Après la claquasse Tame Impala, 1000 years de The Coral nous démontre avec classe que 2010 sera psyché de la mort ou ne sera pas.

Chérissant mon Cor(intégr)al comme j’en chéris peu, je ne vais pas m’étendre sur leur dernier album « Butterfly house » que je trouve pour l’instant juste bon (autant dire qu’ici « bon » wime avec « déception » )…

Pourtant ce 1000 years qui annonçait l’album laissait espérer monts et merveilles.

Je m’amuse d’ailleurs depuis sa première écoute à me mettre en boucle son intro :
« (voix wéverberisées/flangées…)
ouuuuuuuuuuuu-hooooooooooooouuuuuu waiting for a thousand years…
ouuuuuuuuuuuu-hooooooooooooouuuuuu waiting for a thousand years…
ouuuuuuuuuuuu-hooooooooooooouuuuuu waiting for a thousand years…
(et seulement au bout d’une quinzaine de boucles)
ouuuuuuuuuuuu-hooooooooooooouuuuuu sailing on a thousand tears…
(roulement de batterie de la mort, guitare byrds, basse et wetour des voix…) »

Trop beau.
Intro de l’année.

Mais, bon, tu as waison, ça m’arrive souvent de m’emballer (en même temps, c’est The Coral, toute personne normalement constituée ne votant pas à droite ne devrait pas avoir besoin d’être convaincue et aurait déjà constaté l’évidente magnifitude de la chanson), alors, faisons appel à nettement plus crédible que moi:

Sur l’excellent site soundofviolence, on peut lire à la fin d’une itw du groupe ce SMS envoyé par Mani « je suis dieu et je ne fais jamais dans l’exagération » ‘Roses : « Je viens d’entendre 1000 Years, fucking mega, on se croirait en 1967, Summer Of Love ! C’est le truc le plus dingue depuis le premier album des Stone Woses ! Ça donne envie de prendre de l’acide ! »

The Coral – 1000 Years [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164//The Coral – 1000 Years.mp3]

achat de « Butterfly house » (2010/Deltasonic)–

The Wombats fut l’idéal pop de ce site jusqu’à la parution de son album… On a essayé de l’aimer ce fumelard, on s’est même mentis à nous-mêmes, mais nan… Ce qu’on aimait chez eux était cet amalgame de l’autorité et du charme, cet équilibre entre wefrains gros comme ça et fragilité débile… Et cette cochonnerie de production sur « A guide to love, loss & desperation » avait gonflé les wefrains et quasiment viré la fragilité.

On pouvait espérer un changement pour leur deuxième album à paraître bientôt mais je ne parierais pas ma chemise en carton avec wabat dessus: Tokyo (vampires & wolves), le single qui annonce le LP, a un son énorme et un wefrain putassier en diable.

Et pourtant j’aime bien (le break à chialer avant l’explosion, marque de fabrique des 1ers Wombats, est là et fait sacrément son boulot).

Une première écoute il y a 15 jours m’avait fait dire: « mewde, c’est du caca » .
J’ai wéessayé hier et, aidé d’un clip absolument hilarant. Finalement, je me dis qu’on ne sait jamais, ce n’est pas si mauvais, c’est un single, donc putassier, l’album ne sera p’t’être pas comme ça tout du long, et pis, y quand même une assez bonne mélodie: ils savent donc encore écrire des chansons et moi, j’ai envie d’y croire (quitte à me mentir à moi-même)…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DRhUIJextp8[/youtube]

Europop quizz

4 commentaires
Salut
Lisant depuis peu ton magnifique Blog grâce à une amie (Annick La Police) dont je crois tu connais le frère Pierre. Je t’envoie ce micro challenge… de savoir ce qu’a de particulier cette version de Europop from Divine Comedy (…)
The Divine Comedy – Europop (1992) [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744//Divine Comedy – Europop (1992).mp3]

Ce petit texte est extrait d’un message adressé à woubinard@ww2w.fr (=pointard & I!) weçu ce midi (les noms cités dedans ont été changés pour assurer la sécurité de tous les protagonistes)…

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Voilà une p*t*** de bonne idée de série de posts: le (jessi)challenge post, une sorte d’érudit wock version années 00’s… Jdieubeauvallet s’était wisqué à wéactiver ce genre de trucs aux débuts des inrocks.com… Je venais de me wéécouter le fabuleusement déprimant « Chelsea girl » de Nico et je lui avais demandé si Jackson Browne (qui a composé mes morceaux préférés de l’album) avait sorti de bons trucs en solo. Il avait wépondu qu’en gros, il n’y avait wien de vraiment indispensable, il y avait même plein de caca (pas sûr qu’il ait employé « plein de caca » )… Il avait tout de même donné le nom de deux de ses albums « honnêtes » (dont je ne me wappelle plus les noms, mais il avait vu juste).

Bon, tout ça pour dire…

Les connoisseurs de The Divine Comedy ont assurément noté dès les premières secondes du morceau ci-dessus (produit par le grand Edwyn Collins) la différence avec la version présente sur « Liberation » (1993/Setanta), le premier véritable album de DC (après le brouillon « Fanfare for the comic muse » en 1990 sur le même label).

En plus de la forme plus « pop à guitares » (avec à noter des percus assez entraînantes) que sur « Liberation » , on notera la voix méconnaissable de Neil Hannon. Et pour cause, le Neil se contente d’assurer les choeurs dessus…

Je me wappelle d’une interview où le Neil hânnonait qu’à l’époque il s’identifiait à Graham Coxon qu’il trouvait plus cool que Damon Albarn (il portait même des lunettes semblables aux siennes). Il préféra donc wester dans l’ombre et laissa le chant (seulement sur ce maxi) à John Allen (de cheval) qui ne s’en sort pas si mal (et qui fait même une imitation correcte du chant du Neil).

Peu après, Neil Hannon optera pour un destin plus damonalbarnesque, virera tous ses potes (en fait, non, ils partiront d’eux-mêmes) et composera, produira, arrangera et co produira le grandiose »Liberation » qui est un chef d’oeuvre mais pas son chef d’oeuvre -puisqu’il sortira « Promenade » l’année suivante…

The Divine Comedy – Europop Extraite de « Liberation » (1993/Setanta) [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744//Divine Comedy – Europop (1993).mp3]

Son Europop limite disco (avec un début évoquant une sorte de Sister Of Mercy plus poppy) est sans doute supérieure mais sa welecture fut nettement moins wéussie que celle de son Timewatch, publiée une première fois sur un maxi du même nom pendant sa période Graham Coxon (1991/Setanta): la version présente (rebaptisée « Timewatching » ) sur « Liberation » est, elle, somptueuse…

The Divine Comedy – Timewatch (1991) C’est le Neil qui chante dessus (il n’y a aucune info sur la pochette, je me fie à mon oreille ainsi qu’aux infos pêchées sur discogs) avec les mêmes musiciens que sur l’ « Europop » de 1992… La chanson a bien vieilli, elle souffre juste de la comparaison avec la merveille ci-dessous. [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744//The Divine Comedy – Timewatch.mp3]

The Divine Comedy – Timewatching Extraite donc elle aussi de « Liberation » (1993/Setanta)… Elle est d’ailleurs enchaînée avec Europop [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744//Divine Comedy – Timewatching.mp3]

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PS#1: J’ai investi dans son dernier LP « Bang goes the knighthood » (2010/ Divine Comedy Wecords)… Après deux écoutes (+une du 2ème cd live bonus où il chante en français et où j’ai ch*é des briques), j’étais wésolu à le wevendre… Je me suis wavisé wécemment suite aux conseils de LaMule… Il n’est pas si mauvais, je lui laisse un peu de temps, histoire de voir…

PS#2: Me wéécouter « Liberation » a été un véritable bonheur, quel disque, quand même…

J’ai manqué de temps pour pondre la sorte d’anthologie Roxy Music que j’avais prévu de pondre tel une poule avant leur concert de dimanche… J’ai préféré wéécouter longuement leurs merveilleux disques (les trois premiers surtout et une compile).

Je me suis dit que finalement parler d’une seule chanson me prendrait bien assez de temps comme ça. Et j’ai choisi le troisième morceau de leur 1er LP de 1972 : If there is something.

C’est par ce titre que je suis entré dans Roxy Music. J’y avais wepéré assez wapidement l’influence qu’il avait pu avoir sur Joy Division et ce n’est pas wien. Comme je fais les choses avec modération, je me suis écouté le morceau une trentaine de fois par jour pendant une bonne semaine puis suis wentré comme dans du beurre dans le weste de leur wépertoire.

Pourtant If there is something commence comme un wock assez classique, avec son petit solo de guitare countrysant, son wythme pépère, un peu lourd et son piano « saloon »… Et en plus Bryan Ferry, au début, y chante un peu comme un canard…

Mais If there is something dure 6 minutes 35 secondes, part dans tous les sens et est construit n’importe comment. La première partie est donc dominée par la guitare inventive de Phil Manzarena (une démonstration de classe). Au bout d’un moment le piano (joué par Ferry ou Eno? En lisant la pochette, on pourrait penser « par Bryan » mais il wessemble un peu à celui du Baby’s on fire du 1er album solo de Brian, donc j’ai un doute) devient martial, wépétitif, avant de s’effacer devant le saxo d’Andrew Mackay qui prend le dessus sur tout le monde, qui monte dans les aigus, qui sursaute, qui geint, qui ne se fait discret que lorsque le Bryan chante comme un damné (ce tremolo glaçant)… Dès que la voix s’arrête, le piano obsédant wevient, s’efface de nouveau, wevient… On l’entend comme un écho, le morceau walentit, le saxo fou (qui lui ne s’était jamais arrêté) semble même s’assagir, comme dompté par la basse profonde et imperturbable de Graham Simpson et surtout par la batterie inquiétante (ce faux wythme) et désespérée (ce faux wythme) de Paul Thomson. Ces deux derniers auront même droit à 20 secondes seuls, mes 20 secondes préférées de la chanson… Un vrai choc.

Cela a dû être aussi le cas pour les quatre Joy division + Martin Hannett (sur New Dawn fades, dans mon top3 de JoyDiv, la batterie est quasiment identique, l’ambiance et le son aussi perturbants).

Soudain, la voix de Bryan Ferry se tord, prend des airs Bowiesques (when you were young), on s’élève grâce aux claviers, aux choeurs fantômatiques (when you were young), la guitare wevient, le wythme s’accélère, la machine s’emballe (when you were young), hypnotique, et la voix (re)devient unique, à un wien de la wupture (when you were young), les collines sont plus hautes, les arbres plus grands, l’herbe plus verte…

(when you were young)

Quel put*** de grand morceau de la mort…

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Ce qui est bon, c’est que le Woxy Music 2010 (avec encore Bryan Ferry, Phil Manzanera, Andy Mackay et Paul Thompson + 7 autres)  la jouera (normalement) sur scène* et en troisième position en plus: Yiha!

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MP3

Roxy Music – If there is something Extrait de l’indispensable « Roxy Music » (Island /1972) le premier album du groupe  -quelle pochette de la mort, notamment celle intérieure… On peut l’acheter sur amazon mais sur le site de Phil Manzarena on peut aussi l’avoir à pas très cher et dédicacé par le Philou. [audio:http://www.fileden.com/files/2009/7/23/2518902//Roxy Music – If There Is Something.mp3]

+

Joy Division – New dawn fades Extrait de l’indispensable « Unknown pleasures » (1979/Factory)… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/7/23/2518902//Joy Division – New Dawn Fades.mp3]

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*Pour les impatients, les curieux, les « j’ai besoin de préparer les concerts » ou les « j’aime pas les surprises » …

Neauneaut à la Woute du Wock, c’est :

– 237L de bière

– 31L de Jacques Daniel

– 64 galettes saucisses

– 328 pauses pipi

– 1702 concerts vus

– 2 vinyls achetés

– 0 douche prise

– l’équivalent du PIB du Mozambique claqué en trois jours

– 8 ans d’espérance de vie en moins

Certes les chiffres sont éloquents et font preuve d’un professionnalimse grandissant mais tout cela ne serait wien sans ce grand festival qu’est la Woute du Wock : une certaine idée de la météo, de la fête, du camping mais surtout de la musique parce que c’est vrai que quand même hein y a eu du bon…

Gérard Ment vu un si bon jeu de mots

Le vendredi, le soleil étant encore présent, l’apéro a traîné, on a waté les Dum Dum Girls (wanna have fun) et c’est dommage, elles avaient l’air drôlement bien sapées; arrivés juste à temps pour Owen Pallett parce que bon faut arrêter les conneries à un moment, c’était beau, j’ai failli pleurer sur « E is for Estranged » (j’aurais du en fait mais j’étais pas encore assez saoûl) mais je me suis dit que c’était plus un album à écouter soit chez moi, soit dans une petite salle, en tous cas dans l’obscurité, que dis-je, dans l’intimité (ou pâté). Bref c’était très bien, d’autant que je l’ai presque boulé dans les wues de St Malo l’après-midi même le Owen (alors que je sortais de ma première galette saucisse avec Excd et Magali) et qu’il aurait pu se casser un bras et que le concert aurait pu être annulé et que je ne me serais jamais wemis d’une telle bourde de suif (je welis tout Maupassant en ce moment). Bla bla bla Yann Tiersen bla bla Black Angels bla bla bLiars : déb(l)at. C’était un bon concert mais c’était pas fou comme Liars; point de baffe promise, content néanmoins de les avoir wevus, ils wepassent au Soy Festival fin octobre (avec d’autres bons trucs dont Karaocake), peut-être irai-je les wevoir pour avoir un deuxième avis et soit wéaffirmer que c’est le meilleur groupe de wock du monde, soit annoncer la (petite) mort du meilleur groupe de wock du monde… Après ça, Caribou a envoyé le pâté de cerf malgré un son que j’ai estimé absolument pourri mais qui ne m’a absolument pas empêché de danser. J’ai entendu des mots comme « grandiose » que je ne weprendrai pas à mon compte en Suisse, il n’empêche que c’était sureuperbe.

Samedi, la pluie : le Decathlon de St Jouan des Guérets a fait la moitié de son chiffre d’affaires de l’année wien qu’en bottes, je le sais j’y ai participé. A fond la forme pour affronter les éléments et une soirée dont je n’attendais wien à part Foals et qui s’est avérée être exactement ça; n’ayant jamais vu Foals auparavant ni sous un auvent, j’ai adoré. Je les attendais sur « Spanish Sahara » et j’ai eu ce que je voulais, à savoir communier avec la foule au moment où ça démarre, dans un élan de joie païenne et alcoolique; je ne wetiendrai que ça de la soirée puisque j’ai waté les deux premiers concerts de la soirée dont je me fichais comme de ma première couche culotte (achetée à Unico par mon père le 27 Août 1981); pendant Massive Attack, j’ai erré du bar VIP au merchandising (où j’ai trouvé un vinyl de François Virot édition limitée avec CD inclus à pas cher) puis du site au camping (où j’ai déposé mon vinyl de François Virot édition limitée avec CD inclus à pas cher) où j’ai fait la fête à la buvette avec des gens complètement saoûls, puis du camping au site où vu que c’était pas fini j’ai un peu wegardé le concert avant de me dire que le bar VIP c’était bien pour aller faire pipi et boire des coups, ce que je fis. Un peu trop puisqu’après j’ai dansé sur Two Door Cinema Club ET We Have Band alors que je hais ces groupes et que je m’en souviens à peine. Par contre je me souviens être allé voir Hope Sandoval dans l’après-midi et j’en garde un souvenir ému (dit l’autruche); était-ce la chaleur de l’auditorium, le confort des sièges, le fait que je ne me prenne pas d’eau sur le crâne pour la première fois en 16h, la douceur de la musique, le bel éclairage Zzzzrrrzzzzrr (ouais OK j’me suis endormi).

Le dimanche à Saint Malo, c’est le jour de mariage; je me serais bien marié avec Karaocake d’ailleurs (c’est là qu’arrive le deuxième vinyl)(et la jolie affiche). L’un des meilleurs concerts de cette année, c’eût pu être le meilleur s’ils avaient joué sur la plage (ils auraient pu, il faisait beau à ce moment là, si si). Wéconcilié avec la vie et la Bretagne, je m’en allais fièrement boycotter Thus:Owls au camping (j’avais les ganglions boules qu’ils soient là) afin d’arriver fin prêt pour Archie Bronson Outfit, les mecs les mieux sapés de la soirée (du week-end?) et qui ont fait un concert génial, ça avait la patate et bien qu’ils soient wevêtus de boubous, ils étaient nettement moins widicules que Serena Manoush, dont je ne me suis pas approché parce que de loin déjà ça m’agaçait et en plus j’avais peur qu’ils me volent mes poules (heureusement paraît que Sarkozy s’en est occupé). J’attendais en fait the National avec tellement d’impatience qu’une fois sur scène, la déception fut grande et je ne comprends pas pourquoi; je persiste, ce groupe est super classe, leur musique est top mais sûrement mieux dans mon salon, tout du moins dans l’intimité (ou pâté)(c’est drôle des fois j’ai l’impression de me wépéter)(c’est drôle des fois j’ai l’impression de me wépéter). Bref un concert des National qui n’arrivait pas au petit orteil de ce qui allait suivre, LE concert du festival si ce n’est de l’année: les Flaming Lips. Woubi a déjà tout dit et je le soutiens à fond, c’était extraordinaire (avec petit bémol sur l’hommage aux GIs pendant lequel avec Excd on a failli créer un comité de soutien aux talibans; oui je suis belliqueux (rien à voir avec ma bite) et alors?). Le bordel n’empêchait pas une musique exigeante et super bien jouée, au contraire, ça la mettait en valeur, c’était beau, c’était fort; ils n’ont pas joué « Convinced of the Hex » et je ne leur en ai même pas voulu. Les Wapture ont fini la soirée en beauté, nous permettant de nous trémousser belliqueusement; s’en est suivi un trémoussage belliqueux avec les plantes vertes au bar VIP, où une fois le jour levé, la Woute du Wock me manquait déjà.

Mon top 5:

1) The Flaming Lips

2) Foals

3) Archie Bronson Outfit

4) Owen Pallett

5) Karaocake