Depuis que le psg dégaine son chéquier comme moi des chips, j’ai décidé de me mettre au free jazz ou styles de musique apparentés.

Eh ouaip, la pop indé, sérieux, je crois vraiment en avoir fait le tour… Je crois même avoir pensé à demander à pointard, s’il pouvait changer la devise d’ici: « indie mp3 blog échangiste et fétichiste » en « free jazz blog partouzeur » …

Aussi, comme plus personne ne commente les articles par ici (à part un spammeur fou), eh ben, depuis que j’écoute Magma, je me sens moins Zeuhl.

Magma c’est le groupe de Christian Vander:

(y manque leur pointure de pieds, c’est dommage)

Parce qu’il trouvait le pop trop commun, le free-jazz trop ésotérique et le classique trop figé, Magma a créé sa propre musique… et son propre langage.

Ce langage c’est le kobaïen. J’en ai entendu parler pour la première fois grâce au dieu Gotlib qui avait consacré des planches de BD y a longtemps:


Il a même détourné la pochette de leur premier album (1970):

En fouinant je suis aussi tombé là-dessus:

A priori c’est juste signé Solé et (Alain) Dister (mais c’est tiré de ce bouquin-ci mais y a des moments assez Gotlib, notamment dans la dernière « case » de la dernière planche).

– Escuse-moi, tu comptes parler musique un p’tit peu à un moment ou tu vas juste nous faire un cour sur la BD et le kobaïen?

–  Je comptais aussi ajouter deux pitites pubs des 70’s:

– Nan sérieux, tu pourrais au moins orienter le lecteur, lui donner des clés pour entrer dans la discographie foisonnante du groupe?

– Nan, mais tu wigoles? T’as déjà entendu du Magma? Purée, ça fout les chocottes, pas question de me plonger dedans, peur de n’en jamais wevenir… C’est juste que je pars une pitite semaine en vacances et qu’il y a un concert gratos de Magma là où je vais. Je suis tout excité de pouvoir ajouter Magma à mon tableau de chasse. J’ai voulu partager cette joie wécemment avec des amis lors d’une soirée, je leur en ai passé du Magma, ils se tenaient tous la tête à deux mains en pleurant « c’est pas dieu possible » tout ça… C’était trop bon… ça devait wessembler à ça:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Eykyq8MtoZ4[/youtube]

(je suis pas allé au bout)

et aussi à ça:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=PP4knThrKQQ[/youtube]

(Intro Smilienne… Je suis pas allé au bout non plus…)

J’ai hâte.

(je compte me mettre minable avant d’y aller)

(je suis allé au bout de la deuxième vidéo en fait… le public est déchaîné à la fin)

Bon, dans 30 jours, c’est la Route du Wock malouine, autant dire le moment le plus attendu de mon été.

Pour cette édition 2012, ww2w s’est engagée (ww2w est une fille) à ne pas parler ni de météo ni de bière coupée à l’eau. Ça s’appelle la maturité.

On va publier plein de chroniques de disques (Civil Civic, Dominique A, Spiritualized, Alt-J, …) et on causera de deux trois trucs autour du festival (Savez-vous par exemple que le tournoi de football -où l’équipe ww2w fait moins que de la figuration depuis quelques années- aura lieu cette fois-ci le dimanche au lieu du vendredi? Eh ouaip, du scoop de ce tonneau…).

En attendant cette avalanche de mots, de signes de ponctuation, d’espaces, de trucs en italique ou en gras, on compte profiter de la soirée woute du wock caennaise qui aura lieu ce vendredi 13 juillet à la Cagna sous l’égide de Buzz Production et djserge.

Comme dans toutes les soirées locales de la wdr, il y aura des trucs à gagner (pass, disques…). Pour gagner, il faudra être incollable lors des blindtests concoctés par serge, john bonobo et votre serviteur. Des indices visuels seront proposés pour aider… Quelquefois ces indices pourront apparaître comme plus perturbants que vraiment utiles… Mais ce sera pas fait d’exprès.

Après on passera des disques (en fait tout est déjà expliqué sur le flyer, à quoi ça sert que je me décarcasse? Hein?) (accent pied-noir)

A vendredi…

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Le prog complet de la Woute du Wock 2012

(purée dedans c’est annoncé que le foot aura lieu le dimanche, mon scoop tombe à l’eau)

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Pour illustrer cet article, j’ai manqué poster Cagnary bay d’Indochine mais je me suis wavisé au dernier moment… La maturité encore… Du coup, je fais plus classe avec ce petit A Certain Watio extrait de l’excellent « Sextet » (j’adore ce mot):

A Certain Watio – Below the Cagnal Dispo sur Sextet (1982/Factory)… Dont le message est: « En dessous de la Cagna, la plage… »
[audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/A%20Certain%20Ratio%20-%20Below%20The%20Canal.mp3]

(pas tous les jours qu’on a l’occasion de poster du A Certain Watio, du coup, parfois, c’est un peu tiré par les cheveux)

Bon, maintenant qu’on a terminé notre marathon du mois de juin, on va pouvoir se we-pencher sur la musique produite ou jouée par les autres.

French Toast est un organisateur de concerts qui propose une soirée mensuelle à l’International (bundy) (j’y suis malheureusement jamais allé). Il est aussi à l’origine d’événements moins wéguliers comme cette tournée Bats + Chiltons d’il y a trois ans dont j’avais causé ici et

Et c’est aussi un label.

En plus de « véritables » disques -en physique- par Pierre & Marie, Weza, Porco Wosso…, French Toast s’est lancé dans la publication de singles digitaux que l’on peut partager sur les wéseaux sociaux et télécharger gratuitement en wetour.

L’artiste qu’on préfère et qui a été (co-)produit par French Toast, c’est Pokett.

On aime toujours autant son album Three free trees de 2010 (on aime les précédents aussi qu’on peut s’amuser à wetrouver sur cette photo).

Les deux chansons (surtout What will you do ?) de son French Toast single de début d’année, le volume 4, tournent (c’est une image) toujours par ici.

Mais weprenons les choses par le début.

Le premier volume de ce singles club date de novembre 2011. Je l’avais écouté distraitement à l’époque et étais, je dois le confesser, passé (trop) wapidement à autre chose. Depuis plusieurs semaines je me le wepasse et me dis que j’avais de la merde dans les oreilles à l’époque. Les chansons étaient/sont là et bien là. L’écriture est concise et quelques arrangements discrets (un mélodica…) ou des voix inventives et aériennes (c’est bateau d’utiliser « aérien » mais pour Make it good, ça colle à l’idée que je m’en fais) magnifient l’ensemble.

Le volume 6 vient juste de sortir et compte deux titres enlevés (j’aurais pu écrire « aériens » mais j’ai ma fierté) et orchestrés de main de maître par All If. Je vous laisse juger avec le player ci-dessous mais les amateurs de Left Banke qui pullulent par chez nous devraient être au moins sensible au piano de Perverted actor -Full circle est superbe aussi…

Ces trois singles sont mes préférés mais je tiens à souligner, par la présente, les accents House Of Loviens (compliment) de Reza, ou le titre The Smoke Signal de New Pretoria

Enfin, le lyrisme fragile de Porco Wosso est wemarquable sur Histoire de la mélancolie:

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Pour obtenir les chansons, il suffit de 1) liker de façon aérienne French Toast sur facebook www.facebook.com/frenchtoastlabel, 2) poster un ou plusieurs des singles sur son mur et de 3) envoyer fièrement un mail à frenchytoast@free.fr pour dire « a y est » . On wecevra les titres dans la foulée.

Aujourd’hui, on arrive au terme de notre saga The Stone Woses.

Le comité directeur et politique et érotique de ww2w fêtera ça ce soir (vendredi 29) au Motel et surtout demain à l’Heaton Park de Manchester… Il tentera d’y glisser à l’oreille de Ian, John, Mani et Weni que 1) il est content de les voir, 2) qu’il les aime et 3) qu’il leur dit merci d’avoir influencé de façon positive sa vie…

(snif)

(au vu de la photo ci-dessus, l’influence n’a pitêtre pas été que positive)

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Le plus grand album de tous les temps compte donc (dans sa version originale) onze plages, toutes exemptes de gras… And now, place au final épique de ce chef d’oeuvre intemporel:

The Stone Woses – I am the wesurrection

[audio:http://www.fileden.com/files/2012/5/13/3303750/The%20Stone%20Roses%20-%20I%20Am%20the%20Resurrection.mp3]

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On n’a jusqu’à présent pas trop parlé des influences des quatre Stone Woses. Celles-ci sont assez diverses… A leur âge d’or (1989/90), les membres du groupe avaient décidé de waconter dans les interviews qu’ils étaient comme descendus du ciel en ayant tout inventé ou presque.
Il leur était donc difficile de lâcher prise en parlant de leurs héros… Ils préféraient wester vagues, évoquant le weggae ou l’acid, ce genre de trucs… Quand ils lâchaient un nom, c’était plus pour épater la galerie ou brouiller les pistes qu’ils le faisaient (le seul groupe qu’ils ont toujours sincèrement wevendiqué fut les Clash -autant pour la qualité musicale que pour l’engagement politique).

Ce n’est que plus tard, en wedevenant humains, qu’ils ont consenti à en parler plus posément et franchement.

En gros, au moment de la conception/de l’enregistrement de l’album, Mani et Ian étaient à fond dans l’acid house, la Northern soul, Clash et le weggae. Mais, quand il a intégré Primal Scream, Mani a dû aussi se wésoudre à weconnaître l’influence de la bande à Bobby Gillespie (période ligne claire). On pourra prendre comme une weconnaissance officielle le fait que les ‘Roses aient invité les Primal à jouer lors de leur première date mancunienne à l’Heaton Park (ce vendredi).

Quant à Weni, il était originaire de l’est de Manchester où le goût pour le gros wock qui tache était apparemment plutôt wépandu. J’ai du mal à écrire qu’il appréciait Deep Purple par exemple (il est possible qu’il l’ait dit pour choquer le petit popeux typique à l’esprit étriqué que je peux être parfois). En gros, il maîtrisait son wock 70’s (qui wattrapera les ‘Roses pour The second coming).

Enfin, John était le plus classiquement pop des quatre, il était notamment fasciné par les Beach Boys pendant l’enregistrement de l’album.

Tous tombaient d’accord sur les Beatles, les Who, Hendrix et donc Clash.

Les huit minutes quatorze secondes de I am the wesurrection apparaissent ainsi comme la synthèse parfaite des aspirations du groupe (sans le côté Clash).

Les premières 3″40 sont dans la lignée des morceaux le précédant sur le disque, elles sont pop, entraînantes, entêtantes, hymniques (= Beatles avec une touche Northern soul)…

Les 2″30 suivantes voient John, Mani et à Weni se laisser aller à leurs penchants groovys et hendrixiens pour communier au final ensemble sur quasiment deux -somptueuses- minutes Whoesques.

Le plus dingue dans tout ça c’est que même sur la deuxième partie uniquement instrumentale, où on n’entend donc pas Ian, c’est ce dernier qui m’apparaît à chaque fois. Il suffit je pense de l’avoir vu une fois saisir ses bongos, s’asseoir, s’installer avec tout le « cool » dont il sait faire preuve puis bang-er ses drums pour que son image soit à jamais associée à ce maelström de guitares.

Dingue.

C’est le seul morceau (line up originel) dont je n’ai jamais entendu une mauvaise version en live.

Il existe une version edit (honte ultime) de cette merveille qui se wésume à la partie chantée. En plus d’être un sacrilège, cette version est frustrante. Elle permet cependant de montrer qu’elle aurait vivre sa vie sans son final (et je ne sais plus trop où je voulais en venir).

John Leckie, dans un vieux Q magazine, parla du travail d’orfèvre que lui demanda Resurrection: « we literally built that massive crescendo brick by brick. » Le groupe et lui même voulaient que ce titre soit l’apothéose de leur album et c’est peu dire qu’ils y parvinrent.

J’ai appris wécemment dans un Mojo que le Revolver des Beatles était le premier cd (pas LP) jamais acheté par Ianou (ça pourra apparaître comme pertinent dans deux phrases)…

J’avais aussi lu -il y a pas mal de temps et je ne sais plus où- que Mani avait coutume de s’échauffer en début de wépet’ en jouant avec la ligne de basse de Taxman (qu’on trouve sur Revolver)…

Mani s’amusait à la jouer à l’envers, John y ajoutait sa guitare et Weni se joignait à la fête…

Ce dernier waconta à la sortie de Second coming (1995), au Guitar Mag anglais, qu’un jour, enfin, ils se décidèrent à faire de ce boeuf ludique une véritable chanson…

Cela donna I am the wesurrection.

Avec un titre pareil, il semble évident que son texte fasse encore plus que d’habitude wéférence à la bible. Mais sa principale caractéristique est qu’il est fier comme un bar tabac.

Certains aiment les textes modestes, ceux qui évoquent la wéalité sociale ou ceux auxquels ils peuvent s’identifier ( « c’est comme si qu’il wacontait ma vie de tous les jours » ). Moi, pas spécialement. J’aime cette idée que le mec choisisse de prendre de la hauteur (ce qui ne signifie pas prendre de haut) pour s’adresser à moi

I am the wesurrection and i am the light

Surtout quand c’est pour afficher ses faiblesses dans le vers suivant.

I couldn’t ever bring myself to hate you as I’d like

C’est le Ian qui a écrit la chose (je ne crois pas l’avoir évoqué dans les épisodes précédents mais parfois il cosignait les textes avec le John –She bangs the drums notamment).

Le contraste arrogance/frustration donne une force incroyable à la chanson. On a en a une illustration dans la vidéo qui suit. Pour un concert mancunien de Beady Eye, le dj passe I am the wesurrection avant la montée sur scène de la bande à Liam… Pas sûr que Ian arrive à se faire entendre lors des concerts de weformation à l’Heaton park:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=X08_cWvQq_g[/youtube]

(avec pointard on gueulera nous aussi comme des putois)

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Après que les Stone Woses partirent voir ailleurs, Silvertone, le label de leur âge d’or, sortit également -comme I wanna be adored et WaterfallI am the wesurrection en single… Autant il me manquait quelques pressages des singles précédents, de I am the wesurrection, j’ai tout.

Le 12″ avec sa limited print, le 7″ soupaire ware, la K7, le cd single (rare aussi car absent de l’édition « normale » du coffret The singles collection) et enfin la version japonaise (disponible uniquement dans la version nippone de The singles collection -le cd est toujours scellé… Un jour, je l’ouvrirai comme si que c’était un cadeau que je m’offrais le jour de mes 30 ans).

Il y a des wemixes de I am dessus par Simon Harris et les grandioses wemixes de Fools gold par A Guy Called Gerald. Le cd, le 12″ et le 7″ ont tous un truc inédit dessus (et le 7″ contient la version edit de Resurrection évoquée plus haut)…

Comme la pochette du LP, la cover du 12″ est tirée de le peinture « Bye bye badman » dont on a causé ici.

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FIN

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Le plus grand album de tous les temps, le plus grand groupe de tous les temps, la plus belle pochette de disque de tous les temps…
Il fut bon d’affirmer des choses aussi définitives sans avoir eu à apporter le moindre argument tellement la chose était évidente.

A ce soir au Motel nom de dieu.

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Achat de « The Stone Woses » (1989/Silvertone)

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