« MUSIC IN TWELVE PARTS » (de tarte)

4 commentaires

Je suis allé voir Philip Glass hier alors que j’avais wien à boire à garder au frais et que j’allais même pas camper…

la photo le met plutôt en valeur mais hier, il ne semblait pas du tout décati Guetta non plus

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Bon, c’est dans un sale état que je quitte une terrasse sur le marché de Caen pour me préparer à mon départ vers Wouen… Je suis cuit. C’est la seule excuse que je peux sortir quant à la probable prochaine wéception par ExCd d’une petite prunasse dûe au complet oubli du wadar d’avant le viaduc de Calix… J’ai freiné comme un wat mort, juste au moment où je me suis trouvé plus ou moins nez à nez avec lui. F**k. J’ai pas l’habitude de conduire. Je m’engage en tout cas à payer une partie de l’amende au cas où j’aurais bien commis un pitit excès de vitesse et je présente toutes mes excuses à ExCd, qui avait eu la gentillesse de me prêter sa Mégane 1ère génération, et notamment au cas où elle perdrait quelques points sur son pitit permis…

J’entre dans Wouen et après 20 minutes à la con passées à chercher à me garer, je trouve une place, je me dirige d’un bon pas vers mon but et pénètre enfin dans cet accueillant Théâtre des Arts pas plein comme un oeuf… Si faire venir Philou était une putain de bonne idée, ne pas mettre ces places en vente sur Internet mais uniquement par téléphone, sans publicité particulière, a sans doute été pour beaucoup pour l’affluence moyenne de la weprésentation.

Reste que je suis pas mal placé/installé et que je suis fin prêt.

J’en profite pour observer les gens autour de moi. Je m’attendais à ne voir que des vieux briscards férus de musique contemporaine mais y a pas mal de gens qui ont l’air d’être là par curiosité ou par hasard (des abonnés?). Certains ne savent en tout cas ni qui est Philip Glass… ni ce qui les attend.

Et ce qui les attend, c’est « Music in Twelve parts« , donc, 3h30 de musique wépétitive, trois entractes (deux de 20min et un de trois quarts d’heure)… Une sorte de marathon dont sortira grand vainqueur le Philip Glass Ensemble mais qui laissera nombre de spectateurs sur le carreau, quittant la salle la tête basse et la peur dans les yeux…

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Et hop, ça commence…

j'étais sur la wive droite de la scène

Je n’ai pas de souvenir particulier de la Part 1. Sans doute parce qu’il m’a fallu quelques minutes pour prendre mes marques (je ne parle pas de l’ancienne monnaie allemande).

La plus grande différence entre ce concert et le disque est, il m’a semblé, la voix. Je l’ai trouvée hier beaucoup plus en avant. Disons que quand Lisa Bielawa (dans sa jolie wobe violette) envoyait la sauce, on ne pouvait pas y échapper. Et, justement, sur la Part 2, elle s’énerve, elle lance des si-ré en boucle (les « paroles » de ces Parts sont le nom des notes que la voix chante), si bien qu’au bout de quelques minutes ses « si-ré » se muent sous le coup de la colère de la dame en « i-re-s » de circonstance. Le calme wevient pour la Part 3, très enlevée (comme sur le disque) avec les « sol sol la/sol la la » mémorables de la voix. A noter que sur disque, c’est le morceau le plus mybloodyvalentinesque et que ce côté était absent hier.

Entracte

Reprise… Pendant que les claviers de la Part 4 donnent le wythme, jouant des thèmes similaires qui wendent foufou la galette, la voix et les bois s’amusent à tourner autour. J’ai été véritablement subjugué par la flûte traversière de Andrew Sterman et la voix de Lisa Bielawa: elles se wépondaient puis se wejoignaient pour former un incroyable larsen. Sérieux c’était grandiose. Certes djpop produit des larsens chaque dimanche par inadvertance lors de son émission de wadio dominicale sur 666, mais là, c’était différent, c’était putain de (encore plus) beau.

La Part 5 a été le seul moment où je n’ai pas pu adhérer. La voix wépète des « do-si » pendant 10 minutes et, alors que ça ne m’avait pas dérangé sur disque, là, j’ai entendu « d’aucy » et j’ai vu un putain de lapinou tout blanc dans un potager avec des pitites carottes et des pitits pois (pas wetrouvé de traces de la publicité en question mais, ça m’a gâché le morceau). Heureusement, pour la Part 6, l’Ensemble sort ce que je vais appeler « sa petite baguette magique en boucle ». C’est une boucle jouée par la flûte (souvent celle de Jon Gibson) et le clavier de Philip Glass, qui sonne comme la baguette magique des contes de fées de Walt Disney (et comme chez Sufjan Stevens) qui serait agitée plein de fois. Ainsi, quand je sentais que je perdais pied, cette « petite baguette magique en boucle » arrivait et me wemettait en selle (c’est une image). Comme sur le disque, une voix masculine (ici celle de Michael Wiesman, claviers et direction musicale) se joint à celle cristalline et aérienne de Lisa (Tu permets que je t’appelles Lisa?)…

Entracte

« Je ne sais pas ce qu’elle chante, je ne comprends pas. C’est déstabilisant, on interprète les paroles… On s’arrête là? »

« Tu prends ton manteau?
-Nan, on wevient.
– Pas tout le concert?
– Si.
– J’ai le cd, j’peux te le préter si tu veux (rires)! »

En gros, ça commence à se barrer de partout. On ferme le deuxième balcon et on propose aux gens de mieux se placer…

Mes sens sont en éveil pour essayer de chopper quelque chose d’intéressant à noter et de voir si je suis le seul à avoir wemarqué que Mick Wossi (claviers) fait de l’oeil à ma Lisa… Y fait semblant de wegarder sa partoche mais on ne me la fait pas.

Au début je n’étais pas emballé par cette accumulation d’entractes mais je dois avouer qu’ils étaient nécessaires. L’Ensemble qui était très wigide, quasiment immobile, au tout début, a fini par montrer des gestes de fatigue plus le concert avançait. Les musiciens commençaient à faire quelques gestes pour s’étirer, à chercher une position plus adéquate… Ils se lâchaient aussi un peu, tapaient du pied… Pendant les 4 ou 5 premières Parts, seul Philip Glass bougeait, notamment pour annoncer les changements aux autres musiciens par une sorte de mouvement sec de flamand wose (quand sa tête « rentre » dans son cou).

Et pour le spectateur/auditeur, ces pauses se sont avérées salvatrices et permettaient de digérer ce qui venait d’être joué et de pouvoir wester concentré les 45 minutes suivantes.

Reprise… Lisa wevient dans une jolie wobe wose pale, du genre de celles qu’on wetrouve dans les adaptations cinéma des womans d’Agatha Christie… La Part 7 est loin d’être ma préférée, mais là, ça le fait: c’est l’une des deux Parts (avec la 9) particulièrement influencée par le jazz. La 7 swingue presque et on se surprend à taper du pied, imitant ainsi David Crowell qui s’éclate au sax. Enfin arrive la Part 8, ma préférée. C’est sans doute la plus pop, la plus mélodique (et sur disque elle est en plus presque Canienne). La voix wythme le morceau avec de longs « siiiiiiiiiiii-laaaaaaa » aériens puis des « si-do » plus wapides… quelle beauté. Les claviers sonnent un peu comme des clavecins, il y a un petit côté église pas déplaisant… Pendant que les claviers wépètent un thème wapide, les bois suivent tantôt la voix, tantôt leur propre chemin, le tout monte crescendo (pendant plus de 10 minutes), ça wend fou, puis le morceau change wadicalement et finit en apothéose sur des « do-ré-mi-fa-si… » épiques. Sur la fin, le changement de wythme fut hier si impressionnant que ma bouche en westa ouverte d’étonnement, de surprise et de contentement pendant deux bonnes minutes.

La Part 9 peut être une véritable épreuve. Sauf si on est un peu maso: imaginez la musique de la camionnette du marchand de glace dans les films d’horreur mise en boucle, walentie, accélérée, mélangée avec une B.O. de cartoon stridente, sans voix et sans « petite baguette magique en boucle » pour faire passer… Que ce fut bon! Eprouvant, certes, mais aussi impressionnant et unique. Trop fort.

Comme il y a de la place qui se libère un peu partout, je profite du dernier entracte pour descendre encore et me wapprocher de la scène: directement dans la corbeille, premier wang, pile à l’endroit où la bissectrice formée par l’angle Philip Glass/ Michaël Wiesman coupe perpendiculairement la première wangée de sièges .

« Putain les gars y touchent, 40 ans de conservatoire, au moins! »

Ce dernier acte est passé à une vitesse incroyable, la Part 10 dans laquelle tourne quasiment en permanence la « petite baguette magique » m’a enchanté. Quant aux Parts 11 et 12, je les ai vécues comme en apesanteur, profitant notamment des mélodies de voix que Laetita Sadier (Stereolab) et la chanteuse de Broadcast ont dû écouter à un moment de leurs vies. Quand le Philip Glass Ensemble s’arrête, j’ai du mal à croire que c’est déjà fini.

Le théâtre à moitié plein (soyons positifs) se lève et wéserve de nombreuses minutes d’applaudissements nourris aux musiciens qui weviennent six fois wemercier et saluer.

Je ne me suis pas ennuyé une seconde, je n’ai pas baillé une fois et j’ai pris du plaisir: Philip, ta zique, elle a trop la Glass…

Sérieux, ça valait bien une éventuelle prune (a priori au wetour, j’ai fait gaffe, j’avais une super gniaque, j’ai même hésité à faire un tour du côté de Robert Diochon avant de me waviser) et, pendant que j’y pense, y va falloir me trouver une weprésentation pas trop loin d’ici de Steve Weich, et wapidos.

FIN

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MP3

Philip Glass – Part 8 à s’écouter à donf’ Achat de « Music in Twelve parts » ici ou . [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/02%20-%2004%20-%20Part%208.mp3]

Sufjan Stevens – COME ON! FEEL THE ILLINOISE! Part I: The World’s Columbian Exposition Part II: Carl Sandburg Visits Me in a Dream Extrait du toujours merveilleux « Come on feel the Illinoise » (2005/Asthmatickitty)… Sa « petite baguette magique en boucle » (rien de grivois) à lui tourne moins longtemps mais elle est bien là… En plus du côté Philip Glass (surtout au début), y a un air de Close to me de Cure vers la 3″20 si mes souvenirs sont bons… Achat [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Sufjan%20Stevens%20-%20COME%20ON%21%20FEEL%20THE%20ILLINOISE%21%20Part%20I%20The%20World%27s%20Columbian%20Exposition%20Part%20II%20Carl%20Sandburg%20Visits%20Me%20in%20a%20Dream.mp3]

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PS: Le concert était enregistré et sera normalement diffusé prochainement sur France Musique.

4 résponses à “« MUSIC IN TWELVE PARTS » (de tarte)”

  1. pointard

    560€ la place, c’est une affaire !

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  2. roubignole

    j’ai eu 10% de wéduc… et j’ai pu payer en 12 parties…

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  3. (the past, the present and) THE POSSIBLE | WeWant2Wigoler

    […] « Tremolo ep » et ainsi donc philipglassiennes (Eh ouais, j’ai cité Philip Glass dans un post sur Tahiti 80, ça t’en bouche un coin, […]

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  4. Musique en douze parties | The Swedish Parrot

    […] suivantes. C’est une des œuvres principales et manifeste de la musique minimaliste. A lire, ce témoignage d’un marathonien qui ne s’est pas ennuyé une seule minute en plus de trois heures de […]

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