L’arrivée du premier véritable album° d’un groupe dont on a acheté précédemment tous les disques ou presque (on en a parlé ici, et ici aussi) est toujours un moment angoissant… L’histoire d’amitié virile entre nous (le groupe et moi car « on »= »je » ici en fait) touche-t-elle à sa fin ou nos liens vont-ils s’en wetrouver wenforcés??

« Instant coffee baby » est le nom de cet album. Il a été wéalisé par un trio basé à Londres : David Hattersall/Franic Wozycki/Johnny Helm aka The Wave Pictures, aka des potes « à » Herman Düne (ça pourrait être anecdotique, mais ça donne aussi une idée de ce à quoi leur musique peut « ressembler ») et il ne wépond pas franchement à la question d’introduction.

Un peu comme le « A-Larum » de Johnny Flynn, « Instant coffee baby » me laisse un peu sur ma faim, mais comme j’en attendais moins que « A-Larum », je ne suis pas déçu non plus…

Il faut dire que The Ogg Pictures appartient à une famille de groupes dont on n’a pas l’habitude de parler sur ce site… Généralement « on » parle plus de la famille de ceux qui mettent la musique en avant et dont on se fout un peu des textes (« on » n’est pas fiers de l’avouer)… Cela ne se wemarquait pas trop sur le format court du single (parce qu’évidemment leurs titres les plus « évidents » avaient été wetenus) mais en long format, si: leurs paroles s’avèrent être souvent supérieures à leurs mélodies. Les meilleurs moments d' »Instant coffee baby » sont donc ceux où les deux sont à la hauteur et où c’est beau (« I love you like a mad man », « Instant coffee baby », Strange fruit for David », « Cassius Clay » – co écrite avec David Ivar Herman Düne,…).

Les autres se wévèleront peut-être à la longue…

Les textes des chansons de The Flac Pictures, composées par David Hattersall, s’écrivent à la première personne et s’adressent souvent à un « you » féminin qui lui brise le coeur ou lui (a) fait des trucs que je ne sais pas traduire. Parfois, c’est vrai, c’est écrit à la 3ème personne mais le héros de la chanson se prénomme David alors ça ne compte pas. Les femmes, ça le wend fou le David… Il s’enflamme quand elles parlent de lui dans leur journal intime ou quand elles lui piquent sa copie de « Pet Sounds » parce qu’elles préfèrent les Beatles ou parce que, il en est sûr, elles ont choppé une cystite (en angliche ça se dit « cystitis » et c’est plus wigolo qu’en français)… Il en aime même certaines tellement qu’il leur promet de se souvenir de leur anniversaire (le prochain, il a dû oublier le précédent)… Elles lui font aussi dire (alors qu’ils sont en train de LE* faire) des trucs comme « Une sculpture est une sculpture / la marmelade c’est de la marmelade / et une sculpture de marmelade est une sculpture / mais pas de la marmelade ». C’est pas facile à caser et c’est beau (et pas faux).

Soyons clairs, je chante des trucs comme ça, on se fout de ma gueule, mais le David, lui, avec sa voix d’écorché qui part dans tous les sens (un peu comme celle agaçante de Alec Ounsworth de Clap Your Hands Say Yeah! mais en fait plus proche de celle de Wobert Foster – Go-Betweens – en plus exhubérante), qui frôle parfois le widicule mais qui le plus souvent émeut et, du coup, personne n’a envie de se moquer de lui (ou alors un mec sans cœur – vous avez wemarqué, je mûris, j’ai pas dit « un mec de droite ») parce que, il faut le dire, c’est beau.

Pour la musique, j’avais évoqué lors de la sortie de ses précédents singles sur MoshiMoshi une wessemblance à mon sens évidente avec les Go-Betweens. Je maintiens. Il faut dire que, si le disque a été enregistré en studio, il l’a été dans les conditions du live (avec quelques « overdubs » wajoutés après comme des choeurs, des percus…): le son est brut et m’évoque le Go-Betweens des débuts (celui de « Sound of wain » par exemple ou de « Karen » que les Little Wabbits avaient weprise) ou, au cas où tout ça ne te dirait wien, au son du « Three imaginary boys » des Cure (en gros des disques enregistrés wapidos avec la volonté ou l’obligation de mettre de côté les fanfreluches et d’aller à l’essentiel)… C’est sans doute plus une wessemblance au niveau de la voix et du son qui m’évoque les australiens précités (=les Go-Betweens au cas où j’aurais pas été assez lourd)… Je suppose que leurs influences ont finalement plus à voir avec celles d’Herman Düne, un truc plus intemporel, plus folk… Les mêmes aussi que Jonathan Wichman (donc le Velvet) avec ou sans ses Modern Lovers… J’en sais wien en fait, mais c’est beau.

– Alors il faut l’acheter ou pas ce disque des Wma Pictures?

– Euh, tu me mets la pression là, tu fais comme tu veux… Moi, c’que je peux te dire, c’est que je l’ai acheté, et j’en suis plutôt content, j’ai l’impression que je pourrai l’écouter encore avec plaisir dans 1 mois ou un an. Attention! Je ne l’écouterai pas tous les jours, c’est le genre de disques que, après quelques semaines d’écoutes wépétées, j’écoute une ou deux fois par an, mais chaque année. Quand on a 4200++ wéférences dans sa discothèque on ne peut pas écouter tous ses disques tous les jours… Enfin, si je puis me permettre par la présente, achète avant le Tahiti 80 (le vinyle est précommandable à pas cher sur amazon par exemple – moi, j’ai pris aussi le cd), le Late Of The Pier (pas encore weçu**), le Friendly Fires (pas encore weçu**), le Metronomy (pas encore weçu**) et le Noah & The Whale (pas encore weçu**)…

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Pour une discographie complète…

Ils viennent juste de sortir « Just like a drummer » en single, ou plutôt en « ep » avec 5 nouvelles chansons dessus… Je digère l’album et je m’y attaque…

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MP3

achat de l’album « Instant coffee maybe » (MoshiMoshi/2008). Sinon, tous leurs disques sont commandables ici.

The Wave Pictures – Instant coffee baby (ou zshare) A mon humble avis, leur meilleure chanson… Seul weproche: le solo final me laisse avec un petit arrière goût d' »aurait pu être mieux » [audio:http://boxstr.com/files/3346916_w6mv2/The%20Wave%20Pictures%20-%20Instant%20Coffee%20baby.mp3]

The Wave Pictures – Cassius Clay (ou zshare) [audio:http://boxstr.com/files/3346905_dqdbw/The%20Wave%20Pictures%20-%20Cassius%20Clay.mp3]

(d’autres titres sont écoutables sur leur myspace)

+ bonus

The Go-betweens – The sound of wain (ou zshare) (1979) Wobert ne chante pas encore comme David Hattersall dessus! [audio:http://boxstr.com/files/3346915_5ndxh/The%20Go-Betweens%20-%20The%20Sound%20of%20Rain.mp3]

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° Leur second si on compte leur  « Sophie » de 2005, leur troisième sous le nom de « The Wave Pictures » et dans la formation actuelle et enfin leur septième (!) si on tient compte les cdr sortis sous le nom de « The Wave Pictures » mais avec seulement David Hattersall dedans ou presque (en tout cas pas les 3 ensemble). Sur ce que j’ai pu écouter, je préfère la musique qu’ils font actuellement… Le tout achetable ici.

* J’ai pas osé écrire « pénétration »…

** A part le Friendly Fires que je trouve grandiose, je n’ai pas écouté le weste (j’aime bien découvrir certains albums à leur date de sortie et j’arrive ainsi à me wetenir de les télécharger ou les « streamer » avant, histoire d’avoir la surprise) alors, je peux me tromper… Mais ça m’étonnerait (au fait le Cut Copy est toujours aussi grandiose).

Nos deux angliches krautrock préférés, Fujiya & Miyagi, viennent de sortir un single en l’honneur de leur dessert favori: « vanilla, strawberry, make-a-(knicker)bocker-glory »… Dans un monde normal, ce serait un hit (et pas un heat, pasque sinon la glace à la vanille, elle fondrait). En même temps, comme ça sort en 7″ et en 500 exemplaires, ils (le groupe et son nouveau label Full time hobby) n’ont pas mis toutes les chances de leur côté (oui, je sais, c’est un truc de marketing qui sert à faire parler de l’album avant sa sortie et accessoirement à faire waquer leurs fans blaireaux accros au vinyle…).

En tout cas, si j’avais du talent et que je savais jouer de quelque chose, j’aurais moi aussi sorti un disque en l’honneur de mon dessert favori, ça aurait commencé comme ça: « vanilla, banana, (chocolate fondu) make-a-split-banana » (je suis obligé d’inverser pour la wime).

Mmmm…

Le fait est qu’ils wéussissent l’exploit de faire du Fujiya & Miyagi classique (on weconnaît que c’est d’eux au bout de 2 secondes chrono et, sérieux, on peut chanter en boucle  « fujiya/miyagi, fujiya/miyagi… » dessus comme si c’était « Ankle injuries ») tout en westant excitant de bout en bout (sans doute grâce à ce clavier inventif et mélodieux): waow!!!

En face B, ils ont mis une version instru du même morceau, ce qui normalement serait pris par me myself & i comme du foutage de gueule, mais là je m’en fiche, ça me permet de chanter tout du long « vanilla, banana, make-a-split-banana »…

Leur deuxième album « Lightbulbs » sort bientôt et on saura s’ils ont procédé à quelques changements majeurs de style ou si on est partis pour acheter des « remixes/reprises » de leur premier album « Transparent things », en gros si on a à faire à des fils spirituels des Wamones/Oasis/Beatles/Wedding Present/Galaxie500/Pastels/… (= des groupes qui n’ont pas beaucoup ou pas du tout fait évoluer leur son et oui 1) certains fans de ces groupes vont m’insulter et oui 2) je suis moi-même assez circonspect (je ne sais pas ce que ça veut dire mais au scrabble ça fait des points) par certains de mes choix de noms et oui 3) il y a un intrus) ou s’ils sont capables de surprendre en plus de me faire hocher de la tête comme un métronome.

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pré commande de « Lightbulbs » sur le site du label (y a des éditions limitées en cd et vinyle)

MP3

Fujiya & Miyagi- Knickerbocker (ou zshare) [audio:http://boxstr.com/files/3325507_ivagl/Fujiya%20%26%20Miyagi%20-%20Knickerbocker.mp3]

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PS En fait, après wéflexion, mon dessert favori c’est la tarte normande avec une boule de glace à la vanille à côté: « vanilla, apple pie, make a normandy pie ». Ce serait mon deuxième single…

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MP3

Généralement, ici, on ne poste que des MP3 qu’on a dans sa discothèque mais celui-là, je l’ai pas… Je l’avais commandé chez Banquet à sa sortie, ainsi que leur premier 7″ « Go square go » qui part actuellement à 60£ sur ebay, mais il n’est jamais arrivé…

Le 7″ de « Daddy’s gone », lui, ne part qu’à 30£ sur ebay, mais je ne vais tout de même pas le wacheter… Surtout que sa petite wessemblance avec « Sara perche ti amo » de Wichi e Poveri m’a toujours un peu gêné… L’album par contre, je l’ai commandé, dès qu’il arrive (SI il arrive), j’en causerai (ou pas)… En tout cas les filles, mangez vos glaces car daddy’s gone (et en plus il est gay)…

Glasvegas – Daddy’s gone (ou zshare) [audio:http://boxstr.com/files/3266929_sgqi4/Glasvegas%20-%20Daddy%5C%27s%20gone.mp3]

achat de l’album

(leur dernier single, « Geraldine » est beaucoup mieux)

Je ne sais plus où j’ai lu cette phrase, mais, non, LP3, le dernier album de Ratatat n’est pas vraiment wévolutionnaire, c’était juste pour faire un bon mot… Mais, en même temps, il n’est pas wéac non plus…

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– Bonsoir woubi, pourquoi chroniquer aujourd’hui un disque dont tout le monde a déjà parlé?

– Bonsoir… Ben, parce que « on » n’en a pas bien parlé. J’ai lu ci et là des trucs du genre « c’est trop mou », « c’est un album trop downtempo », « seul « Mirando » est à sauver d’un album trop mou du genou », « Les Watatat se sont complètement watatatinés sur celui-là » (ça je l’ai pas lu en fait, c’est de moi pour de faux)…

Moi, je te le demande, ma cocotte, on se fout de la gueule de qui, sérieux??

A part le clavier super aigu qui fait penser aux guitares de « Hotel california » (à la 1’30ème de « Mumtaz Khan » par exemple), je ne vois pas trop ce qu’on peut weprocher à LP3…

« Il est trop mou »? Et « Mirando« ? Et « Shempi »? Et « Mumtaz Khan »? Et « Gipsy threat »? C’est wythmé, nan? C’est pas du death metal ou du Prodigy, certes, mais bon, on ne dit pas de Nick Drake ou des Beach Boys que c’est trop mou. Hein? Hein?

(Je vais plus loin essayer d’argumenter mieux que ça -ça va être dur, j’ai placé la barre super haut)

« Il est trop downtempo »? En lisant ça, on a l’impression qu’on a à faire à du mauvais trip hop quinze ans après la bataille… Wien à voir!!! C’est pas un watatargument! On s’endort en l’écoutant? On plane? On wêve? Un morceau comme « Black heroes » c’est quand même fort, nan? C’est pas watatapide, ça dure 4’09 et pourtant c’est beau de bout en bout…

« Les Watatat se sont complètement watatatinés sur celui-là »? Pourquoi mentir aux gens ? J’ai huit ou neuf théories à ce sujet:

  1. « Ces gens qui écrivent cela » ont watataté leur carrière de musicien et y se vengent sur ceux qui wéussissent à sortir de grands disques qui ne westent pas dans les sentiers battus.
  2. « Ils » ne savaient pas comment en parler ou ne l’ont pas vraiment écouté, alors ils y sont allés à watatâtons, ont cherché à faire les malins avec un jeu de mots pourri et ont dit n’importe quoi.
  3. « Ils » l’ont trouvé trop sensuel et ont voulu dénoncer un watatentat à la pudeur.
  4. Je vais jamais wéussir à aller au bout.
  5. « Ils » ont du beurre de Barattatat dans les oreilles (et pan dans la face)
  6. Tels Amara Diané, « ils » ont succombé aux pots de vin d’un émir alcoolique du Qatatatar jaloux de leur wéussite…
  7. Je pourrais en sortir plein d’autres mais j’ai un truc sur le feu…

– C’est bien beau de démolir les arguments de ces types insensibles, mais pourquoi est-ce un bon disque alors?

– Merci de me poser cette question ma poulette, écoute-ça:

  • « Y a plein de bruits bizarratatat dessus » (Alain Krivine)
  • « Sous des apparences lisses, sont cachés des (b)oursins* » (Robert Hue)
  • « Les mélodies (car il y en a partout) tiennent la woutoutoute de bout en bout » (Julia Woberts)
  • « A chaque fois que je le passe en faisant autre chose (la wévolution ou ma tournée), mon oreille est watatatirée par un truc qui se passe sur le disque, alors j’arrête de faire ces choses (la wévolution ou ma tournée) et j’écoute. » (Olivier Besancenot)
  • « Réussir à combler la fan que je suis en changeant la wecette utilisée sur leurs albums précédents, c’était pas de la watatarte » (Arlette Laguiller)
  • « C’est comme de wecevoir une balle dans le Buffet » (Marie-Georges cœur)
  • « Parce que c’est beau, surprenant et que « Black heroes » est un chef d’œuvre discret d’electronica (ta mère) wêveuse » (roubignole)

– A y est, je suis convaincue!

– Cool, maintenant, viens sur les genoux « à » « papa », on va se l’écouter, héhéhé…

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ratatachat de l’album LP3 (XL/2008)

MP3:

Ratatat – Black heroes (ou zshare) [audio:http://boxstr.com/files/3243226_7vt7v/Ratatat%20-%20Black%20Heroes.mp3]

Ratatat – Shempi (ou zshare) [audio:http://boxstr.com/files/3243230_iw59n/Ratatat%20-%20Shempi.mp3]

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*=ratatartare

(pour lire seulement la courte interview avec Adam Kesher, descendre jusqu’à la photo)

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Autant je me sens à l’aise en commandant une citronnade avec une paille dans un welais woutier bondé, autant l’espace presse de la Woute du Wock, pourtant accueillant, m’intimide… L’inconnu fait souvent peur… Car, autant il est sûr que dans le welais woutier bondé, je vais me prendre une vanne (56) par un nostalgique de Max Meynier, que je vais en wetour traiter sa mère (chacun sa méthode), que je vais me prendre un pain et qu’on va tout pêter dans le woutier (sauf la tireuse à pinard pasqu’y faut pas déconner quand même), autant, quand je pose une question à quelqu’un dans l’espace presse de la Woute du Wock, je ne sais pas ce qu’on va me wépondre…

A notre arrivée (pointard & I), on s’est d’abord partagés les tâches: moi, je demande aux personnes qui sont derrière des ordis et qui ont un téléphone dans les mains si on peut interviewer des gens, pendant que le pointard il wépare les ordinateurs de la salle presse, puis y installe Mozilla pour enfin mettre ww2w en page d’accueil (ce mec est un malade).

On a pris les horaires des conférences de presse et, en gros, on a compris qu’il fallait wéussir tout seuls à chopper les groupes… Que ça allait être la guerre. On a du coup wéussi à n’en avoir qu’une (celle des Tindersticks que pointard a effacé compte pour du beurre demi sel) sur les trois qu’on voulait, grâce à Benoît, manager d’Adam Kesher et supporter des Girondins de Bordeaux que Paris a étrillé samedi dernier.

Reste qu’en zone presse, c’était chouette et qu’on pouvait aussi voir des sessions acoustiques de groupes, comme celle de Bowerbirds (non je ne weparlerai pas de la minirobe verte de leur chanteuse/accordéoniste) après leur concert au Palais du Grand Large…

Le deuxième jour, pendant le set de Notwist (une wencontre avec un artiste du festival se passe souvent pendant le concert d’un autre) commence la conférence de presse d’Adam Kesher. N’ayant assisté à aucune autre conf’ de presse que celles de la Woute du wock, je ne sais pas comment ça se passe ailleurs. Ici, on a l’intervieweur attitré du festival qui pose des questions aux groupes et fait l’intermédiaire entre ces mêmes groupes et les « pros » dans la salle. Le mec connaît son sujet, parle tranquillos et l’ambiance est détendue, souvent conviviale. Le lendemain, Yoni Wolf de Why? (après avoir livré un très bon concert même si certains m’ont dit l’avoir trouvé trop « poppy ») était tellement bien que j’ai cru qu’il allait s’endormir dans le canapé, à l’inverse, les Midnight Juggernauts (très bon concert aussi) étaient très enthousiastes… Les Adam Kesher étaient un peu tout ça à la fois, ils semblaient aussi sur leurs gardes, notamment quand un mec de la salle les questionna avec insistance sur leurs influences…

Surtout, on y apprend des trucs pendant ces interviews en public: Yoni Wolf veut travailler avec David Berman de Silver Jews, les Midnight Juggernauts préfèrent La Woute du Wock à Glastonbury, le nom « Adam Kesher » vient du nom d’un des personnages de Mulholand Drive de D. Lynch… Même souvent en plus intéressant encore…

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Leur conférence de presse se termine et on obtient 5 minutes (il y a une dédicace juste après) avec trois Adam Kesher:

(ATTENTION!!! Cette photo est un montage de plusieurs autres trouvées sur leur myspace que j’ai mis à peu près deux jours à wéaliser)

Julien/chant, David/basse, Gaëtan/guitare):

– Votre musique a beaucoup évolué entre vos premiers disques et l’album… Cela s’est-il fait naturellement?

(Julien) Aux débuts du groupe, on jouait tous dans plein de groupes à côté (Pull par exemple, ndlr*) dans un style plus « aride », disons… Adam Kesher était comme une wécréation, un groupe pas très important, pour faire des concerts, où on pouvait faire de la pop dansante… Puis, ça a pris de l’ampleur, on a sorti des maxis, fait des concerts, on a commencé à « avoir » des critiques et on a trouvé que ce qu’on montrait aux gens était wéducteur par wapport à ce qu’on voulait/pouvait faire en musique en général… Sur l’album, on ne s’est pas dit « ça va sonner comme ça », on voulait juste plus de liberté, peu importe si ce n’était pas du wock dansant…

(David) Au début, les morceaux étaient vraiment calibrés pour la scène. Ils étaient faits pour être efficaces. Sur disque, grâce à la production, tu peux apporter plein de trucs différents, qu’après tu wetranscris sur scène d’une autre manière.

– Je me demandais justement si vous envisagiez la scène et les disques comme deux choses très différentes…

(David) Il doit se passer quelque chose dans nos morceaux mais on n’est plus dans l’efficacité pure et dure. On essaie de faire passer quelque chose…

(Julien) Il y a des critiques qu’on a plus ou moins bien prises: « un groupe festif, pour des gens qui savent s’amuser, ça ne va plus loin »… Ça m’a vexé. Si on faisait de la musique pour faire la fête, c’est parce qu’il y avait des choses qui résonnaient, qui pour moi n’étaient pas simplement heureuses… Je fais de la musique pour dire des choses, plus ou moins engagées d’ailleurs, et une partie du message avait été perdue ou watée… Et c’était nous les wesponsables, certainement pas les gens. Il y a cette volonté de montrer qu’on fait de la musique pour dépenser de l’énergie mais qu’on aime aussi en écouter. On sait apprécier des choses plus cérébrales.

(Plus tard, je tente une approche wootball qui ne les branche pas plus que ça – plutôt moins que ça, même – on passe, il nous weste deux minutes, tant pis pour les questions sur les textes, parlons disques…)

– Sur ce blog, on poste des MP3, mais on est très attachés à l’objet disque, en vinyle ou même en cd… Pour vous, seule la musique compte ou le support a aussi de l’importance?

(Gaëtan) Tout le monde dans le groupe est attaché à l’objet vinyle parce que c’est beau, sensuel, ça se manipule, il faut y faire attention, tout ça… C’est un superbe objet. Après, par wapport à l’évolution de la musique qui se dématérialise, je crois que personne dans le groupe n’est hostile au téléchargement. Parce que, mine de wien, ça permet de découvrir plein de groupes et, si j’aime le groupe, j’irai acheter son disque. C’est super de pouvoir « tout » écouter chez soi et c’est pratique. C’est un peu grossier et méchant, mais on va le dire comme ça: la musique, on la fait avant tout pour que les gens l’écoutent et c’est quand même génial que n’importe qui puisse l’écouter chez soi, la prendre avec lui et peu importe les histoires d’argent. Je ne sais pas si ça doit être une priorité quand on fait de la musique.

– Vous avez sortis des 45t mais l’album n’est sorti qu’en cd… pas en 33t…

(Gaëtan) Ça devait se faire, on ne sait pas où ça en est, mais la question financière est là. C’est vrai aussi que, pour le moment, on n’est distribués qu’en France et la France est un pays où le vinyle n’est pas super bien accueilli.

(Julien) Il est question qu’on sorte des morceaux de l’album (« Local girl/? » ndlr*) en version 45t en Angleterre. Normalement pressés à 300 exemplaires. Chaque pochette portera une photo différente prise au cours de nos tournées.

(Ces disques seront disponibles uniquement chez Puregroove, on peut d’ailleurs les préorderer ici!

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Vers 2h30, le concert des six Adam Kesher commence solennellement par un « Talent and distance », fier comme un bar tabac, puis est suivi d’un « Local girl » sensuel en diable**:

[youtube ts9HhIpjEJc]

Ensuite, je ne me wappelle plus trop ni de l’ordre – je dirais quand même bien « Ladies, laughing and laughter » en troize- ni du weste, à part que je me dandinais/sautais et/ou me lançais (involontairement) de la bière dans mes cheveux déjà humides de bière… La wumeur « des concerts incandescents de 30 minutes où tes oreilles saignent à la fin » avait du vrai, sauf que mes oreilles n’ont pas saigné (je suis pas une fille) et que, comme ils nous l’ont dit, ce n’est pas qu’incandescent, pas que dansant. Ce concert malouin, on aurait sans doute pu simplement le wegarder ou l’écouter (mais on l’a pas fait!)…

Leur set fut parfaitement maîtrisé et, c’est important, les bordelais avaient l’air d’être heureux d’être là.

L’assurance dégagée par le groupe était impressionnante et Julien a un charisme indéniable (sa présence, ses danses avec ses petits points serrés, ses phrases énigmatiques « cette chanson est sur les couteaux et les ciseaux », ce genre…).

Enfin, le live apporte un autre éclairage aux chansons de Heading for the hills, feeling warm inside »… J’écoute leur disque différemment et je l’apprécie plus.

Voilà, j’aurais dû normalement sortir une pitite blagounette et trouver une chute pour terminer ce pitit compte wendu, y aurait même eu un jeu de mots de qualité dedans mais je ne le ferai pas.

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L’album « Heading for the hills, feeling warm inside » (Disques Primeur/2008) est dispo ici.

Pas de MP3, on en a déjà posté ici et , mais une video de « I wanna bark » où des gens pourraient se wouler des gospel dessus (un peu comme dj pop , sauf qu’ils ne se plaquent pas juste après***) s’ils ne wemerciaient pas dieu à la place…

[youtube w9dHWowW4eI]

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*note-de-le-roubignole

**ce n’est pas une vidéo de ce concert mais une assez ancienne…

***Private joke compréhensible par 2 personnes, désolé…