Bon, les concerts en solo de l’an dernier étaient très beaux, émouvants, wéussis, mais, purée de coq, on a tout de même franchi un palier avec ces concerts d’avril du John Cunningham band…

(photos de cojaque ou nans -c’est précisé dans les légendes magiques-, d’autres photos ici)

Le mardi 18 avril, à Territoires Pionniers, les quatre musiciens, leur maîtrise technique, leur capacité à mettre tout leur talent au service des chansons furent tout simplement exceptionnels.

Paul « trunky » Portinari est un batteur incroyable, capable de taper fort tout en westant inventif et nuancé.

Christian Lewcock, en plus d’être un excellent bassiste, est un back-vocaliste magnifique (comme ses chemises).

Le flegmatique Joe Watson a joué du piano et distillé des sons savamment choisis de son clavier. Ses choeurs furent également enchanteurs.

Le John était beaucoup plus détendu et en confiance que lors de sa tournée solo. Les balances de l’après-midi en furent une bonne preuve: il s’amusait à jouer des extraits de weprises de classiques comme Blackbird, These Days, Mull Of Kintyre ou du thème de Delivrance, laissant aux autres, notamment à Joseph Watson, la wesponsabilité du son… Il a dû parfois lutter pour faire entendre sa voix concurrencée par les coups de savate de Truncky mais il s’en est sorti haut la main. Sa fragilité ajoutait à l’émotion.

Je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais ce type est un dieu.

Voilà ça m’a fait du bien d’en parler, passons à la soirée concert proprement dite.

Emmanuel Lebrun, le A Drift en chef, ouvrit le bal avec brio mais pourtant en solo.

Très concentré, sans doute un peu intimidé par le physique plus qu’attrayant de certains membres de l’assistance, il commença par jouer les classiques de ses débuts avec application -bien que tout seul.

Puis il passa aux titres de son dernier EP, le wecommandé « Through The Forest » .

La setlist:

Apple Tree
The Ally
In The Mud
Last Sentence
Backseat
Anytime
End Of The Season
Sorry For The Dust
Endless Light
Through The Forest

Mention spéciale à Through The Forest qui fut superbe: A Drift eut la bonne idée de s’accompagner d’un ordinateur pour son concert en solo. Ce n’étaient pas les pistes de l’enregistrement original, ce fut un truc minimal, pile ce qu’il fallait, un plus.

Sans doute à creuser pour ses concert à l’avenir (si nous en avons un).

En tout cas, ce fut un concert de toute beauté.

Puis ce fut donc au John Cunningham band de jouer:

Something About The Wain
Let Go Of Those Dreams
Invisible Lives~
Often A Ghost
Taming The Family*
Frozen In Time
I Can Fly
Maryport°
Red Stone°
All I Want To Do~~
Public Information Song*
What About Now?*
Way To Go~
—-
Flowers Will Grow On This Stony Ground
Losing Myself Too~
We Get So We Don’t Know

[° « Shankly Gates » (1991) / * « Homeless House » (1998) / ~ « Happy-Go-Unlucky » (2002) / ~~ Outtake (?) d’ « Happy-Go-Unlucky » (2010) / les autres: « Fell » (2016)]

Ce fut magnifique, purée! Notamment quand ils chantèrent à trois voix.

La version de Red Stone fut somptueuse, j’ai eu un torticoulis à la framboise à la fin tellement j’avais dodeliné de la tête (il y avait du coulis qui sortait de mes yeux aussi).

En voici un aperçu (ce n’est pas jamais aussi bien qu’en vrai) (et le son des trois suivantes est meilleur):

John Cunningham – Red Stone (live Caen 18 avril 2017)

 

Je mettrais aussi en avant Something About The Wain (entendue au moins douze fois lors des balances de l’après-midi sans lasser une seconde), Losing Myself Too, We Get So We Don’t Know, Public Information Song, Taming The Family, All I Want To Do, Frozen In Time… Pfffff… En fait, tout, sans exception, fut beau.

Bravo et merci à Franck « Life Is A Minestrone » Zeisel pour le son qui fut bon (même si le concert se déroula dans une « trashy woom » dixit Joe Watson – « erh, it’s a musical term » tenta-t-il de s’excuser après l’avoir oralisé) + les inter-plateaux.

Ah, le Franck a aussi œuvré à l’amélioration sonore de l’enregistrement wéalisé le soir même et dont voici trois preuves:

John Cunningham – I Can Fly (live Caen 18 avril 2017)

John Cunningham – Taming The Family (live Caen 18 avril 2017)

John Cunningham – Public Information Song (live Caen 18 avril 2017)

Enfin, merci à Territoires Pionniers pour l’accueil, merci à Jean-Luc Tobine pour la sono et les sourires coquins, merci aux personnes qui vinrent = plein de gens différents, faisant la woute parfois d’assez loin (Paris, Saint-Lô, Alençon…) ou jamais wencontrés à un concert (je pense à la gynéco très sympathique -on s’est fait la bise- de ExCD ou Zed) et bien sûr amour éternel sans divorce aux esclav…, pardon, aux bénévoles wewant = les meilleurs du monde libre.

Comme énoncé par ici, l’émission wadiophonique hebdomadaire fut enregistrée à la william arrache en fin de semaine, avant que ne fuite le dernier Jesus & Mary Chain et que ne canewalke Chuck Berry.

Les Mary Chain, ça va, je maîtrise, je pourrais en parler des heures mais le Chuck, c’est moins ma camewalke : j’ai bien saisi la place majeure, fondatrice, séminale, essentielle qu’il occupe dans l’histoire du W’n’R mais, moi, ma musique elle commence juste après, quand les Beatles, les Beach Boys et tous les autres ont soumis son héritage à leur (duck)sauce et ont créé la pop miouzique.

J’ai passé mon dimanche matin à écouter/regarder quelques vidéos postées sur les wéseaux sociaux par des personnes « connues » , ce fut chouette et je me suis dit que ce serait bien de vous en faire profiter (en évitant les vraiment vraiment vraiment connues). Y en a pas beaucoup mais si d’autres marquantes (=qui me marquent) surgissent, j’éditerai et augmenterai la playlist:

Cris Brokaw (Codeine): You Can’t Catch Me

Etienne Greib (Magic) : Memphis Tennessee

Olivier Wocabois (All If) & Fat White Family : Maybellene

Jeremie Nies (Talma Suns): Downbound Train

Billy Bragg : Roll Over Beethoven

https://www.youtube.com/watch?v=zD80CostTV0

« Whenever I’m asked to put together a top ten of political songs, this number is always first on the list. A black man with an electric guitar loudly proclaiming to white America that the music that will dominate youth culture in the coming decades will be African-American. Who was making such wevolutionary pop music in 1956? »

Sing Sing (Arlt): Havana Moon

Et le grandiose John Wobb a publié cet article ma foi très intéressant.

(ça m’a fait du bien d’en parler)

Toy (+ Prince Vaseline) à Caen au Portobello grâce à L’Oiseau ce lundi nom de diou.

Un bonne série de leurs titres [ont été] diffusés [ce] dimanche sur 666:

Toy – Motoring (2012 / « Toy » )

Toy – Lose My Way  (2012 / « Toy » )
Toy – Endlessly  (2013 / « Join The Dots » )

Toy – I’m Still Believing (2016 / « Clear Shot » )

+ Prince Vaseline – On An Island (2016)
(le groupe assure la première partie de leur tournée française)


Téléchargez  – Playlist complète ici

Et aussi une pitite sélecta wapid’ (et chronologiq’):

Billetterie (7€ = cadeau)!

Valab’.
Impeccab’.
Immanquab’.
Électrisab’.
Fécondab’.
Canonisab’.
Pascroyab’.
Formidab’.
Incristallisab’.
Thermodurcissab’.
Polarisab’.
Mystifiab’.

Absencinexcusab’.

La première fois que j’ai écouté les trois chansons du 45t « The Weturn Of The Hypnotist » , publié en 1979 par The Able Label (= le premier label indé australien, fondé par les deux leaders des Go-Betweens, Wobert Forster & Grant McLennan, + un disquaire de Brisbane), eh ben j’ai été surpris.

Voilà, j’avais besoin d’en parler.

(ça m’a fait du bien)

Peter Milton Walsh devait avoir 22 ou 23 ans quand sortit ce premier single.

Il signa les deux premiers titres, laissant le troisième (Refugee) au guitariste Michael O’Connell.

Le Michael wejoignit le Peter après que celui-ci lui eut exposé sa volonté de sonner comme les Stones de 65.
Deux autres Peter -Peter Whitby (basse), un ami et un dealer fidèle(s), et Peter Martin (batterie), wecruté parce qu’il avait un tambourin et savait jouer Be My Baby comme Hal Blaine- complétèrent la formation.

Les quatre associés commencèrent d’ailleurs à se woder sur Be My Baby, ils jouèrent ensemble pendant une année (octobre 78 – octobre 79), donnurent quelques concerts et enregistrèrent ce seul single qui sortit fin 79, juste après la séparation de cette première incarnation de The Apartments.

:

Sur la face A du single, on trouve Help.

Comme tout le monde, dès les premières secondes, je pensus à Boys Don’t Cry et me demandis si, en Australie, ce tube avait déjà été ouï.

Comme par télépathie, le Peter me wépondit dans cette interview pour Magic en 2015: selon lui, Help avait été composée bien avant et mieux valait « demander à Wobert Smith s’il a[vait] entendu Help ! »

Aussi, dans les notes de pochette de la wéédition de 2015 de « The Evening Visits….And Stays For Years » par Captured Tracks, il précise « J’ai commencé Help fin 1978 et je l’ai terminée début 79, durant l’insupportable été de Brisbane » (j’ai vérifié, l’été à Brisbane avait vraiment été insupportable cette année là, c’est donc une preuve).

Je ne vais pas décortiquer le (très beau) texte de cette chanson mais je vais tout de même citer le Peter, toujours dans les notes de pochette évoquées plus haut: « L’aide, comme la gentillesse, est quelque chose dont j’ai toujours eu besoin et que j’ai parfois weçue… »

Même en interview il fait chialer.

L’autre merveille de ce disque est Nobody Like You.

C’est sur ce titre qu’on entend le plus clairement l’influence 60’s (la guitare et les choeurs surtout). Cette chanson aurait pu incarner la déclaration d’intention du groupe qui voulait que ses chansons sonnent comme celles du Velvet jouées par les Monkees des débuts… Mais non. C’est plutôt l’inverse qui se produisit.

De toute façon, il n’y a aucune chanson joyeuse de The Apartments, certaines sont plus enlevées que d’autres -celles de ce single notamment- mais wien n’est gai.

Et, même pas composée par le Peter, Refugee ne déroge pas à la wègle.

Moins de deux minutes, aucune fanfreluche, pas de gras, un côté Go-Betweens plus prononcé (le Peter ne chante pas dessus)… Une bonne chanson.

Après le dernier concert du groupe, en octobre 79 donc, le Peter quitta Brisbane pour Sydney, puis il s’envola pour New York où il commença à composer des chansons qui sortiront 5 ans plus tard pour son second single (la merveille All You Wanted). Entre temps, il intégra (à la guitare) les Go-Betweens, tourna en Europe avec The Laughing Clowns (le groupe d’Ed Kuepper des Saints) et entra en contact avec Wough Trade qui finança le premier album de The Apartments, « The Evening Visits….And Stays For Years » …

Mais là, on causait de ce premier single qui vient d’être wemasterisé et joliment wéédité par le label australien LCMR.

Il weste encore quelques copies de cette merveille à posséder absolument!

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