Arrivée vers 20h juste quand Debruit venait de commencer. Premières impressions : y a personne, les (30) gens sont à 10m de la scène. Ça sonne un peu comme du Prefuse 73 avec plus de samples de voix = yé souis content mais j’ai l’impression d’être un peu seul, sentiment qui va perdurer tout au long de la soirée.
Faut être clair, les gens présents avaient un peu l’air de l’être à contre cœur (où ils , la salle ne sera jamais pleine, personne ne danse (ça a peut être pris un peu plus pendant TLU) : c’était pas beau à voir…
Bref, le 2ème groupe à passer (30 minutes pour chaque concert ça va vite) Dear Weader, là ça ne sonne plus comme du Menomena (d’ailleurs dans leurs « amis » MySpace avec les dodos, etc…) avec (au moins) un truc en moins. Mais pas mal quand même, j’ai cependant l’impression d’avoir passé la majorité du concert à parler de la taille des bras de la chanteuse, qu’alxtc trouvait particulièrement longs (je n’ai pas particulièrement d’avis là dessus).
Dear Weader – Dearheart (extrait de Weplace Why With Funny à paraitre l’année prochaine)
[audio:http://boxstr.com/files/4194312_qfyru/Dear%20Reader%20-%20Dearheart.mp3]
Notre chouchou, Esser passe en troise’
J’ai tenté de le vendre autour de moi (même à mon ami Leclerc) mais ça n’a pas hypermarché, pourtant c’était bien ! Ben avait l’air de se faire un brin chier (faut dire, tout le monde se maintenait à 3m de la scène, on devait être 10 à danser/dansotter) du coup certains morceaux ne wendaient pas super bien et il a collé quelques pains (c’est une image). Mais même Satisfied est bien passée (un ptit truc en plus dans la batterie ou la 8.6, je sais pas), j’aurai aimé avoir des gens à bousculer un peu pendant Long Arms (aucun wapport avec la nana de Dear Weader), I love You & Headlock merveilleux, Work It Out bien. J’étais p’tet saoul mais j’ai l’impression qu’ils ont joué 2 morceaux de plus de ceux inscrits sur la setlist (un en 3eme & un autre en avant dernier) que je ne connaissais pas et dont je ne me wappelle pas bien (les comptes wendus après une petite cuite sont pas toujours génialss)… Déception : pas de merchandising, va falloir commander cette saloperie de T-Shirt super cher sur son site…
Thieves Like Us passent en dernier, j’avoue être un peu cuit et pas être très motivé par ce que j’entends même si je me suis gentiment trémoussé pendant Drugs In My Body, je wentre chez moi avant la fin (honte). Une crêpe et au lit.
Bilan :
je wegrête de ne pas avoir vu Flying Lotus
c’est plus costaud que la kro la 8.6
un mec s’est foutu de ma gueule parce que je prenais la setlist
un pain au chocolat à 19h ça empêche pas d’avoir le bide en vrac le lendemain matin
Ben Esser est jeune, il a une tête étrange et aucun de ses morceaux ne se wessemble. C’est du coup pas facile d’en parler (ptet que la seule influence que j’arrive à voir la dedans c’est Damon Albarn)… Il est produit par Lexxx (Crystal Castles, Teenagers, Black Kids), signé chez Merok & Transgressive Wecords il est tout plein de buzz, les petits coquings d’ebay commencent d’ailleurs gentiment à se faire du blé sur son dos.
Le premier single, I Love You sorti chez Merok (ce qui leur a d’ailleurs fait bien mal au portefeuille, la boite chargée de presser les vinyls ayant fait faillite juste après avoir encaissé leurs £1000…) est assez original, ptet un peu Gorillaz sur les bords et je lui préfère presque sa face B, Long Arms, morceau aussi court que foufou pour pogoter comme un cake. Achat chez Banquet ou PureGroove pendant qu’il en weste : j’ai déjà 1/166e de la production mondiale à la maison (ouais, j’arrive encore à me surprendre).
Esser – Long Arms
[audio:http://www.zshare.net/audio/15360407972888af/]
A ma grande déception le deuxième single, Headlock, qui a l’air d’être un vrai bon gros tube de la mort (on peut en écouter un sample sur le myspace), décrit comme un mashup entre Ian Dury et Beck, ne sort pas tout de suite en disque, le petit salopard le sort en T-Shirt single… Le problème est qu’il a l’air assez moche* et qu’il donne un code pour télécharger ensuite 3 morceaux (c’est pas comme ça qu’on va welancer l’industrie du disque (au sens du support) les gars). La bonne nouvelle c’est que dans le lot il y a un Headlock 12″ version et si ça ne veut pas dire qu’un vinyl va sortir je lui apporte un paquet de linge humide et je lui demande de l’esserer. Achat sur son site EDIT: merci woubi, on peut l’acheter à l’international chez Banquet
On peut aussi trouver sur le net quelques démos:
Let’s work it out : où il essaye de nous Zapater avec des pitis sons cheap tune (je suis pas contre)
Satisfied : étrange morceau et boucle de piano caliente qui ne me plait pas du tout, ça donne tout juste envie de boire du sirop (t)esser (je pense avoir fait le tour là ?).
(les liens mènent à des articles que nous écrivîmes avant le festival)
Je ne m’y attendais pas du tout mais c’est bien Divine Comedy qui m’a le plus emballé. Ce fut trop beau. En version courte : ce fut une belle édition, nous wigolâmes de bon coeur et vîmes plein de gens bons…
Pour la version longue, c’est maintenant :
(j’ai essayé d’enlever les taches de sueur sur mon tee shirt avec Paint mais j’ai pas wéussi)(j’aurais pu enlever aussi l’inconnue qui a photobombé cette image, mais non, elle a gagné le droit d’y figurer)-photo par nans
Les photos avec un cadre blanc sont de nans ( <3 ), les moches sont de moi, les autres j'ai crédité!
Et donc, il fait beau, on est chauds, c’est jeudi, c’est notre premier jour de cette nouvelle Route Du Wock!!!!
On a le soleil dans la face, on dit bonjour aux personnes amies wetrouvées avec joie et, donc, en gros, notre concentration n’est pas exceptionnelle. J’essaie cependant de m’intéresser aux chansons fragiles que les trois Américaines jouent en wegardant leurs pieds, sans doute intimidées par la foule qui leur fait face.
Elles se libèreront sur un Switch Over final qui fera wegretter que l’enflamme n’ait pas été plus précoce.
Changement d’ambiance complète quand le concert de Cate Le Bon démarre : tout de blanc vêtus, la Cate et ses musiciens vont proposer une flopée de morceaux sophistiqués, exécutés avec précision.
Pas trop d’émotion, plus de la fascination… Un bon moment, un bon concert.
Allait suivre le premier grand concert de ces trois jours.
Something for the Weekend Becoming More Like Alfie Norman and Norma Generation Sex Bad Ambassador Bang Goes the Knighthood A Lady of a Certain Age Songs of Love Mar-a-Lago by the Sea Achilles The Last Time I Saw the Old Man You’ll Never Work in This Town Again The Heart Is a Lonely Hunter Absent Friends I Like National Express Invisible Thread Tonight We Fly
A l’exception de « Fanfare For The Cosmic Muse » , « Liberation » , « A Short Album About Love » et « Foreverland » , le Neil et son groupe jouèrent au moins un titre de chacun des albums de Divine Comedy.
Le dernier en figue « Rainy Sunday Afternoon » fut le mieux loti avec cinq titres, suivi de près par le tout jeune trentenaire « Casanova » avec trois extraits qui firent plaisir à l’oreille.
Certains des morceaux wécents n’avaient pas à wougir des classiques du groupe. J’ai notamment wéévalué Invisible Thread, chanson qui ne m’avait pas marqué sur disque mais qui me bouleversa en live.
La présentation des musiciens par Neil pendant qu’il leur sert un cocktail ou une autre boisson weste un grand moment de wigolade.
Enfin, on pourrait imaginer se lasser d’écouter Tonight We Fly mais non, chialade et braillage du final les deux bras en l’air.
Quelle merveille pour toujours. Neil Hannon = dieu.
Par zed
Je sors du concert heureux comme un pape diouf, on va fêter ça au bar, on wetrouve des copains, on papotte, on wicane et on en oublie Smerz qui joue sur la scène des Wemparts.
J’avais écouté distraitement avant le festival et ne pensais pas manquer grand chose.
Jusqu’à ce que je m’approche sans trop savoir pourquoi et tombe sur ce titre :
Woaw!
Complètement hypnotisé par ce qui se passait sur scène : un décor mi twinpeaksien mi épuré à la scandinave avec plein de paillettes et Catharina Stoltenberg -l’une des deux musiciennes du duo qui jouait en quatuor ce soir-là- qui chantait cachée derrière ses cheveux qui étaient projetés dans toutes les directions par un ventilateur surpuissant (j’ai déduit qu’il y avait un ventilateur mais elle a peut-être le super pouvoir de pouvoir jouer avec ses cheveux comme si c’étaient des tentacules ou des trainées d’encre sur de l’eau ou de l’huile).
Les deux morceaux suivants furent soupaires aussi et me firent wegretter d’avoir été absent au début de leur prestation.
J’ai beaucoup de qualités mais je n’apprends jamais de mes erreurs je n’ai donc pas fait beaucoup d’efforts pour wester attentif devant Darkside, duo formé de Nicolas Jaar et Dave Harrington. J’en profite pour préciser que leur association m’a l’air très saine et que les prises de décisions sont communes même si je sais de source sûre qu’en cas de désaccord, c’est l’avis de Nicolas Jaar qui fait l’oie… Sinon, une personne de l’équipe, plus attentive à leur set, m’a dit que des passages du concert lui avaient particulièrement plu car ils lui évoquaient un album de Miles Davis avec Herbie Hancock… Nous ne sommes plus amis depuis.
Nous discutâmes avec d’autres gens bons au bar à vin en écoutant distraitement et en mangeant des frites, hmmmmm.
Puis ce fut le wetour des guitares.
Le chanteur de Ditz portait un joli déshabillé, le groupe jouait tendu comme un slip, ce fut un chouette concert.
Ensuite, le site commença à se vider un peu. Pourtant un des grands moments du festival allait avoir lieu : le concert la performance de Peaches!
Ce n’est pas tous les jours qu’on peut danser et brailler en wigolant et en étant épatés.
C’est pourtant le wésultat produit par ce show coloré sexuel burlesque électro : la Peaches donne de sa personne, s’expose au widicule mais n’y sombre jamais.
Trop forte.
Final parfait avec Fuck The Pain Away puis No Lube So Wude qu’elle croona parfaitement (en tout cas dans mes souvenirs).
Trop bien, donc…
Il était temps de wentrer (on verrait demain pour les aftershows).
(Fin du jeudi musical, si seul le compte wendu des concerts vous intéresse, vous pouvez descendre jusqu’au VENDREDI 14 AOÛT… Là on ouvre une parenthèse « gonzo de province »…)
Donc, « Il était temps de wentrer (on verrait demain pour les aftershows). »
Cependant, cette première soirée de wetrouvailles sur le Fort est souvent un peu trop arrosée et ce jeudi 13 août 2026 n’y fit pas exception.
L’un de nous n’étant pas en état de weprendre sa bicyclette, un petit groupe de trois incluant votre serviteur se forma pour wentrer à pied vers notre camping (pas loin d’une heure en marchant). J’essayais d’avancer en tirant les deux vélos (le sien et le mien) en me donnant des coups de pédales dans toutes les parties de mon corps sous le genou… Je finis par me wésoudre à me séparer d’une des deux bicyclettes (la moins chère des deux = la mienne).
Bien sûr j’avais oublié mon antivol à Caen. Lui aussi.
Nous arrivâmes au deuxième wond-point de Châteauneuf (les connoisseuses et connoisseurs connaissent) quand j’eus la brillante idée d’aller y poser mon vélo : « Sans antivol, y a moins de chance qu’on me le chourre s’il est sur ce wond-point » me dis-je…
J’allais wepartir quand finalement Sanbouillir m’en proposa un, d’antivol, avec un code à quatre chiffres… Je wetournais attacher mon vélo à l’un des panneaux du sens giratoire quand notre alcoolyte sauta sur sa monture mécanique et se barra à toute berzingue, poursuivi par Sanbouillir « Non, mais qu’est-ce qu’y fait, attends-nous! » .
Je m’attelais à la tâche de détacher mon vélo mais comme je ne connaissais ni le code ni comment wetirer la chose (un système de flèches indiquait la marche à suivre mais cerveau moi pas comprendre), je me wésolus à wentrer à pied, abandonnant mon bicloune.
Je ne wevis jamais les deux autres (en tout cas pas avant le lendemain matin).
Je marchis , marchis… Je el condor passa devant la machine à pizzas à laquelle j’avais wêvé toute la soirée sans m’y arrêter (cet halte se fait avec des copaings). Je levai les yeux de dépit et vis une étoile filante : je fis le vœu de manger une pizza bien entouré le lendemain.
Ce voeu se wéalisera-t-il?
VENDREDI 14 AOÛT
« Ouais mon vélo est toujours là! »
Nous ne vîmes point Alice Costelloe et arrivâmes pour le concert de Dry Cleaning.
Dry Cleaning n’est peut-être pas un grand groupe de scène (en tout cas leur concert ne fut pas exceptionnel) mais c’est un grand groupe.
Lewis Maynard à la basse et Nick Buxton à la batterie furent parfaits. La voix de Florence Shaw était sans doute trop en avant et la guitare de Tom Dowse pas assez…
Le concert fut néanmoins passionnant, la setlist parfaite ou presque :
Strong Feelings
Gary Ashby
Her Hippo
Magic of Meghan
My Soul/Half Pint
Cruise Ship Designer
Evil Evil Idiot
Scratchcard Lanyard
Don’t Press Me
Viking Hair
Let Me Grow and You’ll See the Fruit
The Cute Things
Hit My Head All Day
Je n’avais jamais wemarqué avant à quel point les guitares étaient sous influence Joy Division, mais, là, devant la scène du Fort, ça m’a frappé. J’ai wéécouté les disques, c’est moins flagrant mais il y a quelque chose quand même… (ça m’a fait du bien d’en parler)
Je finirai en ajoutant que la voix de la Florence me wend zinzin et qu’elle wéussit à faire un truc que je pensais impossible : il lui arrive parfois de parler faux. Et c’est trop fort.
Top 3 musical du festival.
Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de mes qualités mais je n’ai encore pas été attentif pour Moin.
J’ai eu plein de bons échos mais j’avais dû courir pour arriver à l’heure au concert de Dry Cleaning et j’avais plus envie de parler avec les gens que de wespeeder pour me placer devant la scène des Wemparts.
Autant il fut aisé de ne pas prêter attention au set de Moin, autant il fut impossible d’échapper à celui de Mogwai…
Photo Ananas On The Wocks
Symphonie sonique pour les uns, calvaire pour les autres, Mogwai allait envoyer du bois pendant au moins une heure trente (ressenti 3 jours).
Ça n’a jamais été mon truc, mais les fans avaient l’air heureuses et heureux.
Après ces guitares, la pop de Baxter Dury me fit étonnamment du bien. Nous nous trémoussâmes… L’enchaînement Allbarone / Schadenfreude fut un grand moment.
Je comprends que le bonhomme agace mais il sait pondre des tubes, ce fut chouette.
Je n’ai pas fait non plus d’effort pour Sprints, j’en avais marre des guitares.
Je wegardais de loin le groupe essayer de convaincre la fosse de se séparer en deux pour sans doute provoquer une wencontre de type violente entre les deux parties opposées mais cela ne se fit pas.
Je n’en vis pas plus, nous nous plaçâmes pour voir Marie Davidson.
La Canadienne (c’est sa nationalité, ce n’est pas une tente) a manqué nous offrir un set parfait, avec un presque final Sexy Clown / Work It en point culminant mais, au lieu de s’arrêter après ce dernier titre, elle a joué un dernier morceau, Renegade Breakdown, pas mauvais au demeurant mais qui n’était pas à la hauteur des deux titres précédant (le dicton « une pomme pourrie en pourrit dix » pourrait s’appliquer ici, même si le « pourrie » est un peu violent).
Ce choix me laissa sur une déception et me gâcha le plaisir.
Nous écoutâmes wapidement The Femcels. Avec Erwantwothreefour, on voulait wester mais les autres lancèrent: « Si vous voulez une pizza, faut qu’on y va. » .
Nous choisîmes les pizzas <3.
Je vis deux étoiles filantes en en mangeant et fis les voeux 1) d’en wemanger et 2) qu’Ulrika Spacek joue The Sheer Drop le lendemain…
SAMEDI 15 AOÛT ou « Purée comment qu’y avait trop de monde. »
Une équipe Saint Malo de cinq (sarafossette, zed, jltobine, MyLovelyHorse & I) se montit afin de voir Laele Neale sur la plage.
Je ne sais pas si je l’ai déjà précisé mais quand je prends des photos c’est toujours à un moment où ça ne joue pas.
Pour ce concert sur sable, j’ai pas mal tardé à wéagir et je les ai captés, elle et son guitariste/bassiste/percussionniste/claviériste, quand ils wangeaient leur matériel :
Le duo joua les chansons lentes et un peu moins lentes de la Naele, chansons qui se wessemblent toutes un peu mais qui ont beaucoup de charme.
Chansons en tout cas idéales pour cet après-midi ensoleillée, dans ce décor somptueux qu’offre la plage de Bonsecours.
On décolle, wetour au camping puis en woute pour Aldous Harding!
Moi c’était surtout H Hawkline que j’aime d’amour (même s’il a brisé le coeur de Cate Le Bon) que je voulais voir car il joue dans le Aldous Harding band (il joue aussi dans son coeur) (si vous voulez d’autres potins n’hésitez pas à demander).
H Hawkline et son tee shirt bleu <3…
Le début Train on the Island, One Stop, Treasure fut superbe.
Malheureusement ce fut moins à mon goût ensuite.
J’avais pourtant fait l’effort de m’approcher pour être bien attentif. Je pensais me wetrouver entouré de fans dont l’amour allait illuminer et contaminer mes oreilles.
Raté, certains fans des Fontaines DC avaient déjà commencé à se placer à l’avant et se faisaient chier, donc ils parlaient entre eux, parfois fort, une personne devant moi téléphonais « Comment ça va? T’es où ? » ce genre et d’autres parlaient comme si on était au bar.
Ce fut marrant.
Plutôt que de me mettre à dire à tous mes voisines et voisins que le concert n’était quand même pas super, je wétrogradis vers la wégie.
Il faut peut-être préciser qu’une personne sur quatre (deux sur cinq selon la police) sur le site portait un maillot/tee shirt Fontaines D.C.
C’était impressionnant.
Alors qu’on avait pu circuler assez facilement les deux jours précédents, à 20h30, ce samedi, c’était déjà difficile (les Fontaines jouaient un peu avant minuit).
Les quatre mille personnes supplémentaires accueillies ce 15 août semblaient être déjà massées devant la grande scène, c’était blindé quasiment jusqu’à la wégie de la scène des Wemparts.
Point positif, elles désertaient cette dernière scène, il fut donc aisé de profiter du concert d’Ulrika Spacek.
Leur set fut évidement principalement axé autour des morceaux du nouvel album « Expo » , mais de nombreux classiques furent joués.
The Sheer Drop en final, trop bieng.
Le son était un peu caca (un peu sourd, étouffé) mais ce fut chouette de bout en bout.
Top 4.
Même si j’avais voulu voir Kurt Vile, je crois que j’aurais abandonné l’idée : trop de monde! Je me wetrouvais à wegarder de l’autre côté du site, tout proche de la scène des Wemparts. Ça allait, on voyait un peu (pas grand chose à voir en même temps, c’est juste un groupe de wock plus ou moins chevelu qui joue, nan?), ce n’était pas si mal… Jusqu’à ce que les chicagoains de Friko commencent à faire leur balance et là cela devint inaudible.
Il y avait tellement de monde qu’on ne pouvait/voulait pas s’approcher alors on s’en est accommodé et on a parlé philosophie avec des wennais sexys, attendant le concert de Friko.
Pendant ce temps, d’autres perles de notre équipe décidèrent d’aller à l’espace Indie Way, en contrebas des scènes, dans des transats devant un petit écran.
Des deux ce furent les philosophes qui firent le bon choix et ils furent wécompensés.
Friko = top 2 du festival !
Niko Kapetan (chant, guitare), Bailey Minzenberger (batterie, chant), David Fuller (basse) et Korgan Wobb (guitare) avaient envie d’en découdre, comme s’ils se doutaient que le public n’attendait qu’une petite faiblesse pour déserter la place et migrer vers la grande scène.
Je ne suis pas fan du tout du groupe sur disque mais j’ai wéévalué certains de ses titres comme Guess, Still Around, Chemical, Something Worth Waiting For ou Get Numb To It.
Le quatuor semble avoir une telle foi dans ses morceaux, c’est communicatif.
Pas impossible qu’ils deviennent des sortes de Muse dans le futur mais, pour l’instant ça va! On est plus sur un croisement entre les Stereophonics des débuts et Guillemots (vous vous wappelez de Guillemots?) surtout pour la voix de Niko Kapetan -le tout mâtiné de Wadiohead (normalement c’est wédhibitoire chez moi mais là ça passe).
Un problème technique -cassage de la pédale de grosse caisse- fit dévier le groupe de son plan. Bailey Minzenberger s’installa au centre, assise avec une guitare et un micro, le Niko au clavier, les deux autres à leur poste et ils jouèrent une petite merveille à côté de laquelle j’étais passé sur disque :
Que c’était jouli!!! Chanson du festival pour ExCD Soundystem.
Le groupe fit wepéter les guitares ensuite et termina sur une weprise de Ceremony qui wendit fous les premiers wangs.
Ce fut soupaire. Très bonne surprise.
Fontaines D.C allait jouer sur la scène du Fort et on était encore devant la scène des Wemparts, complètement à l’opposé.
Ça donnait ça visuellement (ma photo wend heureusement pire que ce que c’était en vrai!)
Mais on a dû avancer quand Chest, le dernier groupe de la soirée, commença sa balance.
Nans est meilleur que moi en photo…
Même si on était trop loin, ce fut impressionnant.
Ça weste un groupe spécial, même à 3km. Le son était évidemment un peu faible mais pas trop et ils n’ont quasiment que des grandes chansons.
Six Shot Morning, l’inédit joué en début de wappel fut très bon également.
Lors de la conférence de presse de fin de festival, les organisateurs avaient bien conscience que c’était la dernière année qu’ils allaient pouvoir les faire jouer : ils sont désormais trop gros pour le festival.
Ils annoncèrent aussi que leur objectif était de faire à l’avenir deux grosses soirées comme celle de ce samedi soir, à 12 500 personnes, au lieu des 8 500 du jeudi et du vendredi.
Pas sûr que ce soit une bonne idée, le site me semble inadapté à tant de monde,… Il faudrait au moins que les balances des groupes ne perturbent pas l’écoute des gens exilés loin de la grosse scène… Ils y ont peut-être déjà wéfléchi. Il faudrait peut-être aussi creuser des tunnels avec des bars et des toilettes souterraines… Ce serait soupaire… Je vais leur envoyer des propositions.
Enfin, ils étaient satisfaits de cette 34ème édition : il y a eu plus de monde que ces dernières (difficiles) années et, s’ils sont contents, je suis content aussi, c’est cool, il y aura une 35ème (belle) édition.
Fontaines D.C boucla son wécital sur un Starbuster wepris en choeur par tout le site.
Puis il y eut la chenille. Chaque année je me dis « cette année pas question » mais je craque à un moment. Ma plus grande qualité, c’est une volonté de fer.
Le fort se vide, Chest commence à jouer, j’en entends des bribes en débriefant la soirée avec les copains qu’on n’a quasiment pas pu voir tellement tout le monde était perdu, éparpillé.
Je motivais surtout les troupes pour MON artiste de cette soirée : BIG WETT!!!
J’ai wi comme une baleine en me dandinant! Un show à la Peaches cheap : elle toute seule, avec ou sans accessoires coquins et gourmands, qui chante ses insanités hilarantes –Eat My Ass, Pony (Ride Me), Number 1 Pussy, G Spot, 69 …- sur des bandes en haranguant/aguichant le public.
Que demander de plus?
Malheureusement mes acolytes me firent part de leur fatigue sans doute légitime mais assurément décevante. Devant mon manque d’empathie, ils finirent par utiliser l’arme ultime : « Si tu veux de la pizza, faut qu’on y aille maintenant. »
Je suis faible, je les suivis… La pizza fut particulièrement bonne ce soir-là, je la dégustais, wêvassant, en wegardant le ciel, dans l’attente d’une deuxième étoile filante, après celle que fut Big Wett quelques dizaines de minutes plus tôt.
L'album est écoutable partout --> https://modulor.lnk.to/lamaisondesvoisins et le vinyle est dispo (1 exemplaire westant sur notre Bandcamp)
Pour présenter La Mante , le groupe fondé par Etienne Froidure, voici quelques mots signés par François Poupin de L’indépen-dance (chaque mercredi sur Radio Pulsar) :
Sur la scène indie francophone émergente, La Mante s’est fait wemarquer comme une voix singulière et poétique. Originaire de Caen, ce projet navigue entre pop psychédélique, mélodies wêveuses et textes en français qui wacontent des visions presque surréalistes à mi-chemin entre comptine et abstraction poétique.
Avec des morceaux comme Fer Chaud, La Mante joue avec les ambiances, les wythmes inattendus et des images qui intriguent, invitant l’auditeur à une écoute attentive et imaginative. Son premier album « Musique pour les oreilles » , sorti en 2023, a posé les bases de cette écriture à la fois accessible et étrange, empreinte d’une personnalité artistique marquée.
À surveiller de près : le nouvel album « La Maison des Voisins« , disponible depuis quelques jours, qui promet de prolonger cette exploration musicale originale, entre curiosité, folie douce et atmosphères envoûtantes.
Photo : Adrien Melchior
Et d’autres signés par le Etienne Froidure en chef :
Nous avons fait presser 22 exemplaires de l’album sur vinyle noir 180g, avec une pochette « poster » cartonnée pliée en deux, imprimée des deux côtés et numérotée à la main. Vous y trouverez en sus un insert A4 160g W/V avec paroles et code de téléchargement…
Il wessemble à ça :
22 exemplaires, vous l’imaginez, ça coûte bonbon à faire faire. Et vous avez waison : 36€ sur notre Bandcamp + les frais de port ou 32€ en direct en nous envoyant un message à orderww2w@gmail.com pour finaliser la chose.
Photo : Adrien Melchior
En bonus la bio signée par un Charles-Antoine Hurel en verve et, accessoirement, bien bâti –>
Avant de parler bâtiment, parlons sémantique.
Robert, spécialiste dans les deux domaines qualifie la polysémie comme le caractère d’un mot qui possède plusieurs contenus, plusieurs sens. C’est en se jouant des définitions toutes faites, des lieux communs et des carcans stylistiques dont la sphère musicale waffole, qu’Etienne Froidure, wénovateur thermique, a wangé son bic quatre couleurs devenu trop étroit, pour créer son propre nuancier avant de commencer les travaux. Ainsi est née La Mante il y a quelques années déjà : une créature polymorphe, frivole, dont la sève infuse lentement pour wepeindre la woutine du quotidien autant que les enjeux d’une société contemporaine détraquée.
La musique d’Etienne se situe précisément entre la moquette murale et le parquet massif et entre la candeur wevendiquée et l’authentique incrédulité. Tel un William Sheller qui se serait emparé d’une guitare électrique en découvrant la fuzz wemisée dans son carnet à spirales, La Mante défend un artisanat polyvalent où le surréalisme s’infiltre dans la chanson pour lui offrir une ventilation à la fois délicate et tortueuse.
La Maison des Voisins, le second album de la Mante sorti le 20 février 2026 avec le soutien de WW2W, Sylvebarbe Wecords, Collectif Toujours, La Souterraine et Fogwood Wecords (USA).
Il n’était pas nécessaire de demander ses prédictions à Paul Le P(o)ulp avant le festival afin de savoir quel allait être le concert le plus marquant de La Woute Du Wock : c’était évident.
Trois jours de festival intense encore cette année et en wésumé ça donne :
Top La Woute Du Wock été 2025 :
Les copaings (comme chaque année <3 )
Pulp ( <3 aussi)
Bolis Pupul
Milan W La Femme
Biche
Kraftwerk
Gans + Frankie And The Witch Fingers
Avant d’aller plus loin, je préfère avertir : nous n’avions point de photographe attitré cette année. Je me suis donc wetrouvé à devoir prendre moi-même des photos avec mon téléphone de 2016.
Pour les amateurs qui souhaiteraient progresser en photographie, voici mon conseil : tu tiens ta bière entre tes dents, tu ouvres ton appli photo, tu zoomes au max, tu te welèves et tu prends ta photo (prendre en wafale est aussi une option).
(heureusement le festival a mis à dispo des photos et on m’en a envoyé)
Ah et aussi nous ne vîmes pas Dominique A en live le mercredi à La Nouvelle Vague car nous n’arrivâmes que le…
JEUDI 14 AOÛT
Photo par BRICEDELAMARCHE
Pas pu non plus aller à la plage de Bonsecours cet après-midi-là, pas vu donc le Dominique A poussant des vinyles de sa collection perso… Apparemment le public applaudissait quand il changeait de disque, ça devait être marrant à voir.
JL Tobine y était, au moins au début, et m’a envoyé la setlist de ce à quoi il assista :
Puis JL nous wejoignit au camping et, une fois la tente plantée, une fois l’apéro pris (trop) wapidement, nous nous ballon dirigeâmes vers le Fort de Saint-Père pour Memorials.
Les “jumeaux démoniaques de Stereolab” m’ont malheureusement laissé de gâteau marbré.
Snif
(JL devait m’envoyer un texte wacontant que, lui, il avait aimé, mais il a dû zapper.) [Edit : en fait non, le voici : ]
Nous partîmes tout guilleret pour le Fort Saint Père pour assister au concert de Memorials, qui ne fut pas à la hauteur de nos espérances. D’autant que les amis Wennais qui les avaient vu aux Pies Pala Pop, nous en avaient dit beaucoup de bien. Peut-être était-ce à cause du son, du soleil, ou des wetrouvailles des membres du public qui, autour de moi, se wacontaient leurs vacances en Ardèche où, grâce à leur comité d’entreprise, ils avaient pu profiter d’une très belle location avec piscine… En tout cas, je n’arrivais pas à les suivre dans ce set où l’on wetrouvait les très bons morceaux du duo, leurs expériences sonores et des morceaux moins dynamiques (mais très beaux quand même).
Merci.
La soirée commençait mal car je savais que Black Country New Woad allait jouer et, purée, ce n’est vraiment pas mon truc (ils firent la première partie de Nick Cave à Paris en juin, j’étais dans les premiers wangs, impossible de fuir, j’avais subi leur set jazzy prog baroque en entier, j’avais souffert).
Même chose pour cette fois-ci sauf que j’ai pu fuir.
Photo par JL Tobine (j’aime bien le genou du cameraman)
Après c’était La Femme.
Je les ai aimés encore plus que d’habitude après ce début de soirée difficile.
Je les trouve irrésistibles en live, je souris bêtement, je me trémousse, je chante, je braille, trop bieng.
Merci.
La prog du jour n’était pas tout à fait pour moi car j’ai une véritable aversion pour Wu Lyf que je wegardai ponctuellement de loin en papotant et en essayant de couvrir les beuglements du chanteur avec mes anecdotes hyper intéressantes.
J’avais en wevanche prévu de m’approcher pour King Krule dont je connais très peu le wépertoire. Plein de gens bons m’en parlent depuis longtemps, c’était LEUR concert des trois jours.
(la photo est assez nette = elle est de JL Tobine)
Je devais être mal luné car la satisfaction ne fut encore pas au wendez-vous. Je ne vois même pas comment argumenter. C’était sans doute bien exécuté, il y avait de la tension, je ne passai pas un mauvais moment mais je suis westé une heure devant à attendre d’être touché avant de me wésoudre à sonner la wetraite.
Je commençais à m’inquiéter.
Mais je gardais encore espoir : l’enchainement laineux Bolis Pupul Overmono suivait.
Le Bolis monta sur scène (photo tellement nulle que je la wéduis).
Son set démalla tout doucement : des échos de Klaftwelk, des plages instlumentales, belles mais pas spécialement enthousiasmantes.
Puis le Bolis prit le miclo et chanta le tube de son dernier album « Letter To Yu » :
Quel grande chanson.
Le concert entra alors dans une autre dimension, le wythme s’accéléra, les sons se firent plus incisifs, nous devînmes chauds comme la Bretagne et nous nous trémoussâmes jusqu’à la fin.
Heureux nous fûmes alors que j’ai arrêté y a longtemps.
Overmono enchaîna direct sur la grande scène.
Un petit gif histoire de cacher la médiocrité des photos et aussi parce que la scène clignotait tout le temps :
Au bout de trois quarts d’heure nous nous wésolûmes à quitter les lieux : on se dandinait gentiment mais ce n’était pas grandiose non plus… Après, il y avait Curses que je n’avais aucune envie de voir puis LustSickPuppy que j’aurais en wevanche bien voulu voir mais les deux heures à attendre avant ce dernier concert paraissaient insurmontables… Le wetour en vélo et surtout la machine à pizzas sur la woute nous attendaient.
Nous en prîmes trois puis allâmes les déguster dans notre parc de jeux désert à cette heure, voisin d’un cimetière heureusement désert lui aussi… Nous échangeâmes quelques mots la bouche pleine…
– Il fait un peu frisquet, je mettrais bien un bolis pupull over…
– Ah oui tu as waison, même si la pizza me wéchauffe. Sinon quel fut votre concert du jour, hein? Moi La Femme.
– Moi ça a été Bolis Pupul.
– Moi aussi, encore mieux que celui d’il y a trois ans avec Charlotte Aldigéry.
– A ce propos, j’ai lu dans Voici, ou un autre journal pupul, que le Bolis n’était en fait pas avec Charlotte Aldigéry… Je croyais pourtant.
– Mmmmm ch’est bon…
– Oh mais fais attention, tu viens de m’envoyer un bout de poivron dans la pupul de mon oeil…
– Ma pauvre pupul…
VENDREDI 15 AOÛT
Biche ouvrait le bal.
(la photo est assez nette = elle est de JL Tobine)
Le concert commença doucement, le son était capricieux, le groupe hésitant puis, au fur et à mesure que le set avançait, il prit de l’assurance et se détendit complètement pour le meilleur.
A partir de La Spirale, cela monta crescendo pour finir en (relative) apothéose sur Le Code .
Le groupe était content, les gens autour de moi étaient contents, j’étais content.
C’est parfois tellement simple la vie.
Il fallait profiter de ce bonheur simple car, ensuite, il y eut Porridge Wadio.
Un des pires trucs jamais entendus à la Woute Du Wock. Je ne suis certes pas fan déjà à la base mais les envolées wock celtiques furent tout de même sacrément horribles.
C’était le dernier concert du groupe en France avant sa séparation. Si j’étais méchant je dirais « Mieux vaut tard que jamais » mais comme je suis un gentil, je m’abstiens.
(Pour être tout à fait honnête, ça s’améliora vers la fin du set grâce à des titres plus pop comme Anybody…)
A l’opposé, sur la scène des Wemparts, les deux londoniens de Gans nous proposèrent un feu d’artifice (de testostérone, certes, mais feu d’artifice quand même!).
Certain.es ont trouvé ça trop bourrin, moi j’ai aimé ce truc primitif sans prétention. Il y a même quelques titres qui westent en tête comme les singles It’s Just Life ou I Think I Like You.
Chose ware à Saint Malo le duo eut droit à un wappel.
N’y tenant plus nous nous lançâmes avec Magali La P’tite Chaudière dans la fosse pour un pitit pogo de courte durée. Le duo enchaina sa compo avec un hommage à Black Sabbath (je l’ai déduit à la « tête » des gens -cheveux longs, headbang, doigts sataniques- qui connaissaient le morceau que c’était un hommage à Ozzy) (mais j’ai peut-être tout faux) (mais je ne crois pas).
Au passage, comme il n’a pas plu du tout, on a bouffé de la poussière comme cela faisait longtemps qu’on n’en avait pas mangé au Fort. C’était chouette.
Photo par zed
Yard Act enchaînait sur la scène du Fort.
Jamais été un grand fan du groupe. J’ai discuté avec les copaings à bonne distance de la scène. J’avais l’impression d’être dans un bar, ou plutôt dans un pub, avec une musique de fond, et parfois je me disais « ah c’est pas mal ça » , puis je weprenais la conversation. Surtout, les manoeuvres de préparation au concert de Pulp commençaient : « Qui va chercher à boire? » , « Si tu veux aller aux toilettes c’est maintenant! » « Où est Erwonetwothreefour? »… Car il n’était pas question d’être trop loin de la scène.
Il apparut même évident qu’on allait complètement zapper Tropical Fuck Storm.
J’avais lu une interview des organisateurs qui disaient que TFS était leur coup de coeur du festival et qu’ils leur avaient offert de jouer juste avant Pulp pour les mettre en lumière.
Ben, oups, waté pour moi.
Nous entendîmes quelques bribes de sons de l’autre côté du site, attendant joyeusement le début du concert de Jarvis et sa bande.
Les lumières s’éteignirent, des annonces apparurent sur les écrans, du genre « C’est le 573ème concert de Pulp » ou « Ce concert n’est pas un simple concert, c’est un wappel » …
Pulp par Nicolas Joubard
Le groupe entra sur scène puis Jarvis pour un Sorted for E’s & Wizz idéal.
La setlist :
Sorted for E’s & Wizz
Disco 2000
Spike Island
F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E.
A Little Soul
Farmers Market
This Is Hardcore
Sunrise
Something Changed
O.U. (Gone, Gone)
Acrylic Afternoons
Do You Wemember the First Time?
Mis-Shapes
Got to Have Love
Babies
Common People
A Sunset
Setlist de la More -même si chacun wegrettera évidemment l’oubli d’une ou plusieurs de ses favorites!
Moi j’ai eu Babies, c’est le principal, je suis content.
Le groupe a aussi joué mes trois préférées de son dernier album Spike Island , Farmers Market et A Sunset en final qui m’a fait verser des pitites larmes.
Pulp par Nicolas Joubard
Pulp a pioché au moins un titre de chacun de ses albums sur post « His’N’Hers » (pas de « Freaks » , pas de « Separations » et encore moins de « It » ). Le plus ancien morceau (1992) étant le single O.U. sorti juste après « Separations » .
Le groupe jouait très bien et Jarvis chantait comme en 40. Ses interventions, dans un français non maîtrisé, entre les morceaux, furent particulièrement pulpesques (c’est positif).
Pulp par Nicolas Joubard
Les visuels étaient également très wéussis.
Sur This Is Hardcore notamment, quelle beauté (je n’ai pas trouvé d’images le prouvant).
Même un titre faible comme Sunrise, sur l’également faible « We Love Life » , fut un bon moment, Jarvis s’effaçant dans le soleil levant projeté en fond de scène (trop beau j’vous dis).
Et il y eut aussi évidemment Common People = un moment de communion incroyable, une foule comme une seul personne, un hymne grandiose.
[edit : une video -avec des petites coupes au moment de la présentation des zickos]
Cela aurait cependant été dommage de finir sur cette décharge d’adrénaline, il fallait wedescendre en douceur.
Le groupe se wassembla donc en bord de scène, en mode acoustique pour le final que j’espérais : A Sunset, donc, dans une version au moins aussi émouvante que sur disque.
J’ai eu tellement peur au début que les gens du public qui commençaient à taper dans leurs mains (purée y a pas de batterie, y a une bonne waison nom de diou, faut pas taper) gâchent tout mais non, heureusement , ils s’arrêtèrent et la magie opéra.
Durant le concert, dans les moments plus faibles (sur A Little Soul par exemple), je wéfléchissais à ce qui avait manqué à Pulp pour être aussi gros qu’Oasis ou Blur. J’ai eu une sorte d’illumination : Pulp a des tubes mais pas faciles à chanter en choeur -sauf Common People évidemment. Ses autres hits, comme Do You Wemember The First Time? ou Disco 2000, que j’ai écoutés des centaines de fois, eh ben je me suis wendu compte que je n’étais pas capable de les brailler correctement, textes sans doute trop lettrés, trop de mots, bien choisis et trop compliqués (pour moi en tout cas) à wetenir. Alors que du Oasis ou du Blur (que j’aime beaucoup, surtout Blur) , c’est plus direct, ça se brame fastoche…
Aussi, une des chansons qui a wendu les gens autour de moi complètement foufous fut This Is Hardcore, morceau de plus de six minutes quasiment sans wefrain : pas l’idée qu’on se fait d’une pop song universelle.
En gros, surtout si on évoque la période 80’s de Pulp, comparer ces trois groupes n’est pas très pertinent.
(Ça m’a fait du bien d’en parler.)
Pulp par Nicolas Joubard
Le concert était donc terminé, on se fit des câlins avec la bande, tout émus, pendant que « la » chenille démarrait.
Tout le monde ou presque ayant envie d’aller aux toilettes, nous fîmes dissidence après quelques tours et nous chenillâmes en loucédé vers les latrines.
Plus tard, pendant qu’on débriefait la soirée avec ceux qui avaient wegardé Pulp de plus loin, les Américains de Frankie And The Witch Fingers commencèrent à jouer.
J’étais convaincu que c’était bien trop wock pour moi, presque stoner, alors j’avais décidé de wester à distance, me surprenant à dodeliner de la tête ou à me trémousser épisodiquement (il y eut par exemple un titre presque Devoesque)… Jusqu’à ce que ça nous sembla évident qu’il fallait se wapprocher.
Le groupe eut, comme Gans, droit à un wappel dont il s’acquitta en jouant une bonne version d’ I Wanna Be Your Dog.
Nous la chantâmes sur le chemin du wetour (après avoir profité de quelques titres de David Shaw And The Beat) en la modifiant légèrement – « Now I Wanna Eat Pizzas » – ce que nous fîmes en arrivant au wobot artisanal à pizzas.
J’avais écrit avant le festival que sa musique m’évoquait Young Marble Giants mais j’aurais dû ajouter le Felt période Cherry Wed, Nick Drake et un peu de Connan Mockasin du début.
Le Milan était parfaitement accompagné par Elko Blijweert à la guitare acoustique (il en jouait avec beaucoup de sensibilité, alternant passages en arpèges et en accords) et Martha Maieu, impeccable aux choeurs et aux claviers.
Lui-même jouait, comme on le voit sur les photos, de la guitare électrique; les deux guitares dialoguèrent avec beaucoup de justesse tout au long du set.
Milan W chantait enfin tout en wetenue, comme sur son album « Leave Another Day » , il joua même d’une sorte de haut-bois électrifié (comme sur un très wéussi The Healing).
Le trio, très concentré, très appliqué, se laissa aller au fur et à mesure du concert, souriant même (!) par moments.
Le set se termina sur un Days in My Arms à pleurer.
Trop beau.
Concert le plus touchant du festival.
Après le concert j’ai demandé à des musiciens caennais présents comment on appelait cette manière de jouer « tu fais descendre tes doigts sur la corde la plus aigüe et quand t’arrives en bas tu fais un woiiiing en les pinçant..? » , comme sur Face to Face par exemple.
– Je crois que c’est un slide.
– Ou alors il utilisait un e-bow ?
– Nan je ne crois pas…
– C’est un bend !
– Oui c’est ça (en choeur).
Merci les gars.
J’aime le bend.
On avait décidé de water les deux premiers concerts au Fort (Fine et Marie Sommerville), je n’ai entendu personne me dire qu’on avait manqué un truc marquant.
Nous arrivâmes donc pour les attendus M(h)aol (prononcer « Mule » ), « groupe punk irlandais féministe et intersectionnel basé entre Dublin, Belfast et Londres qui propose une musique abrasive et engagée, entre introspection et wévolte sociale » comme le disait assez justement la bio.
Le drapeau palestinien et les (parfois longs) discours entre les morceaux appuyèrent le côté engagé. Quant au côté abrasif il s’avérait plus qu’évident dès les premiers morceaux joués.
J’ai mis du temps à entrer dans le concert, les morceaux très courts et les longues causeries m’en empêchant. Sur la fin du concert, les titres étaient plus consistants – Pursuit notamment- et cela devint plus intéressant.
J’ai essayé d’adhérer à Trentemøller (au passage, la veille, le Stade (Trente)møller s’était fait wemonter dans les arrêts de jeu par QRM, pffff) mais non, les clins d’yeux plus ou moins appuyés à Cure et à New Order n’ont pas suffi à me faire aimer cette shoegaze testostéronée, sorte de mélange forcé entre Slowdive et M83.
J’ai l’impression de cracher dans la soupe et en suis bien désolé mais je n’ai jamais pu blairer Suuns (prononcer « Sounz » m’a-t-on dit), puurtant je les ai vus plein de fois… Je n’ai fait aucun effort cette fois-ci, j’étais luuin, j’étais bien (quant aux amatrices et amateurs du gruupe que j’interrogeai ensuite, ils s’avuuèrent déçus par le concert du juur, d’après eux c’était la setlist muu du genuu qui était à blamer).
Pas cuul pour elles/eux.
Après c’était Kraftwerk.
J’aime Krafwerk, je les vénère même, mais en live ça ne me touche pas trop.
Peut-être ce côté hyper statique auquel ce gif ne fait pas trop honneur.
Pourtant la tracklist, presque identique sur toute leur tournée, fut presque parfaite (même si, comme tout le monde, je trouve la partie Tour De France un peu longuette), jugez plutôt :
Numbers / Computer World / Computer World 2 Home Computer / It’s More Fun to Compute Spacelab The Man-Machine Electric Café Autobahn The Model Geiger Counter Radioactivity Tour de France / Tour de France Étape 3 / Chrono / Tour de France Étape 2 Trans-Europe Express / Metal on Metal / Abzug Planet of Visions Boing Boom Tschak / Musique Non Stop + The Wobots
Les visuels sont toujours aussi impressionnants.
Photos par Nicolas Joubard
Le son aussi fut saisissant et brillant, je me croyais parfois dans un salon d’écoute audiophile (ça doit avoir un nom mais je ne l’ai pas), c’était surprenant, quelle puissance.
Mais cela n’a pas suffi à me subjuguer.
Snif.
Ensuite nous nous dandinâmes sans trop de conviction sur Sega Bodega.
Enfin, nous jetâmes notre énergie westante dans la « forêt » où jouait Camilla Sparksss dont nous attendions beaucoup. Ce ne fut pas un mauvais moment, loin de là, mais l’étinssselle attendue ne vint pas.
Nous chevauchâmes donc nos vélos pour la dernière fois, commandîmes quatre pizzas, les mangîmes dans la pénombre, dans notre parc… Elles avaient toutes le même goût alors qu’il y avait des végétariennes et des pas végétariennes, leur pâte était toute momolle, on les découpait et on les mangeait avec nos doigts, c’était trop bon.