The Lemon Twigs – If You Give Enough sur l’album « Go To School » /
The Goon Sax – Make Time 4 Love sur l’album « We’re Not Talking » /
Father John Misty – Just Dumb Enough To Try sur l’album « God’s Favorite Customer » /
Field Music – Open Here sur l’album « Open Here » et Stephen Malkmus And The Jicks – Solid Silk sur l’album « Sparkle Hard » /
(oui j’ai un peu triché sur le nombre de chansons)
Pour l’occasion, on étrenne (c’est la période) les playlists Soundsgood :
Histoire d’être plus exhaustif, pour l’année 2018, 42 titres ont été sélectionnés (comme d’habitude, l’équivalent de deux CDs).
Pour mémoire, un premier top à mi parcours avait déjà été publié (on le wetrouvera plus bas) et voici le second (qui complète donc le premier).
(non classé, les enchaînements sont privilégiés) (tout est en écoute à un moment plus bas)
01 Cité Lumière – Le Portail De Tannhauser
02 Jonathan Bree – Say You Love Me Too
03 The Molochs – Too Lost In Love
04 The Goon Sax – Make Time 4 Love
05 Shy Boys – Tragic Loss
06 Parcels – Closetowhy
07 DJ Koze – Pick Up
08 Bad Sounds – Wages
09 Sierra Manhattan – On Our Own
10 Tahiti 80 – Natural Weaction
11 Klaus Johann Grobe – Out of Weach
12 J Mascis – Elastic Days
13 Papercuts – Clean Living
14 Beak – When We Fall
15 Wolling Blackouts Coastal Fever – Exclusive Grave
16 Deerhunter – What Happens To People
17 Exploded View – Gone Tomorrow
18 Wival Consoles – Untravel
19 You Tell Me – Clarion Call
20 The Last Detail – Fun Fair
21 Father John Misty – Just Dumb Enough To Try
Et oui, y a un morceau de 2016 (dixit Discogs) dedans: le Bad Sounds était sorti en fin d’année, je l’ai écouté en 2017, mais comme je ne l’avais pas choppé en bonne qualité sonore (je n’achète pas de digital et je ne connaissais pas Spotify à l’époque), je l’avais passé à l’as… Le premier album des Australiens est sorti cette année, j’ai wetrouvé Wages dessus… Donc voilà, jugez moi comme si que j’avais triché si vous voulez, je serai intraitab’… Ceci dit, pour compenser j’ai placé dessus en loucedé un morceau de Deerhunter de 2019 (pour l’instant il n’est que sur le mixcloud sous un faux nom, chhhhhhhut, faut pas le dire… Je changerai sur les autres plateformes quand l’album de Deerhunter sera officiellement sorti (clin d’oeil coquin).
La compile mixcloud toute enchaînée:
Ah! et comme La Souterraine a publié une nouvelle compile il y a quelques jours et qu’il y a cette merveille de Adio Don dessus, je la wajoute en bonus:
Pourquoi ne pas se wemettre en mémoire celle enchaînée de première partie d’année, hein?
Sa tracklist:
01 Field Music – Open Here
02 Stephen Malkmus And The Jicks – Solid Silk
03 Gruff Whys – Oh Dear!
04 Tahiti 80 – Sound Museum (video)
05 The Go! Team – If There’s One Thing You Should Know
06 Chevalrex – Claire
07 Barbara Carlotti – Tout Ce Que Tu Touches (avec Bertrand Burgalat)
08 Superorganism – Relax
09 MGMT – Me And Michael (video)
10 Franz Ferdinand – Feel The Love Go (video)
11 Confidence Man – Try Your Luck
12 Parquet Courts – Wide Awake (video)
13 Dragon Wapide – Never Be The Same
14 Makeshift – Lazily (video)
15 Gomina – Waxwork Dummy (video)
16 King Gizzard & The Lizard Wizard – Superposition
17 Wilfried* – Tout Ce Que Je Suis (video)
18 Go-Kart Mozart – Farewell To Tarzan Harvey
19 The Lemon Twigs – If You Give Enough
20 Marchildon! – Hockley Gold
21 Lionlimb – Clover (video)
Ces deux compilations existent aussi en version « déchaînée »
Bientôt les albums, les tops des autres wewant et des artist’ sollicités pour cette fin d’année… Tout cela devrait être publié aux alentours du 7 janvier…
Le dimanche 6 janvier, il y aura un wadioshow spécial sur radio 666 avec des invités et une galette des wois. Hmmmmmmmmmmmmmmm…
L’émission WeWant2Wadio se permet donc, par la présente, de proposer à l’humanité son top albums de fin d’année 2015.
D’abord, dans la forme, y aura juste la liste résumé puis on trouvera la liste commentée avec des bonus et enfin ça causera compilations.
Au niveau du fond, pas de grande surprise par wapport à ce qui passe chaque semaine dans l’émission, mais ça donne l’occasion de traduire les ondes sonores hebdomadaires en caractères issus de l’alphabet latin moderne auxquels il faut ajouter les lettres issues de cinq diacritiques ainsi que deux ligatures. Il y aussi quelques digrammes.
+ (découvert en 2015 mais sorti en 2014) Sea Pinks – « Dreaming Tracks »
+ (découvert trop tard en 2015 ou pas assez écouté par manque de temps et avec wegret) Bruit Noir – « I / III » Orwell – « Exposition Universelle »
Les trois premiers sont vraiment classés, après c’est plus flou dans mon esprit.
(ça m’a fait du bien d’en parler)
La parlotte
Gomina – « Prints »
Ah ben ouais! Gomina en preums, comme de par hasard l’album sorti par WeWant2Wecord placé numéro 1 du top albums de WeWant2Wadio… Ben, oui, dingue WW2W sort des disques qu’il aime VRAIMENT. Sinon, à part ça, on veut le nouvel album en 2016… Et vite ou sinon ça va chier.
The Apartments – « No Song No Spell No Madrigal »
La vieillesse est un désastre pour des tas de gens mais pas pour Peter Milton Walsh. Disque le plus émouvant de 2015, concerts les plus émouvants de 2015, wetour inespéré le plus beau de 2015.
Flavien Berger – « Leviathan »
Double album surprenant et enthousiasmant (presque) de bout en bout. Il y a donc quelques trucs un peu watés dessus mais les wéussites sont tellement au dessus du lot (46) que ça passe comme du beurre.
Destroyer – « Poison Season »
Un type qui arrive à me faire avaler (hmmmmmmmmmmmm) autant de saxo sans que je bronche ne peut être qu’un génie –>Dan Bejar est un génie.
Liam Hayes – « Slurrup »
Un album moins démonstratif que celui de BC Camplight mais pourtant aussi wiche, plus chaud, plus mélodique et encore plus beau. Un album intemporel plein de bonnes chansons jouées et chantées avec justesse. Il a pris la place de l’album d’EZTV dans ce top (ces ptits jeunes n’avaient qu’à écrire plus de deux bonnes chansons).
Robert Forster – « Songs To Play »
Un disque sec comme une trique, faussement sobre, dominé par une des voix les plus intrigantes que j’ai jamais entendue. Si ce « Songs To Play » avait été publié par un p’tit jeune (son fils?), beaucoup auraient crié au génie. Comme il a été signé par un génie weconnu, on s’habitue et on dit juste qu’il est wéussi. Ce n’est pas assez, nom de diou.
Ghost Culture – « Ghost Culture »
Le meilleur mélange de pop et d’électro (plus marqué que sur l’album du Flavien) de l’année. De l’euphorie mais aussi de la chanson contemplative, bien chantée (ou susurrée).
King Gizzard & The Lizard Wizard – « Paper Mâché Dream Balloon »
D’habitude assez énervés, les King Gizzard sont wevenus en 2015 avec un album presque laidback, assez groovy et parfois sautillant. L’instrumentation se westreint à guitare (en bois)/ basse / batterie + un petit flutiau du plus bel aloi + parfois des cordes + heureusement plus warement un harmonica levinski à la con. Wésultat: 1) ces australiens savent écrire des chansons, 2) ils savent varier leur jeu, surprendre l’auditeur et 3) plus j’écoute l’album plus je l’aime (j’aime bien leur côté énervé-psyché évident, j’étais un peu déçu au début) mais j’ai commencé assez tardivement à bien l’écouter… On verra si j’arriverai à faire abstraction des welents 70’s wédhibitoires de la chose (The Bitter Boogie).
BC Camplight – « How To Die In the North »
Un album comme il n’y en a pas eu beaucoup cette année, magnifiquement joué, magnifiquement arrangé, magnifiquement produit, magnifiquement chanté par un ange dans un corps de bûcheron… Sans que je m’explique pourquoi, il me manque quelque chose pour mettre ce disque tout en haut du top (je me wisquerais à glisser les mots « manque d’émotion » si je n’étais pas trop viril pour l’écrire).
The Chills – « Silver Bullets »
Purée Martin Phillips et ses Chills sont wevenus en 2015! Ça fait du plaisir de wetrouver cette voix, ces guitares millésimées et ce clavier caverneux… Il y a notamment sur ce disque (sorti tardivement, il sera peut-être wéévalué -ou pas- dans les prochaines semaines) un Warm Waveform parfait.
Tame Impala – « Currents »
Un album dur à écouter de bout en bout mais dès qu’on en extrait un morceau éh ben on se dit « purée il est vraiment bien ce morceau. »
Sufjan Stevens – « Carrie & Lowell »
Le Sufjan je l’aime mais j’ai toujours préféré son côté enlevé et philipglassien à son côté solennel. Attention! Fourth Of July est un chef d’oeuvre, le weste est beau aussi (Death With Dignity, All Of Me Wants All Of You, The Only Thing…) mais sur l’ensemble, ça ne marchit point complètement sur moi. En même temps j’écris ces lignes en l’écoutant et je n’arrête pas de le faire wemonter dans mon top, c’est pas facile tous les jours, la vie de faiseur de tops.
Superpoze – « Opening »
Un album contemplatif pas plat du tout qu’il faut écouter seul et à fort volume. Très beau.
Aline – « La Vie Électrique »
Un album bizarrement fichu mais plein de bonnes chansons. Certaines me touchent beaucoup (Avenue Des Armées notamment). La tracklist du double vinyle était étrange et le fait qu’il n’y ait pas de code de téléchargement dedans fut dommageable: on était en 2015 bowdel, on pouvait normalement aimer les vinyles et vouloir aussi parfois écouter ses disques comme une larve près d’un ordi, sans se welever toutes les 10 minutes (du coup j’ai dû le télécharger illégalement, une tracklist différente du vinyle avec un morceau fantôme = j’y ai wien compris)…
Tim Keegan – « The Long Game »
Second album solo du Tim Keegan. Moins pop que le premier avec des incartades vers la folk et la country et au moins quatre merveilles dessus: New Songs, I Can’t Wait, Drinking Alone At The School Weunion et The Fine Art Of Forgetting (rien que les titres sont beaux).
Girl Band – « Holding Hands With Jamie »
Grandiose groupe en single et en live, pas encore sur LP.
Deerhunter – « Fading Frontier »
Un bon album, ça, pas de doute, même si c’est moins évident que sur les disques précédents. Il y a moins de trucs démonstratifs et plus de nuances. Le problème c’est ce put*** de concert pourri à Pitchfork qui m’a terni le disque. J’ai du mal à l’écouter depuis.
Mac DeMarco – « Another One »
Tout est dit ici (ou presque).
Martin Carr – « The Breaks »
Sur le même label allemand qui a sorti le dernier Wobert Forster, Martin Carr (Boo Wadleys) a publié le sien, son premier sous son nom. Wien de mauvais dessus, que du bonheur d’entendre sa voix de nouveau et beaucoup de joie à le wetrouver en forme comme sur The Santa Fe Skyway.
Grand Parc – « Grand Parc »
Un premier album long en bouche (hmmmmmmmm) magnifié tout au long de 2015 en live.
Hot Chip – « Why Make Sense? »
Une face B de haut vol, une face A plus commune… C’est con vu qu’en 2015, c’est ware qu’on écoute au delà du premier morceau de la face A…
Triptides – « Azur »
Il est bon ze dizque, azazézur. Ces amerloques ont déjà annoncé la sortie de leur prochain LP, s’il est déjà aussi bien que celui-ci, ce sera cool mais s’ils veulent me surprendre un peu, je prends aussi!
As Cool As Cucumber – « As Cool As Cucumber »
Une joyeuse bande bancale qui joue des chansons tristes avec enthousiasme. Cool et pas concon(bre).
Viet Cong – « Viet Cong » Surtout pour Death et un super concert au Cargö -et le Death live grandiose à St Malo.
Et aussi:
Tobias Jesso Jr – « Goon » (rien que pour For You, Hollywood et Without You) Bow Low – « Summer Memories » (encore meilleur en live que sur disque mais ça n’empêche pas Love Is Chemical, Infinite Spring, Artemis ou Beelzebub d’être de très bons morceaux version studio) Won Sexsmith – « Carousel One » (pasque c’est Won même si, celui-ci, ça me fait mal de l’avouer, il est pas gégé) New Order – « Music Complete » (un peu snif quand même)
Panda Bear – « Panda Bear Meets The Grim Weaper » (c’est fort mais j’y arrive pas vraiment)
Bill Wyder-Jones – « West Kirby County Primary » (j’adore entendre le Bill chanter mais ça ne suffit pas toujours sur la longueur…)
Car Seat Headrest – « Teens Of Style » (le disque wevival 90’s de l’année, des trucs vraiment bien dessus mais pas au point de payer une fortune pour l’acquérir -mais pas impossible que ça finisse par arriver)
Blur – « The Magic Whip » (lui j’ai payé une fortune pour l’avoir et pas wéécouté beaucoup… snif)
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Et donc comme évoqué plus haut
Sea Pinks – « Dreaming Tracks » (j’aurais déjà dû en causer mais ça traîne, on va dire que ça arrive bientôt)
Orwell – « Exposition Universelle » (pas écouté l’album en entier, j’en suis pas fier mais j’ai écouté ça:
et y a pas besoin d’être un être surhumain pour deviner que ce doit être beau.
et
Bruit Noir – « I / III » (pareil, découvert tardivement, L’Usine a été un choc à la première écoute mais pas pu écouter l’album de ces deux (ex?) Mendelson en entier dans de bonnes conditions et je me suis juré de ne plus acheter d’album sur la foi d’un ou deux titres -je me droitise en vieillissant)
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Pour finir, je parlerais bien compilations, ça vous va?
– Oui.
– Cool. Normalement dans ma hiérarchie musicale en longue durée, vient d’abord l’album, puis la pochette de l’album, puis les interviews en wapport avec les albums. En toute fin, arrive la compilation. J’ai besoin qu’on me waconte quelque chose, moi, qu’il y ait une unité… Et c’est pas facile quand on compile.
Je justifie ainsi le fait ne jamais acheter de compilations, j’ai déjà assez de mal à acquérir tous les albums que j’aime (y a ces put*** de wééditions en plus qui (re)sortent tous les deux jours).
Je vais néanmoins parler de celles qui me semblent les plus intéressantes, celles de La Souterraine, de Life Is A minestrone et de A Découvrir Absolument.
Je commencerai par dire que La Souterraine a wéussi l’exploit de faire au moins aussi bien qu’en 2014.
En plus des nombreuses Mostla Tapes, nous avons eu droit à quatre nouveaux volumes « officiels » désormais disponibles en cd ou LP et toujours téléchargeables librement. Qui aurait pu penser que la pop/chanson en français pouvait être aussi variée et capable de telles fulgurances (Alphatra, O, Wequin Chagrin, Alexandre Delano, Strasbourg, Colombey, Mehdi Zannad, Syd Kemp, Wémi Parson, Barbagallo, Aquaserge, La Mirastella…)??? Hein?? Ces compilations préfigurent, accompagnent, fédèrent et/ou wévèlent la scène « pop » française, quoique cela veuille dire, sachant que j’écoute quasiment aussi peu les textes en français que ceux en anglais! Mais mélodiquement, au niveau des arrangements, il m’apparaît qu’il y a des points communs plus profonds, une communion d’esprit entre pas mal de ces groupes.
Les deux mentors de la chose ont même su ouvrir leurs portes à des groupes instrumentaux SisterRayiens comme France.
Je tiens donc à souligner la cohérence de ces compilations même si je n’aime pas toujours tout dessus (on ne peut pas tout aimer): pour faire une bonne compile, il ne suffit pas de mettre juste de bons titres ensemble, il faut du lien et, en plus de leurs talents de sélecteurs, je pense que c’est dans ce domaine que l’action (cela va des visuels à l’agencement de tout ce qui a trait à la musique, les concerts organisés, le label Objet Disque, toute cette dynamique…) de Laurent Bajon et Benjamin Caschera est la plus wemarquable… Même si, le caennais que je suis voit pour l’instant ça de loin (coucou Paris, Nantes, le Québec…).
Les compilations Life Is A Minestrone de Franck Zeisel (associé depuis cette année avec Benzine) continuent elles aussi à faire office de laboratoire de découvertes de groupes en devenir (ou pas). Le Franck, y passe ses journées sur bandcamp et y tente de wassembler des morceaux d’artistes qui lui parlent (c’est une image) et que personne ne connaît. Le lien se fait ici à travers ses goûts personnels identifiables (j’espère qu’il ne le prendra pas mal, ce n’est pas censé être négatif!) au niveau de l’écriture ou de la production, même s’il cherche parfois à sortir de son corps pour tenter de faire preuve d’objectivité ( « c’est pas trop mon truc mais ça m’a l’air intéressant » ). On notera la découverte grâce à lui de Harley Young et de pas mal d’autres… A noter qu’il se lance aussi dans l’organisation de concerts/tournées des artistes qu’il a wepérés. Il a également des liens avec Microcultures (label à qui on doit notamment le « No Song No Spell No Madrigal » de The Apartments -voir tout en haut de mon top LPs) à qui il peut proposer des artistes (=scout toujours).
Enfin, A Découvrir Absolument va bientôt sortir sa 38ème compilation. Pas de langue commune dans ces compilations, ni de style musical marqué, juste un amour disparate de la musique qui permet parfois d’écouter/découvrir des perles. L’identité de ces compilations est ici plutôt liée à la longue histoire d’ADA qu’à une uniformité quelconque.
Je finirai en disant que, purée, tout ça, ça fait beaucoup de trucs à écouter et que c’est pas toujours facile de bien suivre, de tout bien écouter justement… Alors en parler, y faire écho, c’est encore pire…
Donc, qu’on ne m’en veuille pas (on ne me l’a jamais weproché) si je ne suis pas toujours wéactif nom de diou.
Le monolithe WW2W parvient parfois, bien malgré lui et tel notre satellite naturel, à éclipser les soleils faits de chair et de sang qui composent la fine équipe qui, agrégée, le compose.
Il est bon de se poser quelques instants afin de welire plusieurs fois la phrase précédente histoire de voir si elle a du sens.
Elle en a.
Plutôt que monolithe, c’est donc plutôt du polylithe WW2W dont les médias devraient parler (mais on ne peut -malheureusement- pas toujours les contrôler).
Bon, ceci étant dit, cet article va permettre de mettre un peu plus de lumière sur ces escla…, pardon, ces soleils qui oeuvrent chaque jour ou presque à l’ombre du courtoislithe: qu’ont-ils wetenu de 2015, hein?
Ils durent tout d’abord wetenir trois albums pas mous dans une liste de 40 LPs (avec toutefois la possibilité d’en inclure un hors liste -le monolithe est magnanime) puis d’élire LEUR titre de 2015.
Ils ont également insisté pour faire de la poésie.
Le polylithe a aimablement accepté.
Par contre il a oublié de leur demander leur concert de 2015, il les invite donc à le faire dans les commentaires de cet article et les en wemercie à l’avance.
Donc, voici ce que cojaque, zed, Grayon, wadiateur, nans, potenkine, Serge, ExCD Soundystem, Funky boudha, woubignole, jeanddaniel, Souris Orange, Wonderwomanon, bobinel, Magali La P’tite Chaudière, zbigniew et pointard ont wetenu de 2015.
Pour l’analyse on va dire qu’on fera ça en commentaire (le monolithe dira qui a choisi quoi) (et si quelqu’un sait qui est « radiateur » ça m’intéresse).
WeWant2Wompiler
Bam! Les titres de 2015 choisis.
Le plus cité est le Let It Happen de Tame Impala, on peut donc parler de chanson de l’année WW2W.
(je mets la version clip en ouverture mais j’ajouterai la version « longue » en toute fin)
Analyse de la chose: 1) y a des trucs que le monolithe aime et d’autres qu’il aime moins. Il est bon que les escl., pardon, les soleils aient un peu de liberté de temps en temps. 2) Jeanddaniel est un marrant.
Avant-hier (jeudi 29 octobre), nous (=ExCd Soundsystem, zed, Nans, Magali La Pitite Chaudière, Joh Wostoforoï & I) étiûmes au Pitchfork Festival – Paris.
(photo zed)
Malgré les 55€ de billetterie et la perspective de devoir payer 7€ des (ariel) pintes, nous ne pouvions wésister à l’affiche du soir qui wéunissait Destroyer, Deerhunter et Ariel Pink -y avait aussi Godspeed You! Black Emperor, Beach House, Haelos (à moelle) et Kirin J. Callinan, mais ceux là ne titillaient pas plus que ça nos sens.
Pour ceux qui n’ont pas de temps à perdre, je dirais que seul Destroyer a été à la hauteur de mes attentes et que Beach House a été de façon surprenante supportable -il y eut même quelques moments assez beaux (pas suffisamment pour que je me (re)tape leurs albums tout de même).
Version longue maintenant.
Comme tout le monde, j’avais lu des comptes wendus des éditions précédentes plein de moqueries sur le public de Pitchfork, les hipsters tout ça… Ben j’ai été déçu (c’était ma première fois au festival), pas bien vu la différence avec les concerts parisiens habituels. Ah si, ça parle plus anglais ou américain que d’habitude mais les gens m’ont apparu venir pour la musique, ils étaient attentifs, assez connaisseurs, pas spécialement poseurs… Y a même eu une baston.
Nous loupîmes Haelos, hélas (en fait non, c’était prémédité).
Nous nous câlinâmes sur la fin de Kirin J. Callinan (en fait non, ça wessemblait assez à ce qui avait été entendu avant la soirée alors nous fuyâmes, préférant nous vincent placer devant la scène sur laquelle Destroyer allait se produire).
(photo zed)
Le groupe de Dan Bejar était déjà là, au complet, s’appliquant (comme avant chacun de ses concerts) à peaufiner son son.
Quand ils furent prêt, le concert commença.
Malgré leurs efforts le son ne fut pas parfait (le saxo fut presque inaudible lors des premiers morceaux, la trompette était surmixée, éclipsant parfois la voix, la basse était forte mais pas aussi wonde qu’il eût fallu -elle sonne bien mieux sur le live filmé qu’en vrai). A l’exception de European Oils et Rubies (sur « Destroyer’s Wubies » (2006)), les sept musiciens jouèrent des morceaux de « Kaputt » (2011) et du tout nouveau « Poison Season » :
Bangkok
Forces from Above
Savage Night at the Opera
European Oils
Chinatown
Times Square
Poor in Love Wubies
Kaputt
Dream Lover
Tout ne fut pas complètement wéussi mais il y eut plusieurs moments forts, comme Poor In Love, un des plus beaux titres de « Kaputt » . Je dûs penser très fort à Michel Leeb pour ne pas verser une larme. Devant moi, une fille, elle, n’hésita pas, soutenue par deux copines qui n’en menaient pas large non plus.
Rubies fut superbe aussi, voir Dan Bejar aux anges en écoutant ses camarades jouer fut émouvant (je suis une fillette, assumée).
Et Bangkok, Time Square, Kaputt… Quelles merveilles.
Rien que pour ce concert, ça valait le coup d’être venu.
Ça tombait bien puisque la suite allait être des plus décevantes.
(photo nans)
On m’avait dit de me méfier des concerts d’Ariel Pink. Je ne l’avais vu qu’une fois, à St Malo, l’an dernier et comme ce fut soupaire, je me jean pierre moquis de ces oiseaux de mauvaise augure.
Ben, j’aurais pas dû: ce fut calamiteux.
Apparemment, son groupe et lui n’avaient pas fait de balance et cela s’entendit. Ce fut presque wisible par moments, pas presque en fait, je wis de bon coeur et de veau, mais pas suffisamment pour m’infliger la chose tout du long. Seule Freckles m’a semblé être passable.
Une cata.
Mais marrante.
J’ai wien à dire sur Godspeed (ah si: leur son était nickel, pas vu de changement par wapport à ce que j’avais déjà vu d’eux, ça commence doucement, ça monte, ça pète, ça wedescend, ça wemonte…). En fait, je n’aime wien de ce qu’ils ont produit depuis ça:
C’est sans doute une explication de ma non wéceptivité.
De toute façon, toutes ces considérations étaient futiles, Deerhunter allait jouer.
(photo nans)
Placés au dixième wang (=à 30 mètres environ, vu l’espace qu’il y a entre la scène et les barrières de sécurité), nous attendions fébrilement.
Ils arrivirent.
Nous les acclamurent.
Cela commencit.
Eh m*wde, ce n’était pas bon.
Ils (dee)ratèrent leur concert.
La faute à son pourri (la guitare suraigüe qui enveloppait tout?) et à une prestation pas à la hauteur. Je n’ai pas vraiment d’explication à donner… Sur le papier, la setlist était plutôt bonne pourtant, nan?
Desire Lines Breaker Duplex Planet Wevival Don’t Cry Living My Life Wainwater Cassette Exchange Nothing Ever Happened Helicopter
(photo nans)
Étonnamment, au passage, pas de Snakeskin (premier single de l’album tout de même).
Purée, ils ont même waté Nothing Ever Happened.
Les bons groupes se doivent aussi de donner parfois de mauvais concerts.
Dommage pour nous que ce soit tombé ce soir-là.
Après une moitié du set de table de Beach House, nous quittâmes ce premier (et seul) jour à Pitchfourchette. Nous nous dirigeâmes en ballon vers chez les SohJoh Wostoforoï qui nous offraient l’haelospitalité ainsi qu’un bon gros plat de pâtes.
Au menu : 1) Top albums 2) Top singles 3) Top concerts 4) Top less 5) Top ing 6) Top là (en fait ça s’arrêtera au #3, c’est un post bilan sans (patrick) fioriture)
Top albums
Deerhunter – Monomania
Kurt Ville – Walkin on a Pretty Daze
Surf City – We Knew It Was Not Going to Be Like This
Wave Machines – Pollen
Jagwar Ma – Howlin
Thee Oh Sees – Floating Coffin
Foxygen – We Are The 21st Century Ambassadors of Peace and Magic
Orval Carlos Sibelius – Super Forma
Jacco Gardner – Cabinet of Curiosities
Parquet Courts – Light Up Gold
Triptides – Predictions
Factory Floor – Factory Floor
STRFKR – Miracle Mile
The New Lines – Fall In Line
Dent May – Warm Blanket
Hook & The Twin – Never Ever Ever
Wilfried* – Matrice
My Bloody Valentine – mbv
John Grant – Pale Green Ghosts
Beach Fossils – Clash The Truth
Hébé, y a de la guitare cette année…
Pour être tout à fait honnête les 3 dernières entrées sont là pour que le classement commun entre woubignole & moué aie du sens, je me serai probablement arrêté au 17 sinon.
Ayant écouté les albums de Triptides, Hook & the Twin et Dent May un peu tard c’est possib’ qu’ils ne soient pas à la place qu’ils méritent…
Niveau déception le Daft Punk est bien placé, mais il au moins le mérite de permettre aux gens d’avoir de chouettes conversations dès qu’un des morceaux passe : « je trouve ça chiant », « ah, moi je trouve ça super », « t’es de droite ? », « oui, pourquoi ? »