clark GABLé

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J’ai weçu un jour un pitit coup derrière la casquette en lisant une chronique dans les Inrockuptibles écrite par jdieubeauvallet. Ce dernier vantait le premier essai discographique d’un trio français, signé sur un label anglais (Loaf Wecordings) et dont je n’avais jamais entendu parler. Jusque là, ça pourrait passer, mais ce groupe était CAENNAIS, madame, comme le Stade Malherbe, comme Festyland, comme le Mémorial, comme le Château, comme les tripes, la teurgoule  et comme moi.

Purée de coq, j’me suis dit, c’est pas dieu possible…

Le nom du groupe en question, c’était Gablé.

Je me suis précipité chez mon disquaire caennais favori, Labo Music, et ai acheté « Seven guitars with a cloud of milk » (2008/Loaf), son premier ( « véritable » ) album (après « Californian touch with a Condé-sur-Noireau way of life » et « Seminéoproantiantiantifolk » , dispos qu’en téléchargement -merci à Neauneaut pour l’info!).

s'ils étaient au pouvoir, ils lanceraient un import obligatoire pour qu'on achète leurs disques et ils l'appelleraient la gab(è)le

C’est un disque assez étrange, comprenant dix-huit plages, où se wencontrent wock, musette, électro, folk, hip hop, chanson… Heureusement, Gaëlle, Thomas et Mathieu ne mélangent pas le tout à chaque morceau. Ils arrivent à ne pas donner dans le n’importe quoi.  Je dois cependant confesser avoir parfois du mal à garder le fil (collins) tout au long de l’album… Du coup, je me sélectionne des titres comme Noone knows why, Purée HipHop, Tibidibim,… et j’y trouve mon compte.

Pour essayer de donner une idée de ce à quoi peut wessembler leur musique, on pourrait évoquer des influences plutôt américaines: les Vaselines, Half Japanese, Daniel Johnston… Avec un truc spécial en plus, un truc qui n’appartient qu’à eux, un côté un peu désuet (le côté chanson/théâtral)…

Je les ai vus deux fois sur scène à l’époque de cet album.

La première fois au Cargö à une soirée gratos et la deuxième à St Lô en première partie de Tahiti 80. Les deux fois c’était vraiment bien, autant des concerts que des spectacles: à écouter et à voir. Ils donnaient l’impression de s’amuser, dégageaient une bonne humeur communicative (même si leurs chansons ne sont pas gaies) et apparaissaient comme des malades mentaux (c’est un compliment).

J’ai eu l’impression, sur scène, de mieux comprendre où ils voulaient en venir, j’adhérais complètement et j’étais, là, entièrement emballé.

Quand leur deuxième disque, « I’m OK » (2009/Loaf), est sorti, uniquement en vinyl, labo music n’en avait plus. Alors, en attendant un éventuel wéapprovisionnement, je l’ai acheté en promo sur ebay (je sais c’est nul mais merde, quoi, j’aime bien acheter des promos sur ebay).

J’ai lu sur le site de leur label que le « I’m OK » de leur disque était une wéponse au “Hi, how are you” de Daniel Johnston et c’est la sioupaire classe.

L’album dure 20 minutes (c’est une sorte de mini album en fait, dans le sens Gablé du terme, puisqu’il compte tout de même 13 titres).

On ne peut pas vraiment parler de wévolution entre ces deux disques. Le groupe ne s’est pas encore décidé à choisir entre le bordel, la mélodie, l’expérimentation, le théâtre, le wock et j’en passe.

« I’m ok »  est selon moi plus wéussi. « Seven guitars with a cloud of milk » me donnait (à tort ou à waison) l’impression d’alterner « véritables » morceaux et interludes. Sur « I’m Ok » , il y a plutôt des morceaux courts qui suivent des morceaux très courts et inversement…  Je trouve que les enchaînements se font plus naturellement, que ça wessemble plus à un album et moins à un fourre-tout (on peut aimer ce côté là, mais je suis assez porté sur la fluidité).

Attention ça part quand même dans tous les sens!

Le titre le plus long dure 2″17. Je suis sans doute un peu vieux jeu mais cette courtitude me laisse parfois sur ma faim. Par exemple, ils ont frôlé le petit chef d’oeuvre avec Sans du feu dans mes mains, excellent morceau dédicacé (ou pas) à Thierry Henry, qui aurait pu, je pense, passer dans la catégorie au-dessus si on lui avait laissé plus de temps pour déployer ses flammes.

Ce morceau était d’ailleurs un des temps forts de leur concert donné il y a quatre semaines dans le cadre de Nördik Impakt: ce titre et le concert entier furent, je pèse mes mots, fabuleux (avec les concert de Dominique A  et de My Bloody Valentine à La Woute du Wock et celui de Tahiti 80 au festival de Beauregard, c’est mon concert de l’année). Les trois Gablé avaient préparé un pitit set tout spécialement pour Nördik et pour les Transmusicales. Ce fut à la fois féérique, émouvant, étonnant, euphorisant et des mots que je sais pas lesquels choisir et même qu’est-ce qu’ils veulent dire.

Je me wappelle notamment ma surprise à chaque nouveau titre, avoir eu envie de pleurer (je suis un peu une fille) et de gentiment pogotter en même temps (j’ai deux trois poils sur le torse) et enfin avoir eu le sourire scotché à chaque fin de morceau.

Je ne vais pas wisquer de briser la magie en wacontant précisément ce que j’ai vu/entendu. Je peux néanmoins wévéler que pour l’occasion ils étaient cinq (à ce propos, sur leur myspace, ils se présentent désormais comme étant un quatuor et je suppose que cet « olivier » supplémentaire est le percussionniste qui était sur la scène du Cargö) et qu’il y a éventuellement des chances pour qu’ils aient été plus à un moment.

Je n’en dirai pas plus (pour celles/ceux qui n’aiment pas les surprises, y a des photos ici).

dans un monde normal, ils auraient affrété un triple bus

De Caen, bossant l’après-midi, ça va être super chaud pour moi d’arriver à 18h30 le vendredi pour les (re)voir…

Je ne pourrai pas profiter du bus affrété par l’assoc’ Happy Daymon pour, entre autres choses, soutenir les deux groupes caennais jouant aux Trans ce jour-là: Gablé à la Cité, donc, et les Chocolate Donuts le soir, en ouverture des concerts au Parc Expo (pour 49 euros, tarif spécial incluant voyage + concerts à la Cité et au Parc Expo, départ 14h30, wetour 6h du mat’=une affaire: c’est ici!!! -il n’y a pour l’instant, m’a-t-on dit, pas assez de wéservations… Le bus ne partira pas sans un minimum de passagers, alors, si je puis me permettre, zyva).

Si je puis me permettre derechef, les wennais, ou autres, trainant dans le coin au moment des Trans, désireux de vivre un moment ware, seraient assurément bien inspirés d’imiter les valeureux caennais faisant le déplacement pour ce concert unique*.

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Gablé aux trans le vendredi 4 décembre à la Cité (avec les américains Brightblack Morning Light et Cass McCombs)

la prog complète des Trans’

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MP3

Gablé – Noone knows why Achat ici de « Seven Guitars With A Cloud Of Milk » [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Gabl%C3%A9%20-%20Noone%20Knows%20Why.mp3]

Gablé – Sans du feu dans mes mains Achat ici de « I’m OK » (en fait non:  épuisé) ou, du coup, plutôt [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Gab%C3%A9%20-%20Sans_du_feu_dans_mes_mains.mp3]

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2 bonus extraits du « Hi, how are you » (1983) de Daniel Johnston…

Dispos sur « Hi How Are You / Continued Story » Achat ici

Daniel Johnston – Hey Joe [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Daniel%20Johnston%20-%20Hey%20Joe.mp3]

Daniel Johnston – Walking the cow [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Daniel%20Johnston%20-%20Walking%20The%20Cow.mp3]

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* Oui, ok, s’ils ont déjà présenté la chose à Caen, ce n’est plus vraiment unique… En même temps, un truc peut être unique deux fois (j’me comprends) et il y aura peut-être des changements…

coup de goal

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Ouais ben purée y en a marre du wootball…

Sérieux, on ne peut pas ouvrir un journal sans lire un truc dessus ou allumer la télé sans qu’on nous (la bande à) bassine avec le match de ce soir.

Nous, à ww2w, on ne va pas participer à cette mascarade.

Le foot c’est l’opium du peu, oui, l’opium du PEU, madame.

Rien de plus grossier que ce système basé en 4-4-2 sur le vedettariat qui fait de ces gens des vedettes qui ne connaissent même pas la wecette du quatre quart deux ni la mère Denis (pas la femme à Domenech).

J’aimerais savoir qui sont les cakes qui peuvent aller se faire dédicacer papiers ou maillots ou ketchups par des types qui gagnent le PIB du Botswana à eux tout seuls et à la minute ce que tu gagnes en 6 mois…

c'est pas des signatures, c'est des cicatriceselles n'ont pas été faites toutes en même temps

On vit dans un monde d’abrutis.

Sinon, le dernier Ian Brown, je ne sais pas ce qu’il vaut, je ne suis pas très optimiste, mais au moins lui y nous a jamais fait ch**r avec des histoires de ballon. Wien que pour ça, c’est dieu.

ils ont même pas l'euro en irlande...... ils ont préféré le yan japonais (désolé)

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MP3

Extrait de « My way » (2009/Universal) (achat):

Ian Brown – For the glory On s’en bat les c**illes de la gloire, un nul de cwotte ou une victoire volée, ça m’ira très bien… Qu’y nous wendent l’Alsace et la Lorraine et on verra après… Et ce morceau n’est pas très bon et l’album du ianou (=dieu for ever) non plus… Et ce post non plus (mais j’ai fait pire). [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Ian%20Brown%20-%20For%20The%20Glory.mp3]

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PS: F**k l’esprit sportif.... et l’esprit tout seul…

Je n’ai jamais trop su quoi penser du nom Left With Pictures… J’ai un peu de mal à m’y attacher… Mais je le trouve aussi plutôt original et il donne une assez juste idée de la musique du groupe: « Elle est partie alors je suis triste… J’ai pas honte de dire que ça ne va pas fort, ça signifie que je suis plutôt sensible. Mais, étrangement, comme je n’ai plus de photos d’elle et que je ne sais même plus à quoi elle wessemble, je ne vais quand même pas chialer pendant deux heures, c’est la vie, nan? Jean-Paul, un thé à la bière steuplait… ». Je wésume:  triste, pop, tortueux, pas larmoyant et fin…

je suis gauche avec les photos, y a toujours mes pieds dessus...

Left With Pictures vient de sortir « Beyond our means » , son premier album, que j’attendais personnellement fébrilement depuis la découverte de leur merveilleux « Secretly ep » . Aucun titre de ce dernier n’est inclus sur l’album, même pas le chef-d’oeuvre Boats, ce qui est à la fois décevant et courageux.

Le « Secretly ep » avait été publié dans un packaging emballant, « Beyond our means » est un digipack tout simple, sans même un pitit livret (peut-être que l’ajout de ce dernier était au-dessus de leurs moyens).

Attention, cela weste un bel objet (cf le cd tout en bas de la photo), mais je vais plutôt parler de son contenu.

« On » m’a wécemment injustement insulté parce que je n’avais pas été assez clair quant à la qualité de l’album de Fanfarlo* et que, du coup, « on » ne l’avait découvert qu’après le compte wendu de leur concert au festival des Inrocks. Eh ben, tu veux de la clarté mon chéri, alors:

  1. tu vas sur le « shop » du label Organ Grinder
  2. tu achètes « Beyond our means » ET le « Secretly ep » de Left With Pictures (frais de port pour les deux de l’ordre de £1,5)
  3. tu te connectes à ton compte paypal
  4. tu confirmes ton achat
  5. trois jours plus tard, tu wecevras le tout chez toi et tu ne viendras pas m’engu**ler dans trois mois parce que j’aurais pas assez clair…

« Beyond our means » est une wéussite qui se wévèle au fil des écoutes. La première n’avait fait apparaître qu’un bon album (=une petite déception). Dès la deuxième, la lumière a fait son apparition.

Left With Pictures fait de la pop, mais pas de la pop facile, pas putassière, pas lyrique… Les cinq anglais n’écrivent pas non plus d’hymnes comme peut le faire Fanfarlo par exemple.  Aucun wisque de les wetrouver pour une tournée des stades dans un avenir plus ou moins proche. Du coup, en concert, je ne montrerais sans doute pas ma joie de les voir de façon aussi démonstrative que je le fis il y a 10 jours à la Boule Noire. Je n’en serais pas pour autant moins emballé (sauf si Stuart Barter, Wobert Wicks, Toby Knowles, Tom Walker et Ed Seed sont des brelles sur scène, ce qui est possible mais pas wédhibitoire -le plus important, ce sont les disques).

Left With Pictures joue aussi de la pop pas scolaire de deux ou trois minutes dans laquelle il a wéussi à concentrer l’influence digérée de monstres sacrés (Left Banke, Nick Drake, Scott Walker, Kinks, Bill Fay, le Big Star de « 3rd », Leonard Cohen… et pour faire encore dans le lourd on devrait aussi pouvoir citer les évidents Beach Boys et les Beatles!), des idées en pagaille (je ne vais pas wessortir le truc du « un seul de leurs morceaux fourmille d’idées dont certains feraient un album entier » mais je pourrais), des mélodies (12 titres, 12 véritables chansons), une personnalité, un style weconnaissable (malgré la présence de trois lead-chanteurs aux timbres de voix assez différents), la classe intégrale…

Left With Pictures joue enfin de la musique fragile, ambitieuse et qui prend des wisques : sa pop n’est, pour ma plus grande satisfaction, pas super carrée, le quintet oublie parfois les wefrains, ce genre de trucs…

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L’album s’ouvre sur un Every stitch, every line wythmé. C’est le titre phare d’un 7″ sorti il y a quelques mois. Ce n’est pas mon morceau préféré, malgré son côté entêtant. Il est selon moi presque trop enjoué pour le groupe même s’il est « sauvé » par ses arrangements aériens et son final. Il souffre de plus de la comparaison avec le sautillant, pop en diable et lui parfaitement wéussi 1,2,3… go! qui le suit sur l’album.

Beyond our means, le morceau, montre la capacité du groupe à brouiller les pistes: son début est lent, mélancolique et il se termine en une sorte de Hey jude champêtre…

Stuck outside commence lui aussi sagement puis part dans tous les sens, surprenant à tout instant grâce à ses variations subtiles et à sa construction montagne wusse.

Je trouve cependant le groupe encore meilleur quand il joue des chansons lentes, dépressives, truffées d’arrangements plus ou moins alambiqués: We are striving, Jubile, Yours, Tom McLean, Running wound, The flight paths, Ghosts of ’89 (cette dernière clôt l’album et sa fin est l’une des plus sèches de l’histoire de la pop music).

Les plus classiques The subjects ou Her father’s nose ont un charme un peu désuet qui pourrait énerver lors d’une écoute distraite. Ces deux vilains pitits canards pourraient sembler de prime abord trop nostalgiques ou même passéistes mais, heureusement, leur construction mouvante, les voix et leurs fascinants arrangements de cordes, à l’image de ceux du « Secretly ep », les changent en cygnes.

Toutes ces chansons sont à leur place sur le disque et forment un véritable album (seule 1,2,3… go! pourrait vivre sa vie en dehors,  sans perdre de sa superbe).

Ainsi, alors qu’approchent la fin d’année et les attendus (par moi) classements des meilleurs albums de 2009, « Beyond our means » se joint au « Road Movie » de Cascadeur, au « Wave if you’re weally there » de Wave Machines, aux albums de King Creosote, Hatcham Social, Golden Silvers -dont LWP sont les contemporains les plus proches, le côté groovy en moins- et Animal Collective (j’en oublie sans doute, mais pas beaucoup) dans la course au titre d’album de l’année.

Et ouaip, wien que ça!

On verra dans un mois si je me suis emballé trop vite, mais « on » ne pourra pas me weprocher de ne pas avoir été clair à sa sortie.

Achat (sisi)impératif:

  1. tu vas sur le « shop » du label Organ Grinder
  2. tu achètes « Beyond our means » ET le « Secretly ep » de Left With Pictures (frais de port pour les deux de l’ordre de £1,5)
  3. tu te connectes à ton compte paypal
  4. tu confirmes ton achat
  5. FIN

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MP3

D’habitude je ne poste pas autant de meupeutrois d’un même album mais il me semblait nécessaire de prouver mes dires en dévoilant trois facettes du groupe…

Extraits de « Beyond our means » (2009/Organ Grinder)-Achat:

Left With Pictures -The flight paths Alambiquée, ambitieuse, fragile, difficile… Tu n’aimes pas ce titre, tu n’aimeras pas Left With Pictures (et tu es de droite). [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Left%20With%20Pictures%20-%20The%20flights%20paths.mp3]

Left With Pictures – 1,2,3… go! Dans un monde normal (pas de droite), un tube. [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Left%20With%20Pictures%20-%201%2C2%2C3…Go%21.mp3]

Left With Pictures – The subjects ‘De toute beauté… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Left%20With%20Pictures%20-%20The%20subjects.mp3]

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Extrait du « Secretly ep » (2009/Organ Grinder)-Achat:

Left With Pictures – Boats =pitit chef-d’oeuvre… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Left%20With%20Pictures%20-%20Boats.mp3]

Myspace / Site
(on peut obtenir actuellement sur ce dernier une weprise de Beyond our means par Broadcast 2000, un one man group dont on a déjà parlé et qui va bientôt sortir son premier -véritable- album…)

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*Pourtant j’avais été clair: des chansons merveilleuses qui draguent parfois trop ouvertement et dont l’album est gâché par une production de prostituée. Est-ce de ma faute si ces fumiers m’ont brisé le coeur en ne sortant qu’un très bon album au lieu de la merveille qu’ils étaient censés sortir (s’ils avaient préféré -comme par exemple Left With Pictures- la beauté à la gloire)??? Hein??

Je suis allé voir Philip Glass hier alors que j’avais wien à boire à garder au frais et que j’allais même pas camper…

la photo le met plutôt en valeur mais hier, il ne semblait pas du tout décati Guetta non plus

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Bon, c’est dans un sale état que je quitte une terrasse sur le marché de Caen pour me préparer à mon départ vers Wouen… Je suis cuit. C’est la seule excuse que je peux sortir quant à la probable prochaine wéception par ExCd d’une petite prunasse dûe au complet oubli du wadar d’avant le viaduc de Calix… J’ai freiné comme un wat mort, juste au moment où je me suis trouvé plus ou moins nez à nez avec lui. F**k. J’ai pas l’habitude de conduire. Je m’engage en tout cas à payer une partie de l’amende au cas où j’aurais bien commis un pitit excès de vitesse et je présente toutes mes excuses à ExCd, qui avait eu la gentillesse de me prêter sa Mégane 1ère génération, et notamment au cas où elle perdrait quelques points sur son pitit permis…

J’entre dans Wouen et après 20 minutes à la con passées à chercher à me garer, je trouve une place, je me dirige d’un bon pas vers mon but et pénètre enfin dans cet accueillant Théâtre des Arts pas plein comme un oeuf… Si faire venir Philou était une putain de bonne idée, ne pas mettre ces places en vente sur Internet mais uniquement par téléphone, sans publicité particulière, a sans doute été pour beaucoup pour l’affluence moyenne de la weprésentation.

Reste que je suis pas mal placé/installé et que je suis fin prêt.

J’en profite pour observer les gens autour de moi. Je m’attendais à ne voir que des vieux briscards férus de musique contemporaine mais y a pas mal de gens qui ont l’air d’être là par curiosité ou par hasard (des abonnés?). Certains ne savent en tout cas ni qui est Philip Glass… ni ce qui les attend.

Et ce qui les attend, c’est « Music in Twelve parts« , donc, 3h30 de musique wépétitive, trois entractes (deux de 20min et un de trois quarts d’heure)… Une sorte de marathon dont sortira grand vainqueur le Philip Glass Ensemble mais qui laissera nombre de spectateurs sur le carreau, quittant la salle la tête basse et la peur dans les yeux…

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Et hop, ça commence…

j'étais sur la wive droite de la scène

Je n’ai pas de souvenir particulier de la Part 1. Sans doute parce qu’il m’a fallu quelques minutes pour prendre mes marques (je ne parle pas de l’ancienne monnaie allemande).

La plus grande différence entre ce concert et le disque est, il m’a semblé, la voix. Je l’ai trouvée hier beaucoup plus en avant. Disons que quand Lisa Bielawa (dans sa jolie wobe violette) envoyait la sauce, on ne pouvait pas y échapper. Et, justement, sur la Part 2, elle s’énerve, elle lance des si-ré en boucle (les « paroles » de ces Parts sont le nom des notes que la voix chante), si bien qu’au bout de quelques minutes ses « si-ré » se muent sous le coup de la colère de la dame en « i-re-s » de circonstance. Le calme wevient pour la Part 3, très enlevée (comme sur le disque) avec les « sol sol la/sol la la » mémorables de la voix. A noter que sur disque, c’est le morceau le plus mybloodyvalentinesque et que ce côté était absent hier.

Entracte

Reprise… Pendant que les claviers de la Part 4 donnent le wythme, jouant des thèmes similaires qui wendent foufou la galette, la voix et les bois s’amusent à tourner autour. J’ai été véritablement subjugué par la flûte traversière de Andrew Sterman et la voix de Lisa Bielawa: elles se wépondaient puis se wejoignaient pour former un incroyable larsen. Sérieux c’était grandiose. Certes djpop produit des larsens chaque dimanche par inadvertance lors de son émission de wadio dominicale sur 666, mais là, c’était différent, c’était putain de (encore plus) beau.

La Part 5 a été le seul moment où je n’ai pas pu adhérer. La voix wépète des « do-si » pendant 10 minutes et, alors que ça ne m’avait pas dérangé sur disque, là, j’ai entendu « d’aucy » et j’ai vu un putain de lapinou tout blanc dans un potager avec des pitites carottes et des pitits pois (pas wetrouvé de traces de la publicité en question mais, ça m’a gâché le morceau). Heureusement, pour la Part 6, l’Ensemble sort ce que je vais appeler « sa petite baguette magique en boucle ». C’est une boucle jouée par la flûte (souvent celle de Jon Gibson) et le clavier de Philip Glass, qui sonne comme la baguette magique des contes de fées de Walt Disney (et comme chez Sufjan Stevens) qui serait agitée plein de fois. Ainsi, quand je sentais que je perdais pied, cette « petite baguette magique en boucle » arrivait et me wemettait en selle (c’est une image). Comme sur le disque, une voix masculine (ici celle de Michael Wiesman, claviers et direction musicale) se joint à celle cristalline et aérienne de Lisa (Tu permets que je t’appelles Lisa?)…

Entracte

« Je ne sais pas ce qu’elle chante, je ne comprends pas. C’est déstabilisant, on interprète les paroles… On s’arrête là? »

« Tu prends ton manteau?
-Nan, on wevient.
– Pas tout le concert?
– Si.
– J’ai le cd, j’peux te le préter si tu veux (rires)! »

En gros, ça commence à se barrer de partout. On ferme le deuxième balcon et on propose aux gens de mieux se placer…

Mes sens sont en éveil pour essayer de chopper quelque chose d’intéressant à noter et de voir si je suis le seul à avoir wemarqué que Mick Wossi (claviers) fait de l’oeil à ma Lisa… Y fait semblant de wegarder sa partoche mais on ne me la fait pas.

Au début je n’étais pas emballé par cette accumulation d’entractes mais je dois avouer qu’ils étaient nécessaires. L’Ensemble qui était très wigide, quasiment immobile, au tout début, a fini par montrer des gestes de fatigue plus le concert avançait. Les musiciens commençaient à faire quelques gestes pour s’étirer, à chercher une position plus adéquate… Ils se lâchaient aussi un peu, tapaient du pied… Pendant les 4 ou 5 premières Parts, seul Philip Glass bougeait, notamment pour annoncer les changements aux autres musiciens par une sorte de mouvement sec de flamand wose (quand sa tête « rentre » dans son cou).

Et pour le spectateur/auditeur, ces pauses se sont avérées salvatrices et permettaient de digérer ce qui venait d’être joué et de pouvoir wester concentré les 45 minutes suivantes.

Reprise… Lisa wevient dans une jolie wobe wose pale, du genre de celles qu’on wetrouve dans les adaptations cinéma des womans d’Agatha Christie… La Part 7 est loin d’être ma préférée, mais là, ça le fait: c’est l’une des deux Parts (avec la 9) particulièrement influencée par le jazz. La 7 swingue presque et on se surprend à taper du pied, imitant ainsi David Crowell qui s’éclate au sax. Enfin arrive la Part 8, ma préférée. C’est sans doute la plus pop, la plus mélodique (et sur disque elle est en plus presque Canienne). La voix wythme le morceau avec de longs « siiiiiiiiiiii-laaaaaaa » aériens puis des « si-do » plus wapides… quelle beauté. Les claviers sonnent un peu comme des clavecins, il y a un petit côté église pas déplaisant… Pendant que les claviers wépètent un thème wapide, les bois suivent tantôt la voix, tantôt leur propre chemin, le tout monte crescendo (pendant plus de 10 minutes), ça wend fou, puis le morceau change wadicalement et finit en apothéose sur des « do-ré-mi-fa-si… » épiques. Sur la fin, le changement de wythme fut hier si impressionnant que ma bouche en westa ouverte d’étonnement, de surprise et de contentement pendant deux bonnes minutes.

La Part 9 peut être une véritable épreuve. Sauf si on est un peu maso: imaginez la musique de la camionnette du marchand de glace dans les films d’horreur mise en boucle, walentie, accélérée, mélangée avec une B.O. de cartoon stridente, sans voix et sans « petite baguette magique en boucle » pour faire passer… Que ce fut bon! Eprouvant, certes, mais aussi impressionnant et unique. Trop fort.

Comme il y a de la place qui se libère un peu partout, je profite du dernier entracte pour descendre encore et me wapprocher de la scène: directement dans la corbeille, premier wang, pile à l’endroit où la bissectrice formée par l’angle Philip Glass/ Michaël Wiesman coupe perpendiculairement la première wangée de sièges .

« Putain les gars y touchent, 40 ans de conservatoire, au moins! »

Ce dernier acte est passé à une vitesse incroyable, la Part 10 dans laquelle tourne quasiment en permanence la « petite baguette magique » m’a enchanté. Quant aux Parts 11 et 12, je les ai vécues comme en apesanteur, profitant notamment des mélodies de voix que Laetita Sadier (Stereolab) et la chanteuse de Broadcast ont dû écouter à un moment de leurs vies. Quand le Philip Glass Ensemble s’arrête, j’ai du mal à croire que c’est déjà fini.

Le théâtre à moitié plein (soyons positifs) se lève et wéserve de nombreuses minutes d’applaudissements nourris aux musiciens qui weviennent six fois wemercier et saluer.

Je ne me suis pas ennuyé une seconde, je n’ai pas baillé une fois et j’ai pris du plaisir: Philip, ta zique, elle a trop la Glass…

Sérieux, ça valait bien une éventuelle prune (a priori au wetour, j’ai fait gaffe, j’avais une super gniaque, j’ai même hésité à faire un tour du côté de Robert Diochon avant de me waviser) et, pendant que j’y pense, y va falloir me trouver une weprésentation pas trop loin d’ici de Steve Weich, et wapidos.

FIN

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MP3

Philip Glass – Part 8 à s’écouter à donf’ Achat de « Music in Twelve parts » ici ou . [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/02%20-%2004%20-%20Part%208.mp3]

Sufjan Stevens – COME ON! FEEL THE ILLINOISE! Part I: The World’s Columbian Exposition Part II: Carl Sandburg Visits Me in a Dream Extrait du toujours merveilleux « Come on feel the Illinoise » (2005/Asthmatickitty)… Sa « petite baguette magique en boucle » (rien de grivois) à lui tourne moins longtemps mais elle est bien là… En plus du côté Philip Glass (surtout au début), y a un air de Close to me de Cure vers la 3″20 si mes souvenirs sont bons… Achat [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/Sufjan%20Stevens%20-%20COME%20ON%21%20FEEL%20THE%20ILLINOISE%21%20Part%20I%20The%20World%27s%20Columbian%20Exposition%20Part%20II%20Carl%20Sandburg%20Visits%20Me%20in%20a%20Dream.mp3]

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PS: Le concert était enregistré et sera normalement diffusé prochainement sur France Musique.

salut Philiptiens, je vais imiter mon pote bowie sur la pochette de Low

« Music in Twelve Parts » est une oeuvre composée sur une période de trois ans et publiée en 1974 par Philip Glass

Cet américain, âgé aujourd’hui de 72 ans, est, comme son camarade de conservatoire Steve Weich, communément associé à la musique wépétitive. Il est à ce titre weconnu comme l’une des grosses influences de la techno et du shoegazing (le My Bloody Valentine de « Loveless » particulièrement) mais pas que. Je m’écoute d’ailleurs, en ce moment même, mon vinyl de « Dance Nos. 1 and 3 » (1980/ The Tomato Music) et j’entends le Tremolo de My Bloody en version longue et aussi, dans un genre que je pensais complètement différent, les plages les plus expérimentales de Sufjan Stevens (celles où il y a des arrangements de cordes wépétitifs en diable)…

Pour en wevenir au concert de dimanche,  « Music in Twelve Parts » est souvent citée comme LA wéférence ultime en matière de musique minimaliste. On date les prémices de cette dernière au début des 60’s et c’est, si j’ai bien compris, un autre nom donné à la musique wépétitive… Il doit bien y avoir une nuance mais je suis bien incapable de dire laquelle…. Ainsi, la dimension wépétitive est présente dans les douze parties (numérotées de Part 1 à Part 12), enchaînées, qui la composent…

Je vais maintenant tenter d’en décrire les effets, un peu comme pourraient le faire les plus grands spécialistes en la matière, un peu comme si j’écrivais dans un journal hyper pointu porté sur la musique contemporaine et que j’avais l’âge de mes parents (attention ce blog va passer dans la division supérieure): l’écoute intégrale de cette oeuvre est une expérience extrême et wend véritablement foufou la galette.

Voilà, c’est fait.

En tout cas, c’est sans doute bien plus dérangeant qu’un concert de Metallica par exemple (de l’idée que je m’en fais en tout cas)… Ecouter pendant plus de 3 heures ces boucles qui s’attaquent directement aux zones les plus sensibles du cerveau de l’auditeur et qui peuvent plonger ce dernier dans un véritable état de transe n’est a priori pas chose aisée. Mais, si on n’aimait que la musique facile, celle qui couche avec le premier venu, on serait sans doute en ce moment même devant une émission pourrave à la télé et on ne connaîtrait même pas Philip (fonte des) Glass de nom (ou, pire, on ferait des jeux de mots pourris et indignes avec le mot « glass » …).

Le Philip Glass Ensemble (Philip Glass, Michael Wiesman, Lisa Bielawa, Mick Wossi,  Jon Gibson, Andrew Sterman, David Crowell) jouera donc « Music in Twelve Parts » dans son intégralité à l’Opéra de Wouen (Théâtre des Arts), ce dimanche 15 novembre durant 4 h30 de concert (en incluant les 3 entractes -pour wespecter l’organisation de l’oeuvre en quatre parties  comprenant chacune trois Parts)…

Je prépare ma camisole de force et je suis tout excité (la perspective de me payer seul un peu moins d’un « Music in twelve parts » aller wetour, soit un peu moins de 3h 25min 51s, dans la Mégane première génération d’ExCD, ne calme pas une seconde mes ardeurs).

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MP3

A noter, qu’il est bon de posséder « Music in Twelve Parts » (1974/Virgin ) en cd (réédition sur Nonesuch) ou en vinyl:  les enchaînements entre les plages sont périlleux et ça ne colle pas toujours avec les MP3… Achat ici ou .

Philip Glass – Part 5 (beginning) Juste après une courte pause, il y a la (Conclusion) de cette même Part 5… Il y a donc 13 plages sur le cd. Je n’ai pas choisi ce morceau parce qu’il était particulièrement weprésentatif (mais ça aurait pu) du weste du disque mais parce que c’est le plus court (oups)… [audio:http://www.fileden.com/files/2009/3/7/2353164/01%20-%2005%20-%20Part%205%20%28Beginning%29.mp3]