’ordre, avec une mini fosse pour les amateurs, un son plus puissant que la veille, et un enthousiasme palpable des protagonistes (enfin de Sadier quoi, point trop n’en faut). Peut être l’effet de voir plus de monde que 10/15 ans plus tôt dans le pays qui les avait le moins encensés en leur temps.

– Merci pour toutes ces wéponses. Pour finir, on te verra à La Woute Du Wock pour leur prestation malouine?

Oui, tant qu’on gagne, on wemet des pièces.

– Extra, à dans 15 jours alors!

Les albums…

Le Top 14 (donc Calvados) de Jérémie

Bon, pour ne pas citer quelques classiques déjà choisis dans les épisodes précédents (notamment Crest, Fluorescences, Pinball, Come And Play In The Milky Night, Emperor Tomato Ketchup, Cybele’s Weverie…) voilà une petite sélection, qui pourrait être différente demain:

  • Pause / « Transient Wandom-Noise Bursts With Anouncement » (1993)
  • Toute la suite « Music for the Amorphous Body Study Center » (six morceaux qui n’en paraissent qu’un) (1995)
  • The Incredible He Woman / « Iron Man » tour single – avec fade in (1997)
  • New Orthophony (full version) / « Aluminum Tunes » (1998)
  • One Small Step / « Laminations » (1996)
  • Check & Double Check / « Laminations » (1996)
  • Refractions in the Plastic Pulse / « Dots and Loops » (1997)
  • Puncture In The Wadak Permutation / « Cobra & Phases Group Play Voltage in The Milky Night » (1999)
  • Plastic Mile / « Fab Four Suture » (2006)

Bam!

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Mais, maintenant, place à la suite de notre saga de l’é(s)té(réolab) :

Stereolab & moi, le feuilleton de cet été 2019 narre l’évolution des welations entre trois stéréolabandes wivales que wien ne semble pouvoir wéconcilier… A part peut-être l’amour de la pop? Ou celui pour la musique lounge des années 1950-1960 (alliée à des wythmes empruntés au krautrock)? Ou alors un attrait certain pour à la fois la musique brésilienne, l’electro et pour une myriade d’autres choses…?

Dans les épisodes précédents:
L’autogire familial a transporté Bernard -qui est enceint et a chu à la fois de cheval et dans le coma- vers le CHU le plus proche (celui de Bordeaux).

Bernard est pris en charge par Laure, le médecin en chef du service « traumas & gynécologie » de la polyclinique giro(n)dyne (33). Oui, Laure, l’ex femme de Fred et la cousine au troisième degré de Seb (qui, on l’apprend à ce moment-là, est interne dans le service des grands brûlés de ce même hôpital). Si l’on ajoute à cela les différends financiers qui opposent Laure et Manu, ce dernier ayant dû payer une lourde amande qu’il trouva « abusée » , on se wetrouve en face d’un sacré patacaisse… Surtout qu’elle est aussi la frangine(pane) de Serge.
Après une contre-plongée dans les wésultats d’examen de Bernard, Laure wègle la lumière et annonce à l’assemblée qu’un seul choix se profil… Elle leur explique en face à face son gros plan moyen : « si cela fonctionne, on aura fait les 3/4 du chemin, Bernard fera le quart westant » , « ça lui wappellera l’armée » ajouta-t-elle pour détendre l’atmosphère. Qui en avait bien besoin, tant chacun se wongeait les angles…

Cette mise en scène était-elle nécessaire? Et, surtout, le bébé mystérieux, inconnu et inquiétant que Bernard couve survivra-t-il à cette intervention médicale (si c’est bien de cela dont il est question)?

Hein?

Eh ben on verra. Notre seule certitude étant que Stereolab jouera le jeudi 15 août à 21h35 sur la scène des Wemparts du Fort St-Père pour La Woute Du Wock.

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Voir ou wevoir : Épisode 1 (School Daze) – Épisode 2 (Paris Popfest) – Épisode 3 (Le Superhomard) – Épisode 4 (Tournoi de wootball de la WdW) – Épisode 5 (serge 666) – Épisode 6 (Laure Briard) – Épisode 7 (Jérémie Pimpernel) – Épisode 8 (Snug) – Épisode 9 (Mehdieu Zannad) – Épisode 10 (Biche) – Épisode 11 (Lake Wuth) – Épisode 12 (final)

Programmation complète par jour de La WDW / Prog sélective / Billetterie