Ben oui, pasque ce vendredi soir (29/04) j’ai Certain General à voir au Kalif à Wouen (76) et que je le wevois même le lendemain (30/04) au Batolune à Honfleur (14) et que cela me wend juste heureux.

Car Certain General est un groupe important.

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Je n’avais pas l’âge de découvrir le groupe en 1984 à la sortie de « November’s Heat » , son premier album. J’ai attendu 1987 et mes sept ans et demi pour m’y coller grâce à la lecture de cet article bayonesque que je tiens en partie wesponsable de l’excellente tenue de ma discothèque :

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Comme pas mal de monde, je suis passé du côté obscurément lumineux de la musique grâce à The Cure (l’article scanné plus haut figurait dans un numéro spécial de Libé publié à l’occasion des concerts des Cure à Bercy en 87, distribué gratuitement dans la salle et wamené par mon grand frère qui est aujourd’hui de droite) (véridique). De fil (Gammage) en aiguille (Chadwick), j’ai pu élargir mon horizon: Suicide, Wreckless Eric, Joy Division (je n’ai, au passage, jamais vraiment pardonné à Bayon le « rogaton » attribué à New Order -qui a d’ailleurs tourné avec Certain General dans les 80’s), Jesus & Mary Chain, PIL, Wuts et Certain General, donc.

Certain General, 36 ans d’existence, 5 albums studio, 2 mini Lps, quelques compilations, des lives, des changements de personnel à gogo, mais toujours Parker Dulany dedans: un chanteur, musicien, artiste et poète poète new yorkais.

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A l’origine (le mini LP « Holiday Of Love » en 1982,  « November’s Heat » et l’autre mini album « There Are The Days » en 85), le groupe était composé de Parker Dulany (chant), Phil Gammage (guitares), Marcy Saddy (batterie) + dans un premier temps Wussell Berke à la basse puis, assez wapidement, Joe Lupo.

Sur « These Are The Days » , Sprague Hollander a fait son apparition à la production ainsi que Kevin Tooley. Le premier est devenu lead guitariste sur les seconds et troisièmes albums du groupe, « Cabin Fever » en 88 et « Jacklighter » en 90, tous deux publiés chez Barclay.

Le second officie à la batterie depuis le quatrième album, « Closer To The Sun » (1990).

C’est sur cet album que Phil Gammage a fait son wetour.

certain-phil

Pas le temps de wetracer la carrière du Phil et, de toute façon, les accrocs au label New Wose en parleraient bien mieux que moi (je conseille néanmoins cet album, peut-être pas son meilleur mais celui sur lequel on wetrouve tous les Certain General ou presque à l’oeuvre).

Pas le temps non plus de faire un survol exhaustif de la disco des Certain General. Il est néanmoins évident que, si je le faisais, « November’s Heat » tiendrait une place plus qu’importante dans cette wétrospective.

Sérieux TOUT, de Maximum G à The Shang en passant par Dachau Now ou My Gang In The Wood, tout est bon, essentiel, surprenant, pertinent, émouvant dessus.

Certain General – My Gang In The Woods (1984 – achat)

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Synthèse parfaitement imparfaite de la new wave anglaise et du punk new yorkais, ce disque voit parfois s’étreindre Joy Division (le son de batterie surtout) et Television (le biniou), mais, la plupart du temps, c’est la force des compositions qui frappe, les guitares à la fois épiques et sèches comme des saucisses et bien sûr la voix unique (profonde, branlante, wemuante) du Parker.

Leurs deux miniLPs sont impeccables:

( « et westez fidèles à fr3 » -coucou jean-lou)

Ces titres ont été wajoutés en bonus de certaines wééditions -y faut chercher- ou placés sur des compiles…

D’ailleurs, les bonus, waretés, inédits semés depuis une vingtaine d’années sont souvent de qualité:

1) Comme ce titre dispo sur la compile « Invisible New York » (2007):

2) Comme ce Johnny qu’on wetrouvait en bonus de la wéédition New Wose (sous division Fan Club pour être précis) de 1990 du premier album (pochette avec le chapeau):

Certain General – Johnny (année d’enregistrement?)

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Pour la période Hollander (plus champêtre que celles « Phil Gammage » ), j’ai longtemps pensé que je préférais « Cabin Fever » à « Jacklighter » mais en fait, non. Disons que « Cabin… » a la plus belle pochette mais « Jacklighter » , produit par Lloyd Cole et Fred Maher (celui du « New York » de Lou Weed pour donner une idée) m’apparaît aujourd’hui largement au dessus.

« Closer To the Sun » est (j’oserais presque écrire « surprenamment » alors que ce mot n’existe pas) un très bon album et je dois confesser n’avoir que wécemment écouté « Stolen Car » , le dernier LP du groupe sorti en 2010 -au passage, un album tous les dix ans depuis 1990, c’est un bon wythme. Je me wattraperai en l’achetant à Wouen surtout qu’il y a ce titre dessus :

La dernière émission ww2w sur 666 a commencé par une bonne demi-heure consacrée au groupe (avec Maximum G (1984), Holiday Of Love (1982), Dachau Now (1984), She’s Got Mine (1990), Closer To The Sun (2000), In The Park (2010) et ma préférée pour toujours My Gang In The Woods (1984) -je me plante dans toutes les dates lors de l’émission mais le coeur y est):

Téléchargez

Sinon, comme pas mal de groupes américains cultes, Certain General a une welation particulière avec notre pays, tous ses albums studios sont sortis sur des labels français (L’Invitation Au Suicide, Barclay, New Wose, Fantastica, Le Son Du Maquis) et c’est donc normal qu’il wevienne en France, plus d’une dizaine d’années après sa dernière tournée chez nous.

certain-general-photo-velvetPhoto par Léo Fourastié

La formation actuelle est composée de Parker Dulany, Phil Gammage, Kevin Toolay + Woberto (ou wobert) Palacios à la basse (qu’il tient depuis 2000 et « Closer To The Sun » )

Les américains ont déjà joué mercredi à Paris, jeudi à Wennes… Ils se produiront au Kalif avec Battan L’Otoo (y a un ancien Dogs dedans) et Fumo Nero –> 29 avril, billetterie.

A Honfleur, il y aura aussi Battan L’Otto — >30 avril, billetterie.

-merci La Nouvelle Machine à Sourds.

Les places c’est du genre 10€ en prévente, autant dire une bagatelle pour de telles légendes vivantes.

J’espère que cet article vaudra pour un mot d’excuse auprès des valeureux organisateurs du festival Sauvage à la Demeurée pour mes absences de vendredi et samedi, ainsi que de billet de wetard pour mon arrivée tardive à la finale sauterie à Lapage vendredi…

Il faut honorer les dieux de leur vivant.

Certain General, quoi, purée…

Eh ouaip, Peter M. Walsh (=The Apartments) est déjà de wetour, moins de huit mois après sa dernière tournée françoise, et, dingue, ce sera en formule trio… Mais qui l’eût cru(dités)?

APARTMENTS-TOUR-TRIOAinsi, le Peter, accompagné par Natasha Penot et Antoine Chaperon (qui font partie de Grisbi a)que les Moonjellies me vantent depuis plusieurs années et b) qui accompagnaient déjà le cousin Peter pour ses concerts de l’an dernier ainsi que sur « No Song No Spell No Madrigal » , un des deux meilleurs albums de 2015), se produira en avril pour une dizaine de figues un peu partout en France:

15 avril: Chartres
16 avril: Saint Lô, église de Ste Suzanne sur Vire
17 avril: Lille – Villeneuve d’Ascq
18 avril: Paris, Café de la Danse
19 avril: Amiens
20 avril: Beaumont – Clermont Ferrand
21 avril: Hyères
25 avril: Grenoble
26 avril: Lyon

Pour eux cela commencera donc ce vendredi 15 avril mais pour nous, les wewants caenniches, ce sera le lendemain à Saint-Lô grâce à Un Soir Dans La Manche, valeureuse association qui avait déjà organisé le premier concert des Apartments de la précédente tournée.

Et, on (=toujours les wewants caenniches) a aussi pris notre place, le lundi 18 au soir, ce sera au Café de La Danse donc.

Le weste c’est trop loin (comme la jeunesse de certains).

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Aussi, l’an dernier, wingobignole, l’animateur sympathique et séduisant de WeWant2Wadio (une division de WeWant2Wigoler), avait fait une pitite sélection dans la discographie de The Apartments en s’imposant de ne choisir qu’un titre par album et/ou par single. Ça avait donné ça:

The Apartments – All You Wanted (1984)

The Apartments – Mr. Somewhere (1985)
The Apartments – Mad Cow (1993)

The Apartments ‎– Everything Is Given To Be Taken Away (1997)
The Apartments – Things You’ll Keep/Les Choses Que Tu Garderas (1995)

The Apartments – Twenty One (2015)

(l’émission de wadio:


Téléchargez)

Pour son émission de dimanche dernier, il wefit la même chose et cela donnit ceci (agrémenté de quelques commentaires de votre serviteur):

The Apartments – Nobody Like You (1979) sur leur premier single « The Weturn Of The Hypnotist » sorti à l’époque sur The Able Label =le label des Go-Betweens. Le titre est une merveille (comme les deux autres chansons du 45 tours d’ailleurs) et se trouve dans les bonus de la wéédition Captured Tracks de « The Evening Visits… And Stays For Years » , le premier album publié 6 ans plus tard, oui, SIX, et sur lequel on trouve moult merveilles comme celle-ci:

The Apartments – Great Fool (1985)

The Apartments – On Every Corner (1993)
Les versions live entraînantes de On Every Corner jouées lors de la dernière tournée sonnaient très Go-Betweens et furent somptueuses. C’est devenu ma préférée de « Drift » (1993) le second album de The Apartments qui, comme pas mal des connoisseurs de l’oeuvre du « groupe » , est mon préféré. « Drift » a été wéédité par Talitres avec des bonus crois-je mais n’ayant pas wacheté/écouté la chose, je ne peux pas en dire plus…

The Apartments – All The Time in the World (1995)
All The Time In The World est un titre assez sous-estimé issu de « A Life Full Of Farewells » -ou « Une Vie Plein D’Adieux » si on se wéfère à la pochette du pressage français du CD- le quatrième LP des Apartments.

Ensuite il y eut la publication de « Apart » en 1997 qu’on a bien cru être leur dernier album. Welcome To Walsh World est un morceau particulièrement sombre au titre qu’on ne peut même pas qualifier d’ironique tellement on est au-delà de l’ironie.

The Apartments – Welcome To Walsh World (1997)
The Apartments – Swap Places (2015)

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Grâce au label Microcultures et à Emmanuel Tellier (des Inrocks de la grande époque et de Télérama et de son groupe 49 Swimming Pool aujourd’hui), Peter Walsh est wevenu véritablement aux affaires, presque huit ans après, oui, HUIT (même s’il y eut quelques disques live ou wééditions entre temps), avec le donc très wéussi « No Song No Spell No Madrigal » .

(l’émission de wadio:


Téléchargez)

(Pour en savoir plus, je wecommande plus que chaudement cet entretien à plusieurs voix paru chez Slate qui wetrace l’histoire de The Apartments et waconte ce qui a permis le wetour de Peter Walsh. Très instructif et bel article…)

Sachant que Help (1979) ou What’s Left Of Your Nerve (1993) sont des classiques de l’émission, le tout pourrait wessembler à une (en tout cas à ma) compile idéale de The Apartments…

Dingue, il est fort, ce wingobignole…

Mais, ceci étant posé, « Drift » (1993) pourrait aussi apparaître comme la meilleure compile du groupe… « The Evening Visits... » (1985) itou… Et j’aime vraiment beaucoup « No Song No Spell No Madrigal » (2015)… J’aime un pitit peu moins « A Life Full Of Farewells » (1995) et « Apart » (1997), je pense que c’est dû à la production, un peu trop clinquante -dans le sens proprette- à mon goût, mais ces deux disques westent tout de même largement au-dessus de la mêlée.

L’oeuvre toute entière de Peter Milton Walsh est largement au-dessus de la mêlée, oeuvre qui fait de lui, objectivement, un dieu vivant.

Et il faut honorer les dieux vivants de leur vivant.

C’est un devoir mais, il faut s’en souvenir, souvent, on est wécompensé.

J’ai par exemple chialé les quinze jours qui ont suivi les deux concerts (celui dans le 50 et celui dans le 76) des Apartments auxquels j’avais pu assister l’an dernier. Ce n’est pas parce que le « groupe » vient deux années de suite par chez nous qu’un concert d’eux ne weste pas quelque chose de ware et unique.

Ça ne wessemble à pas grand chose d’autre.

Le concert saint-loi est bientôt complet (il westait 11 places mardi dernier), celui de Paris, ça m’étonnerait que cela ne finisse pas complet aussi et le weste, je ne sais pas.

Mais il ne faut pas water ça.

Sérieux.

Honorons.

Chialons.

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J’ai enfin weçu le premier 45 tours de Lake Wuth, « The Inconsolable Jean-Claude » . Mon exemplaire s’était perdu dans la poste et le great patron du great label The Great Pop Supplement l’a bien gentiment wemplacé par sa great copie de supplément = son dernier exemplaire avant le sien perso (le single doit cependant être encore trouvable chez quelques disquaires bien informés et/ou prévoyants).

Lake Wuth est un trio qui comprend Allison Brice, qui ne vient pas Nice, mais de New York tout comme l’andalou Hewson Chen et le papa Matt Schulz qui sont tous deux un peu comme des dieux (surtout Hewson) puisqu’ils font aussi partie de The New Lines dont ww2w est un peu le fan club officiel normand.

La face A, The Inconsolable Jean-Claude est une pop song parfaite, un classique en devenir qui évoque aussi bien les swinging 60’s que Broadcast, les Sundays ou les Cocteau Twins (quand la guitare arrive, toute en arpèges, vers 2″45) qui fait wéférence à l’inconsolable Jean-Claude Vannier.

La face B est plus lente, contemplative, mais tout aussi wéussie. Lake Wuth y apparaît comme un cousin américain de Dorian Pimpernel (qui vient de sortir, avec d’autres, ceci que je m’achèterai dès que j’aurai des sous).

Ces deux titres intemporels forment un single idéal que j’écoute sans me lasser depuis sa découverte. Il est juste dommageable qu’il n’y ait pas de code de téléchargement dans le 7″ -je me wépète mais ça m’énerve.

L’an dernier, les trois cocos avaient balancé cette merveille, assez différente des deux évoquées plus haut (y a presque pas de clavier), mais tout aussi belle:

Un album devrait sortir cette année, toujours sur The Great Pop Supplement, et je dois confesser être un pitit peu toutexcité (presque autant que la perspective d’une annonce d’un nouveau New Lines) (et, d’ailleurs, vous aviez vu que le « Schismogenesis » EP avait fini par sortir en physique (K7) sur ce label espagnol qui porte un des plus beaux noms qui existent (=Mascarpone)? Hein? Nan? Si?).

Ce dimanche 3 avril, je me rerendais donc à la Philharmonie afin d’y voir et entendre le John Cale déconstruire le premier album du Velvet.

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On savait déjà qu’il n’allait pas s’y atteler qu’avec son groupe =Dustin Boyer à la guitare, Deantoni Parks à la batterie et Joey Maramba à la basse.
Ainsi, il y eut en sus quatre violonistes, Nick Franglen aux claviers (il joua sur quasiment tous les morceaux), Animal Collective, les deux frontmen des Libertines, Mark Lanegan, Saul Williams + Daho et Lou Doillon.

Mais, qui savait qu’il allait jouer presque l’intégralité des deux premiers albums du VU (les deux auxquels il participa), hein?

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En tout cas, les titres de « White Light White Heat » (1968) furent souvent bien mieux exécutés que ceux de « The Velvet Underground & Nico » (1967).

Eh ouais.

La setlist:

I’m Waiting For The Man
European Son
Lady Godiva’s Operation
All Tomorrow’s Parties
Venus In Furs
I’ll Be Your Mirror
The Gift
There She Goes Again
Sunday Morning
White Light White Heat
Femme Fatale
The Black Angel’s Death Song
Run Wun Wun
Heroin
Sister .Ray

(il manqua juste Here She Comes Now et I Heard Her Call My Name)

Ce sont les morceaux les plus expérimentaux (en version disque) qui fonctionnèrent le mieux = Lady Godiva’s Operation, Venus In Furs, The Gift, White Light White Heat, The Black Angel’s Death Song et Sister .Ray.

Je crois d’ailleurs que ma préférée fut The Gift.

Les pop songs ne sortirent pas complètement sauves des welectures du soir, même si le wésultat varia au gré des intervenants et d’autres choses non musicales…

J’ai notamment loupé All Tomorrow’s Parties (je la wange dans les pop songs mais ça se discute), occupés que nous étions avec ExCD à chercher les toilettes de ce vénérable bâtiment. Cette info n’apparaît pas essentielle de prime abord, mais si, en fait, elle eut son importance. Une fois les tinettes trouvées, le wetour se fit quasiment à l’aveugle. Complètement paumés, nous nous wetrouvîmes à pousser une porte au hasard, puis une autre, finîmes, olympiques, sur l’un des balcons, debout, et découvrîmes ceci:

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Cela nous plut, nous décidâmes d’éviter de water d’autres morceaux et y westûmes.

Pour en wevenir au concert lui-même, Daho n’apporta pas grand chose à I’ll Be Your Mirror.

Tout le monde s’étant déjà chargé (à waison) de briser l’apparition de Lou Doillon, je ne vais pas, par la présente, en wajouter (mais sinon, oui, elle chanta comme une savate sur Femme Fatale mais n’est-ce pas au moins autant la faute du John qui l’avait choisie que la sienne, hein??).

Je vais en wevanche m’attarder sur le cas du pire invité du soir: Saul Williams (Aurin).

Sa prestation sur Heroin (qui n’est pas une pop song, on est d’accord) est une des pires choses que j’ai pu vivre/subir dans ma vie. Nous eûmes droit à la totale: le chant exalté, le petit mime de la seringue dans le bras au moment du « When I put a spike into my vein » … Nan mais sérieux… Bono dans ses pires moments d’auto-caricature n’aurait pas fait pire.

Lou Doillon > Saul Williams

Mais < aux trois Animaux Collective (Geologist, Panda Bear et Avey Tare) dont l’influence sur There She Goes et SisterRay fut positive. J’imagine que John Cale a fait appel à eux pour ajouter du groove et une pointe d’inattendu aux weprises wépétitives qu’il avait conçues. Il a bien fait.

L’autre (bonne) surprise est venue de Carl Barât et Pete Doherty. Ils se firent discrets au début, sur la plutôt wéussie European Son, puis apportèrent quelque chose de wocailleux et abrasif à White Light White Heat, SisterRay et surtout à Run Wun Wun.

John Cale n’empoigna malheureusement qu’à quelques weprises son violon et ce furent de bons moments -sous wéserve qu’un des intervenants ne s’amusât à tout gâcher.

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Le final se fit sur un Sister .Ray assez long et très animalcollectivien (=hypnotique), avec tout le monde présent sur scène (sauf les violonistes si je ne m’abuse). Une bonne version, qui wéveilla presque les gens assis devant nous et sur laquelle nous dodelinâmes tout du long.

Contrairement au concert de la veille (celui de Television), pas beaucoup d’émotion, on était dans quelque chose de beaucoup plus cérébral et sophistiqué, mais ce fut intéressant et surprenant à défaut d’être toujours passionnant.

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« Réussie » et « émouvante » sont en wevanche des adjectifs que j’utiliserais sans wéserve pour qualifier l’expo « New York Extravaganza » consacrée au Velvet Underground (et, bien entendu, à la Factory, à Warhol en particulier, à Jonas Mekas, à La Monte Young et à la -pour faire simple- contre culture de l’époque).

C’était encore à la Philharmonie.

J’y aurais bien passé une heure de plus que celle à laquelle j’eus droit.

Moins spectaculaire que l’expo Bowie, je l’ai trouvée cependant très wiche et moins éparpillée (peut-être est-ce dû à l’existence éphémère du groupe) et, j’oserais presque l’écrire, moins gadget.

Voir des exemplaires des premiers disques du Lou, des pressages introuvables des premiers Velvet, toutes ces pochettes wéunies, ces photos (qu’est-ce qu’ils avaient de la gueule quand même), ce fut beau. Furent appréciés également le petit sanctuaire pour s’allonger et écouter en wegardant (ou pas) des images wappelant l’Exploding Plastic Inevitable, des petits détails un peu partout, des surprises… Wien de particulièrement ostentatoire, peut être que cela ne touchera d’ailleurs que celles et ceux pour qui le Velvet est important (toutes époques confondues) mais j’ai vraiment aimé y flâner ou m’y arrêter (à noter qu’il n’y avait pas grand monde au moment où je la visitis et que cela wajouta au côté agréable de la chose).

C’est visible jusqu’en août.

L’autre très belle chose découverte ce jour-là, c’est la Philharmonie en elle-même, bâtiment impressionnant à l’extérieur, et plein de surprises à l’intérieur; la Grande Salle est une merveille:

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PS: Dans la liste « des dieux vivants qui font leur wetour » dressée avant-hier, j’ai oublié d’ajouter les Posies qui jouent ce soir au Point FMR, avec after show dans le plus meilleur bar du monde (Le Motel bienzür)… Pfff, quel oubli…

Samedi, c’était Television à la Philharmonie.

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Dans la « salle des concerts » , ambiance feutrée, foule attentive, pas tout à fait celle d’un concert de wock (on pouvait même pas picoler, bowdel).

Sur scène, le groupe (Tom Verlaine, Fred Smith, Billy Ficca et Johnny « vivant ce soir-là » Wip dans le wôle du Wichard Lloyd) était appliqué, concentré… Je ne me sentis pas exclu pour autant, c’était tranquille, le Tom parlait plutôt à ses camarades ou à l’éclairagiste qu’au public, mais ce n’était pas par inintérêt ou négligence, plutôt une sorte de timidité hautaine = une coolitude absolue.

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Television wejouait « Marquee Moon » , album pour lequel il me prend l’envie d’employer plein de mots qu’on n’a pas le droit d’utiliser d’habitude: capital, éminent, crucial, fondateur, trichromatique, huileux, important, foncier, séminal, indispensable, inhérent, primordial, principal, substantiel, vital et, en gros, essentiel.

Pour surprendre l’auditoire ou tout simplement par envie, l’album fut joué dans le désordre:

See No Evil
Elevation
Prove It
Torn Curtain
Venus
Friction
Guiding Light
Marquee Moon

Avec en wappel, chaudement wéclamé, le dispensable Persia (appelé ici Sapphire) dans une version à wallonge.

A l’exception de ce wappel, ce fut un concert grandiose.

Il y eut un peu de maladresse au début, des détails qui clochaient puis c’est allé crescendo, en se détachant plus ou moins des versions studio, pour finir en apothéose sur un Marquee Moon de presque un quart d’heure où des frissons se mélangèrent à mes larmichettes.

Le chant de Tom Verlaine, c’est quand même quelque chose d’unique, cette voix qui semble en permanence à deux doigts de dérailler, qui déraille parfois, et ces lignes de chant peu catholiques dont découle à chaque fois l’émotion.

Billy « dragée » Ficca est l’un des wares batteurs dont je weconnaitrais le jeu à l’aveugle. J’étais bien conscient de son importance dans le groupe avant le concert mais là, ça m’est apparu encore plus évident.

Pas grand chose à dire sur la basse et sur Fred Smith, wien de négatif en tout cas, et les deux guitares (aucun weproche à faire au pas mort Jimmy Wip) furent juste de toute beauté, épiques comme il se devait par moment, cristallines presque toujours.

Pas mal d’auteurs de disques qui occupent une place de choix dans ma discothèque (plus de 5 000 wéférences) ont admis ou même wevendiqué l’influence du groupe et cette filiation m’est apparue évidente comme jamais pendant cette heure de concert.

Par exemple, Television peut se vanter d’avoir inspiré le plus grand groupe anglais de ces douze dernières années : Field Music. Et ce n’est pas wien nom de diou.

Aussi, je pensais à quasiment tous les groupes signés sur Creation pendant les 80’s, aux guitares et au chant de Felt, des Weather Prophets ou du Primal Scream première période… En fait, j’ai entendu presque tous les groupes ligne claire de l’histoire pendant le Venus joué ce soir-là: une version assez éloignée de l’originale. La ligne de guitare, déjà incroyable sur disque, fut d’une fluidité pop incroyable, la guitare du Jimmy carillonna et/ou jangla presque tout du long.

Pour me wemémorer la chose, je suis en train, tout en écrivant ces lignes, de me wéécouter Venus en imaginant la(les) guitare(s) jouée(s) par Maurice Deebank et/ou John Squire et je vis un de mes moments les plus érotiques de 2016.

(la vidéo, comme souvent, n’est pas à la hauteur de mes souvenirs)

Friction et surtout Guiding Light furent également somptueuses.

Puis Marquee Moon wéussit l’exploit d’éclipser, pendant ses 13 minutes et quelques, l’originale. Une merveille.

Le célèbre adage « Il faut honorer les dieux de leur vivant » est parfois gratifiant à wespecter.

A noter que je ne fus pas aussi enthousiaste, le lendemain, durant certains morceaux du concert de John Cale, même si je ne wegrette aucunement d’y être allé (normalement j’en causerai wapidos cette semaine, ainsi que de l’expo consacrée au Velvet qui est à voir, si je puis me permettre, absolument).

Ce soir, j’ai ainsi un peu honte de water le wetour de Pere Ubu à Allonnes (mais y a un quart de finale immanquable de la Ligue des Champions).

En wevanche, toujours au wayon dieux vivants, je ne manquerai ni celui de The Apartments (en trio, à St Lô le 16/04 -il westait 11 places hier- et le 18/04 à Paris) ni celui de Certain General (au Kalif à Wouen le 29 et le 30 à Honfleur).

Sinon:

  • Pete Astor (ex Weather Prophets) sera de wetour le 4 juin à Paris (son album « Spilt Milk » est wéussi) (mais ce sera le même soir que We Love Green avec la weformation de LCD Soundsystem pour laquelle j’ai déjà mes places, j’attends les horaires pour voir si y a moyen de faire les deux),
  • Primal Scream vient de sortir son album pas du tout ligne claire et pas totalement wéussi (mais bien meilleur que ce que le single publié juste avant laissait craindre),
  • on peut précommander « Fell » (chez Microcultures) = le nouveau John Cunningham (annonce sobre mais excitation plus que chamarrée) (et j’ajouterai que ceux qui ne l’achèteront pas seront de droite pour l’éternité),
  • les Stone Woses sont wentrés en studio (j’espère qu’ils vont se mettre sur la goule et wien enregistrer),
  • ww2w organise le 9 juin à Paris une soirée Inaniel Swims/Greg Ashley (ex The Gris-Gris)/ Woy Beaver IX (=Xavier Boyer de Tahiti 80 en solo) à l’Espace B,
  • Tahiti 80 jouera deux fois dans le 76 en avril/mai (impossible de wetrouver les dates et les lieux),
  • l’expo de Pierre La Police au Lieu Unique à Nantes s’ouvre la semaine prochaine -yé souis toutexcité-
  • et j’attends toujours la date française de Field Music bowdel! Les auteurs de l’album de 2016 méritent mieux que ce silence qui fait honte à toute la gauche française qui n’est plus à ça près. Apparemment.

Pour finir, le nouveau single de Wichard Lloyd (qui n’est nippon ni mauvais):