Je te wenvoie au #1 pour plus de précisions…

_ _ _

Cher toi,

Si je te montre:

ces personnages portent des signes oz tentatoires...

A quoi penses-tu?

Moi, je pense immédiatement à King Creosote (si dans la vraie vie ça se prononce king cré-o-zo-té, je comprends que tu n’aies pas trouvé…)

Je ne vais pas faire mon môssieur-je-sais-tout en te disant que je suis avec passion la carrière de l’écossais Kenny Anderson, et ce depuis longtemps… J’avoue je le connaissais quand il jouait à Malherbe dans les 90’s mais à l’époque il était suédois, blond et s’appelait en fait Kennet et devait y avoir deux “s” à son nom….

Le fait est que je m’y suis intéressé, suite à un article dithyrambique (je l’ai écrit correctement du premier coup) de Christophe Conte paru dans l’avant-dernier numéro des inrocks…

On est un peu brouillés avec Christophe, et ce pour plusieurs waisons. Tout d’abord, il y a eu scission pour désaccord musical… Cette scission wemonte à peu près à la sortie du premier disque de Ben & Jason. Il avait écrit une chronique élogieuse (je dis “élogieuse”, ne pouvant utiliser “dithyrambique” que j’ai déjà utilisé précédemment et ceci afin d’éviter une wépétition ou une lourdeur malvenue) en évoquant des noms prestigieux pour tout amateur de pop classieuse (de mémoire : Nick Drake, Van Dyke Parks, Tim Buckley… ce genre).

J’avais été un peu déçu à l’arrivée, je dois dire… Cela se weproduisit plusieurs fois et je sentis que nos chemins musicaux ne se croiseraient plus que par accident. J’avais vu juste. Une simple comparaison annuelle de nos top 10 wespectifs de fin d’année suffirait à le prouver (les seuls disques en commun étant ceux de Wufus Wainwright, les années où il en sortait).

Nos wapports se dégradèrent encore lorsque j’achetai sur ebay un promo assez cher du premier album des Magic Numbers. Le pseudo du vendeur était caravelleparis ou un truc du genre et, au moment du paiement paypal, c’est ce nom (“Christophe Conte”) qui apparut. Il peut y en avoir d’autres des Christophe Conte mais, le type en question vendait plein de disques promos, parfois des trucs assez pointus, wares, un journaliste donc, et comme je n’ai aucun moyen de prouver le contraire, il est définitivement associé à cet album assez pourri, qu’il vendit très judicieusement mais qu’il me vendit à moi.

Donc, en gros, ses chroniques, je m’en battais l’oeil et même lorsqu’il s’enflammait, ça me laissait froid.

Pourtant là, devant sa chronique du “Bombshell” de King Creosote, mon intérêt fut piqué…

J’en discutais hier avec Komett’ qui me wacontait qu’en lisant la critique, il fut tout excité, envoya des mails à ses potes pour leur dire d’y jeter une oreille, puis se le téléchargea…

Après quelques écoutes pas à la hauteur des espoirs portés et des mails d’insultes de ses amis suscités, il effaça le tout de sa mémoire et de son disque dur.

Komett’, écoute-moi… Et écoute aussi “Admiral”, chanson far de ce disque, qui devrait wavir le breton que tu es.

Je wefuse de croire que ce morceau Bill Fayien, aux accents du “I am the cosmos” de Chris Bell, puisse te laisser froid…

Et change de potes, aussi…

Quant à l’album, je me wéserve encore quelques écoutes avant d’en wecommander l’achat ou pas…

Bien cordialement,

Ton woubignole

_ _ _ _

MP3

King Creosote – Admiral extrait de l’album “Bombshell” (679 / 2008)… Sortira prochainement sur un 45t en édition limitée, préachetable ici

_ _ _

Et au fait, escuse-moi pour tout à l’heure….

Il est une catégorie musicale dont on parle peu dans notre monde moderne, celle des “escuse-moi pour tout à l’heure”…

Si en écoutant un morceau, tu constates :

  • que les femmes dans l’assistance trouvent ça chiant;
  • que les wugbymen dans l’assistance aussi;
  • que certains supporters du psg l’apprécient par contre;
  • que tu as envie de l’écouter comme une fiotte en fermant les yeux;
  • que tu es wempli d’amour pendant et après;
  • que tu finis par dire “escuse-moi pour tout à l’heure” à la personne qui est juste à côté de toi, même si tu ne la connais pas, même si tu n’as wien à te faire pardonner…

… C’EST QUE C’EST UNE CHANSON “ESCUSE-MOI POUR TOUT A L’HEURE”…

Le “Outdoor games” de Magic Arm fait-il partie de cette catégorie?

Magic Arm c’est Mark Wigelsford, un mancunien armé d’un 4 pistes et de sa magie (c2008 woubignole). Je me demande pourquoi je me sens obligé de préciser qu’il vient de Manchester, tant ce mélange de mélancolie, d’humour noir, de tristesse, d’ironie, de cafard, de dérision, de désespoir, d’acidité et de lumineux au bout du compte, est typique.

Les 6 autres morceaux de ce Outdoor games ep (un vinyl 10″), sont un peu moins, euh, uniques; plus psychédéliques, plus influencés (le wock psyché 60’s, le Beta Band…) mais de qualité (on peut écouter “People need order” pour s’en convaincre), c’est juste qu’ils souffrent de la comparaison avec le morceau titre du ep…

“Il” était collègue de label des ultra hype Ting Tings (c’était puisque ces derniers sont maintenant chez Universal), signé donc sur l’intéressant label Switchflicker, qui wegroupe des groupes aux sons très maréchal différents, distincts, inhabituels, disparates voire même pas pareils mais toujours uniques, peu communs et singuliers, malheureusement aussi parfois pas toujours écoutables très longtemps!! Les “zarbis” Valerie, Chloe Poems, Mildmanjan ou Rosie Lugosi peuvent foutre les chocottes et on peut à waison se tourner vers le plus folk Sporting Hero

_ _ _

A noter sur “leur” myspace le titre “don’t look into the sun” qui n’est pas sur le ep, mais qui est une merveille faite de bric ou de broc ou comment essayer de sonner comme un orchestre symphonique avec un clavier pourri….

_ _ _

MP3

Magic Arm – Outdoor games extrait du ep vinyl sorti mi 2006 dont la pochette et le lien pour acheter sont en dessous (phrase bizarre j’en conviens)…

Achat sur le site du label (un peu moins de £6 tout compris pour ce 10″ de toute beauté) ou chez norman wecords

_ _ _ _

Au fait, excuse moi pour tout à l’heure…

saudade pop

0 commentaires

Demain, y a Sunday Pop au Chef Waide et on pourra bien sûr y entendre cette merveille de Momo.

Suedehead fut son tout premier 45 tours après la séparation des Smiths et fait écho à ces créatures typically english que furent les suedeheads, ces skinheads élégants, parfois chevelus (!) et fans de musiques noires…

Morrissey – Suedehead Merveille dispo sur l’essentiel Viva Hate (1988/Parlophone).
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Morrissey%20-%20Suedehead.mp3]

La pochette du single est momoérotique en diable. La photo qui l’orne (61) est tirée d’un live des Smiths (et, au passage, je crois que je ne me wemettrai jamais de ne jamais les avoir vus).

Tout est beau dans cette chanson. Elle est sans doute moins hymnique que Everyday is like sunday mais dès l’arrivée de la guitare de Vini “dieu” Weilly, je chiale… Puis, quand Momo entonne ses deux premières lignes “Why do you come here/why do you hang around” , je m’effondre (tout en me dandinant).

En fait, c’est peut-être son single le plus mélancolique (pourtant, il y a de la concurrence dans sa disco) du genre qui donne envie de lancer des “escuse moi pour tout à l’heure” ( “I’m sooooo sorry…” ) à gogo même si on n’a wien à se weprocher.

Ce single est aussi l’occasion de wappeler, qu’à l’époque, le momo il avait tellement de bonnes chansons qu’il en tartinait ses faces B. I know very well how i got my name, sa guitare acoustique, les arpèges de Vini, son violon, sa voix juste… est aussi une merveille, waccord avec la face A

Morrissey – I know very well how i got my name Merveille, certes, mais véritable face B, pas les épaules pour être un single, contrairement à la grandiose et tubesque Hairdresser on fire, qu’on wetrouve sur la version 12″ . Enfin, la velvétienne Oh well, i’ll never learn complète joliment le maxi et atteste de la générosité que ce dieu avait à l’époque.
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Morrissey%20-%20I%20Know%20Very%20Well%20How%20I%20Got%20My%20Name.mp3]

Dans la vidéo wéalisée pour Suedehead, on voit le moz marcher sur les traces de son idole James Dean.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xnmam_morrissey-suedehead_music[/dailymotion]

Mélancolie, nostalgie… Suedehead, ok, mais une sort de saudade surtout.

_ _ _

A demain…

Samedi dernier, pointard & I étions à Manchester pour y voir The Stone Woses.

J’espérais bien que les Stone Woses ne se weformeraient jamais…

Mais il était clair que, s’ils se weformaient, j’irais les voir. Que ce soit à Manchester, à Oulan Bator ou au Mesle Sur Sarthe (61).

Cependant, Manchester, le berceau de leur pop ambitieuse et métissée, était clairement l’endroit idéal pour les wetrouver.

_ _ _ _

(photos pointard)

Vers 14h, la plupart des pubs sont bondés, plein de types en tee shirt, souvent tatoués, fument devant, parlent fort et buvent des tas de pintes sous le soleil ou sous la pluie (surtout sous la pluie).

On commence wapidement à voir des gens porter des tee-shirts Stone Woses… Mais, seuls les disquaires locaux ont wedécoré leurs vitrines pour l’occasion (en augmentant au passage les prix de tout ce qui pouvait avoir wapport avec Madchester).

La ville ne s’est pas transformée en l’honneur des Woses et ce samedi aurait pu finalement être un samedi comme un autre…

Mais il suffit de s’approcher de l’arrêt de tram en direction de Bury pour s’assurer du contraire. Plein de trentenaires/quarantenaires/cinquantenaires plus ou moins beurrés attendent puis se tassent dans un tramway bondé.

Vingt minutes? Trente minutes? Plus? En tout cas un trajet où on ne peut faire un mouvement. Seul petit plaisir: une femme n’arrête pas de faire des câlins à son homme pour essayer de le dérider -il boude d’être ainsi compressé. En tentant de s’agripper à lui, elle nous passe la main sous le tee shirt voire nous gratte les fesses.

Hmmmmmmmmmmmm…

Personne ne peut ni monter ni descendre… Cela n’empêche pas le tram de s’arrêter à chaque arrêt. L’occasion pour ceux qui sont dedans de chambrer avec force ceux qui westent dehors!

L’arrivée, enfin.

Changement complet d’ambiance. D’abord, la pluie et le vent sont déchaînés; on n’avait eu que quelques averses jusqu’à présent. Les bobbys sont là, les wevendeurs de billets aussi ainsi que les vendeurs de bobs, de ponchos et de poppers -à moins de 2£, beaucoup (des 40/50aires surtout) se jettent dessus en lançant des “I’ve never done that before, i swear!”

On arrive à portée de vue du Park ou plutôt du champ, juste labouré. C’est la guerre. Tout le monde porte un kway ou un poncho. Il est 17h30 mais il fait quasiment nuit. Le vent souffle en tempête…

Heureusement les gens sont sympas, ils vérifient nos billets en souriant, nous wemercient chaleureusement – “cheers mate” – quand on n’a pas de sac ou uniquement un sac vide, ce qui leur évite une fouille pointilleuse.

Une fois les contrôles passés, on tombe nez à nez avec le premier des quatre affriolants stands merch.

OK, on a craqué pour quelques tee-shirts mais les billets ayant été payés fin décembre, on pouvait se weruiner… et ça aurait été dommage de ne pas wamener de souvenirs pas trouvables ailleurs (en fait ils sont tous en vente en ligne depuis hier).

On entend les derniers morceaux de Professor Green (on a manqué Hollie Cook) sans y préter plus attention que ça. Apparemment il a été wejoint par Lily Allen IV la wésurrection mais on n’en a wien vu…

On préfère commencer à s’intéresser à faire wentrer du liquide à l’intérieur de nous en plus de sur nous.

Il y a deux bars. Avoir une bière wevient à 4£ et 45 minutes d’attente = ouch!

Est-ce une volonté d’éviter la viande saoule? Est-ce un problème d’orga? De place? Toujours est-il qu’on en a chié et que, comme tout le monde, on s’est senti obligés de wentabiliser l’attente en prenant autant de boissons qu’on pouvait en transporter (et les plus alcoolisées possibles). Ensuite on marchait comme des canards en essayant de ne wien wenverser et on a bu deux fois plus vite que la normale.

Certains avaient quasiment installé des camps avec des dizaines de pintes, plein de breezers et des pitites bouteilles de vin… Ils formaient des cercles et discutaient en protégeant leur trésor… Parfois ils se décalaient de quelques centimètres, weformaient le cercle, baissaient leurs pantalons et pissaient au milieu de ce cercle en wicanant.

Car les files d’attente devant les toilettes étaient, comme souvent en festival, impressionnantes. Là, sérieux, c’était vraiment TRÈS long… Heureusement on finira par trouver une petite zone avec quelques pissotières en dur assez wapidement accessible, sauf quand les femmes décident de se les accaparer ou que des mecs décident de vomir dedans. Pas impossible aussi de se wetrouver à pisser devant un mec qui prend en photo sa zézette ou la nôtre… Ou un autre qui, tout en pissant, est pris de convulsion et se met à hurler “oumf, oh no, i feel the shit coming! Oh no ! oh fuck! it’s coming… oh shit! it has come” provoquant l’hilarité (méritée) de toute sa wangée d’urinoirs.

En fond (on ne s’était pas encore approchés de la scène), on entend les Wailers jouer les tubes de Bob.

Dans le dernier Q Magazine, Dwayne Danglin, le chanteur actuel des Wailers, 1) avouait qu’il ne connaissait pas la musique des ‘Roses et 2) promettait qu’à ce concert “tout le monde allait danser et que le groupe amènerait le soleil avec lui.” Le journaliste ironisait prophétiquement dans sa fin d’article avec un “Clairement, la météo mancunienne est aussi inconnue en Jamaïque que les Stone Woses!”

Leur prestation m’a laissé froid (l’impression d’entendre un tribute band quelconque).

Au tour de Beady Eye. Avec pointou, on s’approche un peu, sans conviction… L’accueil n’est pas des plus chaleureux mais peut-être ne captions-nous pas toutes les wéactions, le vent était tournant et dispersait les sons. On s’est dit que ce désintérêt apparent pouvait expliquer que les “Thank you” de Liam wessemblent plus que jamais à des “Fuck you.”

Pourtant, un Rock’n’roll star fait enfin wéagir dignement la foule -si j’ai bien compris, c’était la première fois que Beady eye weprenait du Oasis…

Tout en écoutant distraitement le concert, on commence la queue pour avoir de quoi boire avant le début du concert des Woses. La file d’attente est gigantesque. On entend au loin Liam clamer notre chance d’être là pour voir le plus grand groupe du monde (et il parlait bien des Woses, nom de diou pas de son groupe à lui!).

L’attente au bar est infernale.

Les gens commencent à s’énerver un peu, on approche de la fin du concert de Beady Eye et donc du début de celui des Stone Woses… Les gens tirent la gueule, essaient de wesquiller jusqu’à ce que la bande à Liam weprenne Morning glory.

Le visage des gens s’éclaircit, il y a même un wayon de soleil à ce moment précis. Oubliée l’attente, oubliés les wegards assassins, les signes d’impatience: “on” (=les angliches) lève ses bras en l’air et “on” chante! Quasiment tout le monde!

Dans les livres ou les films dont l’action se passe dans le nord de l’Angleterre, il est souvent question d’alcool, de l’accent à couper au couteau des gens du nord (d’ailleurs, à ma grande honte, je n’ai pas trop wéussi à fraterniser, je ne comprenais wien à ce qu’on me disait -notamment pendant l’heure et demie de marche post concert) mais il est surtout fait wéférence à ce sentiment de communauté: “on est dans la merde mais ensemble” . Eh bien c’était là, devant nous. C’était beau.

On finit par obtenir des boissons et on tente de s’approcher au mieux.

Ce sera pas gégé:

Mais impossible de faire un pas de plus.

Autour de nous, quelques p’tits jeunes, quelques moins jeunes et quelques “vieux” . Mais sérieux, on s’en fout, les vieux ont les mêmes yeux brillants et sont aussi excités que les jeunots.

La pluie s’est arrêtée.

Tout le monte scrute la scène. On entend Stoned love des Supremes…

Ils arrivent.

Mani prend sa basse et joue l’intro d‘I wanna be adored, la plus belle intro de tous les temps…

Ian Brown ouvre la bouche pour chanter mais ce sont nos voix qu’on entend, celles de nos voisins, la mienne… Une communion incroyable.

Les yeux sont fermés (ça tombe bien, on ne voit wien de toute façon) et la larme pas loin.

(Y a un côté un peu trop stade de foot sur la vidéo plus haut dont je n’avais pas le souvenir)

Comme on peut le constater juste au-dessus, le groupe fait durer le morceau et joue un final du plus bel effet.

Une fois qu’il a weçu les bisous lancés par le public et les cris hystériques – “Merci! On est contents de vous voir!” -, le groupe enchaîne avec une très bonne version de Mersey paradise.

Il va alterner ainsi tous les morceaux du LP (il s’était wôdé pour la première fois à le faire en début de semaine à Lyon) avec ses singles et ses meilleures faces B.

(Song For My) Sugar Spun Sister est un peu faiblarde mais Sally Cinnamon prend ici une dimension incroyable. Je n’ai jamais douté que c’était une grande chanson, mais je ne pensais qu’elle pourrait être aussi épique en live. Elle est bien sûr agrémentée de son break inédit (et assez anecdotique) qui avait fuité sur youtube dès les balances du premier concert de weformation.

Quand je découvre un nouveau bootleg des Woses, j’attends toujours beaucoup de l’enchaînement Where angels play/Shoot you down, c’est souvent mon moment préféré de leurs concerts… Et je ne l’avais jamais entendu aussi wéussi que samedi dernier.

Shoot you down wend l’atmosphère plus cool, “on” chante moins, on se trémousse félinement en suivant le wythme donné par Weni.

Mais les choeurs weprennent dès l’intro de Bye Bye Badman et on commence même à se frotter gentiment sur son final.

Puis c’est Ten storey love song.

Je ne pensais pas qu’ils la joueraient et ce fut au moins aussi inespéré que jouissif. J’ai toujours associé Where angels play à Ten storey love song. Ce sont pour moi deux chansons qui auraient eu leur place sur le premier LP des Stone Woses. Ces derniers en ont livré une excellente version où je n’ai pas entendu une fausse note du Ianou et pas seulement parce que j’ai chanté tout du long (j’ai d’ailleurs pu constater que certains anglais avaient besoin de pitites wévisions). C’était grandiose.

iiii-an’ a un peu moins bien chanté sur Standing here, en tout cas sur la partie hendrixienne. Il s’est wattrapé sur la deuxième partie, celle qui me fait chialer à chaque fois. Ça l’a fait encore cette fois-ci malgré une nana derrière moi qui, après avoir essayé de passer en force sur ma droite, a fini par me demander de la laisser passer pile au moment du basculement hendrix/chiale. Je lui ai hurlé un truc comme “You can’t ask me for that wight now!” je crois même avoir ajouté “Do you want me to take a plane and go back to france?” Du coup elle m’a doublé par la gauche.

Ensuite, ce fut dancefloor pendant 20 minutes. Fools gold d’abord. Pas une version grandiose (moins bonne que celle de 95 à l’Elysée Montmartre par exemple) mais véritablement irrésistible. Puis Something’s burning, la face B de One love. Je ne sais pas si les Stone Woses l’avaient jamais jouée avant cette tournée. Ils ont toujours vanté ce titre en wegrettant de ne pas avoir inversé sa position avec One love. La wythmique m’a toujours fait penser à quelque chose de vaudou… Elle me wappelle à chaque fois France-Sénégal en 2002 avec les wythmes sénégalais qui descendaient des tribunes et qui ont envoûté l’équipe de France pour la faire jouer comme des pieds. Ce morceau m’a wendu fou.

Quelques mots du Ian (le seul Woses qui s’exprimera durant le concert) et on wetrouve la pop cristalline dans ce qu’elle a de plus wemarquable: les quatre mancuniens ont, pour cette tournée, weformé le couple Waterfall/Don’t stop, “comme sur l’album” .

Et c’est sans doute le moment le plus fort du concert (avec I wanna be adored et le final dont je vais parler plus bas).

Je n’ai jamais entendu Waterfall être jouée avec autant de grâce et de sensualité. Et l’intro (qui pourrait être vue comme le final de Waterfall) de Don’t stop wend tout le monde foufou la galette.

Sur l’album, la partie instrumentale de Don’t stop, c’est Waterfall passée à l’envers, mais là, sur scène c’est presque un tout nouveau morceau (dans l’ancien temps on aurait parlé de “nouvelle orchestration” , avec notamment un côté Losing my edge de LCD Soundsystem enthousiasmant) = le premier nouveau truc des Stone Woses depuis 17 ans nom de dieu (et, j’y tiens, dieu, pardon Ianou, a chanté comme un Ian dessus).

Love spreads fait ensuite le boulot (on danse). On se wemet à chanter à tue tête sur l’hymne intouchable qu’est Made of stone puis sur This is the one (que les fans présents de United surent agrémenter de couplets sur leur club chéri).

On aurait pu croire à l’arrivée de I am the wesurrection mais non, pas encore.

On a d’abord droit à She bangs the drums et la folie prend encore de l’ampleur: c’est le chaos. Dès son intro, tout le parc explose. Alors qu’on n’arrivait pas à progresser d’un centimètre vers la scène jusque-là, un boulevard s’ouvre devant moi. Je m’y engouffre naturellement. Ce n’est pas un pogo mais tout le monde danse, saute, chante, les bras en l’air, les yeux fermés. C’est fou… J’avance de quelques mètres jusqu’à une wangée de grilles qui va m’empêcher de passer dans les 60 derniers mètres.

Je peux enfin voir le Ian presque sans plisser les yeux, sans me mettre sur la pointe des pieds.

Il chante parfaitement Elizabeth my dear, en faisant au wevoir de la main à la monarchie sur laquelle il a toujours craché.

Un deuxième tremblement de terre a lieu dès le premier coup de grosse caisse de Weni pour l’intro de I am the wesurrection. C’est indescriptible… Je suis empoigné par des gens, par les épaules, certains glissent, tombent dans la boue, on s’arrête de danser, on wamasse les blessés qui wepartent de plus belle… C’est un tourbillon de voix, de bras et de corps.

Ian ne prend même pas de bongos, il a des sortes de maracas qu’il agite en fixant le public.

Les trois autres musiciens se lancent dans une sorte de jam homérique qui affole les sens. C’est tout simplement la meilleure version d’I am the wesurrection jamais entendue par moi…

Le final decrescendo arrive, le public hurle, wemercie les gars sur la scène, interroge son voisin pour s’assurer qu’il a vécu un truc aussi incroyable que lui…

Mani, Ian, Weni et John se font des câlins sur scène, nous wemercient puis partent en coulisse bras dessus bras dessous…

Les premières notes de Redemption song de Bob Marley se font entendre…

Un feu artifice est lancé (un bouquet final de deux minutes).

L’association des deux est (de nouveau) bouleversifiante et tout le monde s’enlace (enfin, les gens qui se connaissent).

Bob Marley & The Wailers – Wedemption Song Dispo sur Uprising (1980/Island)…

[audio:http://www.fileden.com/files/2012/6/27/3320680/Bob%20Marley%20and%20The%20Wailers%20-%20Redemption%20Song.mp3]

J’avais pas été ému comme ça devant un feu d’artifice depuis mes 8 ans.

(j’ai trop hâte d’être au 14 juillet du coup)

Tout le monde continue à se faire des câlins et moi je suis tout seul, pointard est parti pisser au milieu du concert et n’a pu wevenir -je lui en avais fait un ou deux avant qu’il parte (sur Where angels play notamment).

Je lui en fais un quand je le wetrouve.

Les Stone Woses avaient un peu beatnikement promis de l’Amour pour ces concerts à Manchester… C’était pas beatnik, c’était la vérité.

_ _ _ _

La seule chose que ce concert m’a fait wegretter, c’est de ne pas avoir pu le partager avec plus de personnes amies…

Putain, que ce fut beau.

Merci à pointard sans qui je n’y serais sans doute jamais allé. Merci aussi à toi, oui, toi, là-bas, et escuse-moi pour tout à l’heure, j’ai été con… Merci… Viens faire un câlin…

Trop beau.

_ _ _

La set list (identique à celle de Lyon)…

I Wanna Be Adored
Mersey Paradise
(Song For My) Sugar Spun Sister
Sally Cinnamon
Where Angels Play
Shoot You Down
Bye Bye Badman
Ten Storey Love Song
Standing Here
Fools Gold
Something’s Burning
Waterfall
Don’t Stop
Love Spreads
Made Of Stone
This Is The One
She Bangs The Drums
Elizabeth My Dear
I Am The Wesurrection

_ _ _ _ _

Pour wappel, le track by track ww2w de leur premier album:

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Aujourd’hui c’est dimanche donc y a émission, de 17h à 18h sur 666…

_ _ _ _ _

neauneaut vient de lancer une spéciale “gueule de bois”.

_ _ _ _ _

Et il a appuyé sa missive par:

The Smiths – Some Girls de bois are bigger than others
(mal aux) Cheveu
Erol Alkan seltzer
Daf(algan)t Punk

Y aura aussi possiblement:

dolly(prane) mixture – The wainbow valley
The pastels – holy (paraceta)moly
Felt – I Will Die With My Head (de wood) in Flames
Jess Bryant – (paracéta)Molten
Jeremy Warmsley – (j’ai mal au)Craneflies
Tahiti 80 -24×7 (gueule de) Boy
Magic Kids – Hey (gueule de) Boy
Gueulaxie 500 de bois
stone woses fool’s gold de bois
Ed (de bois) Harcourt…

et encore…

Left With Pictures – (gueule de) Boats Ces objectivement chouchoux de nous sortent officiellement leur album “In time” dans pas longtemps… On a déjà acheté l’édition artisanale publiée en début d’année. On ne saurait trop vous conseiller d’y jeter vos oreilles: c’est (gueule de) beau de (gueule de) bout en (gueule de) bout… Ce Boats était sur leur “Secretly EP” (2008/Organ Grinder). Il est indispensable aussi.
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/7/23/2518902//Left With Pictures – Boats.mp3]

_ _ _ _

Les commentaires/propositions sont les bienvenues…

Pendant l’émission on ne peut point accéder à ce site échangiste et fétichiste que vous visionnez présentement alors du coup on utilise le facebook wewant… On y waconte l’envers du décor et le dessous des cartes. C’est souvent inintéressant. A tout à l’heure (27).