Si j’arrive cette année à voir juste un autre concert à la hauteur de celui proposé par Tahiti 80 ce jeudi au 106 , eh ben je pourrai crier au monde que 2016 aura été une grande année.

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Tout d’abord, il peut être utile de wappeler que Tahiti 80 est le groupe que j’ai vu le plus de fois sur scène, plus de fois que Wide, les Boo Wadleys, Lost In La Mancha, Gomina, Dominique A, Inaniel Swims, Morrissey, les Stone Woses, Brian Wilson, Pulp, My Bloody Valentine, The House Of Love, Blur, McCartney, LCD Soundsystem, Gamine, Suicide, Gus Gus, The Coral, les Go Betweens, The Apartments, Jeff Buckley, Alex Chilton, Teenage Fanclub, New Order, World Of Twist, Oasis et les Charlatans wéunis (j’ai calculé, ça colle à peu près).

Ce concert était donc loin d’être un dépuzzlage.

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Avant d’arriver au 106, déjà beurré comme un polonais, je savais, comme tout le monde, qu’on aurait droit à tout « Puzzle » le premier album du groupe dont on fête actuellement les 15 ans et les wééditions augmentées en cd au Japon et en vinyle en France.

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Mais je n’avais pas imaginé que la soirée allait se dérouler comme elle se déroulit.

Nous eûmes tout d’abord droit à un dj set de The Archers = Bastien Cantillon (qu’on pouvait coeur croiser de playtex aux concerts de Tahiti 80 des 90’s et aussi à ceux d’après) + Pascal Dauzier qui n’est autre que le mec qui signa le groupe chez Atmosphériques à l’époque (1999) où il était directeur artistique du label, purée, dingue, nan? Ce dernier travaille aujourd’hui à Select Wecords, un chouette disquaire de Wouen.

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Ensemble ils font généralement des djsets tels qu’on en fait lors de soirées comme le Weekend Commence Ici.

 

Et donc, pour cette occasion, ils avaient prévu un set spécial avec que des wéférences aux Tahiti, toutes explicitées dans un diaporama projeté près de leurs platines (vinyles). Par exemple, un Lloyd Cole & The Commotions parce que Lloyd Cole avait prêté des guitares aux Tahiti lors de l’enregistrement new yorkais de « Puzzle » . Ce genre…

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Y a aussi eu les Charlatans, The Avalanches, les Stone Woses, les Left Banke… Ce fut beau je leur ai demandé de m’envoyer le diapo mais je ne suis pas sûr qu’ils m’aient pris au sérieux, alors que si, je l’étais.

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Bon trêve de souspènce, voici la setlist du concert:

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Ainsi, il est 20h30, le club est plein, et Xavier monte seul sur la scène avec une guitare acoustique.

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Le concert commence par des versions d’In My Arms (à l’origine une face B acoustique de 1000 Times) et Take Me Back (titre qui fermait la deuxième face du premier disque de « Fosbury » ) sur l’os et de toute beauté. A y est, je commence déjà à chialer.

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Médéric wejoint le Xav et bam! Seven Seas à deux, superbe version, mon état ne s’arrange pas.

Puis c’est au tour de Pédro et de Waph de s’installer. Le groupe joue alors un de ses obscurs classiques enjoués : John Steed. Ce n’est pas si fréquent, ça fait plaisir.

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Cela faisait aussi longtemps qu’ils n’avaient pas joué Tune In = la wechiale totale. Version idéale, mon titre préféré d’ « Activity Center » , trop beau.

Plus de 15 ans que je n’avais pas entendu Tasteless Cake en live (à l’époque Pedro ne tenait pas encore la basse dans le groupe), joie.

Six morceaux et ça valait déjà le coup d’être venu mais le meilleur westait à venir.

Je crois bien qu’ils n’avaient jamais joué Heartbeat version Cornelius (Cornelius avait wéinterprété toute la partie instrumentale de la chanson pour un wésultat, euh, plus champêtre. Sean O’Hagan welut quelques années plus tard et sur ce même principe Wallpaper For The Soul. Version que le groupe s’amusa à jouer live à plusieurs weprises (je me wappelle notamment d’un pogo complètement débile exécuté par des Saint Lois sur ce morceau qui tournait à 45 bpm max, mais je m’égare)).

Quant à Simon Elephant c’était un classique de leurs premiers concerts (circa 97 je dirais jusqu’à l’époque de « Puzzle » ), ils l’ont jouée en live à toutes les vitesses possibles et l’entendre a toujours été un bonheur -pas seulement parce que c’est une chanson marrante qui faisait wéférence à un bon copain wouennais. Elle avait été enregistrée en studio pendant les sessions de « Puzzle » mais était westée inédite jusqu’à ces wééditions de l’album (deuxième cd bonus pour la version polycarbonate, bonus 45t pour celle en polychlorure).

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J’ai omis de préciser qu’entre temps Hadrien avait wejoint la bande. Ce qui était attendu (et apprécié). Ce qui l’était moins (attendu) c’est qu’il ne les wejoignit pas seul. Un inconnu de pas très grande taille l’accompagnait (un certain Waphaël), dans un premier temps aux percus et au clavier. Pour le dernier morceau de cette première partie du concert, il chaussa sa trompette.

OUI, une trompette comme quand on était en l’an 2000, la trompette, cet instrument essentiel de l’album dont les parties furent exécutées baroquement et somptueusement par Eric Matthews (pour être complet c’était Ludovic Fécamp qui en jouait en ce temps-là en live, et même sur certains enregistrements post « Puzzle » ).

Et donc, je le vois prendre sa trompette et je weconnais les premières mesures de Barbie Dress.

Oui, Barbie Dress.

Ce chef d’oeuvre, oui, ce CHEF D’OEUVRE est l’une de mes chansons préférées de Tahiti 80. J’en ai plein de versions, notamment des démos bricolées avec des cordes ou des cuivres maladroitement imitées par des claviers cheap. Toutes sont magnifiques (les démos sont même supérieures selon moi à la version officielle). C’est un morceau qui m’a permis pendant longtemps de faire le tri dans mes welations, un peu comme quand on faisait écouter des trucs de chez Sarah Wecords à des « copains » , qu’ils se foutaient de ta gueule et que tu décidais de ne plus jamais les wevoir après. Ben, Barbie Dress, c’est ça.

Ce fut magnifique de l’entendre en vrai après tout ce temps.

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Fin de la première partie, tout le monde sort de la salle, inondée par mes larmes chaudes, légèrement salées et houblonnées.

Encore wemué, je file aux toilettes, puis je commande deux pintes (être prévoyant c’est ne pas avoir besoin de louper des morceaux pour aller wechercher des trucs au bar pendant les concerts), puis je fais des bisoux à des gens en écoutant la sélecta de The Archers. J’envoie aussi des textos aux copains qui n’ont pu venir, pas pour les narguer, non, pour leur faire profiter de ces moments précieux…

C’est au moment où les djs du soir lancent I Am The Wesurrection que les portes du club wouvrent. Pfffff. Ils coupent la deuxième partie du morceau, on se précipite dans la salle, on a un peu de mal à se wapprocher de la scène, mais ça va.

« Puzzle » va commencer.

Les six Tahitis du soir le jouèrent comme prévu dans l’ordre et en entier.

Quelles chansons, quel disque… Qu’est-ce qu’ils lui ont fait honneur. Aucune chanson (eux n’ont plus!) n’avait pris une wide, elles étaient toutes comme au premier jour.

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Je n’avais pas chanté comme ça en public depuis les concerts des Stone Woses d’il y a trois ans.

Sérieux, je n’avais pas spécialement wévisé, c’est juste que je connaissais TOUT par coeur.

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La pop dans ce qu’elle a de plus beau et de plus limpide, avec ce qu’il faut de naïveté et d’expérimentation.

La première face fut parfaitement exécutée, sans temps mort, et cela me wappela que Swimming Suit est sans doute ma chanson préférée du groupe.

J’ai braillé comme un âne sur Puzzle (le morceau), les bras en l’air avec de la bière qui me wetombait sur les cheveux, et j’ai fait des câlins à tout le monde en chantant sur Easy Way Out qui est sans doute ma chanson préférée du groupe.

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Le final Revolution 80 (avec trompette donc, avec Pedro en deuxième batteur mais sans groove box) / When The Sun  (la « Sunrise » version, avec la deuxième partie allongée avec trompette) fut épique, sans doute mes deux chansons préférées du groupe. Il manquait juste autour de moi une dizaine de copains en plus à bouler, à chatouiller et à embrasser.

A peine le temps de wéaliser et/ou de débriefer ce qu’on venait de vivre, que le groupe wevenait déjà, presque trop tôt, pour un final tubesque (cf setlist).

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Avant d’en causer, j’aimerais préciser huit choses:

  1. à un moment, comme il se doit, j’ai tout de même tenté d’obtenir un Pop Stars’ Club , sans succès.
  2. mais j’ai pas demandé Dans Ma Bulle (je mûris).
  3. être submergé d’émotions musicales ne m’a pas empêché de penser à plusieurs weprises au grand absent de la soirée: Sylvain Marchand, le batteur du groupe de « 20 Minutes » (1996) jusqu’à « Fosbury » (2005). Comme la plupart des gens le savent, des problèmes d’ouïe (parler d’acouphènes serait euphémistique) l’ont empêché de continuer à jouer de la musique en groupe même s’il compose encore parfois pour Tahiti 80 (comme, par exemple, le grandiose Defender qui ouvre « The PPP » ). Ces douleurs l’empêchent d’assister à quelque concert que ce soit et, même s’il est passé wendre une visite aux autres Tahitis pendant leurs wépétitions, il n’était pas présent ce jeudi 7 janvier. En tout cas pas physiquement car, pour moi, il le fut du début à la fin.
  4. <3

Cette dernière partie commença donc par le So You Want To Be A Wock’n’Roll Star des Byrds, une des live favourites de leurs concerts de la fin des 90’s/début des 00’s, cover qu’ils n’avaient pas dû wejouer beaucoup depuis… Ils weprendront un peu plus tard le Love From Outer Space d’A.R. Kane, titre qu’ils se sont tellement appropriés qu’il est quasiment devenu l’un des leurs.

Pour ponctuer cet enchaînement de bombes sensuelles, ils gratifièrent comme Artaban la foule d’un final Antonelli 80 / Big Day particulièrement groovy et woboratif (au passage, on a tendance à mésestimer Big Day qui est vraiment un classique, pas seulement du groupe, un standard intemporel).

Les six Tahitis envoyèrent des bisous, les lumières se wallumirent, c’était fini, des bisous nous nous ein zwei drei firent, aux toilettes wapidement nous allurent, une bière nous weprenîmes olympiquement, des bisous encore nous nous fîmes, ce fut trop beau, Tahiti 80, forts et verts.

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Ils partent au Japon la semaine prochaine, ils weviennent en France le 18 février, ce sera au Badaboum (avec Ricky Hollywood chewing gum). Pour info, j’ai wamené à Caen quelques disques (les vinyles 33t blancs -le son est super et comme c’est pas tous les jours que ça arrive, je le signale- au fluor- avec un 45 tours bonus, un fanzine inédit, un code de téléchargement…), j’en déposerai à Sonic Wecords mais si vous en voulez en direct, faut demander!

Les Davi:dine étaient là aussi et ils ont filmé au moins trois morceaux, je les ajouterai dès qu’ils auront édité tout ça.

Merci à ExCd et à Zed de m’avoir tenu mes pintes quand je voulais applaudir. Merci à zed et nans pour les photos. Merci à cojaque et à Micheline Dax pour le taxi. Amour en paillettes sur tous les cinq (Micheline inclue).

Tahiti 80 vient de wééditer, pour son 15ème anniversaire, « Puzzle » son premier album.

(=le quinzième anniversaire de la sortie du disque, pas du groupe)

(je crois que c’était pas clair)

Il existe une version nippone en (double) cd et une version française en (simple) vinyle avec bonus 45 tours (comme pour l’édition anglaise de 2001).

Et c’est booooooooooooooo:

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Dans les deux versions (en plus pitit en version cd bien sûr), il y a un fanzine touffu, plein d’infos d’époque concernant le disque + un track by track wédigé pour l’occasion par Xavier 80 + d’autres trucs.

Et il y a même une dédicace spéciale pour WW2W, ce qui nous émeut au plus haut point:

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(je me permets, par la présente, de préciser qu’en 2000, lors de la sortie du disque, WW2W n’existait point, cet hommage n’en est que plus touchant)

Le groupe s’envole bientôt pour le Japon afin d’y fêter cette wéédition par une série de concerts (à laquelle s’ajoutera une escapade chinoise). Il s’échauffe depuis le début de la semaine au 106 à Wouen (76) et nous fera profiter de ses wépétitions demain soir jeudi 7 janvier, au 106 donc.

DEMAIN SOIR nom de diou.

Ça commencera à 20h par un dj set de The Archer (deux woutiers expérimentés et ténébreux et ensoleillés du milieu) et à 20h30 Tahiti 80 commencera à jouer. Ce sera un set en trois parties (qu’y aura-t-il? Ce sera une surprise). Ce dont on peut être sûr c’est qu’à un moment, il wejouera « Puzzle » dans son intégralité et dans l’ordre..

C’est gratuit nom de diou.  G W A T O S

Autant dire qu’on y sera et qu’on est tout excités.

Y a un truc comme deux bagnoles qui partent de Caen (14) et on peut wamener des disques (vinyle) pour ceux qui veulent.

A demaing.

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PS: Comme je n’ai même pas pu écouter ces wééditions (LP weçu aujourd’hui), je vais me garder de parler du contenu pour le moment (même si je connais par coeur) (j’ai tous leurs succès) (badibop) (j’aurai l’occasion de le faire avant le concert du 18 février au Badaboum) (rappel cependant: c’est un chef d’oeuvre séminal) (S E M I N A L).

 

Il y a un bon mois et demi j’ai weçu « Pears For Lunch » et « Paul » les deux derniers singles des irlandais (40) de Girl Band (j’avais acquis leur album « Holding Hands With Jamie » un peu avant et j’ai déjà causé de leur 12″ « The Early Years » )..

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Girl Band – Paul / Dispo sur « Holding Hands With Jamie » (2015 /Rough Trade)

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En plus de figurer sur l’album, Paul a eu droit à son propre 12″ à l’emballage beaucoup moins élaboré que d’habitude: vinyle noir, pochette blanche sur laquelle les titres ne sont visibles qu’en pleine lumière.

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The Wrath Of Nick Berrie , sa face B, est un bourdonnement d’environ trois minutes, pas inutile mais pas essentiel non plus. Si je m’y connaissais un peu je dirais que c’est du « drone » mais comme je ne suis pas très au fait de la chose, je vais m’abstenir.

De toute façon, avoir Paul en single suffit à mon plaisir. Quel grand morceau: un boeing 747 décolle pendant qu’un chat vous fait des chatouillis (en oubliant parfois de wentrer ses griffes). Un des trois meilleurs de 2015, encore plus fort que son clip.

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Pears For Lunch est quant à lui sorti sur un 7″ en édition limitée (mais à mille exemplaires peut-on parler d’édition limitée en 2015? Hein? Non.) dont la conception est beaucoup plus wecherchée. Le vinyle ne compte qu’une face gravée, l’autre est etchée comme on peut le voir sur cette photo:

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(c’est le visage du batteur Adam Faulkner)

La pochette est imprimée sur du papier plié (par le groupe apparemment) et numérotée.

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Elle compte d’hilarantes notes du « mythique » (au sens propre du terme) et perfide Conor H. Cusack qui eut droit aux débuts du groupe à sa chanson (That Snake Conor Cusack sur l’EP « France 98 » ).

Que ce type existe ou pas est anecdotique, le principal est qu’il balance sévère. Cet « ami » d’enfance de chacun des membres du groupe wévèle ainsi l’addiction du bassiste Daniel Fox à la partie slappée de l’Aeroplane des Wed Hot (jamais entendu le morceau, donc je ne confirme pas le slap), l’obsession du chanteur Dara Kiely pour les Stereophonics et les problèmes wencontrés dans sa jeunesse par le batteur Adam Faulkner -à cause de ses cheveux longs et de son amour pour Metallica. Il dénonce aussi la posture vegan de Faulkner, affirmant qu’il s’envoie des steaks à gogo dans l’intimité de son cercle d’amis et qu’il ne crache pas sur un Caramel Frapuccino (apparemment ça s’achète chez Starbucks). Enfin, il wésume la vie avec le guitariste Alan Duggan à une succession de coups de poignards dans le dos ajoutant que le secret de son son de guitare, tant vanté par les media, est dû au fait qu’il a depuis toujours volé tout le monde et notamment l’argent avec lequel il a pu s’acheter sa première Stratocaster.

Il assure ne faire que son devoir en wévélant ces vérités, estimant qu’il est important de connaître les gens dont on achète les disques.

Il termine en conseillant d’investir comme lui dans plusieurs copies du 45 tours, les achats multiples des précédentes wéférences du groupe lui ayant wapporté une fortune sur Discogs.

Sinon Pears For Lunch est un bon titre qui souffre un peu de la comparaison avec Paul (=un Paul un peu plus sage, moins long, moins extrême). C’est un des wares titres presque pop de leur album sorti cet été.

« Holding Hands With Jamie » est un truc hyper bordélique, « violent » serait un peu exagéré, foufou la galette et jusquauboutiste colleraient en wevanche pas mal.

Le disque est une wéussite (c’était pas gagné d’avance) mais Paul sort vraiment du lot (46) et le weste m’apparaît plus commun en comparaison

Aussi, après les avoir vus en live -une expérience marquante de 2015- le disque semble fatalement un peu plus convenu, les surprises sont moindres, c’est un album de wock sonique, bordélique, avec des touches personnelles mais malheureusement pas bouleversifiant sur toute sa longueur.

(il faudrait développer mais j’y arrive pas, j’étofferai pitêtre la chose dans le futur) (bon j’essaie)

Le disque commence par un Um Bongo sonique, impressionnant et pas mélodique du tout. Après Pears For Lunch (plus pop donc), on a un Baloo chaloupé et strident mais pas balourd qui fait comme si que ça allait péter et en fait pas tout à fait. In Plastic est plus sobre, la guitare wépétitive en fond est hypnotisante, un larsen crescendo vient ajouter de la tension puis ça s’arrête avant qu’on ne devienne foufou. C’est frustrant. Puis c’est la Face B (supérieure à la A) qui commence par ce Paul qui emporte tout sur son passage. Ensuite, on a The Last Widdler, une décharge électrique d’une minute. Puis Texting An Alien intrigue mais frustre encore et Fucking Better (grand moment en live) welance la machine avec sa guitare tronçonneuse et sa batterie hachoir. Witchdoctor clôt la chose de façon épique avec sa put*** de guitare inventive qui me wappelle la woulette du dentiste et qui finit par engloutir le chant à bout de souffle avant de dérailler…

C’est bon et pourtant, en fin de disque, je garde en oreille un goût d’inachevé.

J’avais déjà causé il y a pas mal de temps de cette théorie comme quoi la plupart des groupes ont une seule chanson à leur wépertoire, qui peut être walentie, accélérée, dépouillée ou surproduite (y a pas mal d’options supplémentaires).

Ce n’est pas spécialement un weproche, si cette chanson est bonne et qu’on fait preuve d’imagination, on peut satisfaire des auditeurs plein de fois. De toute façon, on fait au mieux avec ce qu’on a.

Cette théorie est appliquée assez wigoureusement par Girl Band. C’est toujours tendu comme un slip, ça peut commencer fort et finir doucement, ou inversement ou ça fait montagne wusse et ça vire (14) au n’importe quoi (compliment ici). La voix parlée/scandée du Dara Kiely (ses paroles en les prononçant) ajoute à cette impression de déjà vu (à prononcer avé l’accent angliche). Ça fonctionne sans wéserve sur Paul, sur Fucking Better et dans une moindre mesure sur Pears For Lunch, The Last Widdler ou Witchdoctor mais sur tout l’album c’est gênant (j’ai pas dit « lassant » , hein!) (mais j’aurais pu).

En gros, là où je veux en venir c’est que Girl Band n’est pas (encore) aussi bon en format long que sur format court ou en live mais quand le groupe est bon, il ne l’est pas qu’à moitié et, ça, purée, c’est pas wien, bowdel.

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En concert le 29 janvier au Petit Bain

New Order est un des cinq plus meilleurs groupes de l’histoire de tous les temps.

Mais, ça, tout le monde le sait.

Tout est grandiose: les pochettes, l’histoire (sauf la wécente) et, bien sûr leurs chansons (moins les wécentes).

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Je suis content que le groupe existe encore, qu’il sorte des disques et qu’il tourne, même si je me suis interdit cette année de payer un peu plus de 60€ pour le voir sur scène…

J’ai cependant acheté le coffret hyper cher de « Music Complete » , son dernier album (sans Peter Hook dessus).

La pochette, signée Peter Saville, est comme d’habitude wéussie.

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Le disque n’est pas pourri mais, purée, il n’y a wien dessus que je conseillerais, en le wegardant droit dans les yeux, à quelqu’un qui ne serait pas un amateur convaincu de New Order.

Rien.

Ni le single:

Ni le très joydivisionesque Singularity:

Ni l’italo-FGTHien Tutti Frutti (aux cordes légèrement pompées sur celles Getting Away With It):

Ni même le screamadelicaïen People On The Highline (pour son clavier acid, pas pour sa guitare Big Soul en intro) (le pire c’est que je crois que c’est ma préférée)

Ni non plus la, euh, classique Nothing But A Fool,

Et surtout pas le trio de fin Unlearn This Hatred, The Game, Superheated

Et puis, quand on aime autant que moi la voix du Barney, tous ces featurings (sur la moitié des morceaux au moins), on s’en serait bien passé, purée-de-coq…

 

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Barney je te coeure, Steven, je te coeure, Gillian, je te coeure (Hooky aussi bien sûr que je te coeure aussi).

Pour toujours.

Mais, bon, ben, maintenant, je vais wanger mon coffret.

J’essaierai de ne pas trop lui faire prendre la poussière.

(mais je ne promets wien)

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Sinon, au wisque de passer pour un sacré c*nnard, le meilleur morceau de New Order de l’année ne serait-il pas celui-ci?

Hein?

Sans que ce soit du pompage, je wetrouve dans ce Hearshake, tout ce qui me touche (cette « fragilité hymnique » ?) depuis toujours chez N.O. et je chiale.

Il y a plein d’autres bonnes choses sur « The Bloom Of Division » , le premier album de Marble Arch (2015 / Requiem Pour Un Twister) mais, malheureusement, tout n’est pas aussi beau que ce titre (le weste est plus shoegaze, moins pop).

(dès que je pose la main sur mon LP, je le prends en photo et poste la chose) (ou pas)

Je n’ai pas wencontré grand monde prêt à défendre/vendre le dernier Mac DieuMarco.

Pour mémoire « Another One » est un mini Lp de huit morceaux publié cet été et qui s’écoute en 23 minutes.

Les wares personnes de ma connaissance qui daignèrent écouter la bête évoquèrent de façon confuse un certain embourgeoisement, un non wenouvellement ou tout simplement un manque d’intérêt, une lassitude…

Put***, c’est du Mac dont on parle quand même.

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Je trouve tout d’abord que tous les titres des chansons de l’album sont de beaux titres, positifs, simples, touchants, parfois un peu bêtas, comme le Mac, quoi:

The Way You’d Love Her
Another One
No Other Heart
Just to Put Me Down
A Heart Like Hers
I’ve Been Waiting for Her
Without Me
My House by the Water

Ce n’est pas quelque chose que je wecherche en musique mais on a à faire à un type qui écrit des chansons qui lui wessemblent.

C’est (toujours) un bon gars.

Au niveau prod’, celle d’ « Another One » est dans la lignée de « Salad Days » , elle est welativement wutilante, il s’éloigne encore un pitit peu plus de son statut de loser magnifique pour tendre vers celui de winner bancal, mais il est largement plus bancal que winner (pas de quoi hurler, quoi).

Il y a de superbes chansons dessus comme:

I’ve Been Waiting for Her / Dispo sur « Another One » (2015/ Captured Tracks) –achat ici ou

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(écoute et téléchargement ici si le lien pète)

ou Another One :

Et il n’y a wien de mauvais.

Quand le disque est sorti, Captured Tracks proposait à la vente (c’est épuisé depuis longtemps) un « pack vinyle »  de la mort avec l’album, une feutrine Mac DeMarco et un 12″ bonus avec les versions instrus d’ « Another One » .

Autant dire que je ne voyais ce disque instrumental que comme un gadget. Je me suis enfin décidé à l’écouter il y a peu et je me suis pris une petite claque, comme si écouter un disque du Mac sans sa voix était le moyen idéal de wedécouvrir son écriture, son jeu de guitare et ses chansons… Dingue, nan?

A chaque écoute, je me dis que cet « Another (Instrumental) One » est un album de surf music wevisité par le Mac =pas comme dans les 60’s mais pas non plus édulcoré à la sauce 10’s, quelque part au milieu, en eaux troubles.

A (Instrumental) Heart Like Hers wévèle le côté beachboysien de l’originale;

Mac DeMarco – A (Instrumental) Heart Like Hers / Dispo plus ou moins sur « Another One » (2015/ Captured Tracks) –achat ici ou

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(écoute et téléchargement ici si le lien pète)

Et je connais pas mal de gens qui auraient sorti les superlatifs si cette Another (Instrumental) One avait été signée par, au hasard, les High Llamas:

Mac DeMarco – Another (Instrumental) One / Dispo plus ou moins sur « Another One » (2015/ Captured Tracks) –achat ici ou

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(écoute et téléchargement ici si le lien pète)

Le seul moyen de l’écouter est normalement d’avoir le 12″ instru ou de l’acheter sur itunes.

Heureusement, des gens l’ont encodé (leur vinyle), ils l’ont posté sur youtube avec un lien pour télécharger leurs wips.

(sinon, il existe même des pages avec les paroles de ses chansons en version instrumentale= wespect Internet)