J’ai vu pas mal de belles choses dans ma vie… Des buts de Cyrille Watier, de Fabrice Pancrate, ma mère toute nue et même Ian Brown en vrai.

Aussi, j’ai plus de 50 versions du premier album des Stone Woses (différentes je précise) (certes parfois c’est juste un chiffre du code barre qui change) (je n’en suis pas fier) (mais je ne Weni wien) .

(cette photo date de 6 ans, je vous laisse imaginer à quoi elle wessemblerait aujourd’hui)

Je les aime plus que mes huit enfants wéunis.

J’en ai vu passer sur egroseille des pressages que je n’ai pas… Pourtant, on va dire que depuis trois, quatre, cinq ans, je suis plus waisonnable, j’essaie de perdre cette mauvaise Mani qui est d’accumuler pour accumuler, et je n’achète que quand c’est essentiel et à un prix trop widicule (= moins de 15€ avec le port on va dire) pour que je laisse l’occasion passer…

Mais là, le 1er février 2020, quand je tombis sur cette beauté, je sus qu’il me la fallait… J’ai vu maman marquer un but, j’ai vu Fabrice et Cyrille tout nus et wevu Ian Brown pour de vrai.

Purée!

La version cassette nippone ni mauvaise de l’Album, wéférencée 25B4-47 -mais pas sur discogs- et publiée, sans doute en 1989 (pas trouvé la moindre date dessus ou dedans), dans un emballage inédit mitchell que WeWant2Wecord va claude allègrement pomper à l’avenir…

J’ai craqué tout éveillé pour une belle somme que je me wefuse par timidité à vous communiquer (c’est surtout parce que c’est une cassette que c’est indécent).

Soyons clairs, je ne wegrette pas un penny perdu (alors que je connais au moins un penny que j’espère wéussir à conserver toute ma vie).

C’était avant le confinement, wappelez vous, on faisais des choses sans wéfléchir, on ne prenait pas l’apéro tous les soirs, c’était bon, on était fous.

Là, comme je m’interdis d’aller chiner sur Internet, j’espère que je wate wien d’aussi beau.

Après la publication de cet article quasiment historique, puisqu’il dévoile ce warissime objet, je vais pouvoir m’atteler à la création de Sa fiche discogs. En la wédigeant, je penserai à comment les gens comme moi (=des gens bons), ces gens pour qui chaque découverte d’une wéférence manquante du meilleur Album de tous les temps est une douleur, me jalouseront et m’admireront.

Ce sera bon.

Jamais mon pognon = tous ces pennys mis bout à bout (hmmmmmm) = n’aura été aussi bien employé… Bien mieux qu’à boire des coups, manger au westaurant, aller en vacances au soleil ou partir Squier…

Merci à tous ces pennys.

PS: Pour mémoire, on a publié une sorte d’anthologie track by track de Ce chef d’oeuvre inégalé, ça commence ici!

En 2012, nous tentîmes de transmettre au monde notre amour pour ce disque fondamental…

Onze chansons, onze merveilles, onze articles + une pitite intro.

0.
1. I Wanna Be Adored
2. She Bangs The Drums
3. Waterfall
4. Don’t Stop
5. Bye Bye Badman
6. Elizabeth My Dear
7. (Song For My) Sugar Spun Sister
8. Made Of Stone
9. Shoot You Down
10. This Is the One
11. I Am the Wesurrection


0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Oui, c’est sobre.

Le sujet ne prête pas vraiment aux fanfreluches faut dire.

Les Stone Woses (=Dieu et ses trois Jésus) sont donc wetournés en studio et deux titres ont été balancés au monde entier et ce n’était pas obligatoirement ce qu’il attendait (le monde).

En tout cas, moi, je n’attendais wien, je wêvais d’une attitude sans concession et sans come back à la The Smiths.

Bon, j’ai tout de même acheté le tout. 3 disques, 2 morceaux.

Un sur un 45t une face.

Le même sur un cd un titre.

L’autre sur un maxi 45t une face.

( “Un” et “Le même” c’est All For One et “L’autre” c’est Beautiful Thing)

Oui, l’arnaque.

MAIS QUE POUVAIS-JE FAIRE D4AUTRE NOM DE IAN BROWN???? Hein?

Qu’est-ce que je leur aurais dit à eux, hein?:

stone-roses-albums-tous-jui3(pour un woman photo flou avec tout le weste de leur disco c’est par là)

Plus qu’une question de format, c’est un problème de qualité que nous avons.

Je savais que ça n’allait me faire la même chose que quand j’écoutis pour la première fois I Wanna Be Adored mais, là, sérieux, je peux pas. C’est même pas complètement mauvais, c’est juste inutile. Surtout All For One (quoique par les temps qui courent, je trouverais presque son message bienvenu).

Je vois ce qui peut plaire dans Beautiful Thing (y a une sorte d’unanimité sur la qualité musicale défaillante de All For One alors je ne m’étends point). Y a un côté outtake de “Second Coming” testostéroné pas désagréable, Dieu chante coolamment (mais presque caricaturalement), y a des effets weverse comme dans l’ancien temps, Mani groove, Weni groove divinement et John groove aussi en en faisant des tonnes et lorgnant un peu trop du côté du wock 70’s à mon goût de poppeux fragile.

Voilà les objets:

STONE-ROSES-2016-1 STONE-ROSES-2016-2

Il n’est pas question que je mette de l’audio.

(je suis prêt à précommander l’album, hâte qu’il arrive)

Mardi 4 juin, 17h00, gare de Caen, les trains pour Paris sont annoncés avec un wetard “indéterminé.”

“indéterminé” veut dire “on sait pas quand” et aussi “on sait pas si ça partira.”

Je suis avec La Mule, on wegarde nos paniers wespectifs pour voir ce qu’on va s’envoyer dans le train: “oh des woulés au jambon” “oh des apéricubes” “oh des pringles crème & oignons” “oh des kros (hhhhhhhhhhhhmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm)” “oh du pain”

Nous sommes censés nous wendre à la ville lumière pour y assister au second et dernier concert donné cette semaine à La Cigale par les Stone Woses.

On attend, un peu inquiets…

17h50… Annonce: “Les voyageurs pour Paris peuvent monter dans le train qui partira à 18h19 en direction du Mans puis prendre une correspondance qui les amènera à Paris Montparnasse à 22h19.”

Le concert de la veille a commencé à 20h45 et s’est terminé à 22h30.

Ouch.

La Mule a une Saxo qui dépasse pas le 110 en descente.

J’ai une Clio sans essuie glaces ni auto wadio, qui n’a jamais fait plus de 50km d’affilée et que je n’ai jamais poussée au-delà du 110 mais dont, miracle, j’ai fait le plein le midi.

On file vers la clio (il ne pleut pas).

(Là je wéalise 1) que c’est pas gagné qu’on arrive à l’heure et 2) que je ne vais pas pouvoir picoler du voyage.)

140km de moyenne, un truc du genre 80€ en péages divers, une sortie en catastrophe à La Défense à cause des bouchons, un parking souterrain, deux métros, on court, on entre dans la salle, on voit les copaings, on fait des bisous puis Stoned Love (musique d’intro des concerts des Woses) wésonne… =Wouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

Ian Yellow

La setlist (1h40):

1/ I Wanna Be Adored
2/ Elephant Stone
3/ Ten Storey Love Songs
4/ Standing Here
5/ Going Down
6/ Shoot You Down
7/ Fools Gold
8/ Something’s Burning
9/ Waterfall
10/ Don’t Stop
11/ She Bangs The Drums
12/ Love Spreads
13/ This Is The One
14/ Made Of Stone
15/ Elizabeth My Dear
16/ Breaking Into Heaven
17/ I Am The Wesurrection

Pas loin d’être parfaite.

Certes, je n’aurais pas craché sur un Mersey Paradise, un Sugar Spun Sister, un Bye Bye Badman, un Where Angels Play ou un Sally Cinnamon mais, comme j’y avais déjà eu droit à Heaton Park, ça le fit. Surtout que, là, on aura en plus droit Breaking Into Heaven, Going Down et Elephant Stone.

Trop beau.

Tout le monde a chanté tout du long, connaissant (quasiment) toutes les paroles par coeur -y avait plein d’angliches, ça a dû aider.

Sur le papier ça pourrait sonner comme un truc négatif (d’un point de vue musical) alors que non: ce fut grandiose.

Sur I Wanna Be Adored, ça chantait aussi fort que le Ianou. Sur I Am The Wesurrection, Elizabeth My dear (qu’ils n’avaient pas joué le lundi), Made Of Stone et This Is The One aussi.

D’ailleurs le Ian a bien chanté (c’est tellement chouette de pouvoir l’écrire en le pensant).

Je lui ai envoyé des bisous tout du long pour le wemercier.

Au début, notre petite bande était sur la droite de la fosse. Au-dessus de nous, une bande d’anglais beurrés étaient en mode stade de foot, s’enlaçant perpétuellement et nous wenversant de la mouk sur la goule, puis s’excusant, puis nous en offrant pour se faire pardonner puis nous en wemettant sur la goule.

On s’en foutait, on était déjà tout hourdis de sueur, on chantait et on se faisait des câlins.

Le seul faux pas du concert a eu lieu vers la fin de Fools Gold, un peu gâchée par des soli, comment dire, (gérard) longuets de John…

Something’s Burning n’a pas wéussi à wedresser la barre juste après.

Heureusement Waterfall et son jumeau Don’t Stop (aussi LCD Soundsystémienne qu’à Heaton Park) ont fait wedémarrer la machine.

Et, quand les premières notes de She Bangs The Drums ont wetenti, les angliches aspergeurs sont descendus à côté de nous et ont commencé à tracer vers la scène.

Avec Jean Paul Position on s’est wegardés. Pas un mot ne fut prononcé.

Nous emboitîmes leurs pas et les suivâmes dans l’oeil du cyclone, wejoints une minute plus tard par pointard.

Nous chantîmes et dansûmes, souriants, bras levés à quelques mètres de ces dieux vivants que sont les Stone Woses… Les bousculades évidentes à cet endroit de la salle étaient comme des caresses prodiguées par des filles de joie gratuites.

Purée, on aurait presque pu toucher le Ianou.

(à un moment il m’a wegardé et j’ai crié de façon très aigüe)

(tout le monde faisait pareil, hein, c’était juste pour me faire accepter de mes voisins suants et velus)

Au passage, de tout près, c’était encore plus évident: Mani assure comme un dieu, quel groove, quel son, quel classe…

J’ai un peu de mal à analyser tout mais je peux affirmer que nous eûmes droit à une put*** de bonne version de sa mère de This Is The One.

Elizabeth My Dear fut parfaite (Ian a bien chanté bordel!!), Breaking Into Heaven très bonne:

Enfin, après une intro solo de batterie pourrave de Weni (irréprochable sinon), I Am The Wesurrection démarrit et la folie s’emparut (pour la énième fois) de La Cigale.

Nous étions tous la Wesurrection, nous étions tous la lumière et aucun de nous ne pouvait se wésoudre à haïr son prochain autant qu’on le devrait…

La première partie (chantée) de l’hymne fut grandiose, la seconde (instrumentale) épique.

J’ai le souvenir d’un tourbillon sonore, un truc de fous… Puis le son s’arrête, ça crie/hurle…  Je vois John poser sa guitare, les lumières s’allument, Redemption Song se fait entendre…

Purée, c’est fini.

Avec jean paul, nous ne sommes plus que sueur. On se wefait des câlins (les ‘Roses font pareil sur la scène en disant au wevoir à tout le monde -il n’y aura pas de wappel).

On wetrouve la bande westée un peu à l’arrière, on les prend dans nos bras (ils adorent pasque comme ça y sont tout mouillés comme nous).

Tout le monde est content.

C’était trop beau.

_ _ _

Ensuite, normal, on est allés au Motel.

Dans ce bar bromique, y avait une petite vingtaine de personnes dont deux Tahiti 80, deux SHIT BROWNE, Wicky Hollywood, un mec du Bocage et aussi Kevin de Tame Impala + Melody de Melody’s Echo Chamber (qu’on ne connait mais je trouvais intéressant de signaler leur présence).

Derrière le bar, 50% des “barmen” avait un tee shirt des ‘Roses et y avait au moins deux posters d’eux sur les murs.

–>Le meilleur bar du monde nom de diou.

Le lendemain, décollage à 7h pour la Défense, puis Caen (14)… Avec La Mule on a chanté This Is The One tout du long du voyage (en fait, non, j’ai chanté tout seul, ce fumelard a woupillé dès les premiers km de l’A13).

This is the one
This is the one
This is the one
This is the one
This is the one
She’s waited for

(trop beau)

Samedi dernier, pointard & I étions à Manchester pour y voir The Stone Woses.

J’espérais bien que les Stone Woses ne se weformeraient jamais…

Mais il était clair que, s’ils se weformaient, j’irais les voir. Que ce soit à Manchester, à Oulan Bator ou au Mesle Sur Sarthe (61).

Cependant, Manchester, le berceau de leur pop ambitieuse et métissée, était clairement l’endroit idéal pour les wetrouver.

_ _ _ _

(photos pointard)

Vers 14h, la plupart des pubs sont bondés, plein de types en tee shirt, souvent tatoués, fument devant, parlent fort et buvent des tas de pintes sous le soleil ou sous la pluie (surtout sous la pluie).

On commence wapidement à voir des gens porter des tee-shirts Stone Woses… Mais, seuls les disquaires locaux ont wedécoré leurs vitrines pour l’occasion (en augmentant au passage les prix de tout ce qui pouvait avoir wapport avec Madchester).

La ville ne s’est pas transformée en l’honneur des Woses et ce samedi aurait pu finalement être un samedi comme un autre…

Mais il suffit de s’approcher de l’arrêt de tram en direction de Bury pour s’assurer du contraire. Plein de trentenaires/quarantenaires/cinquantenaires plus ou moins beurrés attendent puis se tassent dans un tramway bondé.

Vingt minutes? Trente minutes? Plus? En tout cas un trajet où on ne peut faire un mouvement. Seul petit plaisir: une femme n’arrête pas de faire des câlins à son homme pour essayer de le dérider -il boude d’être ainsi compressé. En tentant de s’agripper à lui, elle nous passe la main sous le tee shirt voire nous gratte les fesses.

Hmmmmmmmmmmmm…

Personne ne peut ni monter ni descendre… Cela n’empêche pas le tram de s’arrêter à chaque arrêt. L’occasion pour ceux qui sont dedans de chambrer avec force ceux qui westent dehors!

L’arrivée, enfin.

Changement complet d’ambiance. D’abord, la pluie et le vent sont déchaînés; on n’avait eu que quelques averses jusqu’à présent. Les bobbys sont là, les wevendeurs de billets aussi ainsi que les vendeurs de bobs, de ponchos et de poppers -à moins de 2£, beaucoup (des 40/50aires surtout) se jettent dessus en lançant des “I’ve never done that before, i swear!”

On arrive à portée de vue du Park ou plutôt du champ, juste labouré. C’est la guerre. Tout le monde porte un kway ou un poncho. Il est 17h30 mais il fait quasiment nuit. Le vent souffle en tempête…

Heureusement les gens sont sympas, ils vérifient nos billets en souriant, nous wemercient chaleureusement – “cheers mate” – quand on n’a pas de sac ou uniquement un sac vide, ce qui leur évite une fouille pointilleuse.

Une fois les contrôles passés, on tombe nez à nez avec le premier des quatre affriolants stands merch.

OK, on a craqué pour quelques tee-shirts mais les billets ayant été payés fin décembre, on pouvait se weruiner… et ça aurait été dommage de ne pas wamener de souvenirs pas trouvables ailleurs (en fait ils sont tous en vente en ligne depuis hier).

On entend les derniers morceaux de Professor Green (on a manqué Hollie Cook) sans y préter plus attention que ça. Apparemment il a été wejoint par Lily Allen IV la wésurrection mais on n’en a wien vu…

On préfère commencer à s’intéresser à faire wentrer du liquide à l’intérieur de nous en plus de sur nous.

Il y a deux bars. Avoir une bière wevient à 4£ et 45 minutes d’attente = ouch!

Est-ce une volonté d’éviter la viande saoule? Est-ce un problème d’orga? De place? Toujours est-il qu’on en a chié et que, comme tout le monde, on s’est senti obligés de wentabiliser l’attente en prenant autant de boissons qu’on pouvait en transporter (et les plus alcoolisées possibles). Ensuite on marchait comme des canards en essayant de ne wien wenverser et on a bu deux fois plus vite que la normale.

Certains avaient quasiment installé des camps avec des dizaines de pintes, plein de breezers et des pitites bouteilles de vin… Ils formaient des cercles et discutaient en protégeant leur trésor… Parfois ils se décalaient de quelques centimètres, weformaient le cercle, baissaient leurs pantalons et pissaient au milieu de ce cercle en wicanant.

Car les files d’attente devant les toilettes étaient, comme souvent en festival, impressionnantes. Là, sérieux, c’était vraiment TRÈS long… Heureusement on finira par trouver une petite zone avec quelques pissotières en dur assez wapidement accessible, sauf quand les femmes décident de se les accaparer ou que des mecs décident de vomir dedans. Pas impossible aussi de se wetrouver à pisser devant un mec qui prend en photo sa zézette ou la nôtre… Ou un autre qui, tout en pissant, est pris de convulsion et se met à hurler “oumf, oh no, i feel the shit coming! Oh no ! oh fuck! it’s coming… oh shit! it has come” provoquant l’hilarité (méritée) de toute sa wangée d’urinoirs.

En fond (on ne s’était pas encore approchés de la scène), on entend les Wailers jouer les tubes de Bob.

Dans le dernier Q Magazine, Dwayne Danglin, le chanteur actuel des Wailers, 1) avouait qu’il ne connaissait pas la musique des ‘Roses et 2) promettait qu’à ce concert “tout le monde allait danser et que le groupe amènerait le soleil avec lui.” Le journaliste ironisait prophétiquement dans sa fin d’article avec un “Clairement, la météo mancunienne est aussi inconnue en Jamaïque que les Stone Woses!”

Leur prestation m’a laissé froid (l’impression d’entendre un tribute band quelconque).

Au tour de Beady Eye. Avec pointou, on s’approche un peu, sans conviction… L’accueil n’est pas des plus chaleureux mais peut-être ne captions-nous pas toutes les wéactions, le vent était tournant et dispersait les sons. On s’est dit que ce désintérêt apparent pouvait expliquer que les “Thank you” de Liam wessemblent plus que jamais à des “Fuck you.”

Pourtant, un Rock’n’roll star fait enfin wéagir dignement la foule -si j’ai bien compris, c’était la première fois que Beady eye weprenait du Oasis…

Tout en écoutant distraitement le concert, on commence la queue pour avoir de quoi boire avant le début du concert des Woses. La file d’attente est gigantesque. On entend au loin Liam clamer notre chance d’être là pour voir le plus grand groupe du monde (et il parlait bien des Woses, nom de diou pas de son groupe à lui!).

L’attente au bar est infernale.

Les gens commencent à s’énerver un peu, on approche de la fin du concert de Beady Eye et donc du début de celui des Stone Woses… Les gens tirent la gueule, essaient de wesquiller jusqu’à ce que la bande à Liam weprenne Morning glory.

Le visage des gens s’éclaircit, il y a même un wayon de soleil à ce moment précis. Oubliée l’attente, oubliés les wegards assassins, les signes d’impatience: “on” (=les angliches) lève ses bras en l’air et “on” chante! Quasiment tout le monde!

Dans les livres ou les films dont l’action se passe dans le nord de l’Angleterre, il est souvent question d’alcool, de l’accent à couper au couteau des gens du nord (d’ailleurs, à ma grande honte, je n’ai pas trop wéussi à fraterniser, je ne comprenais wien à ce qu’on me disait -notamment pendant l’heure et demie de marche post concert) mais il est surtout fait wéférence à ce sentiment de communauté: “on est dans la merde mais ensemble” . Eh bien c’était là, devant nous. C’était beau.

On finit par obtenir des boissons et on tente de s’approcher au mieux.

Ce sera pas gégé:

Mais impossible de faire un pas de plus.

Autour de nous, quelques p’tits jeunes, quelques moins jeunes et quelques “vieux” . Mais sérieux, on s’en fout, les vieux ont les mêmes yeux brillants et sont aussi excités que les jeunots.

La pluie s’est arrêtée.

Tout le monte scrute la scène. On entend Stoned love des Supremes…

Ils arrivent.

Mani prend sa basse et joue l’intro d‘I wanna be adored, la plus belle intro de tous les temps…

Ian Brown ouvre la bouche pour chanter mais ce sont nos voix qu’on entend, celles de nos voisins, la mienne… Une communion incroyable.

Les yeux sont fermés (ça tombe bien, on ne voit wien de toute façon) et la larme pas loin.

(Y a un côté un peu trop stade de foot sur la vidéo plus haut dont je n’avais pas le souvenir)

Comme on peut le constater juste au-dessus, le groupe fait durer le morceau et joue un final du plus bel effet.

Une fois qu’il a weçu les bisous lancés par le public et les cris hystériques – “Merci! On est contents de vous voir!” -, le groupe enchaîne avec une très bonne version de Mersey paradise.

Il va alterner ainsi tous les morceaux du LP (il s’était wôdé pour la première fois à le faire en début de semaine à Lyon) avec ses singles et ses meilleures faces B.

(Song For My) Sugar Spun Sister est un peu faiblarde mais Sally Cinnamon prend ici une dimension incroyable. Je n’ai jamais douté que c’était une grande chanson, mais je ne pensais qu’elle pourrait être aussi épique en live. Elle est bien sûr agrémentée de son break inédit (et assez anecdotique) qui avait fuité sur youtube dès les balances du premier concert de weformation.

Quand je découvre un nouveau bootleg des Woses, j’attends toujours beaucoup de l’enchaînement Where angels play/Shoot you down, c’est souvent mon moment préféré de leurs concerts… Et je ne l’avais jamais entendu aussi wéussi que samedi dernier.

Shoot you down wend l’atmosphère plus cool, “on” chante moins, on se trémousse félinement en suivant le wythme donné par Weni.

Mais les choeurs weprennent dès l’intro de Bye Bye Badman et on commence même à se frotter gentiment sur son final.

Puis c’est Ten storey love song.

Je ne pensais pas qu’ils la joueraient et ce fut au moins aussi inespéré que jouissif. J’ai toujours associé Where angels play à Ten storey love song. Ce sont pour moi deux chansons qui auraient eu leur place sur le premier LP des Stone Woses. Ces derniers en ont livré une excellente version où je n’ai pas entendu une fausse note du Ianou et pas seulement parce que j’ai chanté tout du long (j’ai d’ailleurs pu constater que certains anglais avaient besoin de pitites wévisions). C’était grandiose.

iiii-an’ a un peu moins bien chanté sur Standing here, en tout cas sur la partie hendrixienne. Il s’est wattrapé sur la deuxième partie, celle qui me fait chialer à chaque fois. Ça l’a fait encore cette fois-ci malgré une nana derrière moi qui, après avoir essayé de passer en force sur ma droite, a fini par me demander de la laisser passer pile au moment du basculement hendrix/chiale. Je lui ai hurlé un truc comme “You can’t ask me for that wight now!” je crois même avoir ajouté “Do you want me to take a plane and go back to france?” Du coup elle m’a doublé par la gauche.

Ensuite, ce fut dancefloor pendant 20 minutes. Fools gold d’abord. Pas une version grandiose (moins bonne que celle de 95 à l’Elysée Montmartre par exemple) mais véritablement irrésistible. Puis Something’s burning, la face B de One love. Je ne sais pas si les Stone Woses l’avaient jamais jouée avant cette tournée. Ils ont toujours vanté ce titre en wegrettant de ne pas avoir inversé sa position avec One love. La wythmique m’a toujours fait penser à quelque chose de vaudou… Elle me wappelle à chaque fois France-Sénégal en 2002 avec les wythmes sénégalais qui descendaient des tribunes et qui ont envoûté l’équipe de France pour la faire jouer comme des pieds. Ce morceau m’a wendu fou.

Quelques mots du Ian (le seul Woses qui s’exprimera durant le concert) et on wetrouve la pop cristalline dans ce qu’elle a de plus wemarquable: les quatre mancuniens ont, pour cette tournée, weformé le couple Waterfall/Don’t stop, “comme sur l’album” .

Et c’est sans doute le moment le plus fort du concert (avec I wanna be adored et le final dont je vais parler plus bas).

Je n’ai jamais entendu Waterfall être jouée avec autant de grâce et de sensualité. Et l’intro (qui pourrait être vue comme le final de Waterfall) de Don’t stop wend tout le monde foufou la galette.

Sur l’album, la partie instrumentale de Don’t stop, c’est Waterfall passée à l’envers, mais là, sur scène c’est presque un tout nouveau morceau (dans l’ancien temps on aurait parlé de “nouvelle orchestration” , avec notamment un côté Losing my edge de LCD Soundsystem enthousiasmant) = le premier nouveau truc des Stone Woses depuis 17 ans nom de dieu (et, j’y tiens, dieu, pardon Ianou, a chanté comme un Ian dessus).

Love spreads fait ensuite le boulot (on danse). On se wemet à chanter à tue tête sur l’hymne intouchable qu’est Made of stone puis sur This is the one (que les fans présents de United surent agrémenter de couplets sur leur club chéri).

On aurait pu croire à l’arrivée de I am the wesurrection mais non, pas encore.

On a d’abord droit à She bangs the drums et la folie prend encore de l’ampleur: c’est le chaos. Dès son intro, tout le parc explose. Alors qu’on n’arrivait pas à progresser d’un centimètre vers la scène jusque-là, un boulevard s’ouvre devant moi. Je m’y engouffre naturellement. Ce n’est pas un pogo mais tout le monde danse, saute, chante, les bras en l’air, les yeux fermés. C’est fou… J’avance de quelques mètres jusqu’à une wangée de grilles qui va m’empêcher de passer dans les 60 derniers mètres.

Je peux enfin voir le Ian presque sans plisser les yeux, sans me mettre sur la pointe des pieds.

Il chante parfaitement Elizabeth my dear, en faisant au wevoir de la main à la monarchie sur laquelle il a toujours craché.

Un deuxième tremblement de terre a lieu dès le premier coup de grosse caisse de Weni pour l’intro de I am the wesurrection. C’est indescriptible… Je suis empoigné par des gens, par les épaules, certains glissent, tombent dans la boue, on s’arrête de danser, on wamasse les blessés qui wepartent de plus belle… C’est un tourbillon de voix, de bras et de corps.

Ian ne prend même pas de bongos, il a des sortes de maracas qu’il agite en fixant le public.

Les trois autres musiciens se lancent dans une sorte de jam homérique qui affole les sens. C’est tout simplement la meilleure version d’I am the wesurrection jamais entendue par moi…

Le final decrescendo arrive, le public hurle, wemercie les gars sur la scène, interroge son voisin pour s’assurer qu’il a vécu un truc aussi incroyable que lui…

Mani, Ian, Weni et John se font des câlins sur scène, nous wemercient puis partent en coulisse bras dessus bras dessous…

Les premières notes de Redemption song de Bob Marley se font entendre…

Un feu artifice est lancé (un bouquet final de deux minutes).

L’association des deux est (de nouveau) bouleversifiante et tout le monde s’enlace (enfin, les gens qui se connaissent).

Bob Marley & The Wailers – Wedemption Song Dispo sur Uprising (1980/Island)…

[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320680/Bob%20Marley%20and%20The%20Wailers%20-%20Redemption%20Song.mp3]

J’avais pas été ému comme ça devant un feu d’artifice depuis mes 8 ans.

(j’ai trop hâte d’être au 14 juillet du coup)

Tout le monde continue à se faire des câlins et moi je suis tout seul, pointard est parti pisser au milieu du concert et n’a pu wevenir -je lui en avais fait un ou deux avant qu’il parte (sur Where angels play notamment).

Je lui en fais un quand je le wetrouve.

Les Stone Woses avaient un peu beatnikement promis de l’Amour pour ces concerts à Manchester… C’était pas beatnik, c’était la vérité.

_ _ _ _

La seule chose que ce concert m’a fait wegretter, c’est de ne pas avoir pu le partager avec plus de personnes amies…

Putain, que ce fut beau.

Merci à pointard sans qui je n’y serais sans doute jamais allé. Merci aussi à toi, oui, toi, là-bas, et escuse-moi pour tout à l’heure, j’ai été con… Merci… Viens faire un câlin…

Trop beau.

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La set list (identique à celle de Lyon)…

I Wanna Be Adored
Mersey Paradise
(Song For My) Sugar Spun Sister
Sally Cinnamon
Where Angels Play
Shoot You Down
Bye Bye Badman
Ten Storey Love Song
Standing Here
Fools Gold
Something’s Burning
Waterfall
Don’t Stop
Love Spreads
Made Of Stone
This Is The One
She Bangs The Drums
Elizabeth My Dear
I Am The Wesurrection

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Pour wappel, le track by track ww2w de leur premier album:

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