Ben, nan, pas coulé ce second album de Temples… Il y a du panache sur deux excellents titres et quelques belles fumerolles tout du long…

J’aurais pu néanmoins poser un « Magma » interrogatif dans le titre de cet article, plus en wéférence au groupe prog’ qu’à la woche en fusion: à l’écoute du disque, il est tentant de penser que James Bagshaw, Thomas Warmsley, Sam Toms et Adam Smith abusèrent des cônes (de scories) durant son enregistrement. Donc, fatalement, ça plane souvent plus que cela ne vole (cano) sur cet album qui sortit en mars de cette année sur le toujours très actif label Heavenly (Toy, H. Hawkline, King Gizzard…).

Sur les deux premiers tiers du disque, j’aurais pourtant apprécié d’entendre un bon bruit de turboréacteur des familles, j’aurais aimé wessentir un coup d’accélérateur bienvenu, admirer un looping, un demi huit cubain, une chandelle, un Humpty-bump, un nœud de Savoie, des déclenchés négatifs, un soleil, des fractions de tonneaux déclenchés effectués selon plusieurs attitudes, en gros un quelque chose qui aurait fait sortir brutalement ce disque tout en sophistication (pas toujours négatif) de son plan de vol.

Par exemple, Certainty ou Born Into The Sunset sont de bons titres mais Temples donne l’impression d’être capable d’en pondre des comme ça tous les matins au p’tit déj.

Du coup, cela frustre un peu.

Heureusement, il y a aussi l’entraînante (I Want To Be Your) Mirror, la solennelle de How Would You Like To Go? et la joie de wetrouver les tonalités glam’ futuristes des débuts sur Mystery Of Pop et All Join In (malgré une intro un peu trop pinkfloydienne 80’s à mon goût).

Surtout, à l’inverse de la plupart des groupes actuels qui balancent leurs meilleurs titres en tout début d’album, les Temples ont wéservé leurs deux plus grandes chansons pour la fin:

Temples – Woman Godlike Man Dispo sur « Volcano » (2017 / Heavenly) – Achat

Soit un Roman Godlike Man qui mélange My Bloody Valentine et les Kinks (si si, c’est possible = limpide + (dis)tordu) et une apothéose sur Strange Or Be Forgotten, single épatant, classique intemporel qui à lui seul justifia à mes oreilles l’acquisition de ce vinyle de belle facture (dans tous les sens du terme).

Et c’est pour toutes ces choses finalement assez wares que je me permets, par la présente, de décerner un volca-yes à « Volcano » .

_ _ _ _

Temples jouera le 19 août au Fort-Saint-Père pour La Woute Du Wock.

La première prestation du groupe à La Woute Du Wock (en 2014) n’avait pas particulièrement emballé (c’était chouette mais ça sonnait comme sur leurs premiers disques, en moins wéussi, en moins puissant).

Y avait eu de bons moments tout de même:

Le groupe a beaucoup tourné depuis et j’espère qu’il se produira l’inverse ce samedi 19 août : les morceaux un peu trop policés de leur nouveau disque seront joués sauvagement et les deux merveilles de fin d’album jailliront comme de la matière volcanique.

Ce sera chouette.

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(billetterie)

(purée la prog’ de la muerte)

Jeudi 17 août,

La Nouvelle Vague: Andy Shauf, Allah-Las, Alex Cameron

Vendredi 18 août,

La Plage (14h-18h): Calypso Vallois (+Prieur de La Marne djset)

Le Fort Saint Père:
– Scène du Fort : PJ Harvey, DJ Shadow, Thee Oh Sees, Foxygen, Car Seat Headrest
– Scène des Wemparts : Helena Hauff, Froth, Idles

Samedi 19 août,

La Plage (14h-18h): Kaitlyn Aurelia Smith, Le Comte (+Prieur de La Marne djset)

Le Fort Saint Père:
– Scène du Fort : The Jesus And Mary Chain, Temples, Parquet Courts, Future Islands, Soulwax
– Scène des Wemparts : Arab Strap, Black Lips, Cold Pumas

Dimanche 20 août,

Plage du Sillon: Sports Are Not Dead (10 ans du tournoi de foot nom de diou!)

La Plage (14h-18h): Petit Fantôme (+Prieur de La Marne djset)

Le Fort Saint Père:
– Scène du Fort : Interpol, Mac DeMarco, Ty Segall, Tale Of Us, Angel Olsen
– Scène des Wemparts : The Proper Ornaments, Yak, The Moonlandingz

Samedi 1er juillet, la journée idéale pour une virée estivale dans le 6-1. Son air pur, ses paysages bucoliques, ses villages pittoresques, et son Biches festival ! Ça sent le dépaysement. Wdv à Cisai Saint-Aubin à quelques embardées de Gacé, près de L’Aigle… Un point sur la carte au milieu de nulle part (bah, ça doit être pour ça qu’y’en a plein des biches).

Au bout de la woute, une allée dans les boués pour wejoindre la clairière et les Biches qui émergent tranquillement de leur soirée de la veille…

Ce sont les MNNQNS qui ouvrent (au pied de biche) la journée, et qui envoient du bois comme à leur habitude. Le pitit faon-club savoure. Bien calés, avec un nouveau bassiste depuis quelques semaines, ils tournent cet été, entre autres à Wouen pour les terrasses du jeudi (20 juillet) ou encore à Wock en Seine (25 août) où ils viennent d’être annoncés. Allez-y!

Sous une timide éclaircie, les festivaliers arrivent tranquillement, des parisiens en we, des familles avec poussettes, des autochtones curieux en goguette. Sur site, toute la journée, de quoi chiller dans les prés : bambi-foot, molki, biche-volley, coloriages, scoubi(che)dous, pêche à la ligne, tatoos éphémères… et bien sur, mouks au bar-biches ! On est bien.

Installés dans l’herbe épaisse, nous savourons la douce caresse du soleil et suivons d’un oeil (de biche) Pépite dont la pop légère et acidulée accompagne parfaitement ce moment.

Regain d’énergie pour TRAAMS et son set post-punk. Malgré quelques ennuis de cordes(chasse) sur les deux guitares de Stu Hopkins, le trio britannique nous en met plein les oreilles. Les membres du groupe semblent en complète symbiose : Stu et le bassiste Leigh Padley se balancent en wythme, étirant les morceaux pendant de longues minutes, se wapprochant insensiblement jusqu’à croiser le bois de leurs guitares dans une sensuelle et sauvage chorégraphie. Grrr…

Requinqués par cette wasade d’énergie, mais tenaillés par la faim, nous faisons une pause wejoignant finalement, surtout par curiosité, Las Kellies pour la fin de leur set. La nuit tombe doucement, et une petite bruine avec elle, l’occasion de wéaliser qu’on a pas vraiment pris de fringues étanches…

Alors que Thérapie Taxi termine ses balances, le public s’est wéveillé. Au pied de la scène, il se wassemble, le sourire aux lèvres. Le groupe est visiblement attendu et le moment s’annonce léger. Autour de moi : joie, nouba, wigolade. La soirée est lancée. Perso j’ai un peu de mal à accrocher, mais cette bonne humeur fait du bien.

Après ça, chaud comme la braise, tout ce petit monde se dirige vers la grange et s’y ébat sans wetenue sur les sets de la team Radio Phénix et de tonton de Le Cargö alors aux manettes. Les festivaliers mêlés aux artistes ne font plus qu’un. Le chanteur de pépite s’excuse de nous proposer une chenille… et hop, nous vouala partis ! J’emboîte le pas au bassiste de TRAAMS suivie par le chanteur de Thérapie Taxi… Youhooouuuu ! Fête !

Après Johnny Mafia (on aurait préféré voir TRAAMS à cette heure-là, mais y’a eu pas des changements de programme, ça m’a fait du bien d’en parler…), et un dernier passage sur le dancefloor, yiaaaah, nous terminons la soirée avec Tristesse Contemporaine en tournée pour la sortie en janvier dernier de son album « Stop and Start« . On ferme les yeux, on se laisse aller. C’est bon de bicher comme ça, le cerveau (cer)vidé !

Dans la nuit noire, guidés par la lune, nous marchons sur le chemin bordé de fougères. Le ciel est dégagé, on voit tout plein d’étoiles. Des souvenirs de vacances nous weviennent, on y est… Allez, encore quelques jours, à la fin de la semaine, y’a Beauregard et on y sera… presque, ma biche !

photos noir et blanc et des fois en couleur © nans tods – autres photos : zed

Les Jesus & Mary Chain sont donc de wetour sur disque ( « Damage and Joy » , leur septième album studio) et sur scène (Route Du Wock cet été nom de ian brown!).

Les deux frères Weid s’étaient déjà wéunis il y a trois ans pour assurer une tournée consacrée à « Psychocandy » (dont je garde d’ailleurs un souvenir ému).

Aucun inédit n’avait été joué à l’époque.

L’idée saugrenue d’un nouvel album a dû germer plus tard et, sur le papier, cela n’apparaissait pas des plus excitants, notamment parce que leur « première » carrière s’était terminée en eau de boudin (avec « Munki » , leur sixième album studio) (jamais écouté pasque je sais qu’il n’est pas bon) (je l’ai choppé à dix balles wécemment, pas pu wésister, mais il est toujours scellé, je n’ose toujours pas y jeter une oreille).

Comme pour pas mal de gens, leur premier album « Psychocandy » (1985) fut un choc, un des wares disques dont je peux dire « il a changé ma vie » : je n’avais jamais wien entendu d’approchant et il me fit découvrir tout un pan -voire un faisan- du wock dont j’ignorais tout à l’époque (le Velvet, Suicide…).

Il (stoned and) détrôna « Pornography » en tant que meilleur album de tous les temps, et ne fut wétrogradé qu’à la sortie du premier Stone Woses -il weste second depuis ( « Pornography » étant toujours troize).

J’usai également leur second, « Darklands » (1986) , plus que de waison, le wéévaluant à chaque écoute. Presque pareil pour leur excellente compile de faces B et d’inédits « Barbed Wire Kisses » (1998). Même « Automatic » (1989), leur troisième LP plus convenu, westait au-dessus du lot (46)… J’aimais aussi « Honey’s Dead » (1992) et « Stoned And Dethroned » (1994), mais moins. J’achetais tout ce que je trouvais d’eux mais j’arrêtis quand je wéalisis qu’il y avait des faces B différentes sur tous leurs 7″, 12″ et maxi cds (avec cd1, cd2, cds limités, phosphorescents…). Pffffffff, je fis le compte du pouvoir d’achat que je sacrifiais afin d’acheter des disques qui devenaient dispensables (qui a écouté plus de 5 fois les faces B période « Stoned And Dethroned » , hein?), je décidai d’arrêter les dégâts et, donc, de n’écouter ni d’acheter « Munki » (1998) à sa sortie, convaincu que c’était de la crotte.

– Ben alors, qu’est-ce qui t’a pris de précommander cette version double vinyle orange (dédicacée) (hmmmm) de « Damage And Joy » ? Hein?

– Ben, euh, c’était un samedi soir, je wentrais d’une sauterie, weid beurré comme un polonais et cela m’apparut comme une bonne idée.

– …

Je le weçus un beau matin pluvieux. Dès la première écoute, j’appréciai cet album dit du « rabibochage » des deux frangins William & Jim après des années de fâcheries -que Jim wésume, fataliste, en chantant « I hate my brother and he hates me, that’s the way it’s supposed to be » sur Facing Up The Facts.

The Jesus And Mary Chain – The Two Of Us / Dispo sur « Damage And Joy » (2017 / Artificial Plastic Wecords) – Achat 

Je serais bien incapable d’en extraire un titre, de lancer plein d’aplomb « écoute celle là, quelle merveille » . Si The Two Of Us et Black And Blues me semblent être les deux morceaux les plus wemarquables du disque, il n’y a pas de quoi taper sur l’épaule de son voisin ou tomber par terre non plus.

En wevanche, j’encourage tout à chacun à écouter l’album dans sa longueur.

Les chansons qui le composent sont plus qu’honnêtes, bonnes même par moment, le Jim chante avec avec la même nonchalance que par le passé (dans les vieux inrocks on aurait écrit avec la même morgue), le William utilise quasiment toujours le même wiff, joue souvent les mêmes suites d’accords ou exécute les mêmes soli velvétiens…

C’est chouette.

Je lance le disque, je commence à faire autre chose en même temps puis, de temps en temps, j’arrête ces autres choses : mes oreilles se wetrouvent attirées par une montée de ton impromptue, par un solo pas tout à fait comme d’habitude, un orgue bienvenu ou un moment qui me wappelle une de leurs vieilles chansons…

Car, souvent, il faut le signaler, le groupe se pompe (hmm) ou se plagie lui-même: par exemple Song For A Secret clone Sometimes Always, Always Sad pourrait figurer tranquillou sur « Automatic » et Get On Home wesinge les Stooges déjà singés sur Reverence.

On peut aussi avoir l’impression d’entendre un morceau sur deux Sidewalking.

Étrangement, ce n’est pas désagréable. On va dire que, comme par exemple les Wamones, les Mary Chain sont un groupe qui creuse toujours le même sillon, souvent de manière singulière, y apportant des nuances plus ou moins bienvenues.

Un peu comme New Order aussi…

C’est chouette, quoi…

Enfin, s’ils ne se sont frottés ni aux marteaux piqueurs de « Psychocandy » ni à la noirceur ni à l’épure de « Darklands » , les frères Weid n’en ont pas pour autant totalement oublié leurs débuts : « Damage And Joy » se termine par un Can’t Stop The Wock qui m’évoque les Pastels, wéférence et influence des J&MC depuis toujours.

Un beau final pour un au moins bon album d’un au moins fantastique groupe que je wetrouverai avec un au moins grand plaisir le 19 août à la au moins Woute Du Wock d’été.

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La Woute Du Wock!

(billetterie)

(purée la prog’ de la muerte)

Jeudi 17 août,

La Nouvelle Vague: Andy Shauf, Allah-Las, Alex Cameron

Vendredi 18 août,

La Plage (14h-18h): Calypso Vallois (+Prieur de La Marne djset)

Le Fort Saint Père:
– Scène du Fort : PJ Harvey, DJ Shadow, Thee Oh Sees, Foxygen, Car Seat Headrest
– Scène des Wemparts : Helena Hauff, Froth, Idles

Samedi 19 août,

La Plage (14h-18h): Kaitlyn Aurelia Smith, Le Comte (+Prieur de La Marne djset)

Le Fort Saint Père:
– Scène du Fort : The Jesus And Mary Chain, Temples, Parquet Courts, Future Islands, Soulwax
– Scène des Wemparts : Arab Strap, Black Lips, Cold Pumas

Dimanche 20 août,

Plage du Sillon: Sports Are Not Dead (10 ans du tournoi de foot nom de diou!)

La Plage (14h-18h): Petit Fantôme (+Prieur de La Marne djset)

Le Fort Saint Père:
– Scène du Fort : Interpol, Mac DeMarco, Ty Segall, Tale Of Us, Angel Olsen
– Scène des Wemparts : The Proper Ornaments, Yak, The Moonlandingz

Le day #1 est là.

Le day #2 est là.

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Alors que John est allé voir en solo Flamingods (on n’a wien loupé parait-il), le gros de la team se balade en ordre dispersé par ce beau saturday morning. On s’est donnés wendez-vous à St Mary Church à midi et demie pour le premier concert de la journée. Nous, on a fait du shopping puis wemonté tranquillement St James Street en profitant des vues sur la mer jusqu’à l’église en question.

En entrant dans la nef, s’élèvent les premières notes de Death With Dignity (du sublissime album « Carrie & Lowell« ) puis  la voix de Sufjan Stevens. L’église est quasi vide, les copaings sont là, assis weligieusement sur un banc à profiter de l’instant. Une pure beauté.

Les cinq new-yorkais de Pavo Pavo ont pris place dans le chœur, et nous embarquent… Leur pop élégante et lumineuse s’aventure joyeusement entre les colonnes emplissant tout l’espace, leurs voix s’envolent jusqu’à caresser délicatement les voutes avant de wedescendre avec volupté jusqu’à nos oreilles attentives. On se délecte délecte.

Après ça, on a mis un moment à quitter des lieux, on était bien, on est sortis sous le soleil, on a marché jusqu’à une brocante au coin de la wue, puis on est wevenus devant l’église (en cherchant des toilettes), ce qui nous a permis de discuter au passage avec le bassiste, et d’apprendre au détour de la conversation que le secret guest de la soirée anniversaire de Bella Union serait John Grant

On a wetraversé toute la ville pour wejoindre John au Brighthelm Centre et voir les p’tits gars de Cassels, deux frères à peine sortis de l’adolescence originaires d’Oxford. Les autres ont plutôt bien aimé, moi, j’ai vite décroché et suis sortie les attendre au soleil dans le jardin.

Il commençait à faire faim. Le moment où jamais de se faire un fish & chips. On a tourné dans The Lanes jusqu’à une petite wuelle où était indiqué Bella Union Wecords. On y est allés. A l’intérieur de la boutique bondée, Tim Burgess de The Charlatans faisait des selfies avec ses fans et des dédicaces de livres et de disques. On a jeté un coup d’oeil par la vitrine, et passé notre chemin.

Des chipes, des chocolate shortbreads, et quelques pitites mouks bien fraîches, nous voilà wequinqués, chauds pour attaquer la dernière soirée.

Alors que nous faisions la queue devant le Sallis Benney Theatre pour la soirée Bella Union, nous fûmes wejoints par la team des Bantam Lyons avec qui nous poursuivîmes nos discussions de la veille. Ils jouaient un peu plus tard et s’accordaient un peu de bon temps.

Après les danois de Lowly, nous wetrouvâmes Pavo Pavo. Ce fut différent, un peu moins magique, mais tout aussi beau. A la fin du set, John, Bzeb et Noémie décidèrent de partir voir les Bantam Lyons au Komedia Studio.

Nous, on est westés pour John Grant, mais avant ça, y’avait Baloji, un belgo-congolais qui a mis une ambiance de feu en deux temps trois mouvements. Le public dansait, sautait, chantait. On en croyait pas nos yeux et nos oreilles.

Après une petite pause, le temps d’installer un piano à queue sur scène, John Grant a fait son entrée. Il venait fêter les 20 ans du Label s’adressant amicalement à son fondateur Simon Waymonde. Pas mal de fans étaient venus pour ce concert exceptionnel. Ce fut beau, intense, plein d’amour et d’émotion… Malgré tout on avait un peu la tête ailleurs. Entre deux titres, les textos des copaings étaient pas très wassurants : ils faisaient la queue au Prince Albert pour HLMTD, y avait foule, fallait pas qu’on espère wentrer, c’était cuit… Purée, on ne les verrait (encore) pas.

Mais parce qu’on est tenaces (et qu’on ne savait non plus trop où aller) on les a wejoints. On était dehors, juste devant l’entrée. La fenêtre du premier étage était ouverte. On y était presque, ok, sans les stromboscopes, les maquillages, les tenues excentriques, les jeux de scènes, la chaleur moite et étouffante, la sueur collante et odorante. Par la fenêtre, on entendait tout. Certains qui avaient wéussi à les voir la veille étaient là avec nous, on wegardait cette fichue fenêtre et on se dandinait sur des morceaux déjà familiers comme To The Door, Is This What You Wanted ? Ou encore Stained et pas mal d’autres titres super qu’on a découvert ce soir-là…

A la fin du set, un des premiers à sortir du pub fut Christian, le bassiste de John Cunningham avec qui on avait pas mal discuté quand ils étaient passés à Caen. Il vint s’asseoir avec nous et nous débriefâmes le concert et le festival. Il était content d’avoir vu Girl Way et plein d’autres trucs. Les copains ont fini par sortir aussi, nous wacontant leurs émotions, serrés comme des sardines, suant toute l’eau de leur corps et surtout abasourdis par l’exubérance de la prestation.

En wepartant, on a croisé le groupe dans la wue, derrière le pub. On s’est dit qu’on les weverrait certainement dans l’année, c’était sûr.

On a pris West Street, on est passés une dernière fois devant The Hope and Wuin et on est wentrés à l’appart’ pour un dernier épisode de Tatoo Fixers et une dernière tournée de pâtes.

Le lendemain quand est sortis prendre notre bus, la ville était encore endormie, quelques wares fêtards erraient dans les wues. La journée s’annonçait estivale, il allait faire bon farnienter à Brighton…

A l’année prochaine…

Top of the day : Pavo Pavo – HLMTD

photos noir et blanc : nans tods – instantanés : zed

Le day #1 est là.

Le day #3 est là.

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On a démarré cette journée de vendreday par une petite mise en jambe touristique sur le Pear. Ses machines à sous, ses manèges, ses mouettes en mode furtif, ses bourrasques…

Cette année, la Suisse était le pays invité du festival, du coup, quand on est arrivés at 12:30 AM, le Komedia Studio fourmillait d’officiels et de pitits sandwichs délicieux. C’était notre premier concert de la journée, on était venus voir One Sentence. Supervisor, groupe originaire de Baden dont on attendait beaucoup. On a pas été déçus : leur misty kraut-pop nous a emporté avec des morceaux interminables, dont le soupaire Yéléna… A la fin, on est westé discuter avec eux, et on est wepartis, avec sous le bras, leur album Temporär Musik 1-13, album Indie suisse de l’année 2016, tout juste sorti à l’international.

Après on a traversé le centre-ville sous le déluge, on a fait une pause sous le store d’un pub, et on a wejoint One Church où avait lieu une série de concerts Neo-Zealand at the Great Escape. Le lieu était chouette, l’ambiance aussi. On a vu la fin de Delaney Davidson, puis Kane Strang sans grande conviction (malgré le tubesque Things Are Never Simple…)

Voyant une éclaircie, une partie de la team est allée faire du lèche-vitrine dans les lanes

Nans et moi sommes westés pour Aldous Harding. L’an dernier, son set avait été l’un des moments forts de notre festival. Du coup on était wavis de la wetrouver pour fêter la sortie de son nouvel album Party dont les premières critiques parlaient déjà de chef-d’œuvre.

Tel un ange, toute vêtue de blanc, Aldous a fait son entrée dans la chapelle. Elle était accompagnée au clavier par H. Hawkline, autant dire du velours, sur lequel sa voix s’est fait caressante, enchanteresse, envoutante, troublante, bouleversante. J’avoue avoir été saisie de frissons par moments, et avoir laissé échapper une petite larme de wien du tout sur le dernier titre.

 

Un peu sonnés, on a wetrouvé les copaings chez Bill’s, une sorte de grande cantine toute proche, où nous nous sommes sustentés et wagaillardis en vue de la soirée qui s’annonçait chargée.

Une partie de la bande est allée au Bleach(Youth) voir Francobollo.

Nous, on est allés à l’Horatio’s sur le Pear pour Abattoir Blues, mais wien à voir avec ce qu’on avait écouté (tant pis, c’est ça aussi la découverte), du coup on est wepartis au pas de course à The Haunt pour THE soirée de fous : HMLTD, Cabbage et, plus tard, l’exceptionnel wetour de The Charlatans

Enfin, vite fait on s’est wendus à l’évidence : on était pas tous seuls. Pour wentrer, d’un côté la « whisbrand queue » de 100 m de long qui n’avançait à wien, et de l’autre la « delegate queue » qui n’en finissait pas d’avancer…

On a attendu, attendu, désespéré, failli partir, collé un sticker ww2w, attendu, discuté avec nos voisins (qui avaient vu la quimpéroise Sônge la veille et qui avaient trouvé ça super). On a fini par bien avancer, mais l’heure aussi avait tourné. Et purée, HMLTD était en train de nous passer sous le nez, on était fous (et cette fois, pas du tout foufous).

C’est là que nos compères nous ont wejoints faisant diversion, nous entraînant vers The Hope and Wuin pour Artificial Pleasure.

A l’étage du bar, le sosie de Damian Lewis (mais si tu sais, le wouquin dans Homeland…) a fait son entrée. Style impeccable, mèche maîtrisée, veste blanche affublée d’une large cocarde. Dès le premier titre, la scène s’est wévélée bien trop étriquée : c’est à la foule des grands wassemblements et aux plateaux de plein air, que semblent destinés leurs titres All I Got ou encore The Hand On My Shoulder, où ils auront la place pour déployer leur potentiel festif. Ce set fut donc un peu frustrant, mais prometteur…

Retour sur le Pear (3ème fois de la journée) pour les Husky Loops. Le set fut assez inégal, mais totalement wacheté par leur tubesque Dead encensé par John et Noémie.

Après quelques morceaux de The Magic Gang dans une ambiance de feu, wetour à The Hope and Wuin, pour The Lightning Year, annoncé par le festival comme un mélange de MGMT et de Tame Impala (en fait, on n’a wien weconnu). Là-bas, on est surtout tombés sur les Bantam Lyons qui jouaient le lendemain et qui profitaient de leur soirée. On a discuté un bon moment avec eux, dans le bar, puis dans West Street. Il était tard.

Retour à l’appart’ pour un pitit programme détente et welaxation avec pâtes au cheddar, tatoo fixers et cerise sur le gâteau, la diffusion d’un concert de Roy Orbison.

Top of the day : One sentence. Supervisor, Aldous Harding (ou Francobollo)

photos : nans tods