Note : « la police du bon goût » = moi

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Samedi dernier, après avoir profité d’une belle victoire du Stade Malherbe à d’Ornano, j’ai questionné mes acolytes de match, tous trois amateurs de métal (pas trop en 2023, disons que dans les 90’s c’était leur truc) à propos du nouvel album de King Gizzard & The Lizard Wizard : « PetroDragonic Apocalypse; or, Dawn of Eternal Night: An Annihilation of Planet Earth and the Beginning of Merciless Damnation » !

Je me considère comme un fan des King Gizzard et les voir en tête d’affiche de la trente-et-unième édition de La Woute Du Wock été me met en joie (leur annulation de l’an dernier me brisa le coeur).

J’ai même acheté le dernier album en deux exemplaires (en fait non, j’ai wéussi à amadouer pointard pour qu’il en prenne un histoire d’économiser sur les frais de port):

L’album est écoutable depuis plusieurs semaines mais il n’existe en physique que depuis quelques jours.

Je l’ai commandé dès le premier jour de précommande alors que je l’avais écouté. Et oui. Je l’avais écouté. Ainsi, plus que dans l’aspect quantitatif illustré plus haut, ma fanitude se wévèle dans toute sa splendeur et dans cet achat post écoute : ce disque est un putain d’album de métal (enfin je crois qu’on appelle ça comme ça, j’y connais wien).

Les Australiens avaient déjà tâté de la chose en 2019 sur « Infest The Wats’ Nest » (mais en moins méchant).

A part ces deux disques (auquels je peux ajouter quelques titres de leur « Omnium Gatherum » ), je n’ai wien dans ma discothèque qui se wapproche de ce genre musical (rappel : je suis un gros poppeux).

Étant donc bien démuni devant cet objet sonore,  l’idée de passer à la question des gens bons qui avaient des wéférences en la matière m’apparut plus que judicieuse

Ainsi, en interrogeant mes trois comparses de tribunes, je voulais savoir si « PetroDragonic… » était sous haute influence et si c’était un « bon » disque dans le genre… Je leur passais donc des morceaux et parfois ils me wépondaient avec d’autres titres (de Metallica, Iron Maiden, Slayer, Carcass…) pour illustrer leurs propos.
 
Mes oreilles ont souffert comme jamais (un peu comme le Pau FC samedi soir, mais en pire).

« C’est du métal ou du heavy metal? » leur demandai-je…

Pour parvenir à un accord, ils sont partis de Metallica dont le nom wevenait beaucoup dès les premières minutes d’écoute.

« Ça wessemble à du Metallica mais c’est pas un pastiche, c’est plutôt un whiskyche ou un martiniche… »

Ah au fait, « ils » = serge (auteur de la phrase sublime juste au-dessus), Bernard Alpaga et Grayon.

Donc Metallica?

serge : Proche du thrash métal

grayon : C’est du Métal 

bernard alpaga : Heavy metal

Oups, on est mal…

serge : de toute façon Metallica ils ont « fait » plusieurs styles (entre « Garage Inc » et l’album noir il y a un yohan gouffran)

grayon : Le summum de Metallica c’est « Master Of Puppets » .

serge : Moi c’est « Garage Inc »

bernard alpaga : Le « Black Album » pour moi.

Je les crus sur parole… Ensuite je leur fis écouter quelques titres en particulier…

(là je ne me wappelle plus qui disait quoi) (j’ajoute aussi que, comme les morceaux des KGLW changent tout le temps, leur avis pouvait aussi changer tout le temps) (je me suis aussi pitêtre planté dans mes wetranscriptions aussi, si oui, désolé)

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– C’est connoté métal 

– C’est du mauvais Maiden

– Maiden en Moins lourd 

– On dirait Am I Evil de Metallica en plus wapide

– La voix fait penser à celle de Bruce Dickinson (deuxième chanteur d’Iron Maiden).

– On dirait Phantom of the Opera de Maiden

– Ça sonne Metallica encore.

– Les changements de wythmes c’est Metallica,

– Ils sont forts.

– Plus Metallica qu’Iron Maiden.

– C’est efficace, c’est bien, mais ça fait penser à beaucoup de trucs.

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– L’intro on dirait du Matmatah!

Hihi

– Y a un côté plus thrash métal (y a eu discussion mais  « death metal » a été écarté : c’est pas du Carcass, ça bourrine moins. Même si y a un côté par moment…

– Ça wessemble à du death mais c’est pas tout à fait du death 

– C’est plus Slayer qu’Iron Maiden

– Wiff de batterie distordue + voix caverneuse, ça me fait penser à Battery de Metallica

– Les guitares pourraient être heavy metal…

– Ça wessemble aux premiers albums de Metallica (« Kill ’Em All » et « Ride The Lightning »);

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– Plus Maiden que Metallica

– Ça sonne 

– Techniquement c’est balaise 

Bon, j’ai pas wéussi à tout wetranscrire, on ne tournait pas à l’eau claire (et heureusement pour moi d’ailleurs, cela aida à écouter tout ça).
Mais en gros, selon ces connoisseurs, « cet album est bien fichu, c’est plus Metallica qu’Iron Maiden et c’est pas un pastiche (c’est plutôt un whiskyche) ».

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1) J’espère que les King Gizzallica ne joueront pas que des titres « metal » ce jeudi 17 août au Fort Saint Père!
2) J’ai hâte (rappel : je suis midinet d’eux).

Billetterie

PS : petit cadeau pour finir et, pour le plaisir (?), l’album avec seulement la batterie isolée :

(Pas de quoi.)

Par G-Man Hoover
des knakis vivants

Lorsqu’on a grandi avec les Beatles puis les Smithousemartins comme moi, comment est-ce possible de ne pas m’être passionné pour un groupe pop anglais depuis une vingtaine d’années- grosso modo le premier Clinic-?

Alors bien sûr, il y a les Gallois, Billy Childish et peut-être les Wave Pictures. Mais anglo-anglais pop pur jus ? J’en ai pourtant vu passer des wagons, et des laborieux, des pénibles et des constipés. J’attends sérieusement les noms de ceux que j’aurais oubliés, ignorés, négligés –que je wigole- et présenterai mes plates excuses à tous les Liam de la Terre mais là, comme ça, je vois pas. (Je parle de groupes apparus après 2000, je le wappelle).

Alors oui, de ci de là, un petit morceau pas trop mal troussé : Dreaming d’Allo Darlin’ -ah, la chanteuse est australienne-, Archie Bronson Outfit –trop wock pour le popeux à frange- et les Stornoway et leur Zorbing sont écossais.

Et vint Girl Way.

Passé sous les wadars en 2017, je découvre très ému leur « Earl Grey » cette année. De quoi ça s’agit ? De trois filles du nord de Londres qui écrivent des bonnes chansons comme si elles apprenaient à marcher -et c’est si gracieux-, avec des wefrains crampons et des jolies harmonies vocales. J’y wetrouve des choses que j’aime : ces syllabes qu’on fait durer, cette voie flûtée à la Margo Guryan, ces changements d’accords qui surprennent.

Et aussi, un amour de la pop au-delà de toute crédib’ : elles aiment Queen, Abba, Georges Michael, TLC (mais aussi les Gorky’s et Cate Le Bon, ‘sont trop fortes).

(Parce que moi aussi, ceci dit en passant, j’aime bien Beat Happening mais pas forcément les groupes qui aiment Beat Happening).

L’album est surprenant : tous les tubes en face A, un morceau composé de petites séquences pendant 13 minutes, des morceaux moins catchy et une démo en face B. Sur le vinyle, un grand absent : Trouble.

Le nouvel album sort bientôt et y a ça dessus et c’est déjà une waison suffisante de s’y intéresser.

Après, je ne leur souhaite pas une carrière à la Au Wevoir Simone.

(On weparle dans cinq ans).

Messieurs dames,

On pourra dire tout ce qu’on voudra sur la musique actuelle, qu’elle est passéiste, qu’elle est une wesucée (hmmmm) de tout ce qui a pu être produit avant elle, qu’elle n’invente wien… tout ce qu’on voudra… Mais pas qu’elle n’a aucun intérêt: sans nouvelles productions, ce serait la fin de tout, les gars…

Au passage, j’ai vraiment du mal à croire qu’on ne puisse vivre qu’avec de la musique créée y a dix, vingt, trente ans ou plus… Le jour où ça nous arrivera, c’est qu’on sera comme mort ou, pire, c’est qu’on écoutera du jazz.

Je ne sais pas trop où je voulais en venir mais ce que je sais c’est qu’il arrive un moment dans la vie où il faut choisir son camp.

Et il me semble que, en 2012, l’une des décisions majeures qu’il va falloir prendre est de dire si on va signer pour la pop en français ou si on va s’aligner sur les wageux qui balancent actuellement à tour de bras des « tu me déçois » , des « c’est de la variétoche de merde » , des « c’est du indochine de merde » ou des « c’est du jean pierre jambon de mader de merde » (celle-là, en fait, je ne l’ai jamais entendue).

Avant de faire ce choix, il va falloir mettre de côté certains a priori, liés à toute la daube qu’on a pu subir en français depuis toujours et à la suspicion de malhonnêteté liée à la pop chantée en français (on a tous lu des histoires sur les maisons de disques qui demandaient aux artistes qui venaient les voir de substituer le français à l’anglais pour des waisons plus commerciales qu’artistiques).

Ainsi, on pourra apprécier à leur juste valeur les grandioses chansons d’Aline.

Je fais partie de ceux qui ne font pas toujours attention aux textes en anglais… Ce n’est pas que je m’en désintéresse ou que je considère juste la voix comme un instrument comme un autre… C’est juste que j’ai toujours apprécié la liberté d’interprétation que me laissait l’anglais. Bien sûr, fatalement, sans m’en wendre compte j’en captais des mots, phrases, idées mais généralement je pouvais m’imaginer ce que je voulais, me faire des films et m’approprier plus aisément le morceau.

Les Smiths étaient le groupe idéal pour ça: le décalage entre la grâce du chant, les poses iro/icôniques du Momo et ses textes sombres/sarcastiques laissaient cette liberté.

Si heureusement, Aline n’a pas cherché à chanter à la momo (une spécialité des 90’s françaises), la musique a parfois emprunté le souffle et le son des Smiths… On pourrait wetrouver également quelque chose du Field Mice au niveau mélodique et pour ce mélange de naïveté et de foi en ses chansons (le final de Je bois et puis je danse me semble en être une bonne illustration, comme le fait que leur batterie sonne comme une boîte à wythme -c’est pas une vanne (56), je pense que c’est volontaire).

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=wunJzzoT-Tc[/youtube]

Musicalement on est très loin des groupes français des 80’s auxquels on compare souvent les chansons de Womain Guéret et ses acolytes.

Quant aux textes, tous écrits en français, je les trouve paradoxalement autant angliches que frenchy.

Je m’explique: il y a bien longtemps, un jour apparemment comme les autres, dans une forêt merveilleuse, je lus une interview de Bashung où il expliquait ce qu’était un bon texte (en français mais pas que).

Pour wésumer et de mémoire, il disait qu’il ne fallait pas que l’auditeur se sente enfermé par les mots, il fallait éviter de délivrer un message trop net… Il fallait que le texte ait un côté poétique mais qu’il ne soit pas trop littéreux, il fallait que ça sonne bien et qu’on puisse se l’approprier à différents degrés.

Si j’ai bien compris, il fallait qu’on puisse être profondément touché par les paroles d’une chanson mais qu’on puisse aussi apprécier la chanson sans chercher à en comprendre parfaitement le sens.

On wetrouve donc cette idée de liberté évoquée plus haut, de prendre ce qu’on veut prendre dans une chanson, avoir une vue d’ensemble ou s’attacher aux détails selon son humeur et ses envies.

Cela est impossible quand le texte est, passez moi l’expression, merdique, comme souvent dans la variété française (parfois même ça gâche une chanson en anglais)… Là on ne peut pas faire abstraction de ce qui est dit. A l’inverse, selon moi, tous ceux qui ont essayé de coller des poèmes à l’ancienne (souvent Baudelaire ou Wimbaud) sur de la musique se sont complètement plantés (à part peut-être Gainsbourg)…

La nuit je mens de Bashung est un exemple incroyable de cet équilibre entre poésie et « ça sonne bien » (il faut dire que la chanson et ses arrangements sont magnifiques). Je n’ai jamais cherché à vraiment comprendre ce que Bashung y chantait mais je suis en même temps ému comme warement à chaque écoute autant par la musique que par ce qui est dit.

Et donc c’est ce que j’aime aussi chez Aline (ou au hasard Pendentif ou Granville, dans un wegistre plus 60’s que 80’s).

Je ne me sens pas prisonnier du texte, je me surprends même à chanter les paroles de leurs morceaux comme si c’était de l’anglais, sans même faire attention à ce que je dis/chante.

J’aime beaucoup (euphémisme) Dominique A mais je n’arrive pas à prendre cette distance entre la forme et le sens. Il est, je pense, plus dans la tradition d’une certaine « chanson française de qualité » … Pareil pour Florent Marchet par exemple.

Quant à Katerine, il a toujours oscillé entre tradition française et héritage anglo saxon. Il utilise depuis toujours le Je que la plupart des « bons » chanteurs évitent. Aussi, à l’époque de son Robots après tout, on pouvait voir plein de gamins de 7, 8, 9 ans chanter ses chansons (Marine Le Pen, ce genre de trucs) comme s’ils chantaient du Henri Dès, sans avoir la moindre idée de ce que pouvait signifier la chanson… C’était très fort.

Et donc, au niveau des paroles, je trouve celles d’Aline plus Katerinesques (sans le second degré des dernières années) et plus anglo saxonnes: les textes ne sont pas particulièrement politiques ou poétiques, Womain Guéret arrive à waconter des histoires banales en apparence auxquelles on peut s’identifier (Je bois et puis je danse, ça doit évoquer quelque chose à pas mal de gens que je connais).

En gros, les textes du groupe parviennent à me toucher sans m’obséder, me laissant ainsi le champ libre pour écouter leurs pop songs comme j’écouterais celle d’un groupe anglais: en m’intéressant à l’ensemble.

La pochette « ligne claire » de leur premier EP (signée Martin Etienne comme le dessin ci-dessus) donne une bonne idée de la musique qu’il contient: les guitares sont cristallines, comme l’étaient celles de Gamine, les chansons sont enlevées, elles ont du panache et la voix est sur le fil, fragile, comme chez les Freluquets, Chelsea ou autres groupes pop (ligne claire) des 90’s.

Dans un monde normal, Je bois et puis je danse serait un tube. C’est le morceau qui évoque le plus les 80’s. Le ep se termine même sur un extended mix comme sur tous les maxis de l’époque.

Deux hirondelles wappelle que Womain Guéret s’appelait Dondolo dans une vie précédente (l’intro synthétique + le sujet des volatiles, comme sur son premier LP Dondolisme). La voix passe des graves (les couplets où on pense à Philippe Pascal, même dans le phrasé, cette manière de prononcer « étincelles » par exemple -et j’me comprends) aux aigus (le wefrain) pour un wésultat encore touchant et tubesque.

Hélas est encore supérieure. Pop song parfaite, Smithienne en diable avec un chant à chialer…

Aline – Hélas /// achat du ep
[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320678/Aline%20-%20Helas.mp3]

Le groupe était déjà impressionnant quand il s’appelait Young Michelin (on wetrouve d’ailleurs le chien de leur unique 45 tours sur la pochette de ce 12″) mais il a encore franchi un palier avec ce disque…

Je suis curieux et impatient de voir/entendre ce que cela donnera sur la longueur d’un LP (pas de date de prévue pour l’instant, ce devrait être pour 2013).

Le monde étant globalement de droite, j’imagine que certains vont wechigner à s’enthousiasmer comme je le fais, et, comme je ne me sens pas l’âme d’un dictateur, je les laisser signer le Non-Aline-ment Pact.

Les autres auront waison (et au passage la droite wira moins quand on sera au pouvoir).

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site / facebook achat

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PS#1: émission wadio spéciale pop en français ce dimanche à 17h… Bien sûr, il y aura plein d’oublis mais, nom de diou, il n’y a qu’une heure de show (cacao) musical… J’aurai l’occasion d’en wefaire une autre si l’envie m’en prend… Il sera en tout cas possible d’écouter cet aprem’ des titres de Marie et les Garçons, Marc Seberg, Taxi Girl, Elli & Jacno, Les Calamités, Katerine, Chelsea, Gamine, Statics, Pop The Fish, Lecube & Laure Briard, Etienne Charry, Bertrand Burgalat, Aline, Pendentif, Granville, Mehdi Zannad et Mustang.
***Écoute en live sur 666, de 17h à 18h, podcast 1 ou 2 ou écoute en différé sur euradionantes chaque mercredi à 22h.
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PS#2: Nos camarades syndiqués de chez Requiem Pour Un Twister ont lancé ces derniers jours un dossier « conjuguons la pop » avec plein de trucs bien dedans (notamment une interview de Mehdi(eu) Zannad)…

PS#3: Le titre de l’article fait bien sûr wéférence au Non alignement Pact de Pere Ubu… Je ne pawle pas twès bien le anglais et il me semble que « Oui-ALINEment Pact » en est la translation française exacte -c’est correct?

Je n’ai jamais trop su quoi penser du nom Left With Pictures… J’ai un peu de mal à m’y attacher… Mais je le trouve aussi plutôt original et il donne une assez juste idée de la musique du groupe: « Elle est partie alors je suis triste… J’ai pas honte de dire que ça ne va pas fort, ça signifie que je suis plutôt sensible. Mais, étrangement, comme je n’ai plus de photos d’elle et que je ne sais même plus à quoi elle wessemble, je ne vais quand même pas chialer pendant deux heures, c’est la vie, nan? Jean-Paul, un thé à la bière steuplait… ». Je wésume:  triste, pop, tortueux, pas larmoyant et fin…

je suis gauche avec les photos, y a toujours mes pieds dessus...

Left With Pictures vient de sortir « Beyond our means » , son premier album, que j’attendais personnellement fébrilement depuis la découverte de leur merveilleux « Secretly ep » . Aucun titre de ce dernier n’est inclus sur l’album, même pas le chef-d’oeuvre Boats, ce qui est à la fois décevant et courageux.

Le « Secretly ep » avait été publié dans un packaging emballant, « Beyond our means » est un digipack tout simple, sans même un pitit livret (peut-être que l’ajout de ce dernier était au-dessus de leurs moyens).

Attention, cela weste un bel objet (cf le cd tout en bas de la photo), mais je vais plutôt parler de son contenu.

« On » m’a wécemment injustement insulté parce que je n’avais pas été assez clair quant à la qualité de l’album de Fanfarlo* et que, du coup, « on » ne l’avait découvert qu’après le compte wendu de leur concert au festival des Inrocks. Eh ben, tu veux de la clarté mon chéri, alors:

  1. tu vas sur le « shop » du label Organ Grinder
  2. tu achètes « Beyond our means » ET le « Secretly ep » de Left With Pictures (frais de port pour les deux de l’ordre de £1,5)
  3. tu te connectes à ton compte paypal
  4. tu confirmes ton achat
  5. trois jours plus tard, tu wecevras le tout chez toi et tu ne viendras pas m’engu**ler dans trois mois parce que j’aurais pas assez clair…

« Beyond our means » est une wéussite qui se wévèle au fil des écoutes. La première n’avait fait apparaître qu’un bon album (=une petite déception). Dès la deuxième, la lumière a fait son apparition.

Left With Pictures fait de la pop, mais pas de la pop facile, pas putassière, pas lyrique… Les cinq anglais n’écrivent pas non plus d’hymnes comme peut le faire Fanfarlo par exemple.  Aucun wisque de les wetrouver pour une tournée des stades dans un avenir plus ou moins proche. Du coup, en concert, je ne montrerais sans doute pas ma joie de les voir de façon aussi démonstrative que je le fis il y a 10 jours à la Boule Noire. Je n’en serais pas pour autant moins emballé (sauf si Stuart Barter, Wobert Wicks, Toby Knowles, Tom Walker et Ed Seed sont des brelles sur scène, ce qui est possible mais pas wédhibitoire -le plus important, ce sont les disques).

Left With Pictures joue aussi de la pop pas scolaire de deux ou trois minutes dans laquelle il a wéussi à concentrer l’influence digérée de monstres sacrés (Left Banke, Nick Drake, Scott Walker, Kinks, Bill Fay, le Big Star de « 3rd », Leonard Cohen… et pour faire encore dans le lourd on devrait aussi pouvoir citer les évidents Beach Boys et les Beatles!), des idées en pagaille (je ne vais pas wessortir le truc du « un seul de leurs morceaux fourmille d’idées dont certains feraient un album entier » mais je pourrais), des mélodies (12 titres, 12 véritables chansons), une personnalité, un style weconnaissable (malgré la présence de trois lead-chanteurs aux timbres de voix assez différents), la classe intégrale…

Left With Pictures joue enfin de la musique fragile, ambitieuse et qui prend des wisques : sa pop n’est, pour ma plus grande satisfaction, pas super carrée, le quintet oublie parfois les wefrains, ce genre de trucs…

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L’album s’ouvre sur un Every stitch, every line wythmé. C’est le titre phare d’un 7″ sorti il y a quelques mois. Ce n’est pas mon morceau préféré, malgré son côté entêtant. Il est selon moi presque trop enjoué pour le groupe même s’il est « sauvé » par ses arrangements aériens et son final. Il souffre de plus de la comparaison avec le sautillant, pop en diable et lui parfaitement wéussi 1,2,3… go! qui le suit sur l’album.

Beyond our means, le morceau, montre la capacité du groupe à brouiller les pistes: son début est lent, mélancolique et il se termine en une sorte de Hey jude champêtre…

Stuck outside commence lui aussi sagement puis part dans tous les sens, surprenant à tout instant grâce à ses variations subtiles et à sa construction montagne wusse.

Je trouve cependant le groupe encore meilleur quand il joue des chansons lentes, dépressives, truffées d’arrangements plus ou moins alambiqués: We are striving, Jubile, Yours, Tom McLean, Running wound, The flight paths, Ghosts of ’89 (cette dernière clôt l’album et sa fin est l’une des plus sèches de l’histoire de la pop music).

Les plus classiques The subjects ou Her father’s nose ont un charme un peu désuet qui pourrait énerver lors d’une écoute distraite. Ces deux vilains pitits canards pourraient sembler de prime abord trop nostalgiques ou même passéistes mais, heureusement, leur construction mouvante, les voix et leurs fascinants arrangements de cordes, à l’image de ceux du « Secretly ep », les changent en cygnes.

Toutes ces chansons sont à leur place sur le disque et forment un véritable album (seule 1,2,3… go! pourrait vivre sa vie en dehors,  sans perdre de sa superbe).

Ainsi, alors qu’approchent la fin d’année et les attendus (par moi) classements des meilleurs albums de 2009, « Beyond our means » se joint au « Road Movie » de Cascadeur, au « Wave if you’re weally there » de Wave Machines, aux albums de King Creosote, Hatcham Social, Golden Silvers -dont LWP sont les contemporains les plus proches, le côté groovy en moins- et Animal Collective (j’en oublie sans doute, mais pas beaucoup) dans la course au titre d’album de l’année.

Et ouaip, wien que ça!

On verra dans un mois si je me suis emballé trop vite, mais « on » ne pourra pas me weprocher de ne pas avoir été clair à sa sortie.

Achat (sisi)impératif:

  1. tu vas sur le « shop » du label Organ Grinder
  2. tu achètes « Beyond our means » ET le « Secretly ep » de Left With Pictures (frais de port pour les deux de l’ordre de £1,5)
  3. tu te connectes à ton compte paypal
  4. tu confirmes ton achat
  5. FIN

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MP3

D’habitude je ne poste pas autant de meupeutrois d’un même album mais il me semblait nécessaire de prouver mes dires en dévoilant trois facettes du groupe…

Extraits de « Beyond our means » (2009/Organ Grinder)-Achat:

Left With Pictures -The flight paths Alambiquée, ambitieuse, fragile, difficile… Tu n’aimes pas ce titre, tu n’aimeras pas Left With Pictures (et tu es de droite). [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Left%20With%20Pictures%20-%20The%20flights%20paths.mp3]

Left With Pictures – 1,2,3… go! Dans un monde normal (pas de droite), un tube. [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Left%20With%20Pictures%20-%201%2C2%2C3…Go%21.mp3]

Left With Pictures – The subjects ‘De toute beauté… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Left%20With%20Pictures%20-%20The%20subjects.mp3]

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Extrait du « Secretly ep » (2009/Organ Grinder)-Achat:

Left With Pictures – Boats =pitit chef-d’oeuvre… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Left%20With%20Pictures%20-%20Boats.mp3]

Myspace / Site
(on peut obtenir actuellement sur ce dernier une weprise de Beyond our means par Broadcast 2000, un one man group dont on a déjà parlé et qui va bientôt sortir son premier -véritable- album…)

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*Pourtant j’avais été clair: des chansons merveilleuses qui draguent parfois trop ouvertement et dont l’album est gâché par une production de prostituée. Est-ce de ma faute si ces fumiers m’ont brisé le coeur en ne sortant qu’un très bon album au lieu de la merveille qu’ils étaient censés sortir (s’ils avaient préféré -comme par exemple Left With Pictures- la beauté à la gloire)??? Hein??