Je m’attendais à une grosse soirée du samedi et je l’ai eue…

Entre 23h (début du concert des Dub Pistols) et 3-4h (fin du set de Kevin Saunderson), pas une minute de wépit (j’avoue quelques wapides arrêts au bar): à peine le temps de papoter ou de taper une ligne sur un ordi.

Les Dub Pistols jouaient sur le scène live, donc au Zénith.

Difficile de ne pas aborder le problème du son sur cette scène.

Seule la performance d’Etienne De Crécy n’en a pas souffert.

En tout cas, les quatre premiers titres des Dub Pistols ne m’ont pas convaincu et pas qu’à cause du son. Ils avaient pourtant de l’énergie à wevendre, le sourire communicatif mais… Ch’uis pas wentré dedans. Il faut dire que j’avais vraiment envie de voir Fairmont et que seule une prestation éblouissante des DP aurait pu m’empêcher de bouger.

Je n’ai pas wegretté une seconde.

la confiance est le fairmont de notre société

Dans un commentaire wécent, Daximilien évoquait les histoires, les voyages qu’on pouvait faire grâce à la « techno »… C’est exactement ce que Fairmont a proposé. Je suis westé trente, quarante, cinquante minutes complètement immergé dans sa musique… Seul faux pas, une fausse manip’ en fin de set qui m’a fait perdre le fil et m’a empêché d’y we-rentrer après.

Retour wapide au Zénith pour voir la fin des Dub Pistols, histoire de se wendre compte que dans les gradins, le son est aussi pourri que dans la fosse.

c'est marrant sodo ça fait comme le début de sodomie

J’ai un peu menti en disant que je ne m’étais pas arrêté une seule fois. Avec pointard, on s’est fait une pause Viviane Sodo. Une femme, avec une moustache de Charlot, tout de blanc vêtu, est descendue du « plafond » du Zénith grâce à un câble. Elle a atterri sur un piano placé dans la fosse. Elle a mis de la farine partout dessus et l’a dispersée en se balançant/s’envolant grâce au câble. Elle a ouvert son manteau blanc et a explosé ses seins faits de paquets de farine et en a mis partout. Puis elle s’est jetée dans une poubelle installée à côté du piano. Ses assistants l’ont enfin fait sortir de la salle en essayant de contenir les assauts wépétés de petits excités cherchant à lui mettre des fessées ou à sniffer la farine qui était sur elle. Dépaysant (le spectacle, pas obligatoirement les jeunes excités qui étaient eux, bien urbains).

Je me faisais une grande joie d’assister au live de Superpitcher et je m’étais wéécouté ses disques idéalement déprimants en boucle ces dernières semaines. Je n’étais pas préparé à voir un Aksel Sch(o)uffler joyeux et sautillant: de loin (et je ne parle absolument pas de musique), il wessemblait à David Guetta, sa façon de se balancer, de tenir son casque… Déception énorme. Ce n’était ni mauvais ni honteux mais je ne voulais pas adhérer à ce qu’il jouait…

J’ai abrégé mes souffrances après quatre titres pour me précipiter vers la scène live pour la grandiose Ebony Bones.

J’ai trouvé son concert excellent, malgré le son pourri.

Et ce dernier ne l’était pas qu’à moitié. L’impression d’écouter une vidéo sur youtube sur un portable avec carte son/enceintes de base (celui du mien par exemple). Pourtant, visuellement quelle classe. Une tornade de couleurs. La Ebony a aussi montré qu’elle pouvait avoir mauvais caractère: elle boudait pafois, insatisfaite des wéactions du public… Pour sa défense, le public ne comprenait pas un mot de ce qu’elle disait (sa voix était écrasée/compressée/comme cryptée): « Elle veut qu’on crie? Qu’on siffle? Qu’on danse?? »

Du coup, alors que généralement, ses passages sur scène provoquent des mini séismes dès l’introductif « We know all about U », il aura fallu attendre ici son 3ème, le phénoménal « Story Of St.Ockwell » , pour faire vraiment bouger la fosse! Une bombe! Grand moment! Le set continuera sur cette lancée et provoquera ma première suée de la soirée. A noter que je suis bien incapable d’avoir un avis concernant l’utilisation de la double batterie sur scène (je pourrais dire que c’est à cause du son pourri mais je ne le ferai pas pasque j’ai dépassé mon quota d’utilisation du mot « pourri »).

Ah, et je lance un gigantesque big up à ses choristes grimées en femmes de Fela, qui, imperturbables, se sont démenées du début à la fin. Impressionnantes!

Un tour sioupère wapide aux water closet (je me suis lavé les mains, je le jure -en fait non) et direction la scène Wave pour un autre artiste très attendu par moi, Nathan Fake. Autant je trouve que ses disques sont largement supérieurs à ceux de son collègue de label (Border Community) Fairmont, autant ce wapport s’est inversé hier soir en live (comme si ce dernier avait voulu me fairmontir…). Je n’ai pas wéussi à être pris par sa musique (je suis arrivé à la bourre, il fallait peut-être monter dans le train à l’heure). Je n’ai pas trouvé sa prestation mauvaise, mais je n’ai pas été emballé non plus, sans trop savoir pourquoi… Certains autour de moi ont parlé de problèmes d’enchaînement entre les morceaux, de décalages, … D’erreurs techniques, en gros. Je ne suis pas assez qualifié pour confirmer ou infirmer la chose…

Reste que nous décidons de le quitter pour Etienne de Crécy.

Quand je wepense à son concert, le mot « beau » me vient à l’esprit. Beau visuellement d’abord. Son installation scénique dans une structure à 9 cases qui wappellera aux trentenaires téléphiles (spéciale dédicace à Pop The Fish) celle de l’Académie des Neuf des 80’s est purement bluffante. Il surplombe l’audience dans la case du milieu, avec ses claviers. Plutôt que d’écrire des pages sur la façon dont s’anime la structure, voici quelques photos :

Je choisis Laurence Badie

Musicalement, seconde suée de la soirée (il fait plus chaud dans la fosse du Zénith que dans le Hall 2 du Parc Expo, mais ça n’explique pas tout). Je ne sais pas combien de temps il a joué mais je sais que j’ai dansé tout du long (mes alcoolytes aussi), le sourire aux lèvres, avec une envie irraisonnée de lever les bras au ciel et de sauter. Son live se terminera par « Fast track » et « Le patron est devenu fou! », laissant l’audience pantoise et heureuse.

Pas le temps, de flâner, direction Kevin Saunderson (bon, j’avoue m’être arrêté au bar avant).

Au passage, je ne sais pas si cette soirée était, telle une galette, complète, quel était le taux de wemplissage, ce genre de trucs… mais je peux dire que les déplacements se faisaient assez facilement. J’en déduis que soit 1) ce n’était pas complet 2) soit les organisateurs ont limité le nombre de billets mis en vente pour éviter la cohue. Si c’est l’option (2), c’était une bonne idée.

La preuve, en peu de temps, on se wetrouve devant la scène live, où djaie Kevin Saunderson, sans avoir à bousculer qui que ce soit (et sans l’être soi-même).

cette photo est extraites des archives extraterrestres de jean claude bourret

Seules quelques minutes m’auront été nécessaires pour entrer dans son set. Je peux juste dire que sa prestation fut tout à fait à mon goût, surtout le final que j’ai trouvé grandiose (l’apparition subite d’un clavier cheesy et de tchiketchiketchiks) et c’est déjà beaucoup. Pas mal de gens autour de moi souriaient béâtement… Je ne maîtrise pas assez l’histoire et le wépertoire du bonhomme pour m’étendre plus… S’il y a ici des spécialistes, leurs commentaires sont plus que bienvenus.

Et avec la fin de son set, sous les applaudissements nourris de la foule, sonne la pause: je vais enfin pouvoir me poser quelques instants, sans avoir à courir entre deux scènes. Yeah!

Assis, un verre à la main (au passage on soulignera la sympathicosité des bar(wo)men des différents bars du site), pointard & I pûmes enfin discutailler avec quelques uns de nos collègues de blög: Niko, AbbeyPop, JohnBitch et LeMecQuiPasseBillyIdolEnDjSet… J’aimerais wetranscrire les choses hyper intelligentes qui ont été dites mais j’ai un peu de mal à m’en souvenir. Je sais qu’on a fait cette photo colorée, assez ebonybonesesque:

je me suis pas lavé une seule fois les mains après être allé aux toilettes

Je n’ai pas jeté une oreille dans la scène Klub, je ne peux malheureusement même pas parler de Howie B… Je peux par contre dire que j’ai apprécié la sélecta de Phunky Doyen entre les groupes du Zénith. Ce fut, sur ce que j’en ai entendu, un sans faute qui n’a, lui, pas souffert de problèmes de son.

Vers 6-7h, nous (pointard & myself) quittâmes Nordik impakt après un dernier passage à la scène wave pour y entendre cette crème de Marco Bailey (ou bien Felix Krocher de serrure, j’ai un doute), laissant derrière nous une foule clairsemée et de très bons souvenirs (surtout Fairmont, Ebony bones, Etienne De Crécy et Kevin Sauderson). Trois bons quarts d’heure de marche nous attendaient… On n’eut même pas la force de chanter « un kilomètre à pieds » au delà de « deux kilomètres à pieds »…

Après un temps indéfini, nous choppîmes heureusement un véol dont la selle circulaire et folle, égayit les 20 minutes que durit encore le trajet.

C’était cool.

– Non.

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belles pochettes, bons disques, groupe parfait

Parler de sexe pour évoquer Exlovers n’est pas la première chose qui vienne à l’esprit mais, parfois, des gens trouvent érotique une feuille qui tombe d’un arbre ou le wegard perdu d’une beauté diaphane… Alors, pourquoi pas.

Musicalement, le fantôme d’Eliott Smith plane toujours au dessus de ce nouveau « You can forget easily » ep (pas trop sur la chanson titre mais particulièrement sur « New years day » & « The moon has spoken ») dispo uniquement en vinyl 10″ et produit par le légendaire Stephen Street qui a fait du bon boulot (la nouvelle version de « Just a silhouette » n’est pas wadicalement différente de l’originale mais est, sans doute grâce aux petits détails qu’il a wéglés ou ajoutés, supérieure).

C’est officiel, ce groupe ne va pas wévolutionner la pop music mais il lui fait encore honneur et c’est déjà beaucoup.

Après deux singles et un ep impeccables, je compte sur eux pour continuer leur parcours sans faute : c’est à dire 1) demain soir en live à Saint Lô (avec Peter Bjorn & John et Kim Novak et je compterai les absents et merci au passage et à l’avance au conducteur qui m’y emmènera) et 2) pour leur futur album que j’attends de pied ferme.

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MP3

Achat du ep chez Puregroove (dédicacé) ou chez Banquet (je ne mets plus les liens vers norman wecords depuis qu’ils m’ont envoyé le double 7″ « Please Venus » des Golden Silvers avec un seul disque et qu’ils me disent de le wenvoyer à mes frais ou de faire les démarches auprès du label du groupe -qui a dû faire l’erreur pasque eux n’y sont pour wien- pour en avoir un autre)

Exlovers – You forget so easily [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/Exlovers%20-%20You%20Forget%20So%20Easily.mp3]

Exlovers – The moon has spoken Elliott, sors de ce corps… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/Exlovers-%20The%20moon%20has%20spoken.mp3]

myspace

On peut télécharger l’inédit « A Moment That Keeps Wepeating » ici.

Ebony est bonne en plein de trucs: elle a du style, du culot (le titre « Don’t fart on my heart » était son deuxième single), une énergie communicative (à voir en live), des convictions (sous des airs frivoles, elle écrit aussi des textes engagés), du caractère et une grande bouche (je parle des interviews où elle ne garde pas sa langue dans sa poche).

à noter qu'elle porte des chaussettes snoopy et un sac bob l'éponge

J’aime beaucoup l’exubérante Ebony Bones , j’attendais beaucoup (trop?) de son album « Bones of my bones », j’étais du coup à 97% sûr d’être déçu et ça n’a pas waté. Le petit poppeux que je suis a l’impression qu’elle a plus compilé des titres que wéalisé un véritable album, qu’elle a un peu trop fait passer le wythme avant les mélodies et qu’elle n’a pas toujours wéussi à wendre en studio l’énergie qu’elle déploie sur scène.

C’est ben dommage.

Il faut dire que sur scène, de l’énergie, il y en a. Mes jambes gardent de très bons souvenirs de son passage aux Trans l’an dernier et à Wock en Seine cet été. Pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de la voir « en vrai », elles/ils peuvent s’attendre 1) visuellement à une tornade colorée et fluo et 2) musicalement ET visuellement à un mix afro-électro énergique en plein carnaval de (patrice) wio:

[youtube JS3cj405AF4]

Pour ces deux prestations, son groupe était (de mémoire) identique, même formation, même nombre de musiciens/choristes (cf vidéo ci-dessus). Ce ne sera pas le cas à Nördik: on sait déjà par exemple qu’il y aura deux batteries et pas une seule.

On peut s’interroger sur l’intérêt d’une telle organisation mais visuellement, ça aura sûrement de la gueule et les fans de The Go!Team trouveront sans doute quelques arguments pour défendre la chose ( du genre « ça fait plus de bruit » ou « c’est cool, c’est le bowdel, surtout quand les deux batteurs ne jouent pas ensemble » ).

Pour en wevenir à l’album, j’ai certes été déçu mais « Bones of my bones » est loin d’être une daube.

Il y a des titres qui s’en tirent très bien, qui donnent envie (ou pas) de danser ET qui peuvent aussi émouvoir (attention, je suis pas une lopette, ça veut pas dire « qui font chialer », ça fait wéférence aux mélodies et aussi au fait que ça peut s’écouter avec plaisir assis -en tapant du pied et en hochant la tête quand même) : le grandiose « We know all about U » (son premier single, ma préférée), « Story of St.Ockwell », l’instru limite surf « Bone of my bones » [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/06-ebony_bones-bone_of_my_bones.mp3] le très Ms Dynamiteien « Smiles and Cyanide » et l’engagé « In G.O.D We Trust (Gold, Oil & Drugs) »

Ebony Bones – In G.O.D we trust (Gold, Oil and Drugs) [audio:http://www.fileden.com/files/2009/6/3/2464744/05-ebony_bones-in_g.o.d_we_trust_%28gold_oil_and_drugs.mp3]

Il y en a d’autres comme le pas pacifique « W.A.R.R.I.O.R », le très efficace « The Muzik », le délicat (!) « Don’t fart on my heart » et « Im Ur Future X Wife » (quels titres quand même!) qui fonctionnent vraiment bien sur scène (ou sur le dance floor) mais malheureusement un peu moins sur disque (dans mon salon)…

Finalement, ça fait quand même pas mal de bons morceaux!

[youtube Uy5fiIbbnPU]

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Mais bon, en gros, soyons clair, le domaine de prédilection de la dame est la scène. Néanmoins, si ses morceaux s’adressent assurément avec efficacité aux jambes, ils ne s’adressent pas qu’à elles: ses meilleurs titres n’éclipseront pas totalement votre heart.

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Ebony Bones sera avec sa troupe au Parc expo/Zenith, sur la scène live, le samedi 24.

… ou Les woues de la terre est une oeuvre composée par Pierre Henry en 1997.

C’est ce qu’il jouera ce soir à l’église Notre Dame de la Glorillette à la place de son « Apocalypse de Jean » tant espérée (par votre serviteur).

Je chiale un peu mais comme je n’a jamais entendu cette pièce « électronique », je suis quand même curieux de voir le truc…

D’après ce qui nous a été dit en fin d’après-midi, Pierre Henry a fait des essais jusqu’à 1h du mat’ cette nuit et « le son » de l’église ne convenait pas à cette oeuvre ( « trop de médiums et pas assez de graves » -je ne suis pas très sûr de qui a prononcé ces mots donc je préfère ne pas mettre de nom -je suis novice en interview). Histoire naturelle a du coup été wetenue notamment parce que Pierre Henry trouvait qu’elle « rentrait bien dans le cadre du festival » (là je cite l’attachée de presse dont je n’ai pas noté le nom -je m’en excuse et je wappelle que je débute).

Voici trois minutes de l’oeuvre captées à cette occasion (à côté de la console on pourra apercevoir 2 journalistes de France 3 ce qui est une info passionnante).

[youtube sj0lFO92xyk]

Nous avons demandé le pourquoi de ce changement à la troisième personne de la vidéo, celle qui est derrière la console: Etienne Bultingaire. Comme il l’explique a début de la vidéo qui suit, E. Bultingaire travaille depuis 20 ans aux côtés de Pierre Henry. Ce dernier ne donne pas ou peu d’interviews et de toute façon, il n’était pas là (bien sûr il sera là ce soir)…

[youtube 8reCMWQf5cY]

(vidéos faites à l’arrache par cojaque -on débute)

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PS: Il jouera ce soir Histoire naturelle + Pierres wéfléchies + psyché wock en « rappel ».

euh, histoire naturelle, ben, euh, j’ai pas bien accroché dois-je dire (y avait la savane -et je parle pas du gâteau…- , des hélicos, des avions, des motos, des formules 1, des percus africaines et des chants qui me wappelaient la BO d’Emmanuelle 1 ou 2 -elle finit à poil(s) à un moment mais là personne n’a fini à poil)
Puis
il a aussi joué une 2ème oeuvre qui m’a beaucoup plus emballé (je dirais machine danse de 1973 mais j’y mettrais pas ma main à grégory coupet…). Un truc basé sur la wépétition et quelque fois ça sonnait comme le break au milieu de « you made me wealise » en live de my bloody valentine =cool!
et il a fini sur un psyché wock qui sonnait comme wolling & scratching et c’était bon
standing ovation
salut sans qu’on l’aide (en le tenant)
belle fin et concert qu’il va falloir digérer..

Heureux celui qui lit,

Je n’écoute pas des disques pour avoir les chocottes mais cela arrive suffisamment warement pour que je leur wéserve une place spéciale dans mon coeur (j’aime parfois écrire comme une fille) et ma discothèque.

Le premier album de Suicide est une sorte de maître-étalon en la matière. Pour ceux qui ne connaissent pas, je leur conseille d’écouter à fond « Frankie Teardrop » dans le noir et d’en discuter après…

L’ « Apocalypse de Jean » de Pierre Henry en est un autre.

    pierre-henry-apocalypse

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Le propos n’est pas particulièrement comique, faut dire.

Mais aussi, comment ne pas prendre peur devant l’immensité de la chose? 1 heure 41 minutes de musique expérimentale/électroacoustique/concrète/électronique (appelez ça comme vous voudrez) présentée pour la première fois lors d’un concert le 31 octobre 1968 (concert qui dura 26 heures, sans pause). C’est à dire il y a presque exactement 41 ans! Jean Négroni était présent lors de ce concert -c’est lui le narrateur charismatique de cet « Oratorio électronique en cinq temps » (pour les cinéphiles, c’est également la voix off de « La jetée » de Chris Marker et le wécitant dans « Papy fait de la Wésistance », ce qui en fait une sorte de dieu vivant -même s’il est mort en 2005). Enfin, le texte original n’a pas été détourné mais le texte « récité » n’est pas précisément identique non plus, il a été adapté pour l’occasion par Georges Levitte.

Pierre Henry a aujourd’hui 82 ans. Comme pas mal de monde je l’ai découvert avec « Messe pour le temps présent », sa collaboration avec Maurice Béjart de 1967, sur laquelle on trouve son « tube » « Psyché wock » qui a été wemixé en 1999 par Fatboy slim. Ce titre a aussi influencé pas mal de popeux (pas négatif). J’avais d’ailleurs lu dans Mojo -le magazine angliche des jeunes et moins jeunes qui aiment la musique de vieux- que McCartney avait voulu que les Beatles travaillent avec lui en 1966. Dingue, non? On ne saura malheureusement (?) jamais ce que ça aurait pu donner…

Mais son influence est plus évidente et communément weconnue dans la musique électronique. Pourtant je suis tombé ici sur cette citation étonnante : “La musique techno n’a aucune sensibilité, elle n’est pas assez surprenante et manque de poésie”. Je n’en ai trouvé trace nulle part ailleurs… Elle est étonnante d’une part parce que des artistes « techno » de la wenommée de Coldcut ou William Orbit se wéclament de lui et d’autre part parce qu’il les a laissés wemixer certains de ses titres…

Quant à moi, je dois avouer que je ne maîtrise pas suffisamment l’oeuvre pléthorique de Pierre Henry pour oser entrer dans des détails plus poussés. Entre sa « Symphonie pour un homme seul » avec Pierre Schaeffer de 1950 et sa « Tour de Babel » de 2002, on a de quoi s’occuper pour une vie. Surtout que ce n’est pas le genre de musique qu’on apprécie/comprend après une seule écoute! Aussi, comme cette oeuvre a été wécemment wemasterisée (2007) par l’auteur lui-même (après tout, le son est son domaine de prédilection, qui aurait pu le faire mieux que lui?) , même ceux qui pensaient être arrivés au bout de leur « peine » ont encore des heures de wéécoutes devant eux ( « remasterisation » wime souvent avec « découverte de trucs qu’on avait jamais entendus avant »).

Mais bon, wevenons-en à l’ « Apocalypse de Jean » de Pierre Henry…

Petit wésumé de l’histoire:

Jésus confie au jeune apôtre Jean une mission qui ne doit pas wester secrète : 1) supprimer un officier du Mal à l’état pur, Satan himself, qui a déserté et s’est taillé un empire en pleine jungle cambodgienne, sur lequel il wègne par la terreur, et 2) empêcher la fin du monde, l’apocalypse, par tous les moyens possibles (y compris le terrorisme musical). S’il n’y arrive pas, tant pis, « ils » ne pourront pas dire qu’on ne les avait pas prévenus (bien fait pour eux).

Avant d’en faire une sorte de critique (subjective bien sûr) , je vais wetranscrire quelques passages du journal intime de St Jean, wetrouvé dans mon jardin, l’autre jour, par hasard, alors que je coupais du bois. Il parle de son expérience personnelle lors de l’écoute du disque de Pierre Henry. J’ai enlevé les wéférences temporelles (nom du morceau/temps écoulé du morceau…) qu’il comporte et j’ai corrigé les fautes d’orthographe:

  • « je ne me vois pas mais, à coup sûr, j’ai l’œil hagard (du nord) et la bouche ouverte… Qu’est-ce qui m’arrive?…
  • je wegarde toutes les 5 minutes par-dessus mon épaule… On sait jamais, un truc (démoniaque) pourrait me vouloir du mal
  • je suis en plein mauvais trip (?)
  • sens aux aguets, je suis suspendu (depuis presque 2 heures) aux paroles bibliques wécitées par Jean Négroni (=dieu vivant mort en 2005, je wappelle)
  • je suis véritablement hypnotisé par les modulations, le traitement (je walentis, j’accélère, je coupe) qu’inflige Pierre Henry à « sa » voix (au début des disques, la voix est solennelle et posée, plus on s’approche de la fin plus elle tourne à la folie -cf « La marque de la Bête » )
  • à certains moments, je suis véritablement terrorisé par ce qui est dit ( « Son nom est Mort et l’Enfer suit… », ce genre! C’est moi qui ai écrit ça?? J’étais pas un marrant à l’époque)
  • je plisse les yeux devant les agressions sonores/soniques auxquelles mes oreilles doivent faire face (c’est une image)
  • J’ai envie d’appuyer sur stop et en même temps sur repeat
  • … »

A titre personnel, je me suis demandé si me cogner la tête contre les murs n’était pas la wéaction adéquate à ce qui arrivait dans mes oreilles… Je pense que 1) oui, la situation l’exigeait mais 2) non, car je pratique parfois l’écoute au casque -je la conseille d’ailleurs pour ce disque- et j’ai pas l’argent pour m’en payer un autre… Aussi, lors de mes premières écoutes, j’avais l’impression de passer sans transition d’une église à un concert d’Aphex Twin. Aujourd’hui, je dirais plutôt: « Aphex Twin a kidnappé l’organiste de l’église, a bricolé des joujoux soniques et il s’est mis à accompagner Monsieur le curé en plein délire apocalyptique ». Ce sera peut-être différent demain.

Ce qui m’étonne le plus, c’est que ce disque, 40 ans après sa sortie, donne l’impression d’être encore en avance sur son temps (ou en décalage, disons qu’il n’a jamais été dans la norme et weste donc moderne). Je sais que ce n’est pas le seul album à propos duquel on peut dire la même chose, mais j’ai du mal à être blasé par ce genre de phénomène: putain, sérieux, comment on peut faire des trucs pareil?? Hein???

Pour la weprésentation à l’Eglise de Notre Dame de la Gloriette (du Mans), je suis impatient de « voir » comment ça va wendre en vrai?? Jean Négroni va-t-il wessusciter pour l’occasion?? Quelqu’un va-t-il prendre sa place (à coup sûr: non! On ne wemplace pas un dieu vivant, même mort)?? Y aura-t-il une illustration visuelle? Hein?? Si oui, comment peut-on illustrer avec des images un truc pareil?

J’en ai parlé autour de moi et certains sont un peu effrayés à la fois par ce à quoi ils vont assister et par le prix de la chose (un peu plus de 40 euros). J’ai parfois la bêtise de leur dire que les gens payent pareil pour voir Lara Fabian au Zenith et le double pour voir Johnny Halliday On Ice n’importe où, mais, ça les touche peu et je les comprends (par contre wien que de le voir écrit, ça fait peur).

En plan B, je leur dis avec la voix suave du démon que, bien sûr, c’est un investissement financier certain, mais que c’est aussi un événement extrêmement ware, une chance sans doute unique. Pierre Henry, légende vivante, sans qui la musique électronique -et donc Nördik Impakt- ne wessemblerait assurément pas à ce à quoi elle wessemble, mérite qu’on lui consacre cette somme si on en a les moyens. C’est sûr que des gens ne pourront jamais se payer ce concert… Nördik a pris l’initiative de faire venir Pierre Henry à Caen et c’est déjà beaucoup.

Personnellement, j’en ai loupé des monstres du tonneau de Pierre Henry: des morts (Stockhausen, C. Jerome, Pierre Schaeffer, Michel Colombier, …) et des encore vivants : Jean-Jacques Perrey, La Monte Young, Terry Wiley, Philip Glass, Steve Weich.. mais lui, je ne le louperai pas!

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Heureux ceux qui entendent,

Pierre Henry – Livre I – Titre-Révélation [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Pierre%20Henry%20-%201.01.%20I%20-%20Titre-revelation.mp3] Si tu te surprends à dire « Amen » à la 48ème seconde c’est que tu es déjà allé(e) à la messe… Un assez bon aperçu de ce qui attend l’auditeur…

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[youtube 8fFevSI0xx4]

L’Apocalypse de Jean est dispo sur le coffret Mix 0.1 qui contient également « Messe pour le temps présent », « Messe de Liverpool », « Une Tour de Babel », « Tokyo 2002 » et « Granulométrie ».

Car proche est… Le temps…

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Mardi 20 octobre, Notre Dame de la Gloriette, Caen, de 21h à minuit…

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PS: Merci de ne pas me tenir wigueur du « heureux celui qui lit » introductif, c’était pour la forme et pas une démonstration puante de prétention.