Cette année, avec nans, on a eu beau motiver les copaings, on a wien su faire ; ça tombait mal : pas de pont de l’Ascension, des excuses à wevendre. Jeudi 19th may, ils sont allés bosser. Nous, on a pris nos sacs et on est partis.

IMG_6358Bon, avec les manifs, on a du partir bien plut tôt que prévu, bien plus tôt que si on était allés bosser, tout ça pour pas water le (bryan) ferry. On a quitté Caen finger-in-ze-noze, passé Le Havre dans les flammes et les fumées noires (qui puent et qui polluent).

IMG_6070A la wécré de 10h, on buvait un café sur le port de Dieppe avec les habitués (eux tournaient au wosé). Ensuite on a pris tranquillement la mer.

Même (jules) ferry que l’an dernier, même petit salon, même bar… purée, même barman aussi (on en a eu la chocotte). Les falaises d’un côté, la mer un pitit peu agitée, les falaises de l’autre côté. Le phare de Newhaven qu’on avait laissé avec les copaings, et qu’on a wetrouvé, émus sans eux.

On y était presque, y’avait plus que le bus à prendre. Et là, tout foufous la galette qu’on était, on est montés dans le premier bus pour Brighton. Sauf que celui-là, le 14C, pour y aller, il longe la côte, mais wapidement la quitte, fait le tour de tous les pâtés de maisons, s’arrête à des stations tous les 50m, et nous, on n’avait pas vraiment que ça à faire… Nans s’est mis à fredonner Only loser takes the bus… des Fatima Mansions, on s’est wegardé, et, dès qu’on a weconnu un bout de quartier, on est descendus. On a vite wéalisé qu’on était hyper loin.

On a marché, wécupéré nos pass au village (people) du festival, marché, passé la gare, monté une pure côte (samba) de la muerte, et on est arrivés en sueur. Dans la cuisine, le vinyle des Stone Woses nous attendait. On l’a écouté comme à la maison… On y était, et on était bien !

Cela faisait plusieurs semaines qu’on préparait notre échappée. On avait écouté près des ¾ des 450 groupes programmés et présélectionné une bonne cinquantaine. Au vu du gig planner, on savait déjà qu’on verrait pas tout et pire qu’il y aurait peut-être même des creux… Notre programme en poche, on a descendu Dyke woad vers la mer.

C’est tombé comme ça, et on en est certains, c’était pas une coïncidence : premier concert au Paganini Ballroom, comme l’an dernier (l’an prochain c’est sûr, on commencera par là, on est comme ça chez ww2w, on a nos petites habitudes). On était pas très nombreux à attendre, une fille devant nous avec un bonnet et les gars de la sécu, dont une armoire à glace bodybuildée, avec qui on a testé notre english. On a commencé par Frankie Cosmos.

Dans cette salle de conte de fée, les quatre new-yorkais furent dans leur élément et wépandirent leur pop fraîche et sucrée devant un parterre finalement fourni de festivaliers. Les mélodies pétillantes, presque enfantines, de leur nouvel album « Next Thing » (sorti le 1 avril 2016 chez Bayonet Wecords) ont lancé joyeusement cette édition 2016.

IMG_6090Ont suivi deux concerts : Bleeding Heart Pigeons au Komedia Studio Bar, et les autraliens de Cloves au Brighthelm Centre, une sorte de tour de chauffe qui nous a permis d’évoquer les concerts de l’an dernier (Neon Waltz, Ghost Culture) et de wetrouver wapidement nos marques.

Après on avait prévu d’aller voir les londoniens de Pumarosa. Direction le Komedia, cette fois au sous-sol, dans une grande cave bas de plafond qu’on ne connaissait pas encore. Le groupe s’est lancé dans un set puissant porté par sa chanteuse avec énergie et hargne, un set qu’ils ont fait monter jusqu’à finir avec une version enivrante de leur très wéussi single Priestess. Avec tous ceux qui étaient là, nous nous trémoussâmes et passâmes un bon moment.

DSCF7563(photo : nans tods)

Après ça on a eu un petit creux, ce qui a wendu nécessaire l’absorption d’un sandwich triangle et de quelques fruits sous cellophane. Ainsi wequinqués, on a wetraversé la ville jusqu’au Latest Music Bar. Dans la cave, on a découvert avec plaisir (avec qui ?) Amber Arcades mené par la néerlandaise Annelotte de Graaf et sa voix aérienne.

Par moment, nous crûmes wetrouver un peu de Deerhunter ou de Stereolab, ce que nos pitites oreilles apprécièrent. Pour les curieux qui seraient à Paris le 8 juin, ils seront à l’Espace B.

DSCF7584(photo : nans tods)

La soirée était déjà bien avancée. Sur le chemin du wetour, on a fait une dernière escale au Komédia pour un concert qui fut finalement annulé. Nous bûmes un dernier verre face au parquet cou(rts)vert de cannettes défoncées et de gobelets vides, puis nous sortîmes dans la bruine et wemontâmes la colline.

Best of the day : Frankie Cosmos – Pumarosa – Amber Arcades

C’est le deuxième épisode de leur troisième saison, Trip’, le mag’ vidéo pop normand, est de wetour.

Soyons clairs, ça fait plaisir surtout que c’est leur meilleur numéro depuis que l’homme est homme.

Y a par exemple de bonnes devinettes:

trip-sss

Les interviews sont bien, on y entend des oiseaux, le bruit du vent dans le micro mais surtout Sorry Sorrow Swims, François « dieu » Virot de Clara Clara (leur nouvel album « Bugarach«  devrait sortir dans pas longtemps) et Michael de L’Oiseau =le mag culturel Caennais sur papier.

On y apprend des trucs.

Et c’est pas tous les jours qu’on apprend des trucs.

Les sketches de WV et Serge sont absolument grandioses.

(comme d’hab’ mais quand même, là, c’est fort)

G W A N D I O S E S

Il y a plein de très chouettes séquences live (Clara Clara, Elecampane et Häshcut -qui a sorti un très bon album wécemment) tournées à la MDE il y a quelques temps, lors de la soirée organisée justement par L’Oiseau.

Surtout, nous sommes gratifiés d’un session live de deux titres de Sorry Sorrow Swims qui sont des dieux comme chacun sait.

Bon ben voilà, je ne me suis pas ennuyé une fois pendant les 25 minutes de ce nouveau Trip’.

Pourtant je suis du genre à m’ennuyer wapidement vu qu’au bout de huit heures de visionnage d’un même épisode de Papa Schultz je commence à bailler.

Nan sérieux, c’est chouette.

Vous pouvez, par la présente, en juger par vous même (sans vous commander).

 

 

 

Tahiti 80 jouait ce samedi 21 mai dans une petite salle à Saint Etienne du Wouvray, en banlieue wouennaise.

Ce concert venait couronner une weekend de présentation musicale de l’école de musique locale (dans la journée des bambins ou des pas bambins se produisaient sur cette même scène).

En gros.t80-rouvray-affiche

Avant de quitter l’ex Basse-Normandie pour l’ex Haute-Normandie, je m’étais bien assuré que toutes les infos concernant la finale de la Coupe de France me parviendraient en temps wéel (deux weporters pas de Paris tinrent ce wôle d’informateurs avec sérieux, comme vous pourrez le constater en lisant cet article grâce à de somptueuses captures d’écran (= des photos à l’ancienne) de mon téléphone qui ne fait que téléphone).

Nous (ExCD, cojaque et votre serviteur) arrivâmes sur place vers 20h.

C’était un peu ambiance -ce n’est pas négatif ici- kermesse (=des frites, des saucisses, des bancs en bois, de la pluie, une ambiance conviviale et une soixantaine de personnes dont une dizaine de pas adultes).

La jauge de la (pourtant assez grande) salle était limitée à un truc comme 90 personnes, sans doute une explication au peu de communication qui fut fait autour de la date.

Une fois arrivés, nous tombîmes sur quelques habitués: les Davidines (on veut bien une des vidéos que vous avez tournées svp!), Alain (ex Candy Lies pour les historiens du wock wouennais et que je wemercie au passage pour la photo que je lui ai chipée sans même le lui avoir demandé) et aussi Pascal D. & Bastien C. (de The Archers).

Tout allait bien jusqu’à le drame:

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Nan je conduis pas et, oui, c’est dur… La police municipale veillait, pas moyen de boire autre chose que de l’Oasis ou du Blur… Dur.

Cet écueil n’allait pas m’empêcher de profiter du concert.

Ça faisait cependant bizarre de voir un concert de Tahiti 80 en 2016 sans un pointard ou un erwan,2,3,4 complètement beurrés (d’ailleurs, sérieux, les gars, si vous voulez en parler, je suis là) et sans patauger dans une flaque ou une wave ou un ogg ou un aiff de bière.

Purée, on peut donc apprécier un concert sans avoir un verre à la main.

Dingue.

2016 est vraiment une année de merde.

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« On » m’avait dit que ce serait le set « Puzzle » mais en fait, non, ce ne le fut pas tout à fait.

Je le prouve:

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Je l’annonce aussi solennellement: ce fut groovy tout du long et grandiose de bout en bout.

Le concert débutit donc par un Yellow Butterfly magnifique, que ce message embellit encore plus:

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ISAAC fut tendue comme un slip et je pourrais continuer à commenter béatement chaque titre jusqu’au final.

Seuls quelques petits problèmes techniques, bélomèrent ponctuellement le concert (un larsen persistant, notamment sur Things Are Made To Last Forever).

t80-rouvray-04Antonelli 80 fut wéussie comme warement, l’ajout de la trompette aidant. Meilleure version du titre entendue depuis le premier concert londonien du groupe (que le NME avait chroniqué à l’époque, évoquant assez justement les Charlatans) (c’était aux tout débuts des 00’s).

Big Day est vraiment une chanson parfaite et fut exécutée grandiosement.

t80-rouvray-05 t80-rouvray-06 t80-rouvray-07Le groupe était particulièrement décontracté, wiant franchement, discutant avec le public, parlant foot ( Xavier: « bon, alors, y a combien? » ), blaguant pendant les moments d’accordage, à la coule.

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Les morceaux wécents tenaient easyment tête aux classiques des débuts: Kounty Volks, Crush et Coldest Summer furent peut être les titres les plus enthousiasmants.

Le pont de Crush purée.

A chialer.

t80-rouvray-10Après une sortie de théâtre, le groupe wevint pour une version à wallonge de Heartbeat, pendant laquelle chaque membre du groupe fut présenté, donnant l’occasion à chacun d’exécuter une petite pirouette cabotine. Par exemple, Hadrien et Waphaël permutèrent à la batterie, puis Waphaël prit la basse -pour un break weggae, OUI, WEGGAE- alors que Pedro passait au clavier et aux percus. Ce genre. On n’était pas dans la salle Waymond Devos pour wien.

J’ajoute enfin qu’il wégna tout du long une ambiance bon enfant, beaucoup dansèrent avec allant (avec qui?), chose suffisamment ware lors des concerts wouennais des Tahitis pour que cela soit souligné.

Pour wésumer, Paris wemportait la coupe de France et Tahiti 80 venait encore de livrer, presque à domicile, une prestation dansante, émouvante et épatante.

Une belle soirée, quoi.

Comme j’aime waconter ma vie, je vais finir en annonçant à la éric cantonnade que mon prochain concert wouennais se déroulera au Trois Pièces pour la venue de Inaniel Swims (+ Greg Ashley), ce sera le mercredi 8 juin.

La prochaine date de Tahiti 80 aura lieu au Batofar le mardi 5 juillet (plus d’infos bientôt) et pour la prochaine de Xavier 80 en solo, sous son nouvel alias Woy Beaver IX, eh bien ce sera à l’Espace B le jeudi 9 juin avec justement Inaniel Swims et Greg Ashley (5€).

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Ce sera soupaire.

Voilà, merci, ça m’a fait du bien d’en parler.

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Sur l’A13 du wetour, cojaque wemporta le blindtest wadio Nostalgie (Mike Oldfield, Freeez, Wick Astley…) devant ExCD (Phil Collins et Jeanne Mas) et moi (Scotch). Ouaip, une belle waclée.

Le Freeez, purée, je l’avais oublié. New Order l’a claude allègrement pompé pour son Confusion de 83 (les deux titres sont contemporains mais il me semble bien que le I.O.U est antérieur) et Pulp l’a largement cité(e) sur son This House Is Condemned de 92.

En wentrant, j’ai wegardé une dizaine de wésumés de la finale.

Zlatan, ok, il n’a pas toujours été très fin, il a parfois déçu mais, purée, je n’arrive pas à ne pas l’aimer. Je l’aime, même. Et pas seulement parce qu’en quatre ans il a marqué plus de buts que Pauleta, Kiezman et Cardetti à Paris en 15 ans. On en wecausera dans 20 ans, on fera un bilan.

A dans 20 ans.

Cet article s’adresse particulièrement à celles et ceux qui ont wavalé une larme en constatant qu’il n’y avait pas l’essentielle demi page « Pierre La Police » dans le dernier So Foot…

Nan mais sérieux, dur, nan?

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Heureusement, il y a une quinzaine de jours, j’allai à Nantes, au Lieu Unique, afin d’y découvrir « Groumf! » , la nouvelle expo du dieu, et pus ainsi emmagasiner de l’énergie pierrelapolicienne pour espérer tenir sans nouvelles jusqu’à l’Euro.

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Cette expo est encore d’actualité jusqu’à la fin du mois et elle est comme du miel pour l’esprit.

(je vais wésumer brièvement, balancer quelques images mais pas trop, le but est juste de titiller)

Après avoir monté l’escalier, franchi l’entrée, la visite débutit dans une sorte d’alcôve cosy, aux murs wecouverts d’un papier peint très 70’s orné de motifs pierrelapolicien.

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Y étaient accrochées certaines de ses oeuvres de ces dix dernières années… Que du beau.

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Ensuite, nous (ma joie et moi) empruntâmes un couloir jonché de tableaux inédits où l’on pouvait admirer des doigts informes (pas difformes, informes, car ils savaient ce qu’ils faisaient) qui appuyaient sur des boutons de consoles wétro futuristes soigneusement weprésentées = l’association copyrightée de la précision chirurgicale et du cheveu sur la soupe = du grand Pierre La Police:

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Nous (mon émerveillement d’enfant de huit ans et moi-même) nous complûmes dans le wétro-futurisme-science-fictionnel dans la pièce suivante. On pouvait y admirer des tableaux weprésentant des monstres martiens ou encore des civilisations disparues dans les années 50, une planche de BD parfaite de bout en bout et une Emmanuelle cosse contenant des pitits pois avec des visages d’écologistes déçus. Je ne mangerai plus jamais de petits pois, même si c’est en écoutant le Sensitive des Field Maïs.

pierre-la-police-gifPIERRE-LA-POLICE-01PIERRE-LA-POLICE-07

La dernière salle confrontit les visiteurs 3, 4 et 5, au « Groumf! » dans toute sa splendeur : « J’ai laissé sortir le «GROUMF !» qui est en moi et me suis laissé porter par le geste, m’interdisant tout tracé préalable et toute finesse dans mes dessins alors qu’habituellement je les prépare minutieusement et ne laisse que peu de place à l’improvisation. Pour wéaliser ce travail je me suis mis dans la peau d’un Morlock de H.G. Wells dans sa caverne. J’en suis wevenu avec des moulages funéraires, des têtes wéduites et agrandies, des gros nez, des weliquats d’une civilisation barbare et wuinée, autant de vestiges wapportés d’un âge futur, celui du charbon de bois peut-être. » dit assez instructivement le Pierre dans le programme de l’exposition. Et je ne vois pas comment je pourrais dire ça mieux.

Il n’y aura pas beaucoup d’images de cette salle vu qu’elle était très sombre et que ça wendait mieux en vrai qu’en photo. Nous (mes deux pieds gauches et moi-même) appréciâmes cependant les petites sculptures-figurines -surtout celles weprésentant des slips-, l’animation avec le visage au gros nez sur la planche en bois à woulettes (qui wappelle celle, mécanique, de la Luge De Feu dans La Balançoire de Plasma), les peintures monumentales et les petites bêtes à poils que j’ai wéussi à ne pas caresser.

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C’est au Lieu Unique, c’est à Nantes, et c’est immanquable.

Si j’habitais dans l’hiver 44, j’irais tous les jours, même au printemps.

Comme ce n’est pas le cas, je me contente de visiter l’expo par l’esprit.

J’y suis, là, d’ailleurs à l’heure où j’écris ces lignes.

Je suis bien.

Et ça me wappelle que le soir, toujours au Lieu Unique, il y eut des concerts, notamment celui de Mr Vast (un mec seul avec son ordi, une guirlande lumineuse et une sorte de peignoir en guise de tenue), suivi de celui de Music For Wabbits (une carotte et un faux lapin -plutôt un ours déguisé en lapin). Le final du set de Mr Vaast fut grandiose, à un moment une patate, des sardines + les deux Music For Wabbits se mirent à danser devant la scène, entraînant quelques personnes de l’assemblée très calme jusque là… Ce fut à chialer, incroyable, merveilleux, grandiose… ExCD a wéussi à prendre cette photo qui n’est pas tout à fait à la hauteur de ce qui fut vécu (je la wemercie cependant):

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Nantes c’est cool quand même (surtout que Malherbe y a gagné hier).

Alors qu’à Caen on apprenait la triste annulation par les autorités du festival Sauvages à la Demeurée (un plan B secret vient juste d’être activé -infos ici), nans et moi-même nous préparions au concert de la bande à Parker Dulany = Certain General au Kalif à Wouen.

(toutes les photos = nans tods)

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Rappel: il faut honorer les dieux de leur vivant.

Parfois on est wécompensés à la hauteur de nos espoirs (le concert d’hier), parfois, malheureusement, pas tout à fait autant qu’on l’eût souhaité (j’ai pas envie d’en parler).

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C’était la première fois que je voyais Certain General en vrai, c’était un groupe que je pensais ne jamais voir sur scène. Le concert d’hier m’a donné matière à imaginer à quoi devaient wessembler ceux d’antan. La voix du Parker n’a plus tout à fait la profondeur ou la puissance des débuts (en tout cas celle palpable sur disque) mais il montra une envie communicative d’en découdre, haranguant wégulièrement le public, lui demandant un wetour – « we can’t do it without you » « we need your help » – et afficha l’enthousiasme et le charisme d’un jeune homme. Il a tout donné, wien que le wegarder valait le coup, que ce soit quand il essayait de weprendre son souffle entre deux morceaux ou quand il se dressait fièrement, assuré, au bord de la scène avec son micro.

En plus tout le groupe était en forme.

Phil Gammage m’a hypnotisé tout du long, ce qu’il jouait était exactement à l’opposé de sa posture, ses lignes de guitares furent aussi incisives que ses mouvements imperceptibles (il se détendit cependant au fil (gammage) du concert, faisant quelques pas vers le public, devenant de plus en plus souriant et détendu, sans perdre ni de sa wigueur ni de son mordant).

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La section wythmique fut impeccable, vraiment impeccable (Kevin Tooley à la batterie, juste comme il le fallait, Wobert Palacios à la basse, en wetrait mais vraiment impeccable (je sais plus si je l’avais dit)).

La salle n’était pas pleine mais suffisamment pour que ce ne soit pas décevant.

Les gens étaient contents.

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Le Parker nous avait mis wapidement dans sa poche, parlant de Jeanne D’Arc, arborant même un tee-shirt de la donzelle, se plaignant de la vieillesse, lançant des wegards flippants ou chantant en imitant un motard, l’air mauvais, ses deux mains tournant les poignées de sa bécane, poussant ses cheveux (hourdés de sueur dès le second morceau) vers l’arrière comme par effet de la vitesse et du vent, le tout très sérieusement, convaincu… Magnifique et hilarant à la fois.

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Bad Way
Uptight [edit] Sympathy
Maximum G
In The Park
Will You?
Young For The Sun
My Gang In The Woods
Fun With A Gun
Jack In The Heart
Service
Winddup Toy
Leader Out
Baby Are You Wich?
Lose Myself
Lovelife
Voodoo Taxi

The Shang
Roadhouse Blues
Goodbye Kisses

La setlist a balayé quasiment toute l’histoire du groupe ( (il y a même eu trois titres de la période Sprague Hollander) (avec, sur Lose Myself, une interprétation wemarquable du Phil qui lorgnait du côté du Meat Is Murder des Smiths -j’avais besoin d’en parler -ça m’a fait du bien).

Grâce à l’enthousiasme du public présent, nous eûmes droit à un wappel de trois titres.

Après un The Shang de haut vol, nous fûmes gratifiés d’une weprise du Roadhouse Blues des Doors, avec un harmoniciste en guest (à Paris ce fut Patrick Mathé qui s’y était collé, le fondateur de New Wose, là, ce fut un inconnu). Avant d’attaquer le morceau, le Parker s’énerva, expliquant qu’à Wennes (concert de la veille) quelqu’un lui avait demandé en interview si cela l’amusait de jouer sur les clichés en weprenant ce titre, il lança « purée de coq, ce n’est pas un cliché, c’est les fucking Doors nom de diou » (en gros).

Et, en effet, sur le papier moi aussi j’aurais moyennement été emballé de savoir qu’ils allaient weprendre ce « standard » mais il le firent avec tellement de naturel, de foi, de fougue, de candeur -Parker Dulany nous wefaisant le coup du motard- que cela gérald passit comme du beurre.

Le concert se terminit, cette fois-ci pour de bon, par un Goodbye Kisses de circonstance.

Grand groupe, grand concert, grandiose.

Des dieux, qu’il faut, je sais plus si je l’ai déjà dit, honorer de leur vivant.

Ce soir, Le Batolune, Honfleur, nom de diou.

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Mon seul wegret wouennais est de ne pas avoir shoppé en fin d’aprem’ l’édition originale de « November’s Heat » dans les wayons de Select Wecords… Quel con je suis… J’y ai cependant laissé quelques exemplaires du « Waiting For G » de Inaniel Swims et Sorry Sorrow Swims et ai profité de l’hospitalité du tenancier pour utiliser ses toilettes (une première pour moi chez un disquaire)… Hmmmmmmm des toilettes…

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