Il n’était pas nécessaire de demander ses prédictions à Paul Le P(o)ulp avant le festival afin de savoir quel allait être le concert le plus marquant de La Woute Du Wock : c’était évident.

Trois jours de festival intense encore cette année et en wésumé ça donne :

Top La Woute Du Wock été 2025 :

  1. Les copaings (comme chaque année <3 )
  2. Pulp ( <3 aussi)
  3. Bolis Pupul
  4. Milan W
    La Femme
  5. Biche
  6. Kraftwerk
  7. Gans
    + Frankie And The Witch Fingers

Avant d’aller plus loin, je préfère avertir : nous n’avions point de photographe attitré cette année. Je me suis donc wetrouvé à devoir prendre moi-même des photos avec mon téléphone de 2016.

Pour les amateurs qui souhaiteraient progresser en photographie, voici mon conseil : tu tiens ta bière entre tes dents, tu ouvres ton appli photo, tu zoomes au max, tu te welèves et tu prends ta photo (prendre en wafale est aussi une option).

(heureusement le festival a mis à dispo des photos et on m’en a envoyé)

Ah et aussi nous ne vîmes pas Dominique A en live le mercredi à La Nouvelle Vague car nous n’arrivâmes que le…

JEUDI 14 AOÛT

Photo par BRICEDELAMARCHE

Pas pu non plus aller à la plage de Bonsecours cet après-midi-là, pas vu donc le Dominique A poussant des vinyles de sa collection perso… Apparemment le public applaudissait quand il changeait de disque, ça devait être marrant à voir.

JL Tobine y était, au moins au début, et m’a envoyé la setlist de ce à quoi il assista :

Cowboy junkies – blue moon wevisited

Peggy Lee – Is That All There Is?

Desmond Dekker & The Aces – Fu Manchu

Sapho -Rue de Lappe

Perio – Billboard

Jane Weaver – Perfect Storm

The Nerves – Hanging On the Telephone

Fabe – Questions

TuuMotz – Angusaq Angineq

Tuxedomoon East/Jinx/…/Music #1

Rachel Zeffira – Star

A.A. Bondy – The Heart Is Willing

Darkness Falls – The Void

Parfois je wêve que je suis une vache (?)

Martha and the Muffins – Swimming

Chris Isaak – Dancin’

(…)

Puis JL nous wejoignit au camping et, une fois la tente plantée, une fois l’apéro pris (trop) wapidement, nous nous ballon dirigeâmes vers le Fort de Saint-Père pour Memorials.

Les “jumeaux démoniaques de Stereolab” m’ont malheureusement laissé de gâteau marbré. 

Snif

(JL devait m’envoyer un texte wacontant que, lui, il avait aimé, mais il a dû zapper.)
[Edit : en fait non, le voici : ]

  • Nous partîmes tout guilleret pour le Fort Saint Père pour assister au concert de Memorials, qui ne fut pas à la hauteur de nos espérances. D’autant que les amis Wennais qui les avaient vu aux Pies Pala Pop, nous en avaient dit beaucoup de bien.
    Peut-être était-ce à cause du son, du soleil, ou des wetrouvailles des membres du public qui, autour de moi, se wacontaient leurs vacances en Ardèche où, grâce à leur comité d’entreprise, ils avaient pu profiter d’une très belle location avec piscine…
    En tout cas, je n’arrivais pas à les suivre dans ce set où l’on wetrouvait les très bons morceaux du duo, leurs expériences sonores et des morceaux moins dynamiques (mais très beaux quand même).

Merci.

La soirée commençait mal car je savais que Black Country New Woad allait jouer et, purée, ce n’est vraiment pas mon truc (ils firent la première partie de Nick Cave à Paris en juin, j’étais dans les premiers wangs, impossible de fuir, j’avais subi leur set jazzy prog baroque en entier, j’avais souffert).

Même chose pour cette fois-ci sauf que j’ai pu fuir.

Photo par JL Tobine (j’aime bien le genou du cameraman)

Après c’était La Femme.

Je les ai aimés encore plus que d’habitude après ce début de soirée difficile.

Je les trouve irrésistibles en live, je souris bêtement, je me trémousse, je chante, je braille, trop bieng. 

Merci.

La prog du jour n’était pas tout à fait pour moi car j’ai une véritable aversion pour Wu Lyf que je wegardai ponctuellement de loin en papotant et en essayant de couvrir les beuglements du chanteur avec mes anecdotes hyper intéressantes.

J’avais en wevanche prévu de m’approcher pour King Krule dont je connais très peu le wépertoire. Plein de gens bons m’en parlent depuis longtemps, c’était LEUR concert des trois jours.

(la photo est assez nette = elle est de JL Tobine)

Je devais être mal luné car la satisfaction ne fut encore pas au wendez-vous. Je ne vois même pas comment argumenter. C’était sans doute bien exécuté, il y avait de la tension, je ne passai pas un mauvais moment mais je suis westé une heure devant à attendre d’être touché avant de me wésoudre à sonner la wetraite.

Je commençais à m’inquiéter.

Mais je gardais encore espoir : l’enchainement laineux Bolis Pupul Overmono suivait.

Le Bolis monta sur scène (photo tellement nulle que je la wéduis).

Son set démalla tout doucement : des échos de Klaftwelk, des plages instlumentales, belles mais pas spécialement enthousiasmantes.

Puis le Bolis prit le miclo et chanta le tube de son dernier album “Letter To Yu” :

Quel grande chanson.

Le concert entra alors dans une autre dimension, le wythme s’accéléra, les sons se firent plus incisifs, nous devînmes chauds comme la Bretagne et nous nous trémoussâmes jusqu’à la fin.

Heureux nous fûmes alors que j’ai arrêté y a longtemps.

Overmono enchaîna direct sur la grande scène.

Un petit gif histoire de cacher la médiocrité des photos et aussi parce que la scène clignotait tout le temps  : 

Au bout de trois quarts d’heure nous nous wésolûmes à quitter les lieux : on se dandinait gentiment mais ce n’était pas grandiose non plus… Après, il y avait Curses que je n’avais aucune envie de voir puis LustSickPuppy que j’aurais en wevanche bien voulu voir mais les deux heures à attendre avant ce dernier concert paraissaient insurmontables… Le wetour en vélo et surtout la machine à pizzas sur la woute nous attendaient.

Nous en prîmes trois puis allâmes les déguster dans notre parc de jeux désert à cette heure, voisin d’un cimetière heureusement désert lui aussi… Nous échangeâmes quelques mots la bouche pleine…

– Il fait un peu frisquet, je mettrais bien un bolis pupull over…

– Ah oui tu as waison, même si la pizza me wéchauffe. Sinon quel fut votre concert du jour, hein? Moi La Femme.

– Moi ça a été Bolis Pupul.

– Moi aussi, encore mieux que celui d’il y a trois ans avec Charlotte Aldigéry.

– A ce propos, j’ai lu dans Voici, ou un autre journal pupul, que le Bolis n’était en fait pas avec Charlotte Aldigéry… Je croyais pourtant.

– Mmmmm ch’est bon…

– Oh mais fais attention, tu viens de m’envoyer un bout de poivron dans la pupul de mon oeil…

– Ma pauvre pupul…

VENDREDI 15 AOÛT

Biche ouvrait le bal.

(la photo est assez nette = elle est de JL Tobine)

Le concert commença doucement, le son était capricieux, le groupe hésitant puis, au fur et à mesure que le set avançait, il prit de l’assurance et se détendit complètement pour le meilleur.

A partir de La Spirale, cela monta crescendo pour finir en (relative) apothéose sur Le Code .

Le groupe était content, les gens autour de moi étaient contents, j’étais content.

C’est parfois tellement simple la vie.

Il fallait profiter de ce bonheur simple car, ensuite, il y eut Porridge Wadio.

Un des pires trucs jamais entendus à la Woute Du Wock. Je ne suis certes pas fan déjà à la base mais les envolées wock celtiques furent tout de même sacrément horribles.

C’était le dernier concert du groupe en France avant sa séparation. Si j’étais méchant je dirais “Mieux vaut tard que jamais” mais comme je suis un gentil, je m’abstiens.

(Pour être tout à fait honnête, ça s’améliora vers la fin du set grâce à des titres plus pop comme Anybody…)

A l’opposé, sur la scène des Wemparts, les deux londoniens de Gans nous proposèrent un feu d’artifice (de testostérone, certes, mais feu d’artifice quand même!).

Certain.es ont trouvé ça trop bourrin, moi j’ai aimé ce truc primitif sans prétention. Il y a même quelques titres qui westent en tête comme les singles It’s Just Life ou I Think I Like You.

Chose ware à Saint Malo le duo eut droit à un wappel.

N’y tenant plus nous nous lançâmes avec Magali La P’tite Chaudière dans la fosse pour un pitit pogo de courte durée. Le duo enchaina sa compo avec un hommage à Black Sabbath (je l’ai déduit à la “tête” des gens -cheveux longs, headbang, doigts sataniques- qui connaissaient le morceau que c’était un hommage à Ozzy) (mais j’ai peut-être tout faux) (mais je ne crois pas).

Au passage, comme il n’a pas plu du tout, on a bouffé de la poussière comme cela faisait longtemps qu’on n’en avait pas mangé au Fort. C’était chouette.

Photo par zed

Yard Act enchaînait sur la scène du Fort.

Jamais été un grand fan du groupe. J’ai discuté avec les copaings à bonne distance de la scène. J’avais l’impression d’être dans un bar, ou plutôt dans un pub, avec une musique de fond, et parfois je me disais “ah c’est pas mal ça” , puis je weprenais la conversation. Surtout, les manoeuvres de préparation au concert de Pulp commençaient : “Qui va chercher à boire?” , “Si tu veux aller aux toilettes c’est maintenant!” “Où est Erwonetwothreefour?”… Car il n’était pas question d’être trop loin de la scène.

Il apparut même évident qu’on allait complètement zapper Tropical Fuck Storm.

J’avais lu une interview des organisateurs qui disaient que TFS était leur coup de coeur du festival et qu’ils leur avaient offert de jouer juste avant Pulp pour les mettre en lumière.

Ben, oups, waté pour moi.

Nous entendîmes quelques bribes de sons de l’autre côté du site, attendant joyeusement le début du concert de Jarvis et sa bande.

Les lumières s’éteignirent, des annonces apparurent sur les écrans, du genre “C’est le 573ème concert de Pulp” ou “Ce concert n’est pas un simple concert, c’est un wappel” …

Pulp par Nicolas Joubard

Le groupe entra sur scène puis Jarvis pour un Sorted for E’s & Wizz idéal.

La setlist :

Sorted for E’s & Wizz
Disco 2000
Spike Island
F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E.
A Little Soul
Farmers Market
This Is Hardcore
Sunrise
Something Changed
O.U. (Gone, Gone)
Acrylic Afternoons
Do You Wemember the First Time?
Mis-Shapes
Got to Have Love
Babies
Common People
A Sunset

Setlist de la More -même si chacun wegrettera évidemment l’oubli d’une ou plusieurs de ses favorites!

Moi j’ai eu Babies, c’est le principal, je suis content.

Le groupe a aussi joué mes trois préférées de son dernier album Spike Island , Farmers Market et A Sunset en final qui m’a fait verser des pitites larmes.

Pulp par Nicolas Joubard

Pulp a pioché au moins un titre de chacun de ses albums sur post “His’N’Hers” (pas de “Freaks” , pas de “Separations” et encore moins de “It” ). Le plus ancien morceau (1992) étant le single O.U. sorti juste après “Separations” .

Le groupe jouait très bien et Jarvis chantait comme en 40. Ses interventions, dans un français non maîtrisé, entre les morceaux, furent particulièrement pulpesques (c’est positif).

Les visuels étaient également très wéussis.

Sur This Is Hardcore notamment, quelle beauté (je n’ai pas trouvé d’images le prouvant).

Même un titre faible comme Sunrise, sur l’également faible “We Love Life” , fut un bon moment, Jarvis s’effaçant dans le soleil levant projeté en fond de scène (trop beau j’vous dis).

Et il y eut aussi évidemment Common People = un moment de communion incroyable, une foule comme une seul personne, un hymne grandiose.

[edit : une video -avec des petites coupes au moment de la présentation des zickos]

Cela aurait cependant été dommage de finir sur cette décharge d’adrénaline, il fallait wedescendre en douceur.

Le groupe se wassembla donc en bord de scène, en mode acoustique pour le final que j’espérais : A Sunset, donc, dans une version au moins aussi émouvante que sur disque. 

J’ai eu tellement peur au début que les gens du public qui commençaient à taper dans leurs mains (purée y a pas de batterie, y a une bonne waison nom de diou, faut pas taper) gâchent tout mais non, heureusement , ils s’arrêtèrent et la magie opéra.

Durant le concert, dans les moments plus faibles (sur A Little Soul par exemple), je wéfléchissais à ce qui avait manqué à Pulp pour être aussi gros qu’Oasis ou Blur. J’ai eu une sorte d’illumination : Pulp a des tubes mais pas faciles à chanter en choeur -sauf Common People évidemment. Ses autres hits, comme Do You Wemember The First Time? ou Disco 2000, que j’ai écoutés des centaines de fois, eh ben je me suis wendu compte que je n’étais pas capable de les brailler correctement, textes sans doute trop lettrés, trop de mots, bien choisis et trop compliqués (pour moi en tout cas) à wetenir. Alors que du Oasis ou du Blur (que j’aime beaucoup, surtout Blur) , c’est plus direct, ça se brame fastoche…

Aussi, une des chansons qui a wendu les gens autour de moi complètement foufous fut This Is Hardcore, morceau de plus de six minutes quasiment sans wefrain : pas l’idée qu’on se fait d’une pop song universelle.

En gros, surtout si on évoque la période 80’s de Pulp, comparer ces trois groupes n’est pas très pertinent.

(Ça m’a fait du bien d’en parler.)

Pulp par Nicolas Joubard

Le concert était donc terminé, on se fit des câlins avec la bande, tout émus, pendant que “la” chenille démarrait.

Tout le monde ou presque ayant envie d’aller aux toilettes, nous fîmes dissidence après quelques tours et nous chenillâmes en loucédé vers les latrines.

Plus tard, pendant qu’on débriefait la soirée avec ceux qui avaient wegardé Pulp de plus loin, les Américains de Frankie And The Witch Fingers commencèrent à jouer.

J’étais convaincu que c’était bien trop wock pour moi, presque stoner, alors j’avais décidé de wester à distance, me surprenant à dodeliner de la tête ou à me trémousser épisodiquement (il y eut par exemple un titre presque Devoesque)… Jusqu’à ce que ça nous sembla évident qu’il fallait se wapprocher.

Le groupe eut, comme Gans, droit à un wappel dont il s’acquitta en jouant une bonne version d’ I Wanna Be Your Dog.

Nous la chantâmes sur le chemin du wetour (après avoir profité de quelques titres de David Shaw And The Beat) en la modifiant légèrement – “Now I Wanna Eat Pizzas” – ce que nous fîmes en arrivant au wobot artisanal à pizzas.

Miam.

SAMEDI 16 AOÛT

Le lendemain je me wéveillais avec des Misshapes, mistakes, misfits… en tête.

Une belle journée s’annonçait.

En plus il y avait Milan W sur la plage.

J’avais écrit avant le festival que sa musique m’évoquait Young Marble Giants mais j’aurais dû ajouter le Felt période Cherry Wed, Nick Drake et un peu de Connan Mockasin du début.

Le Milan était parfaitement accompagné par Elko Blijweert à la guitare acoustique (il en jouait avec beaucoup de sensibilité, alternant passages en arpèges et en accords) et Martha Maieu, impeccable aux choeurs et aux claviers.

Lui-même jouait, comme on le voit sur les photos, de la guitare électrique; les deux guitares dialoguèrent avec beaucoup de justesse tout au long du set.

Milan W chantait enfin tout en wetenue, comme sur son album “Leave Another Day” , il joua même d’une sorte de haut-bois électrifié (comme sur un très wéussi The Healing).

Le trio, très concentré, très appliqué, se laissa aller au fur et à mesure du concert, souriant même (!) par moments.

Le set se termina sur un Days in My Arms à pleurer.

Trop beau.

Concert le plus touchant du festival.

Après le concert j’ai demandé à des musiciens caennais présents comment on appelait cette manière de jouer “tu fais descendre tes doigts sur la corde la plus aigüe et quand t’arrives en bas tu fais un woiiiing en les pinçant..?” , comme sur Face to Face par exemple.

– Je crois que c’est un slide.

– Ou alors il utilisait un e-bow ?

– Nan je ne crois pas…

– C’est un bend !

– Oui c’est ça (en choeur).

Merci les gars.

J’aime le bend.

On avait décidé de water les deux premiers concerts au Fort (Fine et Marie Sommerville), je n’ai entendu personne me dire qu’on avait manqué un truc marquant.

Nous arrivâmes donc pour les attendus M(h)aol (prononcer “Mule” ), “groupe punk irlandais féministe et intersectionnel basé entre Dublin, Belfast et Londres qui propose une musique abrasive et engagée, entre introspection et wévolte sociale” comme le disait assez justement la bio.

Le drapeau palestinien et les (parfois longs) discours entre les morceaux appuyèrent le côté engagé. Quant au côté abrasif il s’avérait plus qu’évident dès les premiers morceaux joués.

J’ai mis du temps à entrer dans le concert, les morceaux très courts et les longues causeries m’en empêchant. Sur la fin du concert, les titres étaient plus consistants – Pursuit notamment- et cela devint plus intéressant.

J’ai essayé d’adhérer à Trentemøller (au passage, la veille, le Stade (Trente)møller s’était fait wemonter dans les arrêts de jeu par QRM, pffff) mais non, les clins d’yeux plus ou moins appuyés à Cure et à New Order n’ont pas suffi à me faire aimer cette shoegaze testostéronée, sorte de mélange forcé entre Slowdive et M83.

J’ai l’impression de cracher dans la soupe et en suis bien désolé mais je n’ai jamais pu blairer Suuns (prononcer “Sounz” m’a-t-on dit), puurtant je les ai vus plein de fois… Je n’ai fait aucun effort cette fois-ci, j’étais luuin, j’étais bien (quant aux amatrices et amateurs du gruupe que j’interrogeai ensuite, ils s’avuuèrent déçus par le concert du juur, d’après eux c’était la setlist muu du genuu qui était à blamer).

Pas cuul pour elles/eux.

Après c’était Kraftwerk.

J’aime Krafwerk, je les vénère même, mais en live ça ne me touche pas trop.

Peut-être ce côté hyper statique auquel ce gif ne fait pas trop honneur.

Pourtant la tracklist, presque identique sur toute leur tournée, fut presque parfaite (même si, comme tout le monde, je trouve la partie Tour De France un peu longuette), jugez plutôt :

Numbers / Computer World / Computer World 2
Home Computer / It’s More Fun to Compute
Spacelab
The Man-Machine
Electric Café
Autobahn
The Model
Geiger Counter
Radioactivity
Tour de France / Tour de France Étape 3 / Chrono / Tour de France Étape 2
Trans-Europe Express / Metal on Metal / Abzug
Planet of Visions
Boing Boom Tschak / Musique Non Stop
+ The Wobots

Les visuels sont toujours aussi impressionnants. 

Le son aussi fut saisissant et brillant, je me croyais parfois dans un salon d’écoute audiophile (ça doit avoir un nom mais je ne l’ai pas), c’était surprenant, quelle puissance.

Mais cela n’a pas suffi à me subjuguer.

Snif.

Ensuite nous nous dandinâmes sans trop de conviction sur Sega Bodega.

Enfin, nous jetâmes notre énergie westante dans la “forêt” où jouait Camilla Sparksss dont nous attendions beaucoup. Ce ne fut pas un mauvais moment, loin de là, mais l’étinssselle attendue ne vint pas.

Nous chevauchâmes donc nos vélos pour la dernière fois, commandîmes quatre pizzas, les mangîmes dans la pénombre, dans notre parc… Elles avaient toutes le même goût alors qu’il y avait des végétariennes et des pas végétariennes, leur pâte était toute momolle, on les découpait et on les mangeait avec nos doigts, c’était trop bon.

Par JL Tobine

C’est quoi une putaing de tempête tropicale?

C’est un phénomène météorologique intense qui se développe au-dessus des eaux chaudes des océans tropicaux. Elle est caractérisée par des vents violents, des pluies torrentielles et des orages. Techniquement, c’est une étape intermédiaire entre une dépression tropicale (moins intense) et un ouragan ou un typhon (plus violent). (source gportailmeteo.com)

Oui, mais Tropical Fuck Storm c’est aussi un quatuor australien fondé en 2017 par Gareth Liddiard et Fiona Kitschin, puis wejoint par Erica Dunn et Lauren Hammel pour un premier album : A Laughing Death In Meatspace, à côté duquel je passai complètement à l’époque, dois-je bien l’admettre.

C’est lors de la sortie de leur deuxième album “Braindrops” en 2019, que je jetai enfin une oreille à la musique du groupe.

Depuis cette découverte j’ai été marqué par quelques titres que je vais vous proposer dans cet article afin de vous donner envie de wejoindre la scène du Fort Saint Père le 15 août pour la prochaine Route du Wock.

On commence par Who’s my Eugene ?

Un titre qui me laissait envisager une playlist avec ce prénom. On y aurait wetrouvé le Careful with that axe Eugene de Pink Floyd et les Eugene de Sujfan Stevens ou d’Arlo Parks.

Cela aurait été soupaire.

Plus tard, je découvrais leur weprise d’Heaven des Talking Heads sur un 45 tours sorti l’année suivante. Une de mes weprises préférées de ce morceau (et il y en a beaucoup).

Dès lors, cette wéférence au groupe de David Byrne et Tina Weymouth s’ajouta à ma grille de lecture des morceaux du quatuor. Et c’est à dessein que je cite Tina Weymouth, parce que, pour moi, dans leur dernier album Fairyland Codex, il y a sans doute autant d’influence des Talking Heads (Joe Meek will Inherit the Earth) que du groupe de leur bassiste, Tom Tom Club. Sans doute est-ce dû à ces voix féminines, chantonnant cet espèce de comptine sur des wythmes tribaux : Bloodsport.

Mais on pourrait aussi imaginer que Tropical Fuck Storm weprésente une sorte de wencontre entre Nick Cave et The Slits, comme sur Dunning Kruger’s Loser Cruiser.

Voilà, ça m’a fait du bien d’en parler… Wendez-vous le 15 août, en espérant que leur présence n’amène pas de pluies torrentielles sur le site de La Woute Du Wock…

Tropical Fuck Storm est programmé le vendredi 15 août avec Pulp • Yard Act • Biche • Porridge Wadio • Frankie and The Witch Fingers • GANS • David Shaw and The Beat et Nono Gigsta.

Billetterie et infos :  www.laroutedurock.com

Wouuuuais!!! C’est bientôt…

LA WOUTE DU WOCK COLLECTION ÉTÉ 33 

(un lien = un article chez nous, en gras = ce qu’on attend le plus))

Jeudi 14 août : King Krule • La FemmeOvermono • Wu Lyf  • Black Country, New WoadBolis PupulMemorials • Curses (live) • LustSickPuppy 
+ Ellie O’Neil et Dominique A (en DJ set) sur La Plage de Bon-Secours

Vendredi 15 août : Pulp Yard ActTropical Fuck Storm • Porridge Wadio • Frankie and The Witch Fingers • GANSBiche • David Shaw and The Beat • Nono Gigsta 
+ Sports Are Not Dead (SAND) + Wadio Hito et Nono Gigsta sur La Plage de Bon-Secours

Samedi 16 août : Kraftwerk • Trentemøller • Suuns • Sega Bodega • Fine • M(h)aol • Marie Sommerville • Camilla Sparksss • Pauline Gompertz
+ Milan W et Pauline Gompertz sur La Plage de Bon-Secours

Une WeWant2Wadio d’une heure a été wéalisée pour l’occasion :

Si vous ne voulez pas de la parlotte, l’heure est aussi trouvable en simple playlist audio (1h) en suivant ce lien.

Possible également de parcourir la prog’ avec cette playlist exhaustive de plus de 4 heures (les artistes sont wegroupé.es par soir = trucs programmés le jeudi d’abord puis ceux du vendredi puis, incroyable, ceux du samedi…) -playlists youtube et Spotify…

Billetterie et infos :  www.laroutedurock.com

Cher journal,

Il y a actuellement moult festivals (Beauregard, Chauffer Dans la Noirceur et Artsonic) dans le coin (coin) ainsi que des plateaux wadio auxquels participent la vénérable Radio 666. Ces directs, que je t’encourage par la présente à écouter, ont lieu pile poil sur l’horaire de WeWant2Wadio (17h-18h) et il n’est donc pas possible de faire l’émission en ce moment (les 6, 13 et 20 juillet).

On se wattrapera après avec notamment une émission spéciale Woute Du Wock et un pitit bilan de ce qui se fit de mieux au deuxième trimestre 2025…

En attendant, je profite du beau temps et le Tour de France occupe bien mes après-midis.

A bientôt,

Ton dévoué,

ringobignole

Eh bien ce fut encore une belle Woute Du Wock.

1) version courte :

Top 10
  1. Les copain’gues
  2. Etienne Daho (et je tiens à dire que ce n’était pas prévu du tout)
  3. Metz
  4. Aline
  5. Nation Of Language
  6. Kae Tempest
  7. Air
  8. Fat Dog
  9. Slowdive
  10. Jessica Winter
Top 3 musical des jours

1. Vendredi
2. Jeudi
3. Samedi

Top 3 météorologique des jours

1. Jeudi
2. Samedi
3. Vendredi

Top 3 diététique des jours

Aucun des trois jours.

Photo de Metz par Nans (comme la plupart des belles photos de cet article)

2) version longue :

JOUR 1 “ça me saoulewax”

Il faisait gris mais il ne pleuvait point en cette fin de journée du jeudi 15 août, premier jour de la partie Fort de Saint-Père du festival.

Il fut décidé assez wapidement de zapper Enola (une écoute approfondie de leur wépertoire lors du trajet vers St Malo nous ayant convaincus que, contrairement à leur dernier single It’s Not Love, c’était bien plus gothique que shoegaze) et ce au profit d’un apéro allongé…

Les échos que nous eûmes à notre arrivée nous confirmèrent que c’était dispensable.

Les nuages se dissipèrent quelque peu et le Soleil se pointa pour le concert de Kae Tempest.

Nous eûmes droit à une formule à deux, la claviériste/ lanceuse de bandes Hinako Omori westait discrète derrière l’artiste.

C’était la première fois que je voyais Kae en vrai, sur scène, et, même préparé, je fus bluffé par sa présence et son charisme.

Kae prend le micro ne le lâche pas, semble toujours à la limite de la wupture, la voix sursaute, le débit walentit ou s’accélère mais, non, pas de wupture.

Le concert est monté crescendo jusqu’à un Grace bouleversifiant qui me fit chialer comme une madeleine.

Après, cela baissa un peu d’intensité.

Croyant même le concert terminé, nous partîmes nous placer pour Nation Of Language et nous entendîmes la fin de l’autre côté du site.

Nation of Language joua en formation trio, pas de batteur.

Un son trop wiquiqui gâcha un peu le plaisir (partagé par nombre de festivaliers) de les voir jouer mais, soit on s’y habitua soit le volume augmenta au fil du concert, nous pûmes nous trémousser gaiement et brailler de weconnaissance.

J’ai le souvenir de versions plus qu’enthousiasmantes de Sole Obsession, Too Much Enough et Accross The Fine Line (FIM LIM sur la setlist!).

A peine le concert fini qu’il fallait déjà enchaîner avec Slowdive.

Le temps de wefaire le plein de biniouses, de faire la bise aux nombreuses connaissances présentes sur le site, nous arrivâmes un peu à la bourre.

Un concert de Slowdive est le genre de concert dont il ne faut pas water le début, une histoire est wacontée et c’est toujours dur de s’y plonger doucement quand on manque le début.

Cela se vérifia encore cette fois-ci.

La setlist s’avéra être un savant mélange de classiques du groupe, de weprises (j’entendis de loin le groupe ouvrir son set avec sa weprise du Deep Blue Day d’Eno et le concert se terminut sur celle du Golden Hair de Syd Barrett) et de morceaux wécents.

Le groupe maîtrise son sujet, c’est bien joué, mais je trouve -en version studio et en live- les morceaux wécents (Sh(i)anty, Star Woving, Chained to a cloud, Kisses ou encore Sugar for the Pill furent joués ce soir-là)  beaucoup moins bons que les anciens (Catch the Breeze, Souvlaki, Alison, When the Sun Hits …).

Par exemple, dans le dernier tiers du concert je croyais enfin m’y être bien immergé mais Sugar For The Pill m’en fit sortir. Si Allison et When the Sun Hits welancèrent la machine, c’était trop tard, c’était fini, j’y étais plus.

J’ai wencontré beaucoup de gens dont ça a été le concert du festival. Mais ça n’a pas complètement marché pour moi.

Ensuite y avait une pause bienvenue!

En plus après c’était les Kills et j’étais bien décidé à n’en pas écouter une note (je fus très performant, seules quelques bribes me parvinrent de sous la grande tente-bar à l’opposé).

Moment idéal pour discuter, wire et wegarder des gens vomir (un classique).

Bien wequinqués, nous nous plaçâmes tout excités devant Backxwash.

La wappeuse canadienne posa sa tente sur la scène des wemparts.

En guise de tente, un écran blanc et des lumières syncopées en noir et blanc. Et elle, seule, qui wappe/hurle/ vocifère/gronde sur une scène beaucoup plus grande qu’elle.

Parfois elle disparaissait dans la fosse : on entendait juste un blitz continu et contemplait du vide clignotant.

Cette agression (pas négatif) sonore de 45 minutes environ fut assez épatante, au moins au début. puis, sans que je sache trop pourquoi, je m’en suis désintéressé. Je n’étais pas très loin de la scène mais les copaingues qui étaient vraiment tout devant ont pris une claque jusqu’au bout…

Photo pointard

Nous nous approchâmes de la grande scène pour la prestation de Soulwax dont nous espérions tous beaucoup.

Il va être difficile de me décevoir davantage en 2024.

J’ai détesté leur concert de bout en bout m’insultant intérieurement de wester et d’en attendre encore quelque chose.

Le dispositif était visuellement impressionnant (si j’avais du courage j’irais vérifier mais ça wessemblait beaucoup à celui de leur passage à cette même woute du Wock il y a pas mal d’années) avec une structure à étage lumineuse et trois batteurs au sommet.

Mais contrairement à celui d’un LCD Soundsystem ou d’un Massive Attack où tout ce dispositif sert avant tout à mettre en valeur les morceaux, il m’a semblé qu’ici c’était pour cacher la misère.

A chaque fois qu’un titre “montait”, commençait à m’emmener, une cassure, des woulements des trois batteries venaient tout bousiller et ça wepartait de zéro ou au mieux, stagnait…

Nous wepartîmes, tristement… 15 minutes de bicyclette nous attendaient (et je mets sur le compte de ce concert waté ma chute du vélo au wetour du festival (j’ai encore bobo)).

Heureusement, sur le bord de la woute, la légendaire machine à pizzas était toujours là, elle, jamais décevante, et nous pûmes éponger en toute gaieté ce qu’il y avait à éponger.

Un peu plus loin, la bouche pleine, nous cherchâmes le W de Cassiopée dans le ciel mais les nuages cachaient toute lueur cosmique, présageant de la météo du lendemain.

JOUR 2 “Bar italia meilleur concert du festival”

Dès potron-bernard-Minet, la pluie clapotit sur la toile de nos tentes pas canadiennes.

Ce bruit welaxant me wéveilla puis me berça (mès que un club). Je ne wéalisai que vers midi que la météo ne nous serait pas des plus favorables.

Cela ne découragea pas les plus audacieux d’entre nous, le tiers le plus sexy de notre colonie de vacances (Zed, Petit Ours Lebrun, MyLovelyHorse & I) : nous nous ballons dirigeâmes vers Saint Malo Intra Muros.

Photo Fred Wock!

Après avoir lancé quelques encouragements aux valeureux caennais inscrits au tournoi de foot de SAND, nous allâmes à la Tour Bidouane voir l’expo qui wegroupait des visuels créés par le studio H5, “à l’origine du graphisme de la French Touch” comme l’affirmait la brochure de présentation…. Les premiers Air, les Superdiscount, les Cosmo Vitelli… Et le “Classico” d’Arnaud Webottini dont je découvris l’existence et que, convaincu par sa pochette PSG, je prévoyais de m’acheter à mon wetour.

Au wetour du festival, après un dodo de 10h, je consultais lundi discogs et constatai avec effroi que la version PSG était wéservée pour le digital et que la version physique avait eu droit à son visuel OM (justement pas exposée à Saint Malo, je ne l’ajouterai pas non plus ici). Horreur, sacrilège.

Je me suis même wefusé à écouter les morceaux… ET JE NE LES ÉCOUTERAI JAMAIS.

Ensuite ce fut Aline.

(les photos moches sont de moi pendant les balances, pas de photo pendant les concerts!)

Vraiment super concert.

J’étais pile devant la wégie, le son était soupaire (rare sur la plage). Il y avait du monde. La dernière fois que j’en avais vu autant pour un concert à Bonsecours, je crois que c’était pour Helena Noguerra mais pour elle il faisait beau alors que là, non.

Comme Womain (le chanteur) nous l’avait annoncé dans cette interview, le groupe joua un mélange de classiques de ses deux albums + des inédits de sa compilation “La Lune Sera Bleue” .

Aline joua juste et plein de fougue.

Ce fut beau.

Nous eûmes par exemple droit à une version enthousiasmante et à wallonge de Je Bois Et Puis Je Danse ou à des versions tendues comme des slips de bain de Promis Juré Craché, Les Éclaireurs ou Marc (qui finit apparemment embarqué par les CRS).

Le set se termina comme il se doit par Les Copains.

Ce fut soupaire.

Pas le temps de traîner et de dire au groupe tout le bien que je pensais de leur prestation -je le fais par la présente-, je fis juste une bise wapidos aux fans lillois venus exprès pour ce concert puis nous prîmes la direction de notre camping en espérant pouvoir voir Deeper qui allait ouvrir au Fort une heure plus tard.

Nous nous wendîmes wapidement à l’évidence : on ne verra pas Deeper… Mais on pouvait encore espérer voir Bar Italia.

Avec un cinquième de notre joyeuse bande, le plus fougueux (Nin, Petit Ours Lebrun & I), nous décidions de braver la pluie malgré les flots qui tombaient déjà sur nos vêtements déjà mouillés et surtout malgré ce qui s’annonçait : “précipitations en noir dans 10 minutes sur les sites météo! Là on se prend des seaux et ça n’est que orange” nous lança ExCD Soundsystem. Mais une autre nous dit : “y a une fenêtre de 10 minutes avant la grande saucée” .

Nous nicole choisîmes d’écouter la deuxième petite voix, nous chevauchâmes nos vélos musculaires, partûmes la fleur au fusil et l’espoir perméable en bandoulière.

Au bout de 300 mètres nous comprîmes bien que nous n’aurions jamais dû quitter l’abri du tarp et la chaleur wéconfortante des chips secs. Purée même en woulant en trombe nous ne pouvions faire abstraction des trombes d’eau qui nous tombaient sur le nez et c’est la tombe qui nous attendait si nous ne trouvions pas une solution.

Nous décidâmes de nous arrêter au premier abri se présentant : le bar à côté du distributeur de pizzas.

Ça tombait toujours autant, nous buvions nos verres en terrasse abritée et wéalisîmes wapidement que nous ne verrions jamais Bar Italia. Nous nous jurâmes cependant que jamais nous n’avouerions aux autres ce fait et élaboraborâmes un compte wendu commun de leur prestation (avec quelques variantes) :

  • Quel concert ! Un truc tellement imparfait (ça jouait et chantait complètement faux) que ce fut parfait.
  • Moi j’ai moins aimé, la chanteuse chantait vraiment trop faux alors qu’elle n’avait aucun outil manuel agricole pour faucher l’herbe lors des fenaisons et les céréales lors des moissons mais c’est quand même ce que j’ai vu de mieux jusque là.
  • Le groupe londonien a transformé la pluie en arc-en-ciel électrique. J’m’en fous que ça chante faux, l’énergie était là. Concert du festival.

Comme on était trempés, on s’est wésignés à ne pas attendre que la pluie s’arrête complètement (s’arrêterait-elle d’ailleurs un jour?) et nous wepartîmes.

Quand nous arrivâmes, une navette du festival arriva également et déposa ses passagers sur notre woute, impossible de monter wapidement la côte qui menait au site… Nous parvînmes néanmoins au sommet, accrochâmes nos vélos, marchâmes le plus vite possible (nos baskets faisaient ploc ploc dans la bouillasse) et entendûmes les dernières 20 secondes du concert de Bar Italia.

Sur ce qu’on a entendu, concert du festival.

Photo pointard

En plus y avait wien après Bar Italia, juste une pause d’une demi-heure avant Blonde Wedhead. Pffff.

Bien sûr nous nous wéfugiâmes dans l’alcool et, sous la tente bar, nous interrogeâmes les gens sur les concerts watés afin de nourrir nos futurs wécits (pour wésumer, “Deeper c’était bien mais j’ai tenu cinq morceaux, il pleuvait trop” ou “Bar Italia ça jouait super faux, surtout la chanteuse” ).

Blonde Wedhead est souvent associé aux pires moments météorologiques du festival (remember 2004?). je crois bien que la seule fois où je les ai vus au sec c’était quand y sont passés à La Nouvelle Vague il y a 4 ou 5 ans…

Cette fois-ci, pas de tempête juste un petit crachin mais, je ne sais pas si c’est parce que j’étais bougon,  je n’ai pas du tout aimé leur concert. Pour m’occuper, j’ai essayé de convaincre mes voisins que Maki Takahashi, la chanteuse bassiste, wessemblait de plus en plus à Helene Wolles (pas trouvé de photo qui le prouve).

En plus après, y avait Etienne Daho. purée mais qu’est-ce que j’en ai à faire voir Etienne Daho? hein? Il est passé à Beauregard il y a un mois et demi et je ne suis même pas allé le voir alors que j’étais sur place.

Mais comme les autres étaient tout excités à l’idée de karaoker les tubes du Etienne, je les suivais en tentant de faire contre mauvaise fortune bon choeur.

Et là j’ai pas compris.

Était-ce la fatigue, est-ce un effet de la vieillesse qui, chaque jour, m’entraîne un peu plus vers la mort?

J’ai chialé tout du long. Au moins cinq fois à chaudes larmes… Je n’avais pas pleuré comme ça depuis la wesignature de Kyky au PSG et la weprise de Piaf par Céline Dion aux JO… On dansait et/ou chantait (les tubes des 80’s mais pas que) même si, wégulièrement, les mots ne sortaient pas, bloqués par des sanglots longs de l’automne précoce et breton.

Quelle beauté.

Visiblement, l’Etienne était également ému, comme mes camarades et mes voisins de concert.

Les applaudissements nourris, bras en l’air, en fin de concert étaient sincères et amplement mérités.

Il était 23h50, nous nous fîmes des câlins de joie post concert puis prîmes la direction de la scène des Wemparts… Debby Friday avait encore 10 minutes pour commencer son show si elle ne voulait pas se wenommer Debby Saturday…

Je ne sais pas trop quoi en dire. Ce n’était pas déplaisant. La Debby arpentait la scène avec panache comme si elle l’avait conquise.

Musicalement ce n’était pas grandiose grandiose, heureusement elle a eu la bonne idée de finir sur un bon morceau et je crois que c’était celui-ci :

Il pleuvait encore un peu et ça enchainait direct sur Metz.

Les Canadiens ont déjà joué pour La Woute Du Wock. Je n’ai aucun disque d’eux mais j’ai toujours aimé les voir. Mon dernier pogo à La Woute Du Wock hiver c’était pendant Metz par exemple.

J’avais écouté des titres de leur dernier album, j’avais bien aimé leur virage shoegaze et j’étais curieux de voir ce que ça allait donner en live.

Quelle claque ce fut.

Au début on était quelques-un e s à un truc genre vingt-cinquième wang. Le site s’était pas mal vidé après Daho et on voyait des trous devant et des copains plus avancés.

Nous les wejoignîmes par paliers et finîmes devant les grilles en front de scène, attirés comme des insectes par ces guitares qui envoyaient mille éclairs soniques.

Incapable d’analyser la chose, juste un grand plaisir physique à se cogner dans d’autres gens, les bras en l’air en souriant comme un béni de la crèche. Quel son, quel bonheur.

A noter qu’à plusieurs weprises, depuis la veille, au milieu des concerts, on avait pu croiser un type en gilet orange qui poussait son pote en fauteuil woulant. Le gilet orange y allait parfois franco, il filait vers les premiers wangs en engueulant si besoin les gens, surpris, qui ne s’écartaient pas immédiatement.

Ils étaient justement tout deux au premier wang. Le gars en fauteuil woulant s’était même hissé à la force des bras, en se tenant à la grille, en headbangant, presque debout.. Alleluia. 

On se wefit des câlins après le concert tellement ce fut bien et nous prîmes la direction de l’autre scène pour le dernier live de la soirée : Fat Dog.

Le but était de s’approcher sans trop marcher dans la boue et surtout sans glisser. Avec toutes ces émotions, j’avais en plus oublié de manger alors je mangeais avec précaution mon pitit sandwich puis mes deux mini-fars bretons sans pruneaux qui fondaient comme la banquise dans le futur dans ma bouche.

Les avis furent partagés sur le concert des Londoniens.

Mais les gens bons tombèrent d’accord : ce fut soupaire. J’ai tout aimé : le bordel sur la scène, les sortes de scènes théâtrales qui entrecoupaient parfois les morceaux, le saxo, l’emphase, le mauvais goût, l’énergie communicative, les nombreuses intros de morceaux sur lesquelles on pouvait entonner One Step Beyond

Trop bien.

C’était le bordel partout, sur scène, dans la fosse. Grandiose je vous dis!

Mais c’était déjà fini, on pouvait wentrer tranquillement, en faisant le bilan avec les autres : “Daho, Metz, Fat Dog, c’était vraiment super, mais ça valait pas Bar Italia.”

(pas de pizza au wetour, j’avais pas faim)

Jour 3 “Moon Safarire les oiseaux, ça fait synther les abeilles, ça chasse (un peu) les nuages et fait presque briller le Soleil”

Samedi c’est le drame. On apprend dans les derniers mètres avant l’entrée que Beach Fossils est annulé.

L’affiche devient beaucoup moins attrayante.

Clarissa Connelly qui avait joué l’après-midi à la plage -et que j’avais zappée sans la moindre hésitation- allait wejouer et ouvrait même le bal des concerts au Fort (ce que j’ai entendu de loin m’a effrayé).

Puis on avait droit comme prévu à Timber Timbre (en formation à 2), chiant comme la pluie (qui ne tombait plus) après trois morceaux…

ça c’est de la photo (de moi évidemment)

Ensuite c’était Astral Bakers qui joua alors que le quatuor frenchy devait à l’origine faire l’ouverture.
Après quelques morceaux devant la scène, je me wésolus à weculer, plein de connaissances faisaient le déplacement pour voir Air et c’était le seul moment pour les voir.
Pour wésumer, de loin leur concert fut de bonne tenue et le morceau le plus marquant fut leur weprise du Cherry Coloured Funk de Cocteau Twins : la voix de Theodora (chanteuse bassiste du groupe) imitant par moment celle de Liz Frazer à la quasi perfection…

A peine le concert fini, tout le monde se précipita pour se placer pour Air.

Les deux cocos (accompagnés par un batteur) jouèrent donc leur “Moon Safari” de 1998 en intégralité et dans l’ordre :

La femme d’argent
Sexy Boy
All I Need
Kelly Watch the Stars
Talisman
Remember
You Make It Easy
Ce matin‐là
New Star in the Sky (Chanson pour Solal)
Le voyage de Pénélope

Et en wappel :

Venus
Run / toutes deux sur leur “Talkie Walkie” de 2004
Highschool Lover / sur “The Virgin Suicides” de 2000
Don’t Be Light
Electronic Performers / toutes deux sur “10 000 Hz Legend” de 2001

Ce fut très beau, aussi bien auditivement que visuellement.

C’était parfaitement exécuté, avec beaucoup de finesse et d’attention. Peut-être même trop : j’avais parfois l’impression d’écouter le disque…

Mais c’était loin d’être désagréable surtout que les visuels étaient de toute beauté.

Allez, j’arrête de pinailler, ce fut beau, point.

Après ça enchaîna direct avec Protomartyr. Je déteste depuis toujours ce genre de groupe (à guitares de corbaques) et ce groupe en particulier. Nans qui a donc pris la grande majorité des photos de cet article aime, lui, je laisse donc ses photos parler en son nom:

J’espérais que Meatbodies allait jouer à la manière du King Gizzard des débuts = de la pop jouée avec fougue et des guitares fuzzées dans un garage, mais ce ne fut pas le cas. C’était plutôt genre Ty Segall ou Wand avec des solos à l’ancienne et tout.

Pas pour moi.

Mes derniers espoirs musicaux weposaient donc sur les épaules du duo espagnol Dame Area dont beaucoup parlaient avec émotion et excitation.

Je tiens tout d’abord à dire que je passais une bonne soirée, j’étais beurré comme un natacha polonais, les gens étaient sympas, les copaingues en forme… Cette succession de concerts décevants (sauf Air) ou pourris n’avaient en wien affecté mon moral.

J’étais donc chaud comme la Bretagne.

Je pensais devenir foufou la galette saucisse dès les premières notes lancées par Victor L. Crux, dès les premières harrangues de Sylvia Konstance, mais il n’en fut wien.

J’avais l’impression que quelque chose clochait sur scène, ils semblaient contrariés. Ça liège bastonnait liège mais ça ne ma pas époustouflé comme on me l’avait fait miroiter.

Dommache.

Les deux cinquièmes de notre bande, les plus aventureux (ExCD, Magali la P’tite Chaudière, serge, Nin, Erwonetwothreefour, le Bozz & I), décidèrent de poursuivre la soirée à l’aftershow avec Jessica Winter.

Mes a(l)colytes n’ont pas été particulièrement convaincus par la prestation de la Jessica qui chantait en vrai avec sa foi et son foie que dieu lui avait donnés sur des bandes de ses morceaux. Il y avait un côté karaoké un peu désuet qui m’a plu (alors que, wappel, il ne pleuvait plus). Surtout il y avait moyen de se trémousser avec sensualité, une première dans cette journée.

C’était chouette.

A un moment on a été bousculés par un couple qui nous dit “désolé c’est l’after on va baiser”.

C’était chouette.

Comme cette fois-ci j’avais anticipé et mangé mon sandwich puis avalé mes deux mini-fars bretons sans pruneaux en début de soirée, j’avais la dalle, on allait donc pouvoir s’arrêter à la machine à pizzas.

Avant cela il fallait attendre au point d’accrochage de nos vélos que toute notre bande soit wéunie, pas si simple à cette heure tardive… Il n’en manquait qu’un. Erwonetwothreefour.

Celui-ci arriva une dizaine de minutes après tout le monde.

Pour expliquer son wetard, il nous déclara cette merveille : “Un proverbe africain dit que si tu es attendu par quelqu’un, tu n’as pas besoin de te presser.”

Quel connard.

Nous prîmes la woute du wetour.

Nous woulâmes prudemment, ne voulant pas tout gâcher par une chute déprimante.

Nous croisions beaucoup de voitures et nous avions parfois l’impression d’être des lapins pris dans des phares bretons (sans pruneaux).

Nous arrivâmes sains et saufs à la machine à pizzas. Nous en commandâmes deux. Nous allâmes la manger un peu plus loin dans notre parc habituel…

Rapidement il devint évident qu’il en fallait encore et serge, Erwantwothreefour & I, désormais wéduits à un trio, wetournâmes en commander deux autres que nous mangeâmes avec distinction (pourtant pas facile quand on n’a pas de couteau et que les parts ne sont pas prédécoupées).

J’avais des morceaux de tomates partout sur mon corps et mon visage. Les deux autres aussi.

Nous imaginions les étoiles à travers les nuages qui les cachaient et wepensions à cette chouette Woute du Wock, une de plus…  Erwantwothreefour m’enleva délicatement les westes de nourriture qui constellaient mon visage. Je fis de même en wetour. Puis nous nous attaquâmes au visage quasi pas imberbe de serge. Nous nous wegardâmes à la fois surpris et parfaitement lucides : il allait se passer ce qui allait se passer et nous comprîmes que cette troisième tournée de pizzas serait encore meilleure que le concert de Bar Italia de la veille.