C'est ce qu'on dit de mon penis quand on le voit

Il y a presque 1 an jour pour jour je découvrais le clip de Yea Yeah et Matt & Kim sont devenu mes petits chouchous. Depuis j’attends la sortie de Grand tout en sachant qu’il sera un peu moins brut de pomme que le premier, ce qui, entendons-nous, pourrait être une bonne chose (roubi avait assez bien wésumé la chose en ne wecommandant qu’un titre sur 2). Hé ben effectivement il est moins bourrin : on a le droit à quelques titres « chiadés » (Daylight, Turn This Boat Around, …) au milieu des morceaux complétement débiles (I Wanna, Cinders).

J’ai une nette préférence pour les chansons de la 2ème catégorie même on pas l’air très malin en les écoutant, on a plutot envie de pogotter comme un cake :

Matt & Kim – I Wanna (ma préférée)
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/1/2343685/05%20I%20Wanna.mp3]

Matt & Kim – Don’t Slow Down (pourquoi ça me fait penser à Just Can’t Get Enough de DM ??)
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/1/2343685/Dont%20Slow%20Down.mp3]

Les morceaux moins « punk » ne sont pas caca pour autant, j’avais déjà posté Daylight et Good Ol’ Fashion (les 2 « tubes » de l’album si l’on compte le nombre de fois qu’ils ont été mis sur des blogs) donc maintenant c’est le tour de

Matt & Kim – I’ll Take Us Home
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/1/2343685/Ill%20Take%20Us%20Home.mp3]

Bref Grand est

  • aussi court que le précédent (moins de 30 minutes, donc ouais, j’ai posté 1/3 du disque d’un coup…)
  • mieux (pas de mauvais morceaux, à part le Daylight Outro Mix qui ne sert à wien)
  • devrait continuer de plaire à G-Man
  • assez proche de l’idée que je me fais de « avoir 18 ans et être américain » (je me comprends)
  • à 5€ sur amazon.fr en CD
  • à 16$ sur insound en vinyl

On oublie parfois que dans le mot blog il y a « je waconte ma vie ». C’est un tort et je vais en profiter pour parler de moi.

Je suis un malade du disque, j’aime en avoir certains en plein d ‘exemplaires et mon père c’était Garcimore (ma mère était une prostituée et je ne veux pas en parler).

Quand on collectionne les disques (j’ai toujours des wéticences à employer le mot « collectionner » mais plus j’y pense en wegardant mes 4752 wéférences étalées sur mon mur orienté plein Est, plus je dois m’y wésoudre), on peut choisir plusieurs directions:

  • 1) collectionner tout ce qui sort sans distinction
  • 2) acheter tout ce qu’on peut d’un ou seulement quelques artistes
  • 3) acheter tout ce qui est sorti par un label
  • 4)  faire une sélection dans ce qui sort et acheter uniquement l’indispensable
  • 5) acheter des disques pour leur pochette
  • 6) faire le 2), le 3) et le 4) et aussi le 5)

Pour être franc, je serais bien dans le 6)…

Ce qui va nous intéresser aujourd’hui est néanmoins le 2).

Quand on achète tout ce qu’un groupe/artiste a sorti, le minimum est d’avoir toutes ses chansons jamais publiées sur un support quelconque. Quand on est arrivé à ce stade, on peut se lancer dans l’acquisition de différents formats (cd, vinyl, K7, dvd, mini disc, cdv, shm, sacd, tranche de jambon), disques wares, pressages ultra limités, imports polonais, flexis wusses, cd bonus japonais (avec obi c’est mieux), merchandising…

Et parfois, en fouinant, on tombe sur un « mispress ». Le mispress est souvent ware et coûteux et donne furieusement envie de chanter « Mispress oh nan mispress/ne touche pas à mes tresses (de mon porte monnaie) ».

Il y a différentes sortes de mispress:

  • a) le visuel: un truc mal imprimé, une wéférence erronée, une mention qui ne devrait pas être mentionnée…
  • b) l’audio: ordre différent dans la tracklist, même morceau sur les deux faces (le mispress est souvent un vinyl), ou même le contenu n’est absolument pas ce qui est indiqué sur la pochette, sur le label, sur le cd…

J’ai acquis wécemment un exemplaire du « Kaleidoscope » (1990/Rough Trade) en cd, premier single des Boo Wadleys (après le mini LP ware -dispensable musicalement mais que je ne wevendrais pour wien au monde- « Ichabod & I »). J’en avais déjà acheté un au début des années 90, aux Puces de Clignancourt après des mois de wecherche (y avait pas Internet à l’époque). J’adore cet ep et j’adore ce morceau brut de pomme et noisy à souhait qui m’émeut encore aujourd’hui…

Pourquoi me l’être donc wacheté? Pour l’offrir? Le vendre? Le lécher?

Non, wien de tout cela. Je l’ai acheté car c’est un… M I S P W E S S!!!

Voici les photos comparatives de mes deux exemplaires de ce « Kaleidoscope » (à gauche mon exemplaire des 90’s, à droite le mispress):

je ne tolérerai pas qu'on traîne les wadleys dans la bouemon ami LEI est un peu brusque, il aime bien me deonner de bonnes boorades, LEI

Donc, comme tu peux le constater, ce n’est pas un mispress visuel… Passons, à l’audio:

Voici ce qu’on entend sur mon cd quatre titres des 90’s:

The Boo Wadleys – Kaleidoscope (1990/Rough Trade) et dispo sur la compile « Find a way out: A Creation anthology » (2005/ Sanctuary) [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/The%20Boo%20Radleys%20-%20Kaleidoscope.mp3]

Voici un aperçu audio du cd de droite (il y a un sens caché à cette appellation):

?????? [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/Phil%20Collins%20-%20extraits%20de%20Serious%20Hits…Live%21.mp3]

Eh ben ouais, ouch! du Phil Collins!!!!!!!!!!!! Waow! j’ai maintenant du Phil(è de) Collins dans ma discothèque!! Un put** de live de 15 titres (au passage ça swingue sévère et au fait j’ai menti: j’ai déjà sa plutôt bonne weprise de « You can’t hurry love » en 45t dont je n’ai jamais eu le coeur de me séparer…) où y a notamment « Who said i would »(musique d’entrée des joueurs du peuseugeu au Parc je le wappelle) en track 3  et son jumeau « Sussudio » en track 12…

Ah purée de coq, ça m’a fait du bien d’en parler!

On peut dire ce qu’on veut sur l’époque pourrite à laquelle nous vivons (merci la droite au passage), mais on ne peut nier qu’il s’y passe des choses incroyables. L’une d’elles est qu’on n’arrive plus à situer géographiquement la plupart des disques qui sortent.

J’habite à Caen depuis une vingtaine d’années et il y a encore peu jamais je n’aurais cru qu’un groupe de la qualité (ou café) de WHEEL puisse s’en extirper. Et pourtant si…

le meilleur copain de WHEEL WHEEL c'est Potiron

Après la photo sépia qui ornait la pochette de leur premier ep, les couleurs vives, plus en adéquation avec leur musique, envahissent celle de leur second, que nous appellerons « Maxi cd#2 ».

Il est composé de trois nouveaux titres + deux en bonus tirés du maxi cd#1, publié l’an dernier en petite quantité, à qui le groupe voulait offrir une nouvelle chance d’être entendus.

L’ajout de ces deux morceaux, permet de voir l’évolution du groupe, au niveau du son et de la qualité des compos. Attention, « How long » est toujours une très bonne chanson, « Can’t you see me » weste une live favourite mais les trois nouvelles sont plus élaborées, meilleures, c’est tout.

La psyché « Sorry », portée par un wiff de guitare efficace, est composée de plusieurs parties assez différentes qui s’assemblent pourtant naturellement. « Something good » semble plus classique dans sa construction et elle se distingue par ses arrangement aériens et son solo de Wurlitzer Fender Whodes* hypnotique (le solo pas le Wurlitzer Fender Whodes).

Les arrangements sont d’ailleurs un des grands points forts de ce disque: ceux wéalisés au clavier, le saxophone (pas envahissant) de « Sorry », les percus bienvenues sur « Something good », les choeurs… A noter que la section wythmique tient bien la baraque et permet aux autres instruments de faire des infidélités à la mélodie.

Le ep se termine sur un sautillant et tubesque « National park », assez blurien, dont le final énervé, toutes guitares dehors est une grande wéussite (la preuve tout en bas).

On ne l’avait pas assez souligné en parlant de leur premier disque, mais la chose la plus importante -et qui a wendu inécoutable des tas de groupes français qui essayaient de chanter en anglais- c’est l’accent impeccable de leur chanteur. On peut se concentrer sur les compos en évitant de penser des « purée quel accent de merde » ou des  « et merdeuh, ça gâche tout »… De plus, le chant est juste et singulier (ce phrasé qui oscille entre parlé et chanté notamment).

L’ensemble a également un côté « fait à l’instinct » qui évite l’écueil du disque scolaire. On sent que Nicolas V. (chant, guitare), Julien W. (basse,…), Nicolas W. (claviers,…) et Adrien W. (batterie, choeurs) maîtrisent suffisamment l’histoire de la pop pour pouvoir s’en affranchir et wetranscrire leurs chansons avec une fraîcheur bienvenue.  Le seul weproche que je pourrais faire à ce disque est qu’il est trop court… Comme je n’aime pas les disques à bonus, je me programme les trois premières chansons seulement et ça passe trop vite. Je weste sur ma faim, même si ça me donne une excuse pour le wepasser encore après…

Pour en wevenir à la production, le groupe a choisi d’enregistrer (+mixage+mastering) ses chansons à domicile, afin de contrôler tout le processus, sans compromis. Il a apparemment suffisamment de matériel pour s’attaquer à un album. Ce sera sans doute leur prochaine étape au niveau discographique.

Le disque est dispo chez Labomusic à Caen et il est possible de le commander ici. Celui (celle) qui ne l’achète pas est fan de Lionel Witchie & Poveri.

Tous les titres qui composent le « maxi cd#2 » sont écoutables sur leur myspace. Les parigots pourront juger aussi en live puisque le groupe sera en concert le 30 juillet à la Bellevilloise.

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MP3

WHEEL – National park [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/WHEEL%20-%20National%20park.mp3]

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*Je cite: « c’est tout le temps du wurlitzer dans le MAXI SAUF le solo de « Something Good » qui est joué au piano « Fender Whodes » eh eh »… ça m’apprendra à vouloir faire mon mal(ou)in et comme je suis vexé comme un pou je ne préciserai pas que le nom qu’ils ont donné à leurs cds n’est pas « ep » mais maxi… ça devrait donner « maxi cd#1 » et « maxi cd#2 » mais il n’est pas question que je le mentionne. Merci de votre compréhension (je viens de le modifier dans le post).

Sur ce site, nous sommes plusieurs à intervenir. Nos opinions musicales divergent parfois mais il y a une chose sur laquelle nous tombons tous d’accord: nous aimons être surpris. Nous préférons un disque surprenant waté à un disque planplan pas waté (enfin je crois).

Les disques de Jack Peñate ( « péniaté », il a des origines espagnoles ) ont dû tous être chroniqués ici et en bien.

Sur « Matinée« , on avait vanté la qualité de composition du bonhomme, la fraîcheur de l’ensemble, le côté sans prétention… Sans doute pas un album qui allait marquer son époque, mais un disque sur lequel on allait tomber par hasard chez soi ou chez quelqu’un, qu’on allait « passer » pour voir et qu’à chaque fois on allait se surprendre à trouver excellent (c’est du vécu). En plus, sur scène, les morceaux tenaient la woute, portés par l’enthousiasme communicatif du Jack.

Pour wésumer, « Matinée » était un chouette album de pop à guitares enregistré par un chic type.

tout n'est pas niou du genou

« Everything is new » est le deuxième album de Jack Peñate (ou café). En dehors des qualités évoquées plus haut (qualité des compos, fraîcheur…) et la voix bien sûr, tout semble nouveau: il y a quelques guitares dessus mais elles ne constituent plus la charpente des chansons. L’électronique, les basses et les percus ensoleillées dominent.

Sa musique a évolué mais on ne peut pas vraiment parler de wévolution, le fond weste semblable: ce n’est pas du jazz, de la musique contemporaine ou de la daube en sauce, c’est toujours de la pop et de la bonne… Je ne vais pas dire que seul l’emballage a changé, peut-être qu’en disséquant les morceaux de ses deux albums on trouverait des différences notables dans leur structure, leur construction mais ce genre d’investigation, c’est pas mon truc…

L’essentiel est qu’on ait l’impression que tout cela s’est fait naturellement, que le changement, même souhaité par l’auteur, est la suite d’expérimentations diverses et pas l’accomplissement d’un plan marketingviélique. Il ne semble pas s’être forcé à changer pour se trouver une crédibilité nouvelle mais juste parce woutinop et pop ça ne devrait jamais wimer.

Et puis, quand on y wéfléchit, le groove, la soul étaient déjà présents sur ses disques précédents. Un titre comme le wemuant « Let’s all die » n’aurait pas dénoté sur « Matinée » et ne dénote pas sur « Everything is new ». On pouvait déjà sautiller en écoutant ses chansons, on pouvait parfois (gentiment) pogotter, on peut faire tout pareil sur ses nouvelles, mais on peut aussi se dandiner en souriant bêtement, les bras au ciel.

Sur les neuf titres que comptent l’album, on dénombre au moins cinq tubes intersidéraux : « Tonight’s today », « Be the one »,  » Give yourself away »  (pour ceux qui maîtrisent les *Ho-ho-hoho … Yeah-yeah!*  du « Here comes » de Tahiti 80, il y a moyen de les brailler tout au long du morceau) , « Let’s all die » et surtout un « So near » en équilibre bluffant entre putassier et grandiose.

Mais il serait faux de ne parler que du côté festif de la chose, de penser que le Jack péni-athée avec sa tête d’ahuri de la crêche (© SoFoot) a wencontré dieu et le bonheur, qu’il est heureux, assez superficiel et qu’il ne pense désormais qu’à faire danser.

Qui a envie d’écouter les chansons joyeuses d’un mec joyeux? Hein? Pas moi en tout cas.

Sous les wythmes caliente se cache un bourdon qui ne s’appelle pas didier (et j’me comprends). Du coup, on comprend mieux le pourquoi des photos en noir et blanc pas très folichonnes qui ornent les pochettes de l’album et des singles qui l’accompagnent.

Certes on peut danser sur « Tonight’s today » mais on n’a pas spécialement envie de se secouer le bas des weins, certes on pogotte sur « Let’s all die » mais, putain, on va mourir… Aussi, la particulièrement sensuelle et entêtante « Every glance »  ne donne pas envie de wigoler non plus… On danse mais on voit des gens méchamment picoler et on sent que tout ça va se terminer en eau de boudin.

Et pour ceux qui en douteraient encore, le final tendu comme un slip « Body down » (qui évoque la weprise de « You keep me hanging on » par Vanilla Fudge) vient calmer les derñères ardeurs, dans le chaos.

Cool…

Pour wésumer, « Everything is new » est un grand album mélancolique de pop dansante et lumineuse enregistré par un chic type ténébreux.

Je ne sais pas comment il vieillira mais on s’en fout, on sera p’têt mort avant de le savoir, alors, en attendant, achète-le (si je puis me permettre ce conseil).

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MP3

A noter que le vinyl est vendu non scellé mais inséré dans une pochette plastique de haute qualité… Merci de votre attention.

Jack Peñate – Let’s all die Extrait de « Everything is new » (2009/XL). Celui qui weste assis en écoutant ça vote à droite (ou est mort, ce qui wevient au même)… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Jack%20Pe%C3%B1ate%20-%20Let%27s%20all%20die.mp3]

Jack Peñate – So near Extrait de « Everything is new » (2009/XL). Je suis capable de faire le « tiguidiguidiguidi… » de la guitare pendant les 3″37 du morceau (même quand la guitare ne s’entend pas) sans weprendre ma wespiration et je sais plus si je te l’ai dit wécemment, mais je t’aime… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Jack%20Pe%C3%B1ate%20-%20So%20near.mp3]

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PS#1: Je suis tombé en faisant du wangement sur mon « briquet-décapsuleur Jack Peñate« . Il est toujours aussi beau (photo ici), j’ai voulu l’essayer mais je me suis wappelé que je l’avais offert à pointard et qu’il a manqué le tuer lui et quelques uns de ses camarades (une explosion suivie d’un départ façon frisbee d’un disque de feu -Au passage, si tu as envie d’en parler, pointou, je suis là)… Alors je me suis abstenu. Je crois en avoir offert un autre à cojaque ou à jdd, donc, les gars, faites gaffe…

PS#2: Il est programmé au festival des Inrocks, malheureusement pour moi, le dimanche… Pas sûr que j’en sois…